Le CDI des matagots

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Les élèves de 4e2 et de 4e4 rencontrent Amnesty international

Amnesty International est un mouvement mondial composé de bénévoles qui oeuvrent en faveur du respect des droits de l’être humain et choisissent, par solidarité, de consacrer une partie de leur énergie et de leur temps à défendre les victimes des violations des droits humains.

Les élèves des classes de 4ème de Mmes Grévin et Hallaouy (respectivement professeurs de Français et Histoire-géographie) ont rencontré deux représentants de cette association pour évoquer le problème des libertés  en général et de la peine de mort en particulier.
Ce débat est accompagné d’une exposition sur les affiches d’Amnesty concernant la peine de mort , visible au CDI.
Il intervient en Français dans le cadre de l’Argumentation (au programme des classes de 4ème)et de celui de la privation des libertés et des droits de l’homme en Education civique.

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Exposition au CDI : Des affiches d’Amnesty internationnal

Nous recevons au CDI une exposition d’une vingtaine d’affiches d’information contre la torture dans le monde et la peine de mort. Elle est prêtée par la section Aubagne – La Ciotat  d’Amnesty international avec qui le collège travaille déjà depuis quelques années.

Amnesty international est une association fondée en 1961 par Peter Beneson, cette organisation non gouvernementale lutte chaque jour contre l’intolérance, le non respect de la liberté d’expréssion et de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Rappelons que les élèves de 4ème découvrent dans  leur programme, les libertés ; de même les élèves de 3ème évoquent la notion de peine de mort , avec par exemple les ouvrages de Victor Hugo (« Claude Gueux » et « les derniers jours d’un condamné »)

Le premier de tous les combats de Victor Hugo – le plus long, le plus constant, le plus fervent – est sans doute celui qu’il mène contre la peine de mort.
Dès l’enfance, il est fortement impressionné par la vision d’un condamné conduit à l’échafaud, sur une place de Burgos, puis, à l’adolescence, par les préparatifs du bourreau dressant la guillotine en place de Grève. Hanté par ce « meurtre judiciaire », il va tenter toute sa vie d’infléchir l’opinion en décrivant l’horreur de l’exécution, sa barbarie, en démontrant l’injustice (les vrais coupables sont la misère et l’ignorance) et l’inefficacité du châtiment. Utilisant tour à tour sa notoriété d’écrivain et son statut d’homme politique, il met son éloquence au service de cette cause, à travers romans, poèmes, témoignages devant les tribunaux, plaidoiries, discours et votes à la Chambre des pairs, à l’Assemblée puis au Sénat, articles dans la presse européenne et lettres d’intervention en faveur de condamnés

Un roman-manifeste : Le Dernier Jour d’un condamné

En écrivant, à vingt-sept ans, Le Dernier Jour d’un condamné comme un journal, à la première personne, Hugo interpelle le lecteur en exposant les sentiments d’un homme à partir du verdict : « Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée » jusqu’à sa conduite à l’échafaud : « Ah ! les misérables ! il me semble qu’on monte l’escalier… Quatre heures. »
Dans la préface à la réédition de 1832, l’écrivain avoue que l’écriture du roman l’a libéré d’une culpabilité, « il [l’auteur] n’a plus senti à son front cette goutte de sang qui rejaillit de la Grève sur la tête de tous les membres de la communauté sociale ». Mais, ajoute-t-il, « se laver les mains est bien, empêcher le sang de couler serait mieux ». Cette préface constitue à elle seule un réquisitoire contre la peine de mort. Hugo n’hésite pas à décrire quelques exécutions particulièrement atroces, « il faut donner mal aux nerfs aux femmes des procureurs du roi. Une femme, c’est quelquefois une conscience ». Il réfute les arguments habituellement avancés en faveur de la peine capitale, en particulier celui de l’exemplarité. Il réclame en outre « un remaniement complet de la pénalité sous toutes ses formes, du haut en bas, depuis le verrou jusqu’au couperet ».


La première campagne mondiale lancée en 1972 par Amnesty International mettait l’accent sur la révélation et la dénonciation de la torture et s’intégrait bien dans cette perspective. Les cas présentés dans son premier Rapport sur la torture (Editions Gallimard – 1973) concernaient essentiellement des personnes détenues par l’État pour des raisons politiques. La torture constituait une méthode de répression politique.

La torture est depuis un sujet souvent abordé par Amnesty International. Amnesty essaye de sensibiliser les citoyens à cette problématique au travers de différentes campagnes. Car malgré son caractère illégal et immoral, la torture est encore pratiquée dans au moins 102 pays, selon le dernier rapport annuel d’Amnesty.

Le système de l’affiche est une façon intéressante de délivrer l’information: le message est plus clair, plus direct.

Pour Amnesty, l’affiche est un cri, un cri contre l’indifférence ou la méconnaissance de ce qui se passe dans le monde chaque jour: la torture, l’emprisonnement sans jugement des prisonniers d’opinion, la peine de mort…

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