L’affiche de François Roca et Fred Bernard nous donne rendez-vous

Pouvoir observer l’horizon et y entrevoir l’annonce d’un nouvelle édition d’un salon du livre jeunesse dans l’ouest  : par les temps qui courent, cela fait du bien d’y croire. L’affiche du 34ème festival du livre jeunesse et de la BD de Cherbourg-en-cotentin, publiée dans un article du 25/01 sur le site de Ouest-france est très engageante. Elle est magnifiquement réalisée par François Roca et Fred Bernard. En attendant ce rendez-vous du 27 au 31 mai 2021 (croisons les doigts), relisons leurs aventures.

Vivons livres !

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Les auteurs illustrateurs des éditions L’école des loisirs rendent hommage aux libraires dans Vivons livres !

Bon feuilletage, belles lectures et n’hésitez pas à partager vos envies de lectures chez vos libraires de Vitré et d’ailleurs, indispensables passeurs.

Frères de Kwame Alexander

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Josh et Jordan Bell sont jumeaux et stars de leur équipe de basketball, les Wildcats. Quand les frères entrent sur le terrain, ils font leur numéro et mènent le show. Ils admirent les meilleurs joueurs, mais gardent pour héros leur père, un grand basketteur retraité, surnommé « le Boss ». Le père enseigne à ses fils l’art et la manière de jouer et de vivre avec passion et amour. Les fils suivent leur étoile et rêvent de briller en dignes héritiers de Chuck Bell. La mère, fervente supportrice de ses jumeaux, est directrice adjointe de leur collège ; elle veille au bien-être de ses trois joueurs tant aimés et à l’unité de sa famille. La santé de son mari la préoccupe d’autant plus qu’il nie les risques d’hypertension héréditaire. Son obstination le mettra hors-jeu. Exclu des préoccupations de son père malade et de son frère amoureux, Josh reste seul avec sa colère. Le ballon est un moyen d’évacuer ses émotions et de fuir des réalités fâcheuses, mais le joueur est suspendu quand il entrave les règles.
Josh scande sa vie et son jeu en slam et rimes libres. Son récit poétique et mouvant, découpé en six chapitres, prend la forme d’un match de basketball : l’échauffement, les quatre quart-temps et les prolongations. Chaque période, déclamée en de courtes séquences, renforce l’effet d’oralité. Lors des descriptions des matchs, les mots sont mis en scène au rythme du ballon. La typographie évolue et illustre l’intensité des commentaires et l’intervention d’interlocuteurs. La parole vibre par une expression libre, populaire, et rythmée dans de nombreuses conversations directes et des textos. Les joutes verbales entre le père et le frère témoignent de la richesse de leurs liens, d’une rivalité aimante et d’un désir de se distinguer tout en restant inséparables. En orateur consciencieux, Josh questionne, définit et explique, de son langage jeune et stylé, ses dix règles de vie en quelques lignes essaimées.
Frères est le témoignage fort et sensible d’un adolescent, Josh, qui fait du basket avec ses jambes, ses dreadlocks, son frère et son cœur. Fort de l’art transmis par son père, il s’efforce d’élever ses limites et de viser le ciel. C’est une histoire émouvante d’héritage et de transmission portée par une jeune voix passionnée.

critique écrite par E. Decourtias pour Nantes Livres jeunes en 2017 : https://livrjeun.bibli.fr/index.php?lvl=more_results

Une nouveauté sur les étagères du CDI à partir de 13 ans.

Si tu as aimé ce roman, où l’écriture s’empare du ballon rond, je te conseille ABC … d’Antonio Da Silva aux éditions du Rouergue.

 

Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti

Je viens de relire avec plaisir et émotions Une bouteille dans la mer de Gaza, le beau roman de Valérie Zenatti paru en 2005. J’aimerais vous écrire qu’il s’agit du récit d’un conflit enfin terminé, porté par deux voix adolescentes, israélienne et palestinienne, accordées pour une réconciliation. Mais ses lignes et la force du message porté n’ont pris aucune ride.

2003, l’horreur assombrit le quotidien de Jérusalem et pèse sur les pas et les espoirs de ses habitants, comme lors de cette journée de novembre où un « attentat moyen » fait six morts dans un café du quartier de Tal. Elle ne s’habitue pas à ces plongées dans la terreur de la guerre et de ses échos – explosions, ambulances, informations, cris… Elle éprouve le besoin d’écrire ce qu’elle ressent à une adolescente d’en face. Elle glisse sa lettre dans une bouteille et charge son frère Eytan, jeune militaire à Gaza, de la jeter dans la mer. La réponse espérée vient d’un jeune palestinien « Gazaman ». Des courriels s’échangent, durs et tendus, sincères et sensibles et des liens se nouent. L’une craint les attentats terroristes, l’autre étouffe sous les lois islamiques et la présence armée. Victimes potentielles, tous deux ignorent l’insouciance de la jeunesse. Par leurs récits, ce sont deux histoires intimes et communautaires qui se disent, s’écoutent et se comprennent.

Le père explique à sa fille comment trois religions en sont venues à se battre pour une ville, Jérusalem. Par les paroles de ses personnages en lutte, l’autrice revient sur l’Histoire de ce conflit, de son origine au début de notre siècle, offrant ainsi un éclairage indispensable et impartial sur les enjeux de cette guerre.

Tal et son correspondant représentent une génération en souffrance, à l’avenir compromis. Ils s’en libèrent par l’écriture, en franchissant le premier obstacle à la communication qu’est la langue (hébreu/arabe).

à partir de 14 ans

Une bouteille dans la mer de Gaza, Valérie Zenatti, L’école des loisirs, Médium, 2005

Le masque de Stéphane Servant et Ilya Green, éditions Didier Jeunesse

cliquez sur l’image et découvrez quelques extraits sur le site des éditions Didier jeunesse.

Profitons de cet éclairage saisonnier sur l’illustratrice Ilya Green pour redécouvrir son album illustré Le masque. N’oublions pas que le masque peut-être l’objet de jeux de métamorphoses …

« Petit Frère a trouvé un masque tout blanc qui lui permet de se transformer en l’animal de son choix. Il amuse beaucoup ses camarades mais ne sait pas s’arrêter à temps. Il vole des baisers, soulève les jupes des filles, cherche à commander et se fait peu à peu rejeter… L’histoire des métamorphoses d’un petit garçon qui se cherche entre séduction et colère.« 

Le masque, Stéphane Servant et Ilya Green, Didier Jeunesse, 2011, 9782278067398, 14,20€

Salon 2020 du livre jeunesse de Fougères

Pour sa 36ème édition, les 13, 14 et 15 novembre 2020, le salon du livre jeunesse de Fougères porte haut l’œuvre d’Ilya Green, auteure et illustratrice pour l’édition jeunesse de plus d’une trentaine d’albums, en collaboration, traduits dans différentes langues étrangères, ou à partir de ses propres textes.

D’une palette de couleurs riches, vives et douces à la fois, Ilya Green nous livre une vision originale de l’enfance. Autour de sujets parfois sensibles, elle crée des univers oniriques, tendres et chaleureux, où la nature complice et protectrice accompagne l’enfant dans ses jeux, explorations et l’enveloppe dans son sommeil . En attendant de la rencontrer parmi d’autres auteurs invités , sortez découvrir ses mondes colorés, animés d’enfants aux visages ronds, masqués, drapés de couleurs … dans les médiathèques de l’agglomération de Fougères listés sur le site du salon,sur le programme et la présentation des auteurs et illustrateurs invités ou sur la page Facebook du salon.

Belles visites à tous !

Prix des Incorruptibles

L’ensemble scolaire Sainte Marie est au rendez-vous de la 32ème édition du prix des Incorruptibles. Les sélections 2020 seront explorées, en textes et images, par les élèves des classes élémentaires, d’une 6ème et d’une 5ème.

Ainsi les élèves de la classe de 6E découvrent depuis quelques mois une sélection de six romans et un album illustré :

 

 

 

 

Daisy, lycéennes à Fukushima

Daisy, lycéennes à Fukushima, de Reiko Momochi, traduit par Ryoko Sekigoshi, éditions Akata Manga, 2014, 2 tomes

« Depuis le terrible tsunami qui a frappé Fukushima, Fumi n’ose plus sortir de chez elle, trop inquiète pour sa santé, à cause des éventuelles radiations émises par la centrale. Pourtant, en dernière année de lycée, il faudra bien qu’elle se décide à retourner en cours. Mais est-il seulement possible de recommencer à vivre et de faire comme si de rien n’était, quand même une simple pluie représente la menace d’une contamination radioactive ? Heureusement, elle pourra compter sur Moé, Ayaka et Mayu, ses trois meilleures amies. Ensemble, elles comptent bien profiter de la vie, et surtout sortir toutes diplômées du lycée ! Elles décident alors de créer un groupe de musique, Daisy, pour se redonner du courage. Mais très vite, la réalité les rattrape et… » (Akata Manga)
A partir de 12 ans

Daisy, lycéenne à Fukushima est une série courte, un shôjo, réalisé sur la base des témoignages de lycéennes recueillis par Momochi Reiko à Fukushima. L’auteure nous livre, en deux tomes, un récit réaliste, juste et bien documenté sur le contexte historique et écologique de Fukushima après le 11 mars 2011. A travers le regard d’un groupe d’adolescentes japonaises, en prises avec leur quotidien, leurs relations familiales, amicales, amoureuses, leurs peurs et doutes de l’avenir, c’est le ressenti et la résistance d’habitants restés dans une région classée en zone sinistrée que nous lisons. La fidélité et l’envie de vivre des personnages attachants filent un récit plein d’espoir.

Salut à toi peuple de lecteurs !

Salut à toi lecteur, lectrice de Vitré ou d’ailleurs !

Les élèves du collège Sainte Marie de Vitré et leurs professeures documentalistes t’ouvrent leurs pages et leurs coups de cœur littéraires en tous genres, te partagent leurs découvertes, intérêts  et créations : un site ressource animé par des compétences et des personnalités riches et plurielles !