Le mensonge n’est pas une valeur sûre, il rend la conduite chancelante, critique de la morale conséquentialiste; faire du mal/le mal;du bien/le bien

Le mensonge ,choisi pour ses conséquences, ne saurait être un principe d’action, puisqu’il rend la conduite chancelante. Les conséquences sont par définition imprévisibles. Se fonder sur de l’infondable est par conséquent irrationnel, illogique. Mon action passerait du moral à l’immoral sous prétexte que les conséquences ne seraient pas celles escomptées.

C’est ce qu’illustre Sartre dans sa nouvelle le Mur qui se déroule à Madrid pendant la guerre Civile opposant franquistes et républicains. Le protagoniste Pablo Ibbieta est arrêté par les officiers franquistes qui l’interrogent et lui demandent de révéler où se trouve leur chef. Voulant se jouer des officiers et surtout voulant épargner son chef, il leur ment en leur disant qu’il est caché dans le caveau des fossoyeurs du cimetière. Il est vite relâché et apprend par la suite que c’est précisément là que les officiers ont trouvé le chef des républicains… Les conséquences sont donc imprévisibles, elles ne sauraient servir de principe.

C’est, en outre, confondre bonheur et morale. Quand je choisis de mentir à autrui pour son bonheur, je postule ce qui le rendrait heureux. Or cela, je ne peux le connaître. Je ne peux définir le bonheur d’autrui. Le prétendre, c’est un abus de pouvoir. Il faut donc distinguer faire du bien et faire le bien; faire du mal et faire le mal. Parfois, on fait du mal en faisant le bien (étant moral) (dire la vérité); parfois on fait du bien en faisant le mal (étant immoral) (donnant de la drogue à quelqu’un).

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