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Brevet/Français : Réussir une dictée !

I. Réussir une dictée
Les fautes les plus fquentes concernent :
• Le verbe : fautes de conjugaison, accords sujet-verbe, accord du participe passé.
• Le GN (groupe nominal) : accord en genre et en nombre des adjectifs et des participes employés comme adjectifs.
• L’infinitif et le participe passé
• Les homophones : (mots qui se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment ; Ex. : se-ce-ceux ; c’est-ses-ces).
? Utiliser l’étymologie des mots (cf. MemoPage intitulée « Vocabulaire »)
? Tirer profit de la lecture faite par le professeur
• Etre attentif dès la première lecture : une parfaite compréhension du sens est importante.
• Etre attentif aux liaisons faites par le professeur : elles indiquent la présence de certaines lettres muettes.
Relire la dictée
Il faut bien identifier :
• Le sujet de chaque verbe conjugué
• Délimiter les GN
• Remplacer par un verbe du 3e groupe les formes en [é], pour éviter de confondre infinitif et participe passé.
Il faut faire preuve de cohérence (ex. orthographier de la même façon les mots qui reviennent plusieurs fois).
II. Distinguer les temps et modes verbaux
Conjuguer au conditionnel
Conditionnel présent
Radical du futur + terminaisons : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
Ex. : J’aimerais (s’il faisait beau, j’aimerais aller me promener).
Conditionnel passé 1re forme
Auxiliaire être ou avoir au conditionnel présent + participe passé.
Ex. : J’aurais aimé (s’il avait fait beau, j’aurais aimé aller me promener).
Conditionnel passé 2e forme (ou plus-que-parfait du subjonctif) (langue soutenue) Auxiliaire être ou avoir au subjonctif imparfait + participe passé.
P.ex. : J’eusse aimé (s’il avait fait beau, j’eusse aimé aller me promener).
Conjuguer au subjonctif
• Subjonctif présent
Radical du présent de l’indicatif (verbes du 1er groupe) ou radical du participe présent (verbes du 2e et 3e groupe) + terminaisons : e, -es, -e, -ions, -iez, -ent.(Il faut que tu saches).
• Subjonctif imparfait
Radical du passé simple de l’indicatif + terminaisons : -sse, -sses, -^t, -ssions, -ssiez, -ssent.(Il fallut que je parlasse).
• Subjonctif passé
Auxiliaire être ou avoir, conjugué au présent du subjonctif + participe passé (que j’aie mangé).
• Subjonctif plus-que-parfait
Auxiliaire être ou avoir conjugué à l’imparfait du subjonctif + participe passé.(que j’eusse mangé).

III. Accord du participe passé
Avec lauxiliaire être
Le participe passé s’accorde avec le sujet. Paul et Agathe sont venus.
Avec lauxiliaire avoir
Le participe passé s’accorde avec le COD quand celui-ci est placé avant le verbe. Quels tableaux avez-vous vus ? Les monuments que j’ai visités étaient splendides.
• Si le COD est « en », le participe passé ne s’accorde pas : des BD, j’en ai lu dans ma jeunesse.
• Si le participe passé est suivi d’un verbe à l’infinitif, il s’accorde si le COD complète le verbe conjugué. Les musiciens que j’ai entendus jouer. Il ne s’accorde pas si le COD complète l’infinitif. La sonate que j’ai entendu jouer.
Les verbes pronominaux
• Verbes essentiellement pronominaux : le participe passé s’accorde avec le sujet. Les oiseaux se sont envolés.
• Verbes pronominaux à sens réfléchi ou réciproque : mêmes règles d’accord que pour le participe passé employé avec avoir. Ils se sont lavés. Ils se sont lavé les cheveux.
Ne pas confondre voix active et voix passive
Ils ont été battus : voix passive, auxiliaire être –> accord.
Ils ont battu : voix active, auxiliaire avoir –> pas d’accord.

IV. Distinguer adverbe et adjectif
Nature des adverbes
Les adverbes et locutions adverbiales sont invariables et ont des rôles variés :
Adverbes circonstanciels : Ils expriment la manière (bien, mal, vite, exprès, volontiers, ainsi que doucement, bruyamment …), le temps (aujourd’hui, hier, demain, longtemps, souvent, parfois …), le lieu (partout, en haut, en bas, ici, là-bas …).
Adverbes de liaison : d’abord, puis, ensuite, enfin, de plus, en effet, aussi, toutefois, néanmoins, cependant …
Adverbes d’interrogation : où, quand, comment, pourquoi, combien … et d’exclamation : que, comme, combien.
Adverbes d’affirmation : oui, certes, si, assurément …, de doute : peut-être, probablement …, de négation : ne..pas, ne..jamais, ne..guère, ne..que.
Adverbes d’intensité : très, trop, beaucoup, assez, peu, tellement
Orthographier les adverbes en ment
• Ils sont tous composés à partir d’un adjectif qualificatif.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une voyelle, l’adverbe est formé par simple adjonction de la syllabe –ment. Vrai –> vraiment.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une consonne, l’adverbe est formé à partir du féminin de l’adjectif.
Dur –> dure –> durement.
• Si l’adjectif se termine par –ant, -ent, l’adverbe se forme par l’adjonction de –mment à la voyelle -a- ou -e-. Abondant –> abondamment, fréquent –> fréquemment.
Certains adjectifs sont employés comme adverbes et sont alors invariables (Ces arbres sont hauts/Ces animaux sautent haut).

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Brevet/Français : les fonctions

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I. Différencier nature et fonction
Avant de voir quelles sont les principales fonctions grammaticales existantes, il convient de faire la distinction entre :
– la nature d’un mot, c’est-à-dire la classe grammaticale à laquelle il appartient (nom, adverbe, verbe, pronom, conjonction…) et qui reste toujours la même quelle que soit la
phrase ;
– la fonction, qui correspond, elle, au rôle que le mot joue dans la phrase, soit par rapport au verbe, soit par rapport à un nom. La fonction dépend ainsi de la phrase.
Ex. : Il mange une pomme.
Si on analyse le terme souligné, on trouve : nature : Groupe Nominal (Déterminant + Nom) ; fonction : Complément d’objet direct du verbe « manger ».
Ex. : Une pomme est tombée de l’arbre.
La nature de l’expression soulignée est identique au premier exemple ; pour la fonction, en revanche, le GN est maintenant Sujet du verbe et non plus COD.
C’est ce type de distinction que nous allons mettre au clair.

II. Les fonctions qui dépendent dun verbe
Cette première grande catégorie présente les fonctions dépendant d’un verbe, c’est-à-dire qu’elles apportent des indications sur l’action effectuée (qui la subit ? comment ?…).
Le Sujet (S)
Elément essentiel de la phrase, le sujet ne peut pas être supprimé.
Il commande l’accord du verbe en personne, en nombre, et éventuellement en genre.
Ex. : Elle est tombée dans le piège.
Le sujet, se place le plus fréquemment devant le verbe, et peut parfois se trouver après lui. C’est notamment le cas dans les phrases interrogatives ou après certains adverbes (ainsi,peut-être…) : on parle alors de sujet inversé.
Le sujet peut être de diverses natures grammaticales : s’il s’agit souvent d’un groupe nominal ou un pronom, on trouve néanmoins des infinitifs sujets ou des propositions subordonnées complétives.
Ex. 1 : Souffler n’est pas jouer.
Ex. 2 : Que les vacances se terminent m’angoisse.
Enfin, on veillera à distinguer sujet apparent (Ex. : il pleut), et sujet réel.
Les Compléments essentiels
Ils complètent le verbe et ne peuvent, en général, ni être supprimés ni être déplacés sans modifier profondément le sens de la phrase. On distingue 3 types de compléments essentiels :
Le Complément d’objet direct (COD)
Il se construit sans préposition et peut-être remplacé par un pronom personnel.
Ex. : Il regardait la mer. > Il la regardait.
Le COD devient le sujet lorsque la phrase passe à la voix passive.
Ex. : Les enfants aiment les jouets. > Les jouets sont aimés par les enfants.
Le COD peut être un GN, un pronom, un infinitif, une proposition subordonnée complétive ou une relative sans antécédent.
Ex. : Embrassez qui vous voulez. (relative sans antécédent).
Le Complément d’objet indirect COI
Il se construit avec une préposition : il est donc indirectement relié au verbe qu’on dira transitif indirect.
Outre les groupes prépositionnels, le COI peut être un pronom, un infinitif (Ex. : Il a renoncé à apprendre) ou une subordonnée relative sans antécédent (Ex. : Dis-le à qui tu veux !).
Le Complément d’objet second (COS)
Certains verbes admettent deux compléments d’objet : c’est le cas de tous les verbes en rapport avec l’idée de don, de transfert comme offrir, donner, céder mais aussi annoncer, apprendre…
Le COS, moins indispensable que le COD ou le COI, était autrefois appelé Complément d’attribution : c’est en fait le second complément d’objet de la phrase, d’où son nom actuel.
Il est introduit par une préposition (Ex. : Il a promis un voyage à son épouse.).
Le COS peut être représenté par un pronom (Ex. : Il lui promit la vengeance.), un groupe nominal ou une proposition subordonnée relative sans antécédent (Ex. : Donne-le à qui tu souhaites.).
Les Compléments circonstanciels (CC)
Ils indiquent les circonstances dans lesquelles se déroulent l’action exprimée par le verbe. A la différence des compléments essentiels, ils peuvent être supprimés ou déplacés dans la phrase sans que cela n’altère le sens de celle-ci.
On distingue pour les CC différentes nuances : le temps, le lieu, le but, la cause (Ex. : Il a échoué parce qu’il allait trop vite.), la conséquence (Ex. : J’ai tellement mangé que j’ai pris 127 kilos !), la concession (Ex. : Malgré les remarques qu’il lui a faites, elle a voulu savoir…), la manière, le moyen, la comparaison ou l’accompagnement (Ex. : Il est parti avec elle). Le CC peut être un GN, un adverbe, une proposition participiale, une subordonnée conjonctive.
Le Complément dagent (CA)
On trouve les compléments d’agent dans les phrases à la voix passive : il s’agit en fait de la fonction occupée au passif par le groupe sujet à l’actif.
Ex. : Le colonel pilote l’avion. > L’avion est piloté par le colonel.
Peuvent être compléments d’agent essentiellement des GN et des pronoms qui seront introduits par la préposition par.
Rappelons que toute phrase ne peut pas passer de la voix active à la voix passive : il faut impérativement que le verbe pivot de la phrase soit un verbe transitif, c’est-à-dire ayant un complément d’objet sur lequel porte l’action.

III. Les fonctions qui dépendent d un nom
Lattribut
Même s’il est un élément essentiel de la phrase qui dépend étroitement du verbe, l’attribut est une fonction qui détermine le plus souvent un nom ou un GN en le qualifiant différemment.
– du sujet sert à identifier ou à caractériser le sujet de la phrase. On le trouve après les verbes d’état (être, sembler, paraître, devenir…). Ex. : Le chevalier était un grand et fort
guerrier.
– du COD sert à identifier ou à caractériser le COD de la phrase. Ex. : Les spectateurs ont trouvé le film impressionnant. L’attribut du COD, contrairement à l’épithète liée, subsiste lorsque le GN COD est pronom.
Ex. : Les spectateurs l’ont trouvé impressionnant.
Lépithète et lapposition
L’épithète est assez proche de l’attribut dans le sens où elle vient, elle aussi, identifier ou caractériser un groupe nominal. Elle fait partie, avec le CdN et les PSR, des fonctions qu’on appelle expansion du nom.
L’épithète peut être liée (Ex. : Ce grand bonhomme) ou détachée (Ex. : Ce bonhomme, …grand, …), postposée (placée après le nom qu’elle complète) ou antéposée (avant). Il s’agit exclusivement d’adjectifs.
L’apposition fonctionne comme l’épithète hormis le fait qu’elle est toujours séparée du nom ou du GN qu’elle complète par une virgule et qu’il s’agit exclusivement de GN. Ex. : Clovis, roi des Francs…
Le Complément du nom (CdN)
Le sens d’un nom ou d’un GN peut être précisé par un GN prépositionnel qu’on appelle Complément du nom.
Ex. : Un sac … > Un sac de cuir…
Peuvent être complément du nom des pronoms précédés par une préposition (Ex. : un lieu pour tous), un groupe infinitival prépositionnel (Ex. : le plaisir de manger) ou un adverbe
précédé d’une préposition (Ex. : les jeunes d’autrefois…)
Il existe cependant des CdN non-prépositionnels dans lesquels la préposition est en fait sous-entendue. Ex. : une toile Renaissance (sous-entendu de la).
Les précisions apportées par le CdN sont diverses et peuvent concerner le moment ou la date (Ex. : le jour de l’an), la destination ou la provenance (Ex. : du vin de Bordeaux), la matière (Ex. : le petit pont de bois) ou l’appartenance (Ex. : le mari du frère de la sœur de son père)
La proposition subordonnée relative (PSR)
Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où). Elle est généralement l’expansion d’un nom ou d’un GN qu’on appelle son antécédent et qui reste hors de la relative, son « représentant » y étant le pronom.
Ex. : J’ai attrapé un papillon qui avait des ailes bleues.
antécédent relative
pronom relatif
Il existe cependant des PSR sans antécédent qui sont l’équivalent de groupes nominaux. On les trouve bien souvent dans les proverbes.
On distingue la PSR déterminative qui ne peut être supprimée sans que la phrase ne perde son sens de la PSR explicative facilement supprimable.
Il arrive bien souvent au Brevet des collèges d’avoir à faire l’analyse logique d’une PSR. Il convient à ce niveau d’être prudent et de ne pas confondre nature et fonction de la relative avec ceux du pronom relatif ou de son antécédent.
Nature de la PSR : proposition subordonnée relative
Fonction : Complément de son antécédent (ceci est toujours vrai !)
Nature du pronom : pronom relatif
Fonction du pronom relatif : à déterminer d’après le verbe de la PSR
Exemple expliqué :
La jeune fille [que tu as rencontrée] était belle.

Les fonctions
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Brevet/Français : formes et modalités des phrases

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I. Les modalis de phrases
On parle de modalités ou de types de phrases pour désigner les valeurs variées et efficaces que l’émetteur peut mettre dans ses phrases afin d’appuyer son propos en corrélant le fond et la forme. Il peut ainsi indiquer son intention et provoquer une réaction chez le destinataire du message. On distingue ainsi quatre modalités principales :
La phrase clarative
C’est la modalité de phrase la plus employée. Elle est utilisée pour transmettre une information neutre, un fait ou des opinions sans exprimer d’intention. Elle est simple ou
complexe, affirmative ou négative. Dans le ton, la phrase déclarative s’achève sur une intonation descendante.
Ex. : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » (M. Proust, A la recherche du temps perdu).
La phrase interrogative
La phrase interrogative est utilisée lorsque l’émetteur souhaite poser une question. L’interrogation est dite totale si la question amène une réponse de type oui / non (Ex. : Paul est-il là ?) , partielle si la réponse attendue est plus large (Ex. : Quel est ton plat favori ?). La phrase interrogative utilise des mots interrogatifs comme des pronoms (qui, que, quoi, lequel… ?), des adjectifs (quel, quelles… ?) ou des adverbes (Comment ?
Pourquoi ? Quand ?…). Une phrase interrogative et négative est dite interro-négative (Ex. : N’as-tu pas déjà dit cela ?).
La phrase exclamative
Elle est souvent à valeur déclarative ou impérative mais on la distingue car elle exprime un sentiment vif de joie, de colère ou de surprise. Ex. : Quel beau soleil !
La phrase exclamative verbale est très souvent construite au conditionnel, au subjonctif ou à l’infinitif.
Ex. « Partir ! Partir enfin vers des horizons inconnus ! » Baudelaire
La phrase impérative
La phrase impérative est aussi dite injonctive car elle a pour intention première de donner un ordre ou un conseil. Mais ça n’est pas son unique rôle. Le locuteur peut en effet vouloir
exprimer une défense, une interdiction, un souhait et il utilisera pour ce faire la modalité impérative afin de faire réagir son interlocuteur aux propos. Il convient donc de ne pas
confondre la modalité impérative et le mode verbal impératif. De plus, la phrase impérative se termine bien souvent par un point d’exclamation, il convient alors de ne pas la prendre pour une phrase exclamative.
Ainsi Range ta chambre ! et Il faut se coucher tôt. sont deux phrases de modalité impérative même si le ton et le sens paraissent bien éloignés.
Le verbe est souvent à l’impératif, mais on le trouve aussi souvent à l’infinitif ou à la troisième personne du mode utilisé précédée de que. Ex. : Que la fête commence !
Une phrase sans verbe peut suffire à exprimer une modalité impérative. Ex. : A gauche ! Son intonation est descendante.

II. Les formes de phrases
En français, on distingue deux formes de phrases récurrentes :la phrase affirmative et la phrase négative.
Certains spécialistes évoquent une troisième forme qu’ils appellent forme pour désigner la mise en relief l’intérieur phrase d’un syntagme particulier à l’aide d’expression du type C’est… qui ou voici…que.
La forme affirmative
Cette forme s’applique à tous les types de phrases. La déclarative affirmative exprime un fait, une idée. Ex. : Il dort.
L’interrogative affirmative pose une question et attend une réponse. Ex. : Dort-il ? L’impérative affirmative exprime un ordre ou un conseil, mais jamais une défense ou une interdiction. Ex. : Dors !
La forme négative
La forme négative est totale ou partielle. Totale lorsqu’elle est construite avec une locution adverbiale du type ne…pas, ne…rien, ne…plus… Partielle, elle ne porte que sur un élément précis de la phrase et se construit avec des locutions du type ne…guère, ne…pas toujours…Parfois, l’un des éléments de la négation est omis par l’usage courant. Ex. : Qui ne dit mot consent.
Une double négation peut servir à atténuer une affirmation.
Ex. : Vous n’êtes pas sans savoir que…
La forme dite « emphatique »
Elle permet la mise en relief d’un des éléments de la phrase : l’emphase signifie alors la mise en avant de tel ou tel élément.
Il existe plusieurs moyens de mise en relief.
Soit on place en tête de phrase le mot ou groupe de mot à mettre en valeur (Ex. : Heureux qui comme Ulysse…Du Bellay), soit on utilise un pronom de reprise (Ex. : Lui, il est malin.), soit, enfin, on utilise un présentatif tel que c’est…qui ou voici…que.
Certaines figures de style basées sur la répétition, la gradation ou l’hyperbole ainsi construites peuvent aussi servir à renforcer la forme emphatique. Ex. : « Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! / Rome à qui vient ton bras d’immoler mon amant ! » (Corneille, Horace).

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Brevet/Français : homonymes / paronymes, antonymes / synonymes


I. Homonymes et paronymes
Les homonymes
Ce sont des mots qui se prononcent – et donc s’entendent – ou s’écrivent de la même façon et qui ont un sens différents.
Ex : mer / maire / mère sont des homonymes
– certains homonymes se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment : on les appelle des homophones.
Ex : le car / le quart
– d’autres s’écrivent de la même façon mais se prononcent différemment : on les appelle des homographes.
Ex : Il est content. / Elles content des histoires.
Il est important de distinguer les homophones lexicaux des homophones grammaticaux.
Père et paire sont des homophones lexicaux, a et à, est, es, aies, ou encore s’est, c’est, sait, ses sont des homophones grammaticaux dont il convient de connaître les règles de
différenciation.
Quelques règles de différenciation utiles :
Quelque(s) / quel(s) que / qu’elle(s) / quelle(s) que

– quel(s), quelle(s) : adjectif exclamatif ou interrogatif, il s’accorde avec le nom auquel il se rapporte ;
– qu’elle(s) : que + pronom personnel elle(s) ; on peut le remplacer par elle(s), il(s) ou eux.
– quelque(s) :- adjectif indéfini singulier ; on peut le remplacer par un ou un certain ;
– adjectif indéfini pluriel ; on peut le remplacer par plusieurs ;
– adverbe : il signifie environ devant un nombre ou un peu.
Ex : Ils étaient quelque peu fatigué.
– quel(le/s) que : cette expression indique l’opposition, la restriction ; elle est toujours suivie d’un verbe au subjonctif et quel s’accorde avec le sujet du verbe.
Ex : Quel que soit son avis…
Sans, sens, sent, s’en ou c’en
– sans : préposition signifiant le manque, la privation ;
Ex : Il est venu sans qu’on le lui demande.
– sens, sent : 1ère, 2ème et 3ème personnes du singulier du présent de l’indicatif du verbe sentir ;
– s’en : groupe composé du pronom réfléchi « se » élidé et du pronom « en » au sein de la structure pronominale d’un verbe et pouvant être remplacé par de cela.
Ex : il s’en moque > il se moque de cela
– c’en : groupe composé du pronom démonstratif « ce » élidé et de « en »
Les paronymes
Ce sont des mots qui se ressemblent beaucoup, à la fois par la prononciation et dans l’écriture, mais dont le sens est différent.
Ex : dessert / désert ; poison / poisson
Les homonymes et les paronymes sont nombreux dans la langue française. Ils permettent des jeux de mots chers aux poètes (Jacques Prévert, par exemple, les adorait) mais leur méconnaissance amène souvent des erreurs d’orthographe ou d’emploi dommageables.

II. Synonymes et antonymes
Quand on écrit un texte, le choix du vocabulaire permet une meilleure organisation de sa pensée et des nuances d’expression précises. Les synonymes et les antonymes sont un moyen intéressant de varier le vocabulaire dans ce sens.
Les synonymes
Deux mots sont dits synonymes lorsqu’ils ont un sens proche et sont de la même classe grammaticale : le synonyme d’un verbe sert toujours un autre verbe, d’un nom, un autre nom.
Ex : voler / dérober sont synonymes
La synonymie entre deux termes n’est quasiment jamais totale ; il existe bien souvent des nuances de sens, d’intensité dont il faut tenir compte.
Ex : aimer / adorer sont des synonymes, même si le second verbe apporte une intensité supplémentaire.
Les antonymes
Deux antonymes sont des mots de sens contraire. Ils peuvent ne pas appartenir à la même famille.
Ex : gai / triste sont des adjectifs antonymes
Mais des antonymes peuvent aussi appartenir à la même famille de mots, l’un étant formé à partir du radical de l’autre auquel s’ajoute un préfixe comme in-, dé-, mé- …
Ex : heureux / malheureux ; réel / irréel
Notez que la présence d’un préfixe n’entraîne pas toujours d’antonymie. Ainsi, poser et déposer ne sont pas des termes de sens contraire.

Bilan :

Homonymes/paronymes, antonymes/synonymes
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Brevet/Français : le lexique

Il est assez fréquent voir quasi-permanent que le sujet de français du Brevet s’attarde sur des analyses lexicales : polysémie, construction de mot, valeur d’un terme…

I. Polysémie et monosémie, sens propre et sens figuré
Etymologiquement, polysémique signifie : qui a plusieurs sens (poly, plusieurs ; séme, sens). Un terme polysémique peut donc être entendu de différentes manières : on distingue ainsi le sens propre (sens premier du terme, souvent lié à son étymologie) du sens figuré (sens imagé du mot réutilisé autrement). C’est le contexte qui permet d’en comprendre le sens. Ainsi, lorsqu’on entend le mot veste, par exemple, on pense au vêtement avant de penser aussi à l’échec (se prendre une veste). En revanche, le sens figuré apparaîtra de façon plus évidente si le mot est employé dans le cadre de l’expression complète : se prendre une veste désignera tout de suite l’idée d’échec et ne sera pas compris comme prendre un vêtement au sens propre.
Le sens figuré des mots est plus intéressant que leur sens propre car il permet une compréhension décalée, souvent dite « au second degré » et ouvre donc les portes à des procédés littéraires comme l’ironie, l’humour noir…
A l’inverse, on parle de monosémie lorsqu’un terme ne peut être entendu que dans son sens premier.
La polysémie lexicale est donc une mine d’images pour les auteurs, et notamment les poètes, qui peuvent ainsi jouer encore plus sur le sens des mots en créant des décalages.
Et pour les termes auxquels la triste monosémie ne permettait que bien peu d’images, les auteurs ont crée la métaphore. Le canard n’était plus dès lors que l’animal de basse-cour mais aussi le sucre trempé dans le café.

II. Les champs lexicaux
On appelle champ lexical l’ensemble des termes (quelle que soit leur classe grammaticale) qui se rapportent à un même thème, délimité par le contexte évoqué. Ainsi, si un texte présente les termes : suaire, froidure, nuit, tombe… on en déduit facilement que le champ lexical de la mort est développé.
Mais il ne s’agit pas seulement de relever un champ lexical mais d’être capable de l’analyser en mettant en relief les relations d’opposition ou d’association à l’intérieur d’un même champ ou entre champs lexicaux et d’en déduire les effets produits.
On confond souvent le champ lexical avec le champ sémantique. Alors que le champ lexical d’un mot renferme l’ensemble des termes qui se rapportent au sens de ce mot, le champ sémantique désigne les différents sens que peut prendre un même mot.

III. Lexique mélioratif et lexique péjoratif
L’utilisation du vocabulaire est loin d’être innocente en littérature : chaque mot est soigneusement pesé et choisi en connaisssance de cause. Le lexique péjoratif (du latin pejor, pire) et le lexique mélioratif ou laudatif (du latin melior, meilleur ; du latin laudare, faire l’éloge de) sont un formidable moyen d’expression de jugements de valeur : si je souhaite faire l’éloge de tel ou tel, je choisirais du mélioratif ; si au contraire, je désire faire une acerbe critique, j’aurais recours au péjoratif.
On distingue ainsi certains mots d’emblée mélioratifs (beau, bien, admirable…) ou péjoratifs (laid, mal, lamentablement…).
De plus, certains suffixes en –ard, -âtre ou –asse apportent une valeur péjorative et donc dévalorisante.
Une robe blanche / Une robe blanchâtre (> un blanc sale)
Du vin / De la vinasse (> du mauvais vin)

IV. Connotation et dénotation
On appelle dénotation chaque sens donné à un terme par le dictionnaire. Ce sens est indépendant de la subjectivité du locuteur, des images ou des évocations que le mot peut porter avec lui : on parle de sèmes inavariants. Ainsi les sèmes invariants du terme tabouret sont siège, sans dossier, sans bras…
La connotation désigne, à l’inverse, les différents effets de sens que peut prendre un mot en fonction du contexte dans lequel il est utilisé, de la subjectivité du locuteur ou du destinataire et de données culturelles. Les connotations évoquent des images, des sensations et contribuent ainsi à enrichir le sens.
Ainsi, le mot balance dénote les deux plateaux permettant la pesée d’une masse mais connote symboliquement en France l’idée de justice.

V. Les registres de langue
Enfin, s’intéresser au lexique et à sa signification amène frocément à se poser la question du registre de langue utilisé.
Tout locuteur dispose de trois registres de langue qu’il utilise en fonction des circonstances. On distingue le registre soutenu (langue écrite / Ex. : une automobile) du registre courant (langue orale / Ex. : une voiture) du registre familier (Ex. : une bagnole).Le choix du registre de langue dépend de la situation d’énonciation et des sentiments du locuteur au moment où il parle : on n’utilisera pas le même registre de langue selon qu’on s’exprime à une tribune ou entre amis.
Le français de tous les jours, utilisés dans les échanges oraux entre adultes appartient au registre courant voire parfois familier alors que la langue écrite ne l’admet pas, sauf parti pris du locuteur en ce sens.

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Brevet/Français : les valeurs des temps

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Le temps verbal d’un texte porte toujours en lui une valeur significative dont une analyse claire permet bien souvent de riches interprétations. On parle de valeurs principales lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux valeurs temporelles et aspectuelles dominantes, de valeurs stylistiques lorsqu’un temps est volontairement employé de façon à produire un effet et de valeurs modales lorsqu’il est employé pour marquer le point de vue du locuteur.

I. Valeurs du présent et du passé composé
Le présent de lindicatif
Valeurs principales
Evoque un événement qui se produit en même temps que la parole : on parle de présent d’énonciation. On distingue alors présent étendu, présent momentané, présent d’habitude,
présent de vérité générale.
Il pleut depuis deux mois. (présent étendu) L’eau gèle à 0°degré. (présent de vérité générale)
Valeurs modales
Associé au futur, il peut exprimer l’hypothèse. Il est aussi parfois utiliser pour exprimer un ordre. S’il ne vient pas elle sera triste. Maintenant, tu fais ce que je te dis !
Valeurs stylistiques
Le présent de narration (ou présent historique) se trouve dans un énoncé au passé, souvent à la place d’un passé simple, pour accroître la vivacité du récit. Je dormais profondément lorsque mon réveil sonne et me tire de mes rêves.
Enfin, le présent de récit peut être utilisé pour mener une narration afin de la rendre plus proche et plus vraisemblable.
C’est un trou de verdure où chante une rivière… (Rimbaud)
Le passé composé
Valeurs principales
Le passé composé a une double valeur temporelle : il peut servir à exprimer l’antériorité ou l’accompli par opposition au présent ou situer l’action dans le passé et la présenter comme
achevée. Vous pouvez rentrer, j’ai fini le ménage. (aspect accompli). Napoléon a vécu à St Hélène. (passé révolu).
Valeurs stylistiques
Le passé composé peut aussi exprimer une vérité générale, un futur proche, une habitude ou une éventualité. La Normandie a toujours été humide. (vérité générale) J’ai fini dans une minute ! (futur proche) Si vous avez terminé avant la fin, vous pourrez sortir. (éventualité)

II. Valeurs des temps du futur
Le futur simple
Valeurs principales
Il permet de situer l’action dans le futur par rapport au moment de l’énonciation. Demain, je serai là.
Valeurs modales
Il peut être utilisé pour exprimer un ordre, une promesse ou la politesse. Tu n’oublieras pas de téléphoner. (ordre) Je vous ferai remarquer que… (politesse)
Valeurs stylistiques
Le futur de narration (ou futur historique) est utilisé pour situer un fait dans l’avenir par rapport à un repère passé.
Victor Hugo est né en 1802. Il décèdera 83 ans plus tard.
Le conditionnel
Valeurs principales
Qu’il soit simple ou composé, le conditionnel exprime l’idée de futur dans le passé, le conditionnel composé ayant la particularité d’exprimer une idée d’accompli ou d’antériorité.
Valeurs modales et stylistiques
Le conditionnel simple permet d’exprimer le potentiel (action réalisable dans l’avenir) ou l’irréel du présent (action irréalisable dans le présent).
Si j’étais à ta place, je ferais comme toi. (irréel du présent)
Le conditionnel composé exprime l’irréel du passé.
Le conditionnel peut aussi servir à exprimer un souhait, une demande ou une éventualité.

III. Valeurs des temps du passé
Limparfait
Valeurs principales
Il est le temps du passé qui présente l’action comme étant en train de se réaliser. On peut néanmoins distinguer l’imparfait d’habitude de l’imparfait de durée ou de description. Il se levait tous les matins à 5 heures. (habitude). Il était grand, il était blond… (description).
Valeurs modales ou stylistiques
Il peut aussi être utilisé pour exprimer une hypothèse ou un irréel. A un jour près, il était mort ! (irréel).
Le passé simple
Valeurs principales
Il présente l’action comme achevée et limitée dans le temps, sans prise en compte de sa durée.
Valeurs modales et stylistiques
Il sert à exprimer la brièveté, la durée ou la répétition d’actions brèves. Il apparut soudainement. (brièveté) Il ouvrit la porte, alluma la torche et s’engouffra dans le souterrain. (répétition)
Le plusqueparfait
Par opposition aux autres temps du passé, le plus que parfait exprime l’antériorité, l’accompli, et ce, dans un récit au passé : il est donc assimilable à « un passé du passé » sans valeur de durée particulière. Il ne prend sens que dans le contexte.

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Brevet/Français : les formes de discours

La nature d’un discours dépend fondamentalement des intentions du locuteur qui le tient. Ce dernier, selon qu’il voudra raconter une histoire, décrire un lieu, donner des informations
ou défendre un point de vue ne construira pas son discours selon les mêmes modalités. On distingue ainsi cinq formes de discours caractéristiques.

I. Le texte narratif
Le discours narratif rapporte un récit qu’il soit extrait d’un chef d’œuvre de la littérature ou d’un récit de vacances.
Généralement les textes narratifs sont rédigés à la 3ème personne et combine un système de temps appelé temps du récit qui recouvre l’imparfait (description, habitude, action en
cours…), le passé simple (moment précis du passé, enchaînement d’actions rapides…) et plus-que-parfait (pour exprimer l’antériorité). Ces trois temps sont mêlés pour faire
progresser l’action.
En plus du temps, tout texte narratif situe l’action dans l’espace au moyen du vocabulaire, de compléments de lieu ou de passages descriptifs (voir suivant).
Les romans, les nouvelles et les contes sont des discours de type narratif.
On citera Hugo, Balzac, Stendhal, Proust ou Gide comme grands auteurs référents.

II. Le texte descriptif
Le plus souvent, on ne trouve pas de texte descriptif seul, mais inséré dans un récit : de ce fait, un passage descriptif est souvent encadré de passages narratifs. Du récit à la
description, on passe d’un message à un autre. L’effacement du passé simple au profit de l’imparfait en est souvent un signe.
Le passé simple, temps de l’action, est impropre pour la description alors que l’imparfait, qui peut exprimer la durée ou l’habitude, convient à la description qui fixe les objets, les
personnes ou les lieux.
De la même façon, une description est quasiment exclusivement rédigée à la 3ème personne.
L’objectif d’un passage descriptif est d’amener son lecteur à une représentation mentale aussi claire et détaillée que possible de l’objet de la description. De fait, les passages
descriptifs sont souvent riches d’adjectifs, de compléments du nom ou encore de propositions subordonnées relatives qui permettent des qualifications plus précises.
Le chapitre intitulé « Paris à vol d’oiseau » dans Notre Dame de Paris de Victor Hugo est un modèle de description saisissant.

III. Le texte explicatif
Dans un texte explicatif, le but du locuteur est clairement d’apporter une information en réponse à une question.
Dictionnaires et encyclopédies sont les deux géants de l’explication, mais on trouve bon nombre de discours bien différents dans le champ de l’explication : les articles de
dictionnaires autant que certains logos explicatifs.
A ce titre, il est bon de rappeler que par discours s’entend tout type de document (écrit, image…) destiné à transmettre un message ; ainsi, une image peut-elle être explicative,
narrative… au même titre qu’un texte.
Le texte explicatif est souvent de nature assez neutre, objective et rédigé au présent de l’indicatif.

IV. Le texte injonctif
Le but du texte injonctif est de susciter un acte de réaction chez son lecteur : il est là pour inciter à…
Les textes injonctifs sont chargés d’exprimer un ordre ou des instructions comme les recettes, les modes d’emploi… ces injonctions sont souvent formulées à l’impératif ou à l’infinitif.
Ex : Faire cuire à feu doux pendant 10 minutes.
Dans le cas des panneaux de signalisation routière, le message ne passe pas par des mots mais par des formes symboliques connues ; à nouveau, nous remarquons que l’intention du
locuteur est fondamentale dans la compréhension de tout message, quelle que soit sa forme.

V. Le texte argumentatif
Le but du message argumentatif est de convaincre, c’est-à-dire faire prendre conscience à son interlocuteur du bien fondé des propos qu’on lui tient.
La technique la plus courante consiste, pour le locuteur, à impliquer son destinataire dans le texte en utilisant l’apostrophe ou les pronoms personnels de 2ème personne. Néanmoins,
l’argumentation peut être plus finement menée, au nez et à la barbe du lecteur. Ainsi les Fables de La Fontaine étaient clairement porteuses d’arguments, mais de façon dissimulée,
par sécurité.
Toujours habilement construit, le texte argumentatif fonde sa structure sur les connecteurs logiques et de conjonctions (car, mais, or, de plus, par conséquent…) qui lient visiblement les idées les unes aux autres et font ainsi ressortir les arguments.
Afin de convaincre votre destinataire de la thèse qu’il défend, le locuteur doit construire son texte comme une démonstration qui emportera l’adhésion du lecteur. Chaque paragraphe doit donc comporter :
– un argument clairement énoncé : qui correspond au thème du texte ;
-des explications qui développent l’argument en l’expliquant ;
-un exemple précis (tiré de votre expérience personnelle, de vos lectures, de l’actualité …). On pensera bien entendu aux précurseurs du siècles des Lumières que furent Montesquieu, Voltaire ou Rousseau.

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Brevet/Français : le texte argumentatif

L’argumentatif est le genre dans lequel l’auteur cherche à convaincre son lecteur du bien-fondé de son propos en utilisant les procédés nécessaires.

Le texte argumentatif


I. Le paragraphe argumentatif
Un texte argumentatif se compose de différents paragraphes.
Afin de convaincre votre destinataire de la thèse que vous défendez, vous devez construire votre texte comme une démonstration qui emportera l’adhésion du lecteur. Chaque paragraphe doit donc comporter :
– un argument clairement énoncé : qui correspond au thème du texte
– des explications qui développent l’argument en l’expliquant
– un exemple précis ( tiré de votre expérience personnelle, de vos lectures, de l’actualité…).
Voit le tableau
On différencie donc, pour un même texte, thème (ce dont parle le texte), thèse (avis de l’auteur), arguments (qui viennent soutenir la thèse) et exemples (cas concrets qui viennent illustrer les arguments).
N’oubliez pas que chaque paragraphe doit commencer par un alinéa et doit être introduit par un mot de liaison ( un connecteur logique).

II. Les connecteurs logiques
On distingue les conjonctions de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) des adverbes de liaison (en revanche, en effet, d’ailleurs…). On trouve également des prépositions (pour) et des conjonctions de subordination (si bien que, parce que…).
Les connecteurs logiques sont des mots-outils utilisés pour introduire une phrase, relier deux propositions ou deux phrases entre elles. Ils permettent de se repérer dans un raisonnement et de nuancer sa pensée.
Connecteurs logiques de l’addition :
d’abord, ensuite, de plus, en outre, enfin, non seulement…mais aussi, dans un premier temps, dans un second temps, d’une part, d’autre part, par ailleurs…
Connecteurs logiques de la cause :
car, parce que, puisque, comme, sous prétexte que, en effet, à cause de, grâce à, par…
Connecteurs logiques de la conséquence :
donc, si bien que, de telle sorte que, tant que, tellement…que, par conséquent, en conséquence, au point que…
Connecteurs logiques de l’opposition :
mais, or, (bien que, quoique suivis du subjonctif), (tandis que, alors que suivis de l’indicatif), pourtant, cependant, toutefois, en revanche, néanmoins, malgré, en dépit de…
Connecteurs logiques du but :
(pour que, afin que suivis du subjonctif), dans le but de,
afin de, pour.
Aussi, pour rédiger un paragraphe argumentatif, vous devez :
– formuler la thèse que vous aurez choisie de défendre ;
– préparer arguments et exemples solides et convaincants qui viendront à l’appui de votre propos ;
– reliez vos idées par des connecteurs logiques.

III. Lengagement
Le texte argumentatif est caractérisé par l’engagement de l’énonciateur dans le propos soutenu et par une présence du destinataire qu’il cherche à convaincre : ce type de discours est donc fondamentalement marqué par des modalisateurs.
Les modalisateurs (qu’il ne faut pas confondre avec les modes verbaux) désignent tous les procédés par lesquels le locuteur peut exprimer un avis. On repère généralement :
– les types ou modalités de phrases : exclamatives (pour la joie ou la surprise), interrogatives (pour les vraies ou les fausse questions, appelées aussi questions rhétoriques, très courantes dans les textes argumentatifs), déclaratives, injonctives…
– le vocabulaire employé, selon qu’il est péjoratif ou mélioratif.

IV. Les genres concernés
On trouve des passages argumentatifs aussi bien dans des poèmes de René Char que dans des romans de Stendhal ou les Essais de Montaigne : ce type de disours n’est propre à aucun genre. Néanmoins, le discours argmentatif se trouve plus régulièrement dans des genres comme la lettre (Les Lettres de Madame de Staël, par exemple), les essais, ouvrages littéraires en prose dans lesquels l’auteur examine une question
d’ordre philosophique, moral ou politique, ce qui induit nécessairement des arguments (allez jeter un coup d’œil aux textes des Lumières au 18e siècle, dans lesquels des auteurs
comme Montesquieu, Voltaire ou Diderot défendent âprement leurs idées), enfin, dans les pamphlets (textes à visée critique, souvent condamnatoires).
Enfin, le discours argumentatif est aujourd’hui très présent dans les articles de presse écrite où les journalistes expriment leur avis sur une question.

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Brevet/Français : les surbordonnées


I
. Les propositions subordonnées relatives

La proposition subordonnée relative
Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif. Elle est souvent l’expansion d’un nom ou d’un Groupe Nominal que l’on appelle son antécédent et qui reste
en dehors de la subordonnée. Le pronom relatif reprend généralement l’antécédent.
Ex : La voiture [que je préfère] est bleue-police.
italique : antécédent ; [ ] : PSR ; gras : pronom relatif
Il existe cependant des subordonnées relatives sans antécédent. Elles équivalent alors à un groupe nominal et occupent les mêmes fonctions.
Ex : [Qui m’aime] me suive !
PSR sujet du verbe « suivre ».
On distingue les propositions subordonnées relatives déterminatives, c’est-à-dire qu’on ne peut supprimer sans altérer profondément le sens de la phrase, des relatives explicatives qui, elles, ne sont pas fondamentales pour la signification globale de l’énoncé.
PSR Dét : L’homme dont je te parle est juste derrière !
PSR Exp : La mer que j’adore voir les jours de tempête est fraîche aujourd’hui !
Une relative est de nature PSR et a pour fonction Complément de son antécédent. En cas d’absence d’antécédent, elle occupe une autre fonction semblable à celle d’un GN et qu’il
convient d’analyser.
Le pronom relatif
La forme des pronoms relatifs change suivant leur fonction dans la phrase. On citera qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, lesquels…
Pour trouver la fonction du relatif, on peut le remplacer par son antécédent et transformer la PSR en indépendante.
Ex : La dune sur laquelle nous étions perdus cachait un lac.
Nous étions perdus sur la dune. > CC de lieu.
Le pronom relatif peut avoir toutes les fonctions d’un nom ou d’un groupe nominal. Il trouve sa fonction par rapport au verbe de la subordonnée et donc à l’intérieur de celle-ci, et jamais dans la principale.
Ex : Celle que je hais le sait !
Que : COD de « haïr »
Exemple d’analyse
Analysons la phrase : « La fleur que tu m’as donnée est belle. »
La fleur est belle : nature : principal ; fonction : Principale Rectrice de la PSR
Que tu m’as donnée : nature : PSR ; fonction : Complément de son antécédent « fleur »
que : fonction :Pronom relatif ; fonction :COD de « donner »

II. Les propositions subordonnées complétives
Les propositions subordonnées conjonctives en « que »
Elles exercent une fonction essentielle dans la phrase et ne peuvent donc pas être supprimées. Elles complètent presque toujours un verbe, mais il peut aussi parfois s’agir d’un adjectif, d’un nom ou d’un présentatif.
Ex : Je savais qu’elle serait là.
Ex : Je n’avais pas perdu l’espoir qu’elle reviendrait.
La plupart des propositions conjonctives en « que » sont compléments d’objet direct et se placent immédiatement après le verbe qu’elles complètent.
Ex : Je pensais que la terre était plate !
Toutefois, elles peuvent occuper d’autres fonctions (attribut, sujet, complément d’un présentatif…)
Ex : L’important est que vous soyez là. > Attribut du sujet
Ex : Voici que le printemps arrive. > Complément d’un présentatif.
Les propositions subordonnées interrogatives indirectes
Elles correspondent à une transformation d’une interrogation directe.
Ex : Quelle heure est-il ? > Il se demande quelle heure il est.
On les utilise pour rapporter une question au discours indirect, après un verbe comme demander ou pour complèter un verbe qui suppose une interrogation comme savoir, ignorer…
Elles sont COD du verbe dont elles dépendent.
Les propositions subordonnées interrogatives sont introduites par :
– la conjonction si ; si elles reprennent une interrogation totale ;
– ce qui ou ce que ; lorsqu’elles reprennent une question commençant par qu’est-ce que/qui… ;
– les pronoms, adjectifs ou adverbes interrogatifs que l’on trouve dans les phrases interrogatives. Ex : Je ne sais plus quel jour nous sommes…
Les propositions subordonnées infinitives
Elles présentent trois caractériqtiques fondamentales :
– elles ont pour noyau un infinitif ;
– cet infinitif a un sujet exprimé différent de celui du verbe principal ;
– elles sont introduites sans subordonnant.
Ex : Ils regardaient les cailloux ricocher à la surface.
On rencontre ce type de propositions après un verbe de perception ou après des présentatifs (voici, voilà).
Une proposition subordonnée infinitive est complément d’objet direct du verbe dont elle dépend.

III. Les propositions subordonnées circonstancielles
La circonstancielle de temps
Elle situe le moment de l’action de la principale par rapport au moment d’une autre action.
Ex : Avant qu’elle n’arrive, il ajusta sa cravate noire.
On peut généralement la déplacer.
Si l’action du verbe de la principale et celle du verbe de la subordonnée ont lieu en même temps, la subordonnée marque alors la simultanéité.
Ex : Lorsqu’elle arriva, ses yeux s’illuminèrent.
Si l’action du verbe de la subordonnée a lieu avant, elle marque l’antériorité.
Ex : Dès qu’il aura fini son travail, il ira se promener.
Si l’action du verbe de la subordonnée a lieu après, elle marque la postériorité.
Ex : Appelle-moi avant qu’elle parte.
La circonstancielle de cause
Elle indique la raison pour laquelle se fait l’action.
Ex : Puisque tu le veux, nous irons marcher sur la lune.
Elle est introduite par parce que, puisque, comme, vu que…
La circonstancielle de conséquence
Elle indique le résultat d’une action. La conséquence est l’inverse de la cause.
Ex : Nous avons beaucoup travaillé de sorte que nos résultats se sont améliorés.
La subordonnée cironstancielle de conséquence est introduite par :
– des conjonctions : si bien que, de sorte que, au point que…
– un adverbe d’intensité dans la principale + la locution que : tellement…que, si…que, à tel point…que
Ex : Il faisait assez beau pour que nous sortions.
La circonstancielle de but
Elle indique le résultat recherché d’une action, résultat pas forcément obtenu. Elle marque l’intention de l’action.
Ex : J’insisterai afin que tu viennes.
Elle est introduite par : pour que, afin que, de crainte que ou de peur que (qui marquent des buts non désirés).
Ces subordonnées sont au subjonctif, mode verbal du possible.
Ex : Il ne le fera pas de peur qu’elle le sache.
La circonstancielle de concession
Elle indique une opposition entre la subordonnée et la principale qui la régit. Elle présente un fait ou une action comme une entrave possible à la réalisation de l’action du verbe de la principale.
Ex : Je viendrai quoique j’ai mieux à faire.
> Le fait de venir est mis en opposition avec le mieux à faire.
Elle est introduite par : bien que , quoique, même si, quand bien même…
Le verbe de la subordonnée est au subjonctif sauf après même si + indicatif et quand bien même + indicatif / conditionnel.
Malgré que est une forme incorrecte.
Ce type de subordonnée est assez fréquente dans les textes présentant des débats d’idées, type texte argumentatif.
La circonstancielle de condition
Elle marque une hypothèse.
Ex : Si tu viens demain, on ira faire un foot.
Elle est moins fréquente que ses consoeurs.
La circonstancielle de comparaison
Elle compare l’action de la principale à une action du même ordre.
Ex : Ce livre m’a plu autant que tu l’avais prévu.
Bilan sur les circonstancielles
Les propositions subordonnées circonstancielles permettent de situer l’action de la principale par rapport à une autre, soit dans une perspective temporelle (antériorité, simultanéité, postériorité), soit dans une perspective logique (cause, conséquence, concession, but…).
Une locution ou une conjonction peut exprimer un rapport différent selon le contexte de l’action.
Une grande majorité de ces subordonnées ne se maîtrise que bien mal sans une bonne compréhension du mode subjonctif.

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Brevet/Français : les figures de style


? Les figures de style sont des procédés qui visent à rendre un énoncé plus expressif.

Les figures de rapprochement

La comparaison : elle consiste à rapprocher deux éléments, un comparé et un comparant, pour en souligner les ressemblances ou les différences. Le rapprochement des deux termes se fait au moyen d’un outil de comparaison.

Ex : Les dauphins (terme comparé) alentour sautent comme (outil de comparaison) des carpes (terme comparé). Louis Aragon

La métaphore : comme la comparaison, elle rapproche deux éléments, mais sans les relier par un outil de comparaison.

Ex : L’aurore est un cheval

Qui s’ébrouant chasse au loin les corneilles. Norge

Les figures de remplacement

La métonymie : cette figure consiste à désigner un être ou un objet par un autre être ou objet qui a un rapport avec lui.

Ex : boire un verre (le contenant désigne le contenu). Tout Brest accourut. Chateaubriand (le nom de la ville désigne l’ensemble des habitants).

La synecdoque : c’est une forme particulière de métonymie. Elle consiste à désigner un être ou un objet par un mot désignant une partie de cet être ou de cet objet. L’inverse (le tout pour la partie) est également possible.

Ex : C’était une confusion, un fouillis de têtes et de bras qui s’agitaient. Zola (= de personnes)

La périphrase : on emploie une expression au lieu d’un seul mot pour désigner un être ou un objet.

Ex : l’île de beauté pour la Corse

L’euphémisme : on emploie à la place d’un mot, jugé brutal, un autre mot, au sens atténué.

Ex : Il n’est plus tout jeune = il est vieux.

La litote : on dit peu, pour en exprimer davantage, souvent en utilisant une forme négative.

Ex : Ce n’est pas mal = c’est très bien.

L’antiphrase : par ironie, on dit le contraire de ce que l’on pense mais le ton employé ne laisse aucun doute sur le sens véritable du message.

Ex : J’adore ta nouvelle coupe de cheveux! = je la trouve horrible.

Les figures d’insistance

L’anaphore : on répète un mot ou une expression au début de plusieurs vers ou phrases.

Ex : Que tu es belle, ma bien aimée,

Que tu es belle! Cantique des Cantiques

L’hyperbole : on emploie des termes exagérés pour frapper le destinataire.

Ex : être mort de rire.

La gradation : on fait se suivre dans une même phrase ou un même vers des termes de plus en plus forts.

Ex : Va, cours, vole et nous venge! Corneille

Les figures d’opposition

Le chiasme : quatre termes fonctionnent ensemble deux par deux: le 1er et le 4ème, le 2ème et le 3ème sont de même nature grammaticale.

Ex : Plus l’offenseur est cher

et plus grande est l’offense. Corneille

L’oxymore : on rapproche deux termes de sens contradictoires dans un même groupe de mots.

Ex : Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. Corneille

L’antithèse : on rapproche dans une même phrase deux idées opposées.

Ex : N’est-ce pas toi qui pleures et Méduse qui rit? Arago

Vous avez bien révisé ! Maintenant voici un exercice pour vous entraîner ! Cela vous tente ! Allez-y !

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