La petite sorcière rousse

 

 

   Il était une fois, une hideuse et repoussante sorcière. Elle avait une touffe de cheveux roux que l’on pouvait des fois confondre avec un buisson d’automne. Elle vivait dans un pays lointain et personne ne l’aimait mais nul ne se doutait que c’était la personne la plus importante au monde. Elle possédait la clé des Enfers mais n’y envoyait jamais personne. Cette solitude lui pesait, ce lourd secret l’obligeait à rester seule pourtant elle était très sociable, douce et gentille mais ne pouvait se montrer.

 

   Alors, un jour de beau temps, elle se décida à sortir de son silence et rendre cette maudite clé à son propriétaire, le Diable. Pour cela, elle jugea bon d’aller voir le génie qui savait tout, vraiment tout et qui aurait sûrement les capacités de lui montrer le chemin à suivre pour se rendre aux portes du Mal.

 

   Elle marcha longtemps, longtemps et après tout ce périple, elle trouva enfin une maisonnette toute bleue et blanche. Elle s’engouffra alors dans cette bicoque et rencontra un vieux monsieur sillonné de rides :

_ Bonjour Sorcière. dit le génie, fatigué.

_ Bonjour, comment sais-tu que je suis une sorcière? lui demanda-t-elle.

_ Je sais tout, vraiment tout. répondit-il

La sorcière acquiesça et s’en voulut de ne pas y avoir pensé avant.

_ Alors, comme cela vous détenez la clé des Enfers et vous voulez trouver le Seigneur du Mal et la lui restituer en main propre, délivra-t-il.

_ C’est exactement cela, affirma-t-elle.

Elle s’étonna d’autant de talent et de précision dans son raisonnement.

_ Vous cherchez l’endroit de cette fameuse entrée du Malheur mais je crains que vous n’en sortiez pas vivante, prévint-il.

_ Je n’ai pas peur ! s’exclama-t-elle.

_ Dans ce cas, il faut marcher vers l’ouest et vous trouverez certainement ce que vous cherchez, répliqua-t-il avant de s’endormir.

 

   Elle sortit alors de la chaumière puis suivit les instructions du génie et marcha vers l’ouest quelque peu inquiète des propos du vieux personnage car elle ne voulait pas mourir. Elle pensa avoir encore plein de choses et plein de gens à découvrir. Elle marcha longuement…

 

   Un jour de pluie, elle dut traverser un fleuve, ce ne fut pas une mince affaire car le courant était très fort. Elle fit trois pas et fut déjà mouillée jusqu’aux hanches, au quatrième pas le courant l’emporta mais elle s’agrippa heureusement à un rocher qui affleurait à la surface. Elle put alors continuer sa progression dans l’eau, mais par malheur cette dernière l’emporta encore une fois dans sa course. Pendant une longue minute, elle fut dominée par le cours d’eau. Mais soudain, elle sentit une corde qui la chatouillait. Elle l’empoigna et put enfin atteindre la rive. Elle scruta les environs pour découvrir qui avait pu la sauver de ce torrent.

   Elle vit alors tout près d’un buisson, un petit lutin :

_ Bonjour, je suis monsieur Lutin, venez dans ma maison nous y serons plus au chaud, recommanda-t-il.

Monsieur Lutin fit un signe du bras pour inviter la sorcière à entrer. Elle dut se baisser pour y entrer. La maison était minuscule mais très chaleureuse.

_ Alors, dites-moi ce n’est pas souvent que je rencontre des humains, d’où venez-vous et pourquoi êtes-vous ici ? questionna-t-il.

La sorcière lui dévoila alors toute son histoire du début jusqu’à la fin. Monsieur Lutin resta bouche bée.

_ J’ avoue me sentir fier de parler avec une femme possédant autant de courage. Je vais vous révéler quelque chose mais nul ne doit le savoir. Je possède l’Amulette Sacrée. Elle permet de rester immortel mais si on l’enlève, on redevient comme avant. Je serais heureux de vous l’offrir car l’Ange Noir ne vous laissera pas la vie sauve…

_ Je vous en remercie pleinement ! s’écria-t-elle.

Il partit quelques minutes et revint avec un minuscule coffret. Il l’ouvrit et tous deux admirèrent alors la somptueuse pépite en or percée pour faire passer un fil. Monsieur Lutin la prit et la passa autour du cou de la sorcière.

_ Elle est magnifique. jugea-t-elle devant autant de splendeur.

Monsieur Lutin acquiesça et ajouta :

_ Je vous invite à souper et à dormir cette nuit dans ma demeure.

La sorcière répondit à son offre avec plaisir. Ils prirent le dîner et elle alla se coucher aussitôt. Dès l’aube, elle partit en laissant une lettre à monsieur Lutin :

 

Cher Monsieur Lutin,

Je vous remercie de cet accueil si chaleureux et

je reviendrai vous voir vous pouvez en être sûr !

 

Sorcière

 

   Elle recommença alors sa longue marche vers l’ouest. Elle s’arrêta dans d’innombrables auberges et fit de nombreux arrêts. Elle croisa des artisans, des commerçants, des enfants, des parents, des vieux, des jeunes, des grands, des petits, des gros, des minces, des boulangers, des ébénistes, des hôteliers et même des princesses mais personne ne la remarqua vraiment. Un jour de timide soleil, elle rencontra un magicien. Ils discutèrent de tout et de rien. Elle lui conta son aventure.

   _ Si vous me racontez tout cela, c’est que vous avez confiance en moi, murmura-t-il. Alors je vais en faire de même. Mes ancêtres détenaient la Baguette de la Mort et moi-même maintenant. Je n’ai pas de descendants et dans ces conditions, j’ai peur de ne plus pouvoir la garder encore longtemps. Je suis très faible et mourant, grogna-t-il. Je serais ravi de vous la remettre mais il faut en prendre bien soin. Cette baguette magique vous permettra d’ôter la vie à n’importe qui et n’importe quoi, même le Diable, chuchota-t-il.

_ Mais pourquoi ne pas l’avoir tué vous-même ? s’enquit-elle.

_ Oh, vous savez quand on entre aux Enfers, on n’en ressort jamais, le Diable vous tue avant même que n’ayez fait un pas…, protesta-t-il. Bon, je vais devoir vous quitter. Tenez, dit-il en lui donnant la baguette. Ah oui, j’allais oublier, vous allez vite arriver à votre but. J’ai déjà fait ce chemin et je sais où se trouve la porte des Enfers. C’est un simple arbre, l’arbre du Lam. Il ne possède que six branches. Tout le monde le regarde et l’admire mais personne ne sait que c’est l’arbre le plus maléfique. Tu le repèreras rapidement. Pour cela, tu le sais, il faut marcher vers l’ouest. Elle hocha la tête et il ajouta:

_ Adieu

_ Adieu, enchaîna-t-elle.

 

   Elle reprit alors sa procession. Une heure plus tard, elle découvrit ce fameux Arbre du Lam. Elle posa la clé sur ce dernier et elle se sentit en un instant prise dans un violent et brûlant tourbillon et d’un coup, arrêtée. Elle vit une gigantesque galerie peinte de couleur rouge. On y trouvait d’innombrables chauves-souris, de rats, de vampires, de loups, de loups-garous et de nombreux dragons. Elle aperçut au loin un jeune homme. Subitement tout s’arrêta, les dragons et les chauves-souris de voler, les vampires de marcher et les loups, les loups-garous et les rats de batifoler. Le jeune homme au contraire s’avança lentement vers la sorcière et en arrivant devant celle-ci, il lui demanda d’un air sournois :

_Que me vaut cette visite ?

_ Je cherche le Diable, répondit-elle .

_ Il est devant vous.

La sorcière tout éberluée prononça :

_ Ah! Je viens vous rendre votre clé.

_ Bien sûr, ma clé mais comment me prouver que vous ne l’avez dit à personne ?

_ Il faut me croire sur parole, c’est tout, déclara-t-elle mais elle mentait car elle l’avait dit au génie, au lutin et au magicien.

_ Vous savez ma chère, je possède un don, celui de reconnaître si quelqu’un me ment et vous savez aussi bien que moi qu’il ne faut pas mentir au Diable. déclara-t-il en sortant de sa poche une baguette. Il marmonna une formule, ensuite un éclair bleu sortit de sa baguette mais celle-ci n’eut pas d’effet sur la sorcière car elle avait gardé son amulette. Le diable se mit alors dans une énorme fureur. Dans le même instant, la sorcière extirpa la Baguette de la Mort et la dirigea vers le Diable. Une lueur verte apparut et l’Ange Noir mourut. Tout explosa : les rats, les chauves-souris, les loups, les loups-garous, les vampires et les dragons.

 

   La sorcière s’en alla et en sortant , elle trouva un arbre magnifique, des fleurs partout, des roses, des marguerites, des tulipes, des coquelicots, des jacinthes …

Elle se regarda et s’étonna : elle avait les cheveux blonds, une belle peau et une robe magnifique. Elle venait de sauver le monde entier mais jamais personne ne le saurait.

 

                                                                      FIN

                                                                                              Par Cécile Beaucher .

 

 

Le pouvoir de la volonté

 

  

   Il était une fois, dans une masure sinistre située au fin fond de la forêt la plus éloignée de toute forme humaine, une fillette tout simplement horrible ! Elle avait les yeux qui louchaient, le nez tordu et les dents de travers. De plus, elle avait une peau toute rougie par le soleil, qui renforçait l’horreur que définissait son visage atroce. On aurait vu son cœur, on n’aurait cessé de s’émerveiller. Mais personne ne pouvait, ni ne voulait le faire tant elle était hideuse. Oui, c’est exactement ça, hideuse. Elle se nommait Mina. Son nom était la seule chose plus ou moins jolie en elle. Tout le monde l’avait abandonnée depuis un certain temps car…je vous laisse deviner. Et, ultime coup du sort, elle s’amochissait en grandissant.

 

   Elle décida de tout faire pour y remédier le jour où elle s’aperçut que même les animaux qui lui tenaient compagnie la fuyaient. Elle prit dans son maigre baluchon, un mouchoir et des fruits. Elle se disait que son problème, aussi grand soit-il, devait avoir une solution. Elle avait raison…Mais ce ne serait pas facile.

 

   Après avoir regardé une dernière fois sa modeste demeure, elle se mit en route. Elle marcha sans jamais s’arrêter. Et je peux vous dire qu’elle marcha énormément. Et encore le mot est faible ! Mais pourtant elle continuait d’avancer sans relâche. Elle mangea une de ses pommes, elle mangea une de ses poires. A un moment, elle s’aperçut que deux petits yeux luisants la scrutaient.

– Hou hou ! dit-elle un peu étonnée, car on préférait plutôt la fuir.

Sous son regard surpris, un chat sortit des feuillages.

-Je te regarde parce que tu es belle. dit-il simplement. Très belle.

-Pardon ? bégaya Mina, guère habituée à ce genre de compliment.

-Les faibles yeux des humains ne le voient pas, mais moi si. Tu as un cœur magnifique. Je trouve ça très beau.

-Tu as un très joli pelage.

-En général, on dit que je porte malheur…Merci. Bon, je sais quel est ton problème car je suis touché par le …

-Le quoi ? dit Mina, car le visage du chat se tordait en une grimace exprimant un énorme effort et sa bouche restant sur un mot qui ne parvenait apparemment pas à sortir de celle-ci.

-Je n’y arrive pas…soupira-t-il. Fichu… ! Bien, nous allons nous entraider. Je te dis ce que tu dois faire et toi, tu l’appliques, car je ne peux rien faire. Je suis un chat…Au fait, je m’appelle Jules.

-Mina. Et que dois-je faire ?

-Tu dois passer par trois épreuves toutes plus compliquées les unes que les autres. Je sais que ce n’est point très encourageant, mais tu dois les accomplir si tu veux résoudre ton problème et le mien.

Le chat poussa un soupir à fendre l’âme.

-Enfin…Tu dois aller à l’intérieur d’un volcan pour aller chercher un coffret brûlant que je te déconseille fortement de toucher de tes mains et repartir au plus vite. Je ne peux pas t’aider et crois-moi, j’en suis désolé. Et surtout, surtout ne prends rien d’autre que le coffret.

-Merci et au revoir. Si je reviens …Sur ce, elle partit dans la direction que Jules lui avait indiquée.

 

   Après avoir longuement marché, elle déboucha sur une immense plaine qui avait pour centre une masse horriblement grande et fumeuse : le volcan.

Mina sembla sur le point de défaillir mais se ressaisit et réfléchit. Elle se dit que le plus simple était encore de se tresser une corde à l’aide des lianes qui pendaient aux nombreux arbres de la forêt. Cela étant fait, elle monta en  haut du volcan, attacha une extrémité de sa corde improvisée et commença sa descente au centre de la terre.

   Ce fut sans aucun doute l’expérience la plus terrifiante de toute sa vie. Le volcan ressemblait fort à un puits sans fond. Une main et après une autre, une main et après une autre et le tout se suivant d’une peur sans pareille. Et pourtant, elle y arriva. Là où, vous comme moi, auriez abandonné sur-le-champ, elle réussit. Probablement car sa volonté n’avait rien de commun avec la vôtre ou la mienne. Une fois arrivée en bas, elle n’eut même pas le temps de vouloir se reposer car devant elle se dressait le triple, non le quadruple de toutes les richesses du monde réunies. Rubis, émeraudes, saphirs, or, argent et topazes s’entassaient dans l’ensemble du volcan. Mina était époustouflée mais elle se souvint du conseil de Jules et se mit en quête du coffret qu’elle trouva rapidement. Celui-ci était posé en équilibre sur une grande pierre et rougeoyait comme jamais. Peut-être avez-vous cherché en vain comment prendre quelque chose sans le toucher, ou peut-être avez-vous tout de suite trouvé, comme Mina le fît. Après avoir pris le coffret à l’aide de pincettes en bois fabriquées, elle le mit dans son sac et commença l’ascension du volcan. S’il fut beaucoup moins effrayant que l’aller, le retour n’en fut pas pour autant agréable. Mais c’est toute fière que Mina revint vers le chat. A peine eut-il fini de la féliciter, qu’il lui expliqua en quoi consistait la deuxième épreuve :

  

-Tu vas devoir vaincre le taureau que tu trouveras en suivant ce sentier, et lui arracher les cornes. Attention à ne pas déclencher sa fureur ! N’importe quel moyen sera le bon mais il faut que tu les aies toutes les deux. Bien, je te souhaite bonne chance !

-Merci…Et elle partit.

Arrivée à la prairie que Jules lui avait indiquée, son regard fut tout de suite attiré par une immense forme à quatre pieds, rouge qui plus est, et dont les cornes, couleur or, flamboyaient, ce qui lui donnait fière allure. En revanche, Mina trouvait cette allure tout bonnement terrifiante ! On n’aurait pas parié là-dessus, mais c’était bel et bien le taureau qui tournait d’ailleurs le dos à Mina. Sans perdre son sang-froid, elle grimpa silencieusement à un arbre et, arrivée au sommet de celui-ci, se jeta sur le dos du taureau qui n’eut même pas le temps de réagir car elle lui banda prestement les yeux à l’aide de son mouchoir. Aveugle, le taureau s’immobilisa et bientôt on n’entendit plus que la respiration de celui-ci. Elle lui arracha alors les deux cornes qui se décrochèrent avec une facilité déconcertante.

   Victorieuse, elle sauta du taureau qui ne se risqua même pas à bouger d’un millimètre. Durant le trajet du retour, elle pensa qu’on risquait de le prendre pour une véritable montagne maintenant qu’il était totalement immobile. A sa plus grande surprise, elle se mit à rire. Ah, qu’est ce que cela faisait du bien de rire ! Elle se sentit libre, elle se sentit euphorique ! Et tous ses doutes s’effacèrent. Quand elle revint vers le chat, elle avait une lueur d’espoir et de bonheur dans les yeux.   
-Bravo ! Et maintenant la dernière épreuve. Cette fois, aucune prouesse physique à fournir. Tu vas aller au pied du grand chêne de la forêt dit chêne du Tralala. Là, le lutin Tralala viendra te voir et te posera des questions auxquelles tu dois répondre par oui ou par non. A la moindre erreur, il prononce une formule et tu es envoyée aux enfers. Sinon, tu gagnes le premier prix.

-J’ai eu du temps pour lire tous les livres de ma maison,  je pense que ça suffira…Au revoir ! Elle ne doutait plus de rien, et c’est d’un pas guilleret qu’elle arriva près du chêne. Là-bas, un lutin vert ridicule s’approcha d’elle. Il était trapu et court sur pattes, avait trois cheveux plaqués sur un crâne luisant . On lisait sur son visage une grimace arrogante et hautaine, bien qu’il dût lever le menton pour regarder Mina. Il pépia de sa voie désagréable et trop aiguë :

-Eh bien, commençons.

   Dès lors, une foule de questions s’enchaînèrent, vrai vrai faux vrai, sans que Mina ne commette une seule faute. Vrai vrai faux.

   Au bout d’un moment, le lutin fronça les sourcils sous la rage… et s’envoya lui-même dans l’au-delà. Mina prit le trophée qui était apparemment un sac de toile et s’en alla. Revenue à Jules, elle lui demanda ce qu’ils allaient faire de tout ça. Au fur et à mesure qu’il lui expliquait, elle sourit.

 

   Le plan du chat était très simple. Après avoir mis une corne d’or sur le rebord de fenêtre de la cabane du sorcier de la ville, ils mirent l’autre par terre et juste à coté, le sac contenant le coffret. Le sorcier ne tarda pas à sortir de chez lui, attiré par la luminosité des cornes. Une fois près du sac, il se pencha pour prendre son contenu. Tout de suite, Jules et Mina sortaient de leur cachette et enfermèrent à l’intérieur du sac, le sorcier trop cupide. Puis Jules gronda :

-Si tu ne nous libères pas du sort que tu nous as jeté, tu resteras enfermé ici sans jamais pouvoir ouvrir ce sac ensorcelé !

   Apeuré, le sorcier prononça une formule compliquée. Et l’instant d’après, Mina était devenue la jeune et belle femme qu’elle serait déjà si le sort n’avait pas bloqué son âge. Quant à Jules : il était redevenu le bel homme qu’il était. C’était en fait le prince de la région que le sorcier avait transformé en chat. Il demanda la main de Mina qui accepta sans plus attendre.

 

   De retour au château, le vieux roi devint fou de joie d’apprendre le retour de son fils et le nomma roi. Mina était très belle et heureuse car elle aimait Jules. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants grâce à Mina et au pouvoir de la volonté.

 

 

                                   FIN                                                                           par Eleonore

 

Une fillette qui ne savait pas sourire

Il était une fois une petite fille qui ne savait pas sourire. On ignorait tous pourquoi elle ne souriait jamais. Elle habitait avec son grand-père dans une toute petite maison au beau milieu de la forêt. Depuis l’âge de 4 ans, elle habitait avec lui. Cette fillette était à la recherche de ses parents qui l’avaient abandonnée.

 

Un beau jour, elle alla se promener en forêt. Elle se perdit, la nuit tomba et la fillette s’endormit. Au petit matin, elle fut réveillée par une petite voix :

  « Bonjour, qui es-tu ? » demanda un rat.

– Moi, je suis Alice, répondit la fillette,  et je suis à la recherche de mes parents.

– Tu devrais rentrer chez toi, c’est très dangereux ici. Je m’appelle Thor et je suis un rat.»

 

La nuit tomba et Alice rentra chez elle. Son grand-père l’attendait.

« Où étais-tu Alice ? Tu n’as pas dormi au logis la nuit dernière. Je me suis inquiété ! Qu’as-tu fait ?

– Excuse-moi grand-père, je me suis perdue et je me suis endormie au pied d’un arbre. Quand je me suis réveillée, j’ai vu un rat qui me regardait. On a beaucoup discuté. Pourrais-je aller avec lui demain ?   

– Ma pauvre enfant, tu es complètement folle, un rat qui parle maintenant ! Mais bon, si tu y crois tellement, je vais te laisser y aller.

– Merci beaucoup grand-père !

– Allez, allez, va te coucher maintenant ! »

 

Le matin arriva. Sans prévenir son grand-père, Alice partit à la rencontre de son nouvel ami.

« Thor ! Thor ! Thor ! cria Alice.

– Oh ! Oh ! Oh ! du calme, je viens de me réveiller ! Il faut que je te parle de quelque chose.

– Oui.

– Je vais te donner cet anneau d’or qui d’aidera à retrouver tes parents.

– Pour retrouver mes parents, je ferai tout. Dis-moi ce que je dois faire.»

– Va demander à ton grand-père où se trouvent tes parents.

– J’y cours ! »

 

Elle courut jusqu’au logis.

« Grand-père ! Grand-père ! 

– Oui, Alice… 

-Où sont mes parents ? Je sais, grand- père, que tu ne veux pas me répondre, mais c’est important pour moi de savoir !! 

– Ecoute ma puce, tes parents, la dernière fois que je les ai vus, ils m’ont dit qu’ils allaient partir en Australie et… 

– Et… 

-Et ils ne sont jamais revenus ! 

– Oh !  cria Alice

– Allez, assez, va te coucher ! 

– Merci grand-père ! Bonne nuit ! »

Alice alla se coucher.

 

Le lendemain matin elle se réveilla. La fillette partit et alla trouver le rat.

« Coucou, j’ai trouvé où sont mes parents ! Alors en route ! 

– Allons-y ! Tu as bien ton anneau d’or ? 

– Oui ! 

– Très bien, allons-y ! »

 

Ils se mirent en route. Les jours passèrent. Ils prirent le bateau, l’avion, le train et arrivèrent.

« Bonjour, tu es réveillé Thor? 

– Oui .

– Allons faire une promenade en forêt ! 

– D’accord… »

 

Ils marchèrent. Une vieille femme s’approcha d’eux.

– Bonjour petite fille, ce n’est pas bien de se promener seule… 

– Je sais. Je m’appelle Alice et je suis à la recherche de mes parents.

– Oh ! Tu es la petite Alice qui a perdu ses parents, mais moi je les connais tes parents…Et je sais ou ils sont… 

– Où ? Où ? 

– Ha, ha, ha, je ne te le dirai pas ! Il faut, si tu veux le savoir, franchir des épreuves!!  grogna la vieille dame.

– Quelles épreuves? 

– Tu veux vraiment savoir ? demanda la vieille dame.

– Oui ! 

– Tu devras voler l’épée plus lourde que mille tonnes et sortir d’un labyrinthe. En faisant ça, tu me rendrais d’énormes services personnels.

– Et où se trouvent l’épée et le labyrinthe ? 

– ça, c’est à toi de le découvrir mais je te donne un indice : près de la grande cascade.

– D’accord. Et en échange je pourrai retrouver mes parents ? 

– Hum, hum…d’accord. »

  

Ils s’en allèrent. « Allons à la grande cascade ! » Ils arrivèrent à la grande cascade. « Nous voilà arrivés !  hurla la fillette.

– Voilà une forêt, l’épée doit être dedans ! répondit le rat.

– Cherchons bien… »

 

Ils cherchèrent pendant deux jours et deux nuits et au petit matin, découvrirent l’épée enterrée dans le sol.

« La voilà ! cria la petite fille.

– Maintenant il faut la soulever ! 

– Oui, mais bon, on ne vas pas s’arrêter là ! 

– Vas-y, moi je ne peux rien pour toi, je suis trop petit…Mais attends ! 

– Quoi ? demanda la fillette.

– L’anneau d’or ! 

– Mais oui ! 

– Tu le passeras autour de ton doigt. Ensuite, tu penseras très fort à l’épée. Et l’anneau fera le plus gros, après tu n’auras qu’à tirer un peu », commanda le rat.

 

La fillette enfila l’anneau. Elle pensa fort, très fort à l’épée.

– Maintenant, tire un peu…Encore, encore, encore… »

 

Alice tira l’épée de toutes ses forces et la déterra.

– Hourra, tu as réussi ! 

– Oui !! »

 

Et ils firent une petite fête. A ce moment-là, la vieille dame apparut.

« Bravo, tu as réussi à déterrer l’épée du sol …Maintenant, tu sais que tu as une autre épreuve…Bonne chance car la deuxième épreuve est assez difficile.

– Merci… , chuchota Alice.

– Ah oui, j’avais oublié de vous dire que j’étais une sorcière ! Ha ha ha !!! »

 

Et la sorcière disparut.

« Une sorcière ?  demanda d’un air inquiet la fillette.

– Oui ! Bon ce n’est pas tout, tu as une deuxième épreuve, répondit le rat.

– Tu as raison ! Allons entrer dans le labyrinthe .»

 

Ils arrivèrent devant l’entrée du labyrinthe où se tenait un étrange Monsieur :

« Bonjour ma jolie, que puis-je faire pour toi ? 

– Bonjour Monsieur, je m’appelle Alice et je suis à la recherche de mes parents. Une sorcière m’a dit que si j’arrivais à sortir de ce labyrinthe, elle me dirait où sont mes parents. Est-ce que je peux passer ?  demanda poliment Alice.

– Bien sûr que tu peux y entrer, mais avant je vais te donner quelque chose…  répondit l’étrange monsieur.

– Oui ? 

– Voilà un sifflet, au cas où tu restes coincée dedans. Tu n’auras qu’à siffler et je viendrai te chercher pour que tu reviennes à l’entrée. C’est compris ? 

– D’accord.»

 

Alice partit avec le rat dans le labyrinthe.

« J’hésite, par là ou par là ? demanda la fillette.

– « Je ne sais pas, je ne suis qu’un rat…Tu n’as qu’à prendre ton anneau d’or ! 

– Mais oui ! 

– Tu le passeras autour de ton doigt. Ensuite, tu penseras très fort au labyrinthe et l’anneau fera le plus gros, après tu n’auras qu’à suivre ton instinct. »

 

Elle suivit toutes les recommandations du rat et elle suivit son instinct. Elle alla à gauche, puis à droite… et elle sortit facilement du labyrinthe où se tenait un autre étrange Monsieur.

« Bravo, bravo, bravo, bravo, bravo, vous avez réussi à sortir du labyrinthe, je vous félicite …, félicita encore, et encore l’étrange Monsieur.

– Merci, au revoir… »

A ce moment-là, la sorcière apparut.

« Bravo, vous avez franchi les deux épreuves. Maintenant… 

– Maintenant ? 

– Vous allez retrouver vos parents…Venez avec-moi ! »

La fillette et le rat suivirent la sorcière. Ils arrivèrent près d’une petite maison dans les bois.

« Voilà, vos parents sont à l’intérieur, allez les rejoindre ! Adieu petite fille… »

Et la sorcière disparut.

« Voilà, dit le rat, tu n’as plus besoin de moi maintenant. Au revoir Alice et peut-être à bientôt. »

Et le rat se mit en route.

« Attends ! 

– Oui Alice ?

– Reste avec moi, j’aurai toujours besoin de toi… »

Et le rat s’avança vers Alice, il lui sourit et lui sauta dans les bras. Il la remercia.

« Allons-y maintenant, dit Alice.

– Tu dois être contente, répondit le rat.

– Tu l’as dit… 

– Bon, assez discuté maintenant, va faire ce que tu dois faire. »

 

Ils s’avancèrent. Alice avait le cœur qui battait. Elle ouvrit la porte et vit ses parents. Elle courut dans leur bras. Elle leur raconta tout ce qu’elle avait fait sans eux.

Le soir de Noël, Alice reçut ses cadeaux de la part de ses parents. La famille entendit frapper à la porte, ils ouvrirent. C’était le grand-père qui était là. Alice lui sauta dans les bras. Alice avait enfin une vraie famille avec ses parents, son grand-père, sans oublier le rat. Alice avait eu son plus beau cadeau de Noël, elle était enfin heureuse………..et enfin elle souriait.

                                                          

               LOUISE MOREAU 6E

 

Le Prince des neiges

 

Il était une fois, un prince de neiges. Il s’appelait le petit prince et il avait des yeux bleus, les cheveux couleur d’or : c’était un vrai prince. Il vivait dans un royaume avec sa marraine car son père était mort. Il avait deux sœurs: une qui avait vingt et un ans, elle s’appelait Dorade, l’autre qui avait vingt sept ans et qui s’appelait Juliette. Sa marraine lui faisait faire des tâches très difficiles et tous les jours. Il était vraiment le plus malheureux des princes dans le monde.

 

Un jour, tôt le matin, il décida de s’enfuir de la maison. Il marcha des kilomètres et des kilomètres et arriva dans une forêt. La forêt était sombre, il n’y avait que des arbres. Les arbres étaient vraiment étranges : ils avaient des yeux, ils parlaient. Le petit prince commença à avoir peur car il faisait très noir. La nuit arriva et il s’endormit. Le matin, réveillé tôt, il se mit à la recherche d’une petite cabane pour habiter.

 
   Soudain, il entendit un énorme cri. C’était un bébé. Il criait tellement fort qu’on l’entendait de l’autre bout de la montagne. Le petit prince se retourna pour voir la situation du bébé. Le bébé était entouré de feu et il était dans une cage fabriquée en fer. Le petit prince voulut sauver le bébé mais il ne put pas le sortir car le cage était en fer.

Plus tard, il rencontra un très vieil homme vêtu comme un patricien avec une toge rouge. Le petit prince demanda au monsieur :

« Y a-t-il une solution pour sauver le bébé? »

Alors , le monsieur lui répondit d’un ton surpris:

« Je voudrais volontiers sauver ce bébé, mais je suis désolé, je ne le connais pas. Pourrais-tu me le présenter?

– Bien sûr, avec plaisir !!! dit le petit prince, tout joyeux. »

 

Et le petit prince emmena le monsieur qui voulait bien aider le bébé. Après quelques longues marches, le monsieur arriva enfin en face du bébé encerclé par le feu.

« Mais,  je le connais celui -là !!! dit-il étonné.

– Le connaissiez- vous? interrogea le petit prince.

-Mais bien sûr que je le connais, c’est le bébé emprisonné par le dragon cracheur de flammes. Voici ce qu’il faut faire pour le sauver : la première épreuve est que tu devras parcourir des dizaines des kilomètres. Après cinq jours, une trouveras une très très vieille cabane dans laquelle assiège le dragon. N’entre surtout pas dans la cabane sinon tu risquerais d’être le deuxième prisonnier du dragon en ce moment. Dès que tu l’auras aperçu, sers-toi de l’anneau magique que tu trouveras sur ton chemin. Tu t’approcheras du cruel et tu diras:?‘’anneau magique, que ce dragon meure’’ et après dix minutes, le dragon mourra. Et ensuite, tu devras entrer dans la cabane. A l’intérieur, il se trouvera une étagère. Sur l’étagère, il y aura le papier frissonné de la phrase invisible. Pour cela juste à côté, il y aura une table sur laquelle sera posé un gros livre de 3 333 pages. Et à la 2 222ème page, tu trouveras le seul mot de huit lettres. Dès que tu auras trouvé le premier mot, tu sauras automatiquement la phrase invisible. Et quand tu la prononceras, la cage du bébé se transformera en un magnifique berceau, le feu s’éteindra et se transformera en de beaux papillons. »
   En entendant cela, le Petit Prince se sentit capable de réussir toutes ces épreuves. Suite des dix kilomètres et des cinq jours passés, le voila arrivé devant la maison du dragon. Il n’était pas tout à fait satisfait car il n’avait pas encore trouvé l’anneau magique. Après ce long voyage, il était vraiment fatigué. Alors il se coucha devant la maison du dragon.

Quand il se réveilla, il admira des milliers de fleurs de toutes les couleurs possibles. Il y avait même des couleurs qu’il ne connaissait point. En admirant celles-ci, il vit quelque chose d’étrange : c’était l’anneau d’or. Il le prit, ouvrit la petite porte de la cabane et dit ; ‘’anneau magique, que ce dragon meure‘’

Après quelques minutes, à l’heure prévue, le dragon s’effondra à terre. Le Petit Prince entra, prit le papier de la phrase invisible et la mit dans le sac qu’il avait apporté. Juste à côté, il trouva le gros livre. Il le prit et s’assit par terre. Il commença à chercher le mot de huit lettres. Enfin, il trouva le premier mot de la phrase invisible qui était ‘’marraine ‘’ donc il sut automatiquement la phrase qui était : ’’ marraine maltraitante’’. Alors la cage se transforma en un beau berceau et le feu se transforma en milliers de papillons.

 
   Le praticien prit le bébé dans ses mains et l’emmena chez lui jusqu’à ce qu’il trouve les parents du petit. Le Petit Prince était fier de ce qu’il venait de faire. Ne voulant pas refaire ce grand trajet, il prit son anneau magique et dit :

‘’Je veux retourner chez le patricien’’.

Le temps qu’il ferme les yeux, il était déjà chez le patricien. Et il vécut une vie très heureuse avec plein d’amis. Il était joyeux et il ne manqua plus jamais de rien.

TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN !

Par Suvetha

 

 

La petite sorcière rousse

 


   Il était une fois, une hideuse et repoussante sorcière. Elle avait une touffe de cheveux roux que l’on pouvait des fois confondre avec un buisson d’automne. Elle vivait dans un pays lointain et personne ne l’aimait mais nul ne se doutait que c’était la personne la plus importante au monde. Elle possédait la clé des Enfers mais n’y envoyait jamais personne. Cette solitude lui pesait, ce lourd secret l’obligeait à rester seule pourtant elle était très sociable, douce et gentille mais ne pouvait se montrer.

 

   Alors, un jour de beau temps, elle se décida à sortir de son silence et rendre cette maudite clé à son propriétaire, le Diable. Pour cela, elle jugea bon d’aller voir le génie qui savait tout, vraiment tout et qui aurait sûrement les capacités de lui montrer le chemin à suivre pour se rendre aux portes du Mal.

 

   Elle marcha longtemps, longtemps et après tout ce périple, elle trouva enfin une maisonnette toute bleue et blanche. Elle s’engouffra alors dans cette bicoque et rencontra un vieux monsieur sillonné de rides :

_ Bonjour Sorcière. dit le génie, fatigué.

_ Bonjour, comment sais-tu que je suis une sorcière? lui demanda-t-elle.

_ Je sais tout, vraiment tout. répondit-il

La sorcière acquiesça et s’en voulut de ne pas y avoir pensé avant.

_ Alors, comme cela vous détenez la clé des Enfers et vous voulez trouver le Seigneur du Mal et la lui restituer en main propre, délivra-t-il.

_ C’est exactement cela, affirma-t-elle.

Elle s’étonna d’autant de talent et de précision dans son raisonnement.

_ Vous cherchez l’endroit de cette fameuse entrée du Malheur mais je crains que vous n’en sortiez pas vivante, prévint-il.

_ Je n’ai pas peur ! s’exclama-t-elle.

_ Dans ce cas, il faut marcher vers l’ouest et vous trouverez certainement ce que vous cherchez, répliqua-t-il avant de s’endormir.

 

   Elle sortit alors de la chaumière puis suivit les instructions du génie et marcha vers l’ouest quelque peu inquiète des propos du vieux personnage car elle ne voulait pas mourir. Elle pensa avoir encore plein de choses et plein de gens à découvrir. Elle marcha longuement…

 

   Un jour de pluie, elle dut traverser un fleuve, ce ne fut pas une mince affaire car le courant était très fort. Elle fit trois pas et fut déjà mouillée jusqu’aux hanches, au quatrième pas le courant l’emporta mais elle s’agrippa heureusement à un rocher qui affleurait à la surface. Elle put alors continuer sa progression dans l’eau, mais par malheur cette dernière l’emporta encore une fois dans sa course. Pendant une longue minute, elle fut dominée par le cours d’eau. Mais soudain, elle sentit une corde qui la chatouillait. Elle l’empoigna et put enfin atteindre la rive. Elle scruta les environs pour découvrir qui avait pu la sauver de ce torrent.

 _ Bonjour, je suis monsieur Lutin, venez dans ma maison nous y serons plus au chaud, recommanda-t-il.

Monsieur Lutin fit un signe du bras pour inviter la sorcière à entrer. Elle dut se baisser pour y entrer. La maison était minuscule mais très chaleureuse.

_ Alors, dites-moi ce n’est pas souvent que je rencontre des humains, d’où venez-vous et pourquoi êtes-vous ici ? questionna-t-il.

La sorcière lui dévoila alors toute son histoire du début jusqu’à la fin. Monsieur Lutin resta bouche bée.

_ J’ avoue me sentir fier de parler avec une femme possédant autant de courage. Je vais vous révéler quelque chose mais nul ne doit le savoir. Je possède l’Amulette Sacrée. Elle permet de rester immortel mais si on l’enlève, on redevient comme avant. Je serais heureux de vous l’offrir car l’Ange Noir ne vous laissera pas la vie sauve…

_ Je vous en remercie pleinement ! s’écria-t-elle.

Il partit quelques minutes et revint avec un minuscule coffret. Il l’ouvrit et tous deux admirèrent alors la somptueuse pépite en or percée pour faire passer un fil. Monsieur Lutin la prit et la passa autour du cou de la sorcière.

_ Elle est magnifique. jugea-t-elle devant autant de splendeur.

Monsieur Lutin acquiesça et ajouta :

_ Je vous invite à souper et à dormir cette nuit dans ma demeure.

La sorcière répondit à son offre avec plaisir. Ils prirent le dîner et elle alla se coucher aussitôt. Dès l’aube, elle partit en laissant une lettre à monsieur Lutin :

 

Cher Monsieur Lutin,

Je vous remercie de cet accueil si chaleureux et

je reviendrai vous voir vous pouvez en être sûr !

 

Sorcière

 

   Elle recommença alors sa longue marche vers l’ouest. Elle s’arrêta dans d’innombrables auberges et fit de nombreux arrêts. Elle croisa des artisans, des commerçants, des enfants, des parents, des vieux, des jeunes, des grands, des petits, des gros, des minces, des boulangers, des ébénistes, des hôteliers et même des princesses mais personne ne la remarqua vraiment. Un jour de timide soleil, elle rencontra un magicien. Ils discutèrent de tout et de rien. Elle lui conta son aventure.

   _ Si vous me racontez tout cela, c’est que vous avez confiance en moi, murmura-t-il. Alors je vais en faire de même. Mes ancêtres détenaient la Baguette de la Mort et moi-même maintenant. Je n’ai pas de descendants et dans ces conditions, j’ai peur de ne plus pouvoir la garder encore longtemps. Je suis très faible et mourant, grogna-t-il. Je serais ravi de vous la remettre mais il faut en prendre bien soin. Cette baguette magique vous permettra d’ôter la vie à n’importe qui et n’importe quoi, même le Diable, chuchota-t-il.

_ Mais pourquoi ne pas l’avoir tué vous-même ? s’enquit-elle.

_ Oh, vous savez quand on entre aux Enfers, on n’en ressort jamais, le Diable vous tue avant même que n’ayez fait un pas…, protesta-t-il. Bon, je vais devoir vous quitter. Tenez, dit-il en lui donnant la baguette. Ah oui, j’allais oublier, vous allez vite arriver à votre but. J’ai déjà fait ce chemin et je sais où se trouve la porte des Enfers. C’est un simple arbre, l’arbre du Lam. Il ne possède que six branches. Tout le monde le regarde et l’admire mais personne ne sait que c’est l’arbre le plus maléfique. Tu le repèreras rapidement. Pour cela, tu le sais, il faut marcher vers l’ouest. Elle hocha la tête et il ajouta:

_ Adieu

_ Adieu, enchaîna-t-elle.

 

   Elle reprit alors sa procession. Une heure plus tard, elle découvrit ce fameux Arbre du Lam. Elle posa la clé sur ce dernier et elle se sentit en un instant prise dans un violent et brûlant tourbillon et d’un coup, arrêtée. Elle vit une gigantesque galerie peinte de couleur rouge. On y trouvait d’innombrables chauves-souris, de rats, de vampires, de loups, de loups-garous et de nombreux dragons. Elle aperçut au loin un jeune homme. Subitement tout s’arrêta, les dragons et les chauves-souris de voler, les vampires de marcher et les loups, les loups-garous et les rats de batifoler. Le jeune homme au contraire s’avança lentement vers la sorcière et en arrivant devant celle-ci, il lui demanda d’un air sournois :

_

Que me vaut cette visite ?

_ Je cherche le Diable, répondit-elle ._ Il est devant vous.

La sorcière tout éberluée prononça :

_ Ah! Je viens vous rendre votre clé.

_ Bien sûr, ma clé mais comment me prouver que vous ne l’avez dit à personne ?

_ Il faut me croire sur parole, c’est tout, déclara-t-elle mais elle mentait car elle l’avait dit au génie, au lutin et au magicien.

_ Vous savez ma chère, je possède un don, celui de reconnaître si quelqu’un me ment et vous savez aussi bien que moi qu’il ne faut pas mentir au Diable. déclara-t-il en sortant de sa poche une baguette. Il marmonna une formule, ensuite un éclair bleu sortit de sa baguette mais celle-ci n’eut pas d’effet sur la sorcière car elle avait gardé son amulette. Le diable se mit alors dans une énorme fureur. Dans le même instant, la sorcière extirpa la Baguette de la Mort et la dirigea vers le Diable. Une lueur verte apparut et l’Ange Noir mourut. Tout explosa : les rats, les chauves-souris, les loups, les loups-garous, les vampires et les dragons.

 

   La sorcière s’en alla et en sortant , elle trouva un arbre magnifique, des fleurs partout, des roses, des marguerites, des tulipes, des coquelicots, des jacinthes …

Elle se regarda et s’étonna : elle avait les cheveux blonds, une belle peau et une robe magnifique. Elle venait de sauver le monde entier mais jamais personne ne le saurait.

 

                                                                      FIN

                                                                                              Par Cécile Beaucher .



                                                

Conor Brohecart né dans un dirigeable, passe son enfance dans les îles Salines. Il travaille dur avec son professeur Victor Vigny d’origine française. Et Conor n’a qu’un seul rêve :  voler. Tout changea lorsque le marechal Bonvilain tue le roi et emmene Conor en prison. Pour s’echaper, Conor n’a qu’un moyen :  la voie des airs.

J’ai beaucoup aimé ce livre il y avait plein d’imagination. Cela se passe vers la periode de l’exposition universelle donc on voit beaucoup de nouvelles inventions qui émerveillent les gens. Ce livre décrit beaucoup la vie rude que mène Conor en prison.

 Je mettrai à ce livre une note 16/20.                                                                        

 Gaspard ALIMOV

 

 

 

                                                                



Tout d’abord, elle est l’auteur d’un ouvrage sélectionné cette année pour le Club Lecture :

 

 

Claire Mazard est une écrivain qui écrit de la littérature jeunesse.

Elle est née le 6 novembre 1957, elle est originaire du midi et depuis l’âge de vingt ans elle habite à Paris.

Elle écrit depuis une vingtaine d’années. Elle a publié une trentaine de récits pour petits et adolescents dans 7 maisons d’éditions.

Ses récits sont:

  •  Le Mort du noyer (2010)
  • De chaque côté des cimes (2009)

  • Papillons noirs (2009)

  • Zidane a disparu ! (2009)

  • Trois jours c’est trop court ! (2008)

  • Un Cow-boy dans les étoiles (2008)

  • L’Ile aux peintres (2007)

  • Amara (2007)

  • La Cour des acacias (2006)

  • Sorbet soleil (2006)

  • On s’était dit pour la vie (2004)

  • Avec toi Claire, j’aurais aimé la vie (écrit avec Hélène Lune, 2004)

  • Le Cabossé (2004)

  • La p’tite Hélène (2004)

  • Zélandia ( 2003)

  • L’Absente 2002

  • Macaron citron (2001)

  • L.O.L.A (2000)

  • Maman les p’tits bateaux (2000)

  • Le Cahier rouge (2000)

  • Rue des vautours (2000)

  • Assassin à dessein (1998)

  • Le Redoublant (1998)

  • Petit printemps vietnamien 1994)

  • Opération Marcellin (1994)