Liberté de fait (vouloir) : choisir, décider

  • L’âne de Buridan : le contraire de la liberté, c’est l’hésitation, l’irrésolution

Jean Burina est un philosophe médiéval connu surtout pour sa fable de l’âne. Ayant autant faim que soif, il avait autant de raisons de choisir un seau d’avoine qu’un seau d’eau présents devant lui. Il mourut de faim et de soif par manque de résolution, de capacité à trancher =>le libre-arbitre.

Pour Descartes, le libre-arbitre est la capacité de décider, de choisir. Il imagine une personne égarée dans la forêt qui ne sait quel chemin choisir. Il a autant de raisons d’aller dans une direction que dans une autre. Mais on ne peut attendre d’avoir longuement délibéré; l’urgence de l’action impose de choisir dans l’incertitude, dans le probable. Il faut donc décider quitte à prendre le chemin le plus long. Cette liberté d’indifférence (degré zéro de liberté) est le fait de choisir quand rien ne nous pousse plus dans une direction.

Néanmoins, Descartes considère que l’on ait d’autant plus libre quand nous savons quoi faire (degré supérieur). La savoir libère, émancipe l’homme. Il nous influence sans nous déterminer car l’homme conserve la capacité « de suivre le pire tout en connaissant le meilleur ».

Dans le dialogue entre Epictète l’esclave, et le tyran, deux types de libertés s’opposent : la liberté de pouvoir (le tyran) et la liberté de vouloir (l’esclave). Epictète affirme son autonomie face aux menaces du tyran. Il ne subit par les contraintes externes (menaces) et internes (peur). Il est libre de penser, de changer ses représentations des événements, de distinguer ce qui dépend de lui.

Critique de la liberté : Durkheim le suicide

Durkheim est le père de la sociologie. Il considère donc le fait social de manière globale abstraction faite des individualités. Il s’intéresse notamment au suicide, qui pour la psychologie semble relever uniquement de causes et raisons individuelles. En utilisant une méthode rationnelle ( statistique), il pose des généralités selon des facteurs (classe d’âge, sociale, rural/urbain…). Il néglige la liberté individuelle et postule un déterminisme relatif à ces différents facteurs.

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