Le site de Christian GRENIER

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Venez visitez le site de l’auteur Christian GRENIER. On lui doit nottamment le roman L’ordinatueur, disponible au CDI.

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UN EXTRAIT de ( L’ordinatueur ) disponible sur le site de l’auteur :
http://www.noosfere.com/grenier/Livre_Plus.asp?qs_num=189

Début du CHAPITRE  1
— Un ordinateur peut-il être un tueur ?
Logicielle relut trois fois de suite, sur son écran, cette étrange question que Germain venait de lui poser. Elle frappa sur son clavier des mots qui s’affichèrent sous la phrase de son interlocuteur :
Logicielle : Que voulez-vous dire par là ?
Germain : La semaine dernière, je suis allé consulter mon médecin à Bergerac. Visite de routine. Les jours précédents, il avait constaté deux décès insolites : des personnes mortes d’un arrêt du coeur devant leur ordinateur.
Logicielle réprima un sourire que Germain ne put voir : ils dialoguaient à six cents kilomètres de distance, grâce à Internet. Mais c’était une conversation muette sur écran. Il en avait fallu, des semaines, avant que Germain ne se décide à acheter un ordinateur ! Logicielle avait même réussi à convaincre son vieil ami que le Réseau était un moyen aussi convivial et plus économique que le téléphone. Et tous deux correspondaient régulièrement par le biais de ce serveur informatique.
Logicielle : Deux adolescents qui jouaient ?…
Germain : Pas du tout. Deux hommes d’un âge respectable : le mien ! C’est-à-dire le double du vôtre.
Le sourire de Logicielle s’accentua : Germain avait plus de cinquante ans. L’année précédente, elle avait été la stagiaire de l’Inspecteur Germain avant de devenir Lieutenant de police et d’obtenir un poste en banlieue parisienne. Soucieux de retrouver ses racines à quelques années de la retraite, Germain avait obtenu sans peine un poste à Bergerac, en Dordogne.
Logicielle : Hasard, Germain ! Aujourd’hui, les gens meurent devant la télé ! Il y a cinquante ans, ça n’arrivait jamais… Forcément !
Germain : Vous avez raison. Je ne sais pas pourquoi ces morts m’ont paru suspectes. Je cherchais sans doute un prétexte pour vous détacher à Bergerac. Après tout, vous appartenez à la police scientifique, comme on dit aujourd’hui, n’est-ce pas Logicielle ?
Logicielle se prénommait Laure-Gisèle. Mais très vite, à l’école de police, ses camarades avaient transformé son prénom en Logicielle à cause de sa passion pour l’informatique. Cette spécialité lui avait déjà permis de débrouiller une ou deux affaires complexes.
Elle n’avait pas répondu à la question de Germain. Son interlocuteur afficha trois nouvelles lignes qui remplacèrent les précédentes :
Germain : Tant pis ! Vous ne viendrez pas en mission dans le Périgord. J’aurais bien voulu vous revoir. Vous savez, le printemps est superbe en Dordogne !
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