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Un site pour apprendre le français en s’amusant !
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Révision du brevet !


N’hésitez pas ! Venez sur le blog pour réviser votre brevet ! De très nombreux articles ont été publiés  à cet effet… Utilisez les tags sur le coté droit… etc. Bon courage !

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Brevet/Histoire-Géographie : l’Union européenne


I. La réalisation d’une union dEtats
Construction et institutions de lU.E.
L’Union européenne s’est fixé des objectifs généraux :
– renforcer les relations entre les peuples européens pour favoriser la paix.
– affirmer son identité sur la scène internationale et ses valeurs démocratiques.
– renforcer la protection des droits, la croissance, l’accès à l’emploi pour les habitants de l’Union.
L’édifice communautaire s’est bâti par phases successives : la CECA, la CEE, l’UE. Cette construction s’inscrit selon des textes fondamentaux : le Traité de Rome, l’Acte unique, les traités de Maastricht et d’Amsterdam.
Les conditions de candidature sont d’être une démocratie et avoir une économie de marché.
L’UE s’est dotée d’organes institutionnels qui permettent son fonctionnement : le Conseil de l’Europe, la Commission européenne, le Parlement européen, la Cour de justice, la Cour des comptes.
Une union dEtats indépendants et différents
Les quinze Etats communautaires restent indépendants, malgré les transferts de compétence en faveur de Bruxelles.
Les Etats communautaires constituent par leur diversité une mosaïque d’identités nationales. Il existe au sein de l’Union 11 langues, différentes religions et des systèmes politiques très variés.
Il existe une forte hétérogénéité des niveaux de développement et ces disparités influencent l’organisation spatiale de l’Union européenne.
Le centre est le « cœur » de l’Europe, où se prennent les grandes décisions. Il englobe le bassin de Londres et le couloir rhénan. Les espaces intermédiaires sont constitués de zones plus ou moins dynamiques. Les espaces périphériques sont en marge.

II. Des politiques communes pour une puissance économique
Des politiques communes efficaces
La politique agricole commune (PAC) est une action communautaire majeure : elle représente la moitié du budget.
Ses objectifs reposent sur 4 principes : le marché unique, la préférence communautaire, des prix uniques et la modernisation des exploitations.
Les fortes productivités agricoles permettent à la l’UE de dégager des surplus exportables. Mais la PAC connaît aujourd’hui de nombreux problèmes (productions excédentaires, endettement). Intégrée au complexe agro-alimentaire, elle est devenue dépendante des circuits de distribution.
La coopération industrielle (Airbus, Ariane) est très dynamique.
L’UE favorise le développement de la coopération technologique et scientifique. Elle encourage les associations d’entreprises, les « eurofirmes » et accorde des aides financières aux secteurs en difficulté.
L’UE s’est dotée d’une Banque centrale, qui siège à Francfort.
Les transports, l’éducation (SOCRATES), l’environnement et la culture font l’objet de politiques spécifiques.
Un pôle majeur
Grâce à ses succès agricoles et industriels, l’UE est la première zone d’échange du monde. Les échanges intracommunautaires augmentent grâce à la libéralisation des échanges (abolition des frontières et des taxes douanières).
Important foyer d’immigration.
Rayonnement culturel (idéaux des droits de l’homme et de la démocratie).
L’UE est un décideur sur la scène politique internationale. La France et le Royaume-Uni sont des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’Union attire les capitaux étrangers en devenant un espace d’implantation de firmes transnationales, renforcé par le rôle important des Bourses européennes (Paris, Londres, Francfort).

III. Les défis à venir de lEurope
Un rayonnement mondial
Il existe un modèle culturel européen. L’anglais, le français et l’espagnol sont parlés sur les 5 continents. L’UE est un foyer culturel avec ses universités renommées, ses chercheurs, ses artistes et ses écrivains.
L’UE protège son identité culturelle face à l’influence américaine ( cinéma, musique, télévision).
L’UE mène de nombreuses missions de solidarité et de coopération humanitaire avec les pays en développement. Les principaux bénéficiaires sont les Etats voisins et les anciennes colonies.
Les conventions de Lomé unissent depuis 1975 les pays ACP et l’UE.
C’est le premier espace touristique mondial, avec 2/3 des arrivées mondiales. Le tourisme, estival autant qu’hivernal, religieux ou d’affaires, est une activité créatrice d’emplois directs ou indirects.
Les problèmes et les limites de la communauté
Les Européens sont divisés sur de nombreux dossiers. L’affaire de la « vache folle » et l’embargo sur les produits bovins importés du Royaume-Uni l’a montré.
En politique étrangère, les Quinze adoptent difficilement une politique commune (ex-Yougoslavie).
L’UE est déséquilibrée car l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni assument l’essentiel du poids politique et économique et il existe une concurrence interne.
Les problèmes de chômage sont accrus par la concurrence et la mondialisation, qui poussent des secteurs à s’adapter ou à se reconvertir.
Sur le plan politique, l’Union doit construire une Europe à l’échelle humaine. A l’occasion des futurs élargissements, une réforme des institutions s’imposera.

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Brevet/Histoire-Géographie : l’urbanisation dans le monde


I. Laccélération de lurbanisation dans le monde
Un fait mondial
Si au XIXe siècle l’Occident a connu une croissance urbaine importante, l’urbanisation est devenue un phénomène planétaire.
Le pourcentage de population urbaine a considérablement augmenté avec le développement économique.
En dépit de leur ancienneté, les métropoles d’Europe ou d’Amérique du Nord n’ont plus la supériorité en nombre
d’habitants. Parmi les 100 premières villes du monde, 44 sont en Asie et 9 en Afrique.
Les caractéristiques de l’urbanisation depuis 1945
La croissance galopante et souvent désordonnée de la taille des villes entraîne la constitution de mégalopoles ou de très vastes conurbations.
L’intensification de l’exode rural constatée depuis 1945 dans les PED a accéléré l’urbanisation. Cet exode alimente encore l’explosion urbaine des mégalopoles.
On peut parler désormais de civilisation urbaine mondiale. Les formes urbaines s’uniformisent (centres d’affaires ou CBD, centres commerciaux géants, infrastructures de transports).
Le rôle majeur des transports et des échanges
La croissance urbaine s’explique surtout par le dynamisme des échanges. Les réseaux de transports structurent l’espace urbain et permettent aux villes de s’étendre (périurbanisation).
Les activités de pointe (recherche et informatique) suscitent la création de villes nouvelles sur le modèle de la Silicon Valley, en Californie.

II. Les transformations urbaines dans les pays développés
Deux types de croissance des villes
En Europe, les espaces des centres-villes et des banlieues proches sont très attractifs mais coûteux. Les villes se dotent d’espaces verts et de parcs pour améliorer la vie urbaine.
Beaucoup de citadins fuient les désagréments de la ville (pollution, cherté des logements : l’urbanisation progresse par périurbanisation. Les déplacements quotidiens entraînent la saturation des transports urbains.
En Amérique du Nord, les villes n’ont souvent pas de centre historique et les banlieues pavillonnaires s’étendent à perte de vue. Les ghettos des grandes villes jouxtent le CBD (Central Business District) et les autoroutes découpent et organisent les paysages urbains.
Le triomphe des métropoles
La croissance des villes des pays développés présente des caractéristiques communes.
Les métropoles sont le point d’arrivée et de départ des principaux flux d’hommes, de biens et d’informations.
L’importance des métropoles se mesure par la qualité des réseaux de transports, par le nombre d’emplois présents sur place et par le nombre de sièges sociaux d’entreprises.
Une urbanisation planifiée
La croissance des villes est contrôlée par diverses autorités (l’Etat, les collectivités locales). Des textes imposent l’existence de zones inconstructibles et réglementent la taille des bâtiments.
La protection de l’environnement et de la qualité de vie est également devenue une préoccupation majeure (lutte contre les nuisances sonores, préservation de la qualité de l’air).

III. Lexplosion urbaine des pays en veloppement
Des mégalopoles tentaculaires
L’emplacement des villes a souvent été déterminé par les anciennes puissances coloniales. Ces dernières ont privilégié des localisations permettant d’exporter les matières premières
vers la métropole, le littoral par exemple.
L’accélération de l’urbanisation depuis 1945 se fait dans de mauvaises conditions, sans plan d’urbanisme. Aujourd’hui, ces villes sont devenues des monstres urbains ingérables (Le Caire, Mexico).
Les facteurs de lurbanisation galopante
L’exode rural et l’explosion démographique mal maîtrisée nourrissent la croissance urbaine.
La désertification, le manque de terres ou encore les guerres poussent de nombreux migrants vers les villes.
Les migrations internationales alimentent aussi la croissance urbaine, comme dans le cas des réfugiés de l’ex-Zaïre qui fuient vers les grandes villes de la région (Brazzaville, Pointe-Noire).
Des espaces urbains contrastés
Les disparités des niveaux de vie sont repérables à travers l’organisation des villes. Près des quartiers riches s’entassent les populations les plus démunies. A São Paulo, les favelas (bidonvilles) rassemblent plus de 2 millions de personnes installées sur tout l’espace disponible : terrains vagues, décharges, espaces non-constructibles car trop pentus.
Dans les quartiers pauvres, la population doit s’organiser pour subsister. Des réseaux clandestins se forment pour contrôler des trafics illégaux ou criminels (trafic de drogue).

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Brevet/Histoire-Géographie : l’URSS de Staline


I
. A lEst, un vent révolutionnaire

Février 1917 : la fin de lautocratie en Russie
La situation de la Russie en guerre est dramatique (pertes humaines, désertions, désorganisation de l’économie qui engendre des pénuries à l’arrière).
Le mécontentement général s’exprime lors des émeutes du 23 au 27 février à Petrograd. Elles aboutissent à l’abdication du Tsar Nicolas II et à la création d’un gouvernement provisoire, qui promet d’engager des réformes démocratiques.
La révolution doctobre 1917 : les bolcheviks au pouvoir
Les soviets, qui sont des assemblées populaires, s’opposent au gouvernement provisoire, qui ne répond pas aux revendications de Lénine (« la paix, le pain et la terre »). Dans la nuit du 24 au 25 octobre, les bolcheviks s’emparent du pouvoir.
Le pays se trouve en situation de guerre civile. Les révolutionnaires établissent une dictature en s’appuyant sur la police politique (la Tchéka) et sur l’Armée rouge. Les opposants sont éliminés (les bourgeois, les paysans riches, les nobles restés fidèles au Tsar).
Les répercussions internationales de la révolution bolchevique
Le rêve d’une révolution mondiale atteint les milieux ouvriers et intellectuels d’Allemagne et de Hongrie, qui déstabilisent les pouvoirs en place en déclenchant des insurrections.
Le Komintern est chargé de coordonner l’action des partis communistes du monde entier en privilégiant la défense de l’URSS.
Le bolchevisme suscite la peur en Occident. On assiste partout à un divorce entre les communistes qui soutiennent Moscou et les socialistes qui refusent les méthodes révolutionnaires des bolcheviks.

II. Du bolchevisme au stalinisme (19211927)
Une économie à reconstruire
Entre 1917 et 1921, la guerre civile a eu des effets dévastateurs sur l’économie (production industrielle effondrée, agriculture ruinée, famines).
Lénine fait adopter un programme économique, la NEP.
Un territoire à organiser
Le 30 décembre 1922, la naissance de l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) est proclamée à Moscou.
C’est un Etat fédéral qui tient compte des différentes nationalités de l’ancien empire russe.
Ce n’est pas un Etat démocratique et le Parti communiste est le seul autorisé.
Le 21 janvier 1924, Lénine meurt sans avoir eu le temps d’organiser sa succession.
Un pouvoir à prendre
Staline est très proche de la majorité des membres du Parti communiste soviétique.
Pour mieux les éliminer, Staline oppose les uns aux autres les principaux dirigeants du Parti et de l’Etat. Ce sont les grandes purges.
Exilé en 1927, Trotski est assassiné à Mexico en 1940 sur ordre de Staline.

III. Staline au pouvoir (19281953)
Une économie planife et collectivisée
En 1928, Staline est le maître du Parti et de l’Etat soviétique.
Il met en place une planification de l’économie par des plans quinquennaux.
Ils ont pour but de rattraper le retard industriel, surtout dans la sidérurgie et dans la métallurgie lourde.
L’Etat supprime le droit à la propriété privée des terres. Les terres qui avaient été données aux paysans en 1917 sont confisquées en 1928. C’est la collectivisation des terres, les villages sont transformés en kolkhozes.
Un pays terrorisé par un État totalitaire
Staline met en place les outils de sa dictature. La Tchéka devient le KGB. Le Goulag, administration des camps de concentration et de travaux forcés, organise la déportation de millions d’opposants dans tout le pays.
Des révoltes s’ensuivent en Ukraine et en Géorgie – qui sont sévèrement réprimées – et des massacres et déportations massives des Koulaks opposés à la collectivisation forcée des terres.
L’information, la vie culturelle et intellectuelle sont très étroitement contrôlées. Ceux qui soutiennent le pouvoir, la nomenklatura, bénéficient de nombreux avantages matériels (logements, vacances).

IV. LURSS en qte dalliances
Lempire soviétique
Les différentes provinces de l’ancien empire russe sont devenues une fédération de « républiques soviétiques nationales ». Mais c’est Moscou qui détient les pouvoirs.
La patrie du socialisme
Staline impose l’idée que la réussite du régime soviétique sera profitable au mouvement révolutionnaire international.
LURSS face à la guerre
Elle cherche à améliorer ses relations avec les autres Etats. En 1934, les Soviétiques adhèrent à la SDN.
Le pacte de non-agression germano-soviétique, signé le 23 août 1939, prévoit un protocole secret de partage de la Pologne et des Etats baltes.
Malgré cela, le 22 juin 1941, Hitler envahit l’URSS par surprise.

V. Dates et mots-clés
Dates
23-27 février 1917 : révolution de Février
24-25 octobre 1917 : révolution d’Octobre
30 décembre 1922 : proclamation de l’URSS
21 janvier 1924 : mort de Lénine
23 août 1939 : pacte germano-soviétique
22 juin 1941 : attaque de l’URSS par l’Allemagne
5 mars 1953 : mort de Staline
Mots-clés
Autocratie ; Tsar ; gouvernement provisoire ; soviet ; bolchevik ; Tcheka, Armée rouge ; Kominterm ; URSS ; NEP ; Parti ; purges ; planification ; collectivisation des terres ; kolkhoze ; Etat totalitaire ; Koulak ; KGB ; goulag.
Biographies
Nicolas II (1868-1918) : Tsar de toutes les Russies à partir de 1894, il abdique le 2 mars 1917 après la révolution de février. Jugé dangereux pour la révolution, il est exécuté avec toute sa famille par les bolcheviks en juillet 1918.
Lénine (Vladimir Illich Oulianov) (1870-1924) : né dans une famille bourgeoise, il entreprend des études de droit et adhère au Parti social-démocrate avant de devoir s’exiler pour ses opinions. Il revient en Russie après la révolution de Février 1917, expose ses idées dans les « Thèses d’avril », et s’empare du
pouvoir après la révolution d’Octobre 1917.
Staline (Iossif Vissarionovitch Djougachvili) (1879-1953) : né en Géorgie dans une famille pauvre, il evient révolutionnaire après avoir voulu être prêtre. Il élimine un à un tous ces adversaires après la mort de Lénine. Il a dirigé l’URSS d’une main de fer, malgré son surnom de « petit père des peuples ».

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Brevet/Histoire-Géographie : la France depuis 1945

I. La France de la IVème république
Une reconstruction politique difficile
Le Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF), dirigé par le général de Gaulle, s’installe à Paris en 1944. Il est reconnu officiellement par les Alliés.
Pour recréer l’unité nationale, des ministres communistes participent pour la première fois au gouvernement.
Les femmes obtiennent le droit de vote en 1944.
De Gaulle défend l’idée d’un éxécutif fort. Désavoué par les députés, il démissionne le 20 janvier 1946.
La IVème république naît en octobre 1946. Le gouvernement est constitué de la SFIO, du PCF et du MRP.
En 1947, en pleine guerre froide, les ministres communistes sont renvoyés.
Des progrès sociaux et économiques incontestables
Le rationnement est maintenu jusqu’en 1949.
Le gouvernement procède à la nationalisation des secteurs-clés de l’économie. Les allocations familiales et la sécurité sociale sont mises en place.
Grâce au plan Marshall, l’Etat met l’accent sur les industries de base (barrages hydroélectriques, ports routes, automobiles).
La construction européenne commence, lancée par Shumann et Monnet. La CECA est créée en 1951 et la CEE en 1957.
Grâce au baby-boom, le nombre d’habitants passe de 40,1 à 44,6 millions de 1946 à 1958.
Malgré la construction de grands ensembles, de nombreux Français vivent dans des bidonvilles.
La fin de la IVeme république
Le mode de scrutin, qui favorise les petits partis, ne permet pas de dégager de majorité. En 12 ans, 25 gouvernements se succèdent au pouvoir.
Les gouvernements sont confrontés à la volonté d’émancipation des colonies dès la fin de la guerre.
La guerre d’Indochine, commencée en 1947, tourne au désastre à Dien Bien Phu (mai 1954).
La France est humiliée par l’Egypte lors de la crise de Suez et se discrédite lorsqu’elle s’acharne en Algérie.
Les pieds-noirs craignent que le gouvernement n’accorde l’indépendance à l’Algérie. Le 13 mai 1958, ils se soulèvent avec l’appui de l’armée.
Face à la menace de guerre civile, le général de Gaulle apparaît comme le seul recours. L’assemblée lui accorde les pleins pouvoirs pour élaborer une nouvelle constitution : c’est la fin de la IV ème république.

II. La France de la Vème république
La république gaullienne (19581969)
La nouvelle constitution, approuvée en septembre par référendum, donne des pouvoirs étendus au chef de l’Etat.
Le président s’attache à sortir du bourbier colonial. En 1962, les accords d’Evian accordent l’indépendance à l’Algérie.
La décolonisation de l’Afrique noire s’accomplit pacifiquement en 1960-1961.
La France fait un retour sur la scène mondiale. Elle se dote de la bombe atomique en 1960, sort de l’OTAN en 1966. Elle se réconcilie avec l’Allemagne et s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE.
La gauche dénonce le caractère autoritaire du pouvoir. De Gaulle est réélu en 1965, mais est mis en ballotage par le socialiste Mitterrand.
Depuis 1945, la France s’est transformée en profondeur : elle s’est rajeunie, modernisée et urbanisée. Elle est entrée dans l’ère de la consommation de masse et des loisirs.
Jugeant la société trop figée, les étudiants parisiens se révoltent en mai 1968. La crise s’étend à l’ensemble du monde du travail. Les élections législatives organisées en juin sont remportées par les gaullistes.
Le maintien de la droite au pouvoir (19691981)
Un référendum sur les régions proposé par le général donne la victoire au « non ». De Gaulle démissionne le 28 avril 1969.
Georges Pompidou, ancien Premier ministre, est élu président de la République en juin 1969. Il conduit une politique plus européenne que de Gaulle. Son Premier ministre est Jacques Chaban-Delmas. Il meurt en 1974.
A l’élection de mai 1974, Valery Giscard d’Estaing l’emporte sur Mitterrand, le candidat unique de la gauche. Il choisit Jacques Chirac comme Premier ministre. Il se montre proche des Français et adopte une politique libérale.
La crise économique s’accentue et provoque une montée du chômage et de l’inflation. Le Premier ministre, Raymond Barre -un économiste-, opte pour une politique d’austérité.
Le temps des alternances (depuis 1981)
Avec l’élection de François Mitterrand en 1981, la gauche accède pour la première fois au pouvoir sous la Vème république.
Après la victoire de la droite aux élections législatives de 1986, le président est contraint de nommer Chirac Premier ministre. C’est la cohabitation. En 1997, la situation s’inverse avec un président de droite (Jacques Chirac, élu en 1995) et un Premier ministre de gauche (Lionel Jospin). Le bicentenaire de la Révolution française en 1989 et la victoire de la Coupe du monde de football en 1998 ne peuvent faire oublier les difficultés. Le malaise des banlieues et l’insécurité progressent.

III. Dates et mots-clés
Dates
avril 1944 : droit de vote aux femmes
janvier 1946 : départ de De Gaulle
1947 : renvoi des ministres communistes
juillet 1954 : fin de la guerre d’Indochine
mars 1957 : création de la CEE
13 mai 1958 : crise institutionnelle grave, retour de de Gaulle.
juillet 1962 : indépendance de l’Algérie
mai 1968 : grèves et contestation étudiante
avril 1969 : démission de de Gaulle
avril 1974 : mort de Georges Pompidou
mai 1974 : élection de Valéry Giscard d’Estaing
mai 1981 : élection de François Mitterand
mai 1995 : élection de Jacques Chirac
Mots-clés
IVème république ; GPRF ; nationalisation ; construction européenne ; guerre d’Indochine ; crise de Suez ; constitution ; Vème république ; référendum ; accords d’Evian ; décolonisation ; mai 1968 ; alternances ; cohabitation.
Biographies
Charles de Gaulle ( 1890-1970) : homme d’Etat français. Il refuse l’armistice de 1940 et devient le chef de la France libre. Il rentre triomphalement en France en août 1944. Il est le premier président de la Vème République à partir de 1958. Il est réélu en 1965 et démissionne en 1969. Il meurt à Colombey le 9 novembre
1970.
Georges Pompidou ( 1911-1974) : ancien professeur de lettres, directeur de banque, puis Premier ministre, il préside la République de 1969 à son décès, en 1974.
Valéry Giscard d’Estaing (né en 1926) : ministre des Finances à plusieurs reprises, il succède à Pompidou à l’Elysée de 1974 à 1981.
François Mitterand (1916-1996) : avocat charentais, plusieurs fois ministre, il est président de la république de 1981 à 1995.
Jacques Chirac (né en 1932) : Corrézien, deux fois Premier ministre et maire de Paris pendant 18 ans, il est élu président de la République en 1995. Il termine son mandat en 2007.

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Brevet/Histoire-Géographie : Le Japon


I
. La maîtrise du territoire

Un peuple à létroit
126 millions de japonais vivent sur un archipel montagneux et exigu (327000 km2). Les îles principales sont Honshu, Hokkaido, Shikoku et Kyushu.
La population, très dense, se concentre sur des plaines littorales étroites. Les Japonais, citadins à 90%, vivent surtout dans la mégalopole de 1200 km qui va de Tokyo à Fukuoka.
Trois agglomérations composent la mégalopole : Tokyo (32,5 M hab.), Osaka-Kobe (15,5 M hab.), Nagoya (7 M hab.). L’espace y est un des plus chers au monde.
La nature japonaise, entre contraintes et art de vivre
Les Japonais affrontent des risques naturels permanents liés au climat et à la géologie. Typhons, éruptions volcaniques, séismes, tsunamis provoquent des catastrophes comme à Kobe en 1995.
Le sous-sol japonais est pauvre. Le pays a recours à des importations massives et a opté pour l’électricité nucléaire.
Malgré une nature contraignante, les Japonais vivent en harmonie avec elle.
La maîtrise des rapports homme-nature et l’art des jardins sont des traits essentiels de la civilisation japonaise.
Les atouts de linsularité
Le domaine maritime est important. Les Japonais développent une pêche et une aquaculture performante.
La longueur des côtes (33 000 km) offre de multiples possibilités d’aménagement. Les ports sont nombreux. Les complexes industrialoportuaires sont les plaques tournantes des importations et la base de départs des produits finis.

II. La deuxième puissance économique mondiale
De léchec militaire au triomphe économique
La capitulation de 1945 a mis fin à la domination japonaise sur l’Asie. Le pays a bâti alors une économie sur le modèle de l’occupant américain.
L’économie se fonde sur un Etat très actif avec le ministère du Commerce international et de l’Industrie (MITI). Elle s’appuie sur la société japonaise à la main d’œuvre très qualifiée et disciplinée.
La deuxième industrie du monde
L’industrie est marquée par la littoralisation. L’importation de matières premières et l’exportation de produits manufacturés expliquent l’implantation des industries sur la côte.
Les industries traditionnelles ( textile et construction navale) doivent se reconvertir car elles sont concurrencées par les « dragons » d’Asie.
Les grandes firmes dominent l’industrie de la machine-outil et de l’automobile dont le Japon est le premier producteur mondial. Les industries de pointe (informatique, robotique, électronique) le placent aussi au premier plan.
L’industrie consacre d’énormes budgets à la recherche. L’innovation et la création sont le souci constant des sociétés.
Une puissance commerciale et financière
Le protectionnisme permet de préserver le marché national. La balance commerciale, très excédentaire, permet de gros investissements.
Depuis 1980, le Japon investit dans le monde entier et les banques sont au premier rang mondial.
La Bourse de Tokyo est la deuxième du monde et le yen, qui est une monnaie très forte, est un outil de la puissance japonaise.
Pourtant, la crise financière asiatique (1997) a fragilisé le système, provoquant faillite et chute des valeurs boursières.

III. La puissance japonaise dans le monde
Louverture sur le monde
Après l’échec militaire de 1945, le pays s’oriente vers la conquête des marchés.
Il fait d’énormes investissements à l’étranger, délocalise des entreprises et crée des joint-ventures. Il fait ainsi des économies sur les coûts de production ou y vend directement ses produits.
L’Occident influence de plus en plus le Japon dans son mode de vie. Les touristes japonais sillonnent les pays voisins, les Etats-Unis et l’Europe.
En même temps, la culture japonaise de masse se répand avec les jeux vidéo et les gadgets.
Le Japon et ses partenaires
Le Japon est un élément clé de la Triade (Etats-Unis, Union européenne, Japon), qui représente 70% du commerce mondial et 80% de l’investissement.
Les Etats-Unis restent son premier partenaire, mais il s’intéresse aussi à l’Europe (France, Royaume-Uni).
Il veut s’imposer dans la zone Pacifique, malgré la mauvaise image laissée pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le Japon est un pays riche dans une zone pauvre.
Les limites de la puissance
Comme les pays riches, le Japon subit un vieillissement de sa population.
Il dépend des EU pour sa défense militaire et n’a qu’un rôle politique international limité.
La société affronte de profondes mutations (rôle des femmes, problèmes des jeunes, place de l’individu dans l’entreprise). Les chômeurs et les pauvres se multiplient.
Depuis la crise financière de 1997, le pays est entré dans une profonde crise économique et sociale.
Le Japon est un des pays les plus pollués au monde : l’air des villes, la mer avec les déchets industriels, le sol avec les infiltrations chimiques et le bruit.

IV. Lespace industriel japonais

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Brevet/Histoire-Géographie : Les Etats-Unis


I
. Territoire et population

Limmensité du territoire, atout ou handicap ?
Les Etats-Unis ont un territoire-continent : 9,3 millions de km2.
Trois grands ensembles composent le relief. D’ouest en est : les Rocheuses, les Grandes Plaines – drainées par le Mississippi – et la chaîne des Appalaches.
La variété des climats est propice à l’agriculture, sauf à l’ouest du 100e méridien où les pluies sont insuffisantes.
Les ressources énergétiques (pétrole, gaz, charbon) et minérales (cuivre, fer) sont très abondantes.
La conquête d’un immense territoire a nécessité la mise en place d’un important réseau de transport. Les voyageurs préfèrent utiliser l’avion et l’automobile. Le transport des marchandises est assuré par des camions, des trains et des tubes. Un important réseau de télécommunication (téléphone, Internet) permet la transmission rapide d’informations.
270 millions dAméricains
Le territoire des Etats-Unis a été peuplé par des immigrants venus majoritairement d’Europe. Aujourd’hui, les nouveaux arrivants viennent surtout d’Amérique latine et d’Asie.
Les minorités représentent plus de 25% de la population. Ce sont les Noirs, les Hispaniques, les Asiatiques et les Indiens. Le mélange des différentes ethnies dans le melting-pot se fait difficilement.
La population est celle d’un pays développé. La croissance démographique s’est ralentie depuis les années 60 et 70% des actifs sont dans le secteur tertiaire.
70% des Américains vivent dans le Nord-Est, mais héritiers des premiers migrants, ils sont très mobiles. Depuis la crise de la Manufacturing Belt, ils se déplacent vers la Sun Belt, qui bénéficie d’un climat agréable et d’une économie dynamique.

II. Une Amérique urbaine
Un territoire dominé par des métropoles
80% des américains résident en ville. L’exode rural déclenché par la révolution industrielle a entretenu une forte croissance urbaine dès 1920.
L’Amérique est un pays de grandes agglomérations, inégalement réparties sur le territoire. Les 3 plus grandes sont New-York (20 millions), Los Angeles (16 millions) et Chicago (9 millions).
La Mégalopolis rassemble à elle seule 50 millions d’habitants. Mais elle stagne, alors que la métropolisation progresse dans la Sun Belt.
Des agglomérations organisées sur un même modèle
Les agglomérations américaines sont divisées en quartiers qui séparent les riches des pauvres et les Blancs des minorités.
Le centre est partagé en deux zones :
– le quartier des affaires (CBD), reconnaissable à ses gratte-ciel.
– les quartiers d’habitation, souvent dégradés, où les minorités vivent en ghetto.
Autour du centre s’étendent d’immenses banlieues pavillonnaires, habitées par les populations aisées. De nombreuses entreprises vont s’installer dans ces banlieues, où elles créent de nouveaux quartiers d’affaires.
Des agglomérations en difficulté
Aux Etats-Unis, la crise urbaine concerne les centres et non les banlieues, contrairement à la France.
Appauvris par le départ des populations aisées, les centres ne sont plus entretenus. On y remarque une augmentation de la délinquance et de la criminalité.
Parfois, la restauration des vieux quartiers favorise le retour des populations aisées. A New-York, certains Blancs reviennent habiter Harlem depuis sa rénovation.

III. Les EtatsUnis, seule puissance dominante ?
La domination économique et financière
Les Etats-Unis sont la première puissance économique du monde. C’est la première agriculture, la première industrie, et le premier pays commerçant.
Peut-être l’évolution spatiale des activités (déclin relatif du NE en reconversion ; renforcement du poids éco de la Sun Belt ; l’intérieur plus rural.
Ces performances s’expliquent par l’esprit d’entreprise des Américains, favorisé par le capitalisme. De plus, depuis 1929, l’Etat américain intervient dans la vie économique.
La monnaie américaine, le dollar, demeure la devise de référence dans les échanges internationaux et les investissements américains dans le monde sont considérables.
Toutefois, on observe des signes de faiblesse. L’industrie et l’agriculture américaines sont concurrencées par le Japon et l’Union Européenne, et les Etats-Unis sont le pays le plus endetté du monde.
La domination politique et militaire
Depuis 1945, les Etats-Unis se présentent comme les défenseurs du monde libre. Ils interviennent dans quelques conflits (Vietnam, Irak ), jouent le rôle d’arbitre, mais défendent surtout leurs propres intérêts.
Ils disposent d’une place influente à l’ONU (droit de veto), d’un vaste système d’alliances, et de la première armée du monde.
Leur domination est remise en question par certains alliés, et est contestée également par les Américains eux-mêmes, qui refusent de mourir dans des guerres qui ne les concernent pas.
La domination scientifique et culturelle
La plupart des grandes inventions de la seconde moitié du XXe siècle sont américaines. Les universités attirent de nombreux étudiants étrangers.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, le monde est envahi par la culture américaine, diffusée par de puissants médias.
L’anglo-américain est devenu la langue internationale des scientifiques et des chercheurs.

IV. Loccupation du territoire américain

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Brevet/Education civique : les institutions de la Ve République


I
. La Constitution, support de la République

La Constitution est l’ensemble des règles qui définissent l’organisation et le fonctionnement des institutions publiques au sein d’un Etat.
Son le :
– protéger les droits de chaque citoyen et assurer le respect des libertés publiques,
– définir la forme d’un Etat (monarchie, République, …) et les pouvoirs des représentants du peuple.
Le Conseil Constitutionnel (9 membres, nommés pour 9 ans par le président de la République, le président de l’Assemblée Nationale et le président du Sénat) est chargé de la faire respecter.
Modifier la constitution
La Constitution peut être modifiée pour s’adapter aux attentes de la société. L’article 89 a été prévu pour cela.
La révision de la Constitution peut être décidée à la fois :
– par le Président de la République sur proposition du Premier Ministre,
– par les membres du Parlement : les députés et les sénateurs.
Le projet ou la proposition de révision doit être voté par les députés et les sénateurs, sur un texte identique.
La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par le peuple, par voie de Référendum.
La Constitution de la Ve République a été rédigée et adoptée en 1958 pour résoudre le problème de l’instabilité ministérielle.

II. Des pouvoirs clairement définis
Pour protéger la Démocratie, tous les pouvoirs sont séparés.
Lexercice de la souveraineté nationale : les pouvoirs du citoyen
Le citoyen participe à la vie politique grâce au Référendum.
Il élit le Président de la République et un certain nombre de ses représentants (députés et maires notamment).
Le pouvoir exécutif : pouvoirs du Président de la République et du gouvernement :
Faire exécuter les lois et adopter les règlements
Le Président de la République (= chef de lEtat)
Il est élu pour 5 ans, au suffrage universel direct (depuis 1962). Il est rééligible indéfiniment.
Il est le chef des armées, est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de l’indépendance de l’autorité judiciaire.
Il nomme le Premier Ministre et met fin à ses fonctions, préside le conseil des ministres, signe des décrets et ordonnances et promulgue des lois.
Il peut dissoudre l’Assemblée nationale, être investi des pleins pouvoirs en cas de crise grave.
Le Gouvernement
Le Premier Ministre est le chef du Gouvernement. Il dirige l’action du gouvernement, est responsable de la défense nationale, assure l’exécution des lois, exerce le pouvoir règlementaire. Il propose les autres membres de son gouvernement au Président qui les nomme.
Un membre du gouvernement ne peut exercer de mandat parlementaire, ni d’activité professionnelle.
Le gouvernement détient l’initiative des lois. Il peut prendre des décrets et des arrêtés ministériels si le Parlement l’y autorise pour une période limitée.
Le gouvernement est responsable devant le Parlement.
Le pouvoir législatif : pouvoirs du Parlement (Assemblée Nationale + Sénat )
Faire les lois.
Le Parlement a l’initiative des lois (avec le gouvernement). Il adopte, rejette ou amende les lois présentées. Il vote les lois et le budget. Il autorise la déclaration de guerre.
Le Parlement contrôle l’action du gouvernement. Il peut le renverser en votant une motion de censure.
L’Assemblée Nationale :
Elle est composée de 577 députés, âgés de plus de 23 ans, élus au suffrage universel direct pour 5 ans (sauf dissolution), selon un mode de scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
L’Assemblée Nationale siège au Palais Bourbon.
Le Sénat :
Il est composé de 319 sénateurs, âgés de plus de 35 ans, élus pour 9 ans.
Ils sont élus au suffrage universel indirect par un collège electoral qui permet une plus grande représentativité des collectivités territoriales. Le Sénat est renouvellé par tiers tous les 3 ans.
Le Sénat siège à Paris au Palais du Luxembourg.
Le président du Sénat assure la vacance de la présidence de la République.
Le pouvoir judiciaire : pouvoirs des magistrats
Juger selon la loi.

III. Les élections des représentants du peuple
La plupart des représentants du peuple sont élus au suffrage universel direct. Mais il y a 2 modes de scrutin différents.
Le scrutin uninominal majoritaire
Les électeurs choisissent 1 personne. Celle qui est élue est celle qui a obtenu la majorité des voix. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
– Conseillers généraux,
– Députés,
– Président de la République.
Le scrutin de liste
Les électeurs votent pour une liste de candidats. Ces candidats obtiennent un nombre de sièges proportionnel au pourcentage des voix acquises. Ce mode de scrutin est utilisé pour les élections des :
– Conseillers municipaux,
– Conseillers régionaux,
– Parlement européen.
Le mode de scrutin influe sur la représentation nationale.
Avec un scrutin majoritaire, les grands partis seront plus représentés et les petits partis très peu.
Un scrutin proportionnel permet de mieux représenter les différentes tendances, parce que les sièges seront répartis proportionnellement aux votes exprimés. Mais dans une telle assemblée, les décisions sont plus difficiles à prendre parce qu’il n’y a pas de majorité claire.

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Brevet/Education civique : la citoyenneté politique et sociale

I. Le débat citoyen
Faire vivre la démocratie
Pour faire vivre la démocratie, il est important que les personnes puissent individuellement ou collectivement exprimer leurs opinions, leurs volontés.
Le pluralisme des opinions et des modes d’expression permet à la Démocratie d’exister.
La Démocratie respecte les droits de l’homme et ses libertés, dont la liberté de penser et la liberté d’expression.
Ces droits et libertés n’ont pas été acquis en un jour ; des lois marquent le début du droit d’association, du droit de grève, par exemple…
Des groupements permettent de participer aux débats publics, aux prises de décisions, en exprimant certaines opinions.

II. Les associations
La liberté de sassocier
Tout citoyen peut créer une association.
La liberté de s’associer est reconnue dans la Constitution de 1958 et régie par la loi de 1901.
L’association nécessite le groupement de deux ou plusieurs personnes.
Pourquoi et comment sassocier
Le but d’une association ne doit pas être lucratif. Cela signifie que les bénéfices ne peuvent pas être distribués entre les membres, à la différence d’une entreprise. Ils doivent servir à faire vivre l’association ou être distribué en fonction du but de l’association.
Pour pouvoir recueillir des cotisations, une association doit être déclarée à la préfecture. Mais aucune autorisation n’est nécessaire pour créer une association.
De nombreuses associations différentes
Il existe plusieurs types d’associations : clubs sportifs, associations humanitaires, religieuses, de consommateurs, associations de défense des victimes du terrorisme, association de défense de l’environnement …
20 millions de français sont mobilisés dans 800 000 associations.
Certaines associations sont très importantes et exercent des pressions auprès des décideurs qui ne vont pas toujours dans le sens de l’intérêt collectif.

III. Les partis politiques
Quest ce quun parti politique ?
Un parti politique est un rassemblement libre de personnes ayant les mêmes convictions.
Bénévoles, adhérent, militant, dirigeant, tous concourent à faire connaître les idées du parti, son programme.
Défendre des opinions et des choix politiques
En exprimant leurs opinions, ils alimentent les débats publics, proposent leurs idées et se soumettent au choix des citoyens en présentant des candidats aux élections.
Ils doivent respecter « les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie » (Art. 4 de la Constitution de 1958)
Sauvegarder et faire vivre la démocratie
La multitude des partis politiques et la diversité de leurs opinions sont les moteurs de la démocratie. L’expression de toutes les opinions, l’influence des partis d’opposition dans les prises de décisions favorise l’équilibre et la mesure.
Les principaux partis politiques
Les partis dits de « Gauche »
– Le Parti Communiste Français
– Les Verts
– Le Parti Socialiste (1971)
Les partis dits de « Droite »
– Le Rassemblement Pour la République (1976)
– L’Union pour la Démocratie Française (1978)
Les partis d’extrême droite
– Le Front National (1972)
– Le Mouvement National Républicain (1999)

IV. Les organisations syndicales
Définition
Un syndicat est un groupement de personnes constitué pour la défense d’intérêts professionnels communs.
Le syndicalisme est autorisé en France depuis 1884 et il reconnu par la Constitution de 1958.
Les syndicats sont indépendants des pouvoirs politiques.
Les adhérents des syndicats
Les syndicats représentent des personnes qui exercent la même profession ou des professions similaires.
Tous les salariés d’une entreprise peuvent adhérer à un syndicat.
Dans les entreprises de plus de 50 salariés, il peut y avoir des Délégués Syndicaux, c’est-à-dire des personnes désignées par un syndicat et qui le représentent au sein de l’entreprise.
Il y a aussi des syndicats de non-salariés comme les agriculteurs les chefs d’entreprise, les médecins.
Leur rôle et leurs moyens daction
Les syndicats sont censés :
– travailler à l’amélioration des conditions de travail ;
– défendre les droits des salariés ;
– veiller au respect du droit du travail.
Dans les discussions avec les dirigeants d’entreprises ou l’Etat, les syndicats parlent au nom des salariés. Ils les représentent lors des négociations. Parfois, ils peuvent appeler à la grève ou à manifester pour faire pression sur leurs interlocuteurs.
Les grandes confédérations syndicales
Certains syndicats sont plus reconnus que d’autres à cause de leur ancienneté, du nombre de leurs adhérents et de leur poids.
La CGT : Confédération Générale du Travail (1895)
La CFTC : Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (1919)
La CGC : Confédération Générale des Cadres (1944)
FO : Force Ouvrière (1948)
La CFDT : Confédération Française Démocratique du Travail (1964)
C’est avec ces seules organisations que l’Etat discute les conventions collectives, secteurs par secteurs. Elles participent aussi à la gestion d’organismes sociaux comme la Sécurité Sociale, l’assurance-chômage…
Les syndicats jouent un rôle important lors des grandes concertations sociales comme celles qui ont eu lieu, par exemple, au sujet de la mise en place des 35 heures.

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Brevet/Education civique : l’administration de l’Etat et des collectivités territoriales


I
. Ladministration de l‘Etat ...

Les ministères : ladministration centralisée
L’Etat est responsable de tous les domaines qui concernent l’ensemble des Français, comme par exemple la Défense, la Santé
l’Education nationale, la Culture …
Le gouvernement (pouvoir exécutif) est en charge du bon fonctionnement de ces différentes administrations.
Ces domaines sont chacun pris en charge par un ministère à Paris.
Les services décentralisés : ladministration locale
L’autorité des ministres est relayée localement par :
– les préfets de départements qui ont autorité sur les services décentralisés comme les directions départementales de
l’équipement, de l’action sanitaire et sociale …
– les préfets de région pour le développement économique et social.
Les établissements publics nationaux
Pour assurer à toute la population des services dont chacun à besoin, l’Etat contrôle des établissements publics nationaux : les hôpitaux, les transports, les universités …
Les autorités administratives indépendantes
Elles sont chargées du contrôle et de la réglementation de certains domaines. Ces autorités sont entre autre : la Commission Nationale
Informatique et Liberté (CNIL), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), la Commission des Opérations en Bourses (COB).
Les personnes qui travaillent dans ces administrations ou ces services publics sont des fonctionnaires. Ils sont payés par l’Etat.

II. ... au service du citoyen
Toutes les administrations doivent respecter le droit.
Les citoyens qui s’estiment lésés peuvent aller devant un tribunal administratif : c’est la juridiction administrative.
Le Conseil d’Etat, à la tête de toutes les juridictions administratives, peut annuler les décisions qu’elles ont prises.
L’administration publique étant au service de tous les citoyens, son fonctionnement est assuré par l’argent public, c’est-à-dire une partie
des impôts payés par chacun.
En conséquence, tout le monde doit pouvoir savoir comment est utilisé cet argent.
Un organisme, la Cour des Comptes, est chargé de :
– publier un rapport sur l’utilisation de l’argent public,
– juger toutes les questions concernant cet argent,
– surveiller les comptes des entreprises publiques.
La Cour des Comptes est représentée localement par les Chambres régionales de la Cour des Comptes. Ces chambres vérifient les
comptes des collectivités locales.

III. La décentralisation
Depuis 1982, il a été décidé de rapprocher la démocratie des citoyens.
Les membres des conseils sont élus au suffrage universel direct.
A la tête des conseils régionaux et départementaux se trouvent des présidents.
A la tête des conseils municipaux, il y a le maire.
Les préfets, représentants de l’Etat dans les régions et départements, veillent à ce que les décisions des conseils
respectent la loi.
Les ressources des collectivités territoriales sont assurées par :
– les impôts directs (taxe d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle …) et indirects (taxes sur les permis de conduire,
sur les cartes grises… ) qu’elles perçoivent ;
– les dotations de l’Etat ;
– les emprunts.

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