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Atelier dystopie Le passeur de Lois Lowry

Le Passeur de Lois Lowry est paru en 1993. Ce roman d’anticipation (science-fiction) met en scène Jonas, un jeune adolescent vivant dans une communauté bien spéciale. En effet, les citoyens sont réduits à leur cellule familiale au sein d’une société on ne peut plus contrôlée. Lorsque les habitants ressentent des « stimulations », ils doivent prendre une pilule dont ils ne connaissent pas le réel effet. Les citoyens ne peuvent vivre qu’une certaine variété d’émotions. Ils ne voient pas les couleurs et ne connaissent rien du passé et des générations antérieures. Ils suivent les ordres de « la voix », sans transgresser les règles claires. Cela dit, c’est à la cérémonie des douze ans, où tous les enfants se font attribuer leur fonction dans la communauté, que tout va changer. En effet, Jonas est sélectionné pour être le nouveau dépositaire de la Mémoire: celui qui conserve tous les souvenirs du passé afin que les gens de la communauté puissent vivre sans les douleurs qu’apportent ces souvenirs. Jonas devient alors conscient de ce dont on l’a privé, lui et toute sa communauté, durant ces dernières décennies. Cette prise de conscience amène Jonas à se rebeller afin que les souvenirs soient à nouveau communs. Ce roman présente une société idyllique, mais aucunement consciente de tout ce qui l’entoure. La lecture de cette œuvre peut amener les élèves à réfléchir philosophiquement sur des sujets qui sont toujours d’actualité. Cela permet d’établir des liens entre notre société et celle dépeinte dans le roman de Lowry.

A partir de l’adaptation cinématographique The Giver

Extraits :

0.00 – 3.22 : Peut-on oublier la liberté au nom de la société ? – Les hommes peuvent-ils en même temps être libres et égaux ? – La différence est-elle une menace ?

5.07-6.08 : Sommes-nous définis par nos actions ? – Sommes-nous ce que la société fait de nous ? – Qui suis-je ?

14.33-21.00 : dangerosité du savoir, Doit-on modifier la nature dans l’intérêt de l’homme ? – L’homme est-il maître et possesseur de la nature ? La connaissance est-elle la condition de notre liberté ? // Allégorie de la caverne LVII La République.

Le passé est-il utile au présent ? – A quoi sert l’Histoire ? Peut-on être indifférent à l’Histoire ? Peut-on oublier le passé quand il est douloureux ? L’oubli est-il une condition du bonheur . // Nietzsche Considérations inactuelles Toute vérité est-elle bonne à entendre ? Le savoir rend-il supérieur ? Etre le seul à savoir, est-ce un avantage ? Peut-on avoir raison contre tous ? oubli // enfance, « perfectibilité » Rousseau

24.00 -26.37 : La perception est-elle incommunicable ? La perception est-elle individuelle ? relative, singulière ? Etre identique est-ce nécessaire pour le bien de tous ? Etre égaux est-ce identiques ? L’oubli de la souffrance rend-il heureux ?

bonheur/ beauté Peut-on se priver, se passer de beauté pour être heureux ? pour le bien ? Jackson expérience de pensée sur la couleur.

connaitre la nature d’une chose est-ce la même chose que la vivre ? Peut-on se passer de l’expérience pour connaître ?

image de la pomme // Genèse fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal

39.00 – 41.40 : religion culture diversité connaissance vérité tolérance bonheur Machiavel réalisme politique / idéalisme politique Kant perfectibilité idéal régulateur

47.00- 50.00 : Faut-il oublier le passé pour être heureux ? La mémoire est-elle un fardeau ? Faut-il se libérer du passé , Est_ce moral de priver quelqu’un de sa mémoire ? identité, responsabilité // Locke Essai sur l’entendement humain ; oubli de la culture, loi de l’amnistie

52.00- 56.40 : Ceux qui savent ont-ils le devoir de tout révéler ? La vérité est-elle toujours bonne à savoir ? Les émotions sont-elles la condition de la moralité ? la morale est-elle relative aux mœurs de la société ?

langage et pouvoir « élargissement », Novlangue, euphémisme, valorisation d’un terme négatif

1h21 : les émotions ont-elles raison ? nous rendent-elles aveugles ? nous peuvent-elles de notre libre-arbitre ? Doit-on avoir confiance en l’homme ? peut-on faire confiance à l’humanité ? L’homme est-il naturellement, nécessairement égoïste ?  Vivre en société implique-t-il nécessairement une perte de liberté ? Hobbes/Rousseau

Allégorie de la Caverne LVII République Platon, Cratyle Platon, Banquet Réminiscence, oracle de Delphes

Le meilleur des monde Huxley (soma) Equilibrium , 1984 Orwell (novlangue, Histoire) Matrix Wachowski, Globalia Ruffin, The Truman Show Peter Weirn, The island (l’île élargit)de Michael Bay, Le soleil vert Richard Fleischer

L’action politique doit-elle être guidée par la connaissance de l’histoire ?

Doit-on tout attendre de l’Etat ?

Les hommes ont-ils besoin d’être gouvernés ?

Connaissons-nous mieux le présent que le passé ?

Que peut la raison pour exclure la violence ?

Le projet de maîtriser la nature est-il raisonnable ?

L’émotion est-elle une force ou une faiblesse ?

Cf. Texte sur l’enjeu du langage 

Le contrôle des mots dans 1984 d’Orwell

Expérience de pensée sur les couleurs 

https://amara.org/en/videos/xYZ8dqrL7oBV/fr/1765855/

Philosophe en méditation Rembrandt

Pourquoi les ados adorent les romans dystopiques

http://www.regards.fr/IMG/pdf/salon_de_montreuil.pdf

si je suis encore là dans cinquante ans, le monde n’aura plus rien à voir avec celui d’aujourd’hui. Sera-t-il meilleur ou pire ? Et quelle y sera ma place ?

Une chose est sûre : ces romans qui brossent un futur archi sombrerencontrent un grand succès auprès des adolescents. Plutôt que de s’eneffrayer, mieux vaut se demander pourquoi, avance Laurent Bazin, spécialistedes fictions de l’imaginaire pour ados. « La dystopie est le moment où les choses commencent à dysfonctionner, où un personnage change de regard sur le monde qui lui a été transmis. Et cela correspond exactement à ce que vit l’adolescent, ce moment où il se détache de la relation idéalisée que les enfants ont avec le monde adulte. La dystopie répond ainsi à cette remise en question des certitudes qu’il a portées jusque-là. La famille, la société ne sont plus des systèmes idéaux. »

Sommes-nous capables de mettre en place ensemble un nouveau modèle de société ?

l’homme est-il bon ou mauvais ? Faut-il parier sur Rousseau ou sur Hobbes ?

Ces romans soulèvent les questions de toujours : faut-il jouer le jeu du système, accepter qu’il nous transforme, essayer au contraire de le transformer ou faut-il plus radicalement rompre avec lui ?

Comment accueillir l’autre ? Notre société va-t-elle être capable d’accepter la diversité ? Peut-elle survivre à tant d’inégalités ?

« L’époque cultive une forme de cynisme qui m’agace, conclut Vincent Villeminot. Pour paraître intelligent, il est de bon ton de se dire que tout est foutu. Je ne le pense pas. Avoir pour héros des adolescents permet de travailler sur des personnages qui peuvent subir des désillusions, mais ne sont pas découragés. Et j’aime ça.

Ethique et robot : peut-on avoir de l’empathie pour un robot ?

Levinas, le visage et le robot : l’altérité est ailleurs

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/science-decalee-science-decalee-hommes-ont-empathie-robots-46142/

https://www.echosciences-grenoble.fr/communautes/monstrueux/articles/les-dangers-de-l-empathie-artificielle

 

Quatre saisons – Vivaldi – Richter

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Quatre_Saisons

Les Quatre Saisons (dont le titre original italien est « Le quattro stagioni ») est le nom donné aux quatre concertos pour violon, composés par Antonio Vivaldi (1678-1741), Opus 8, no 1-4, qui ouvrent le recueil Il cimento dell’armonia e dell’invenzione — « La confrontation entre l’harmonie et l’invention ». L’opus 8 de Vivaldi a été édité en 1725 à Amsterdam par Michel Le Cène, mais il est admis que la composition de ces quatre concertos est antérieure de plusieurs années. L’œuvre connut un grand succès dans toute l’Europe notamment à Londres et à Paris où les concertos furent interprétés au début de l’année 1728 au Concert Spirituel. Elle constitue aujourd’hui  une des plus célèbres oeuvres de la période baroque. 

L’œuvre est accompagnée de quatre sonnets attribués à Vivaldi décrivant le déroulement des saisons. Sur la partition, le compositeur précise les correspondances avec les poèmes, explicitant même certains détails (aboiements de chien, noms d’oiseaux : coucou, tourterelle, pinson…)

En 2010, il en existe environ 1 000 versions différentes depuis le premier enregistrement, faisant état de divers arrangements (notamment en jazz) et transcriptions (piano, orgue, harpe, guitare, flûte, accordéon, synthétiseur pour les plus courantes), voire de recomposition complète comme celle de Max Richter en 2012. Certains violonistes, chefs d’orchestre, ou formations ont interprété et enregistré plusieurs fois cette œuvre depuis les années 1960 (Carmirelli, Accardo, Zukerman, Menuhin, Mutter, Sporcl, Kennedy, Karajan, Wallez, Scimone…). La palme revient à Jean-François Paillard qui l’a enregistrée six fois, et donnée 1480 fois en concert.

La première interprétation publique, après le xviiie siècle, daterait de 1921 et le premier enregistrement de 1939 (Campoli, suivi en 1942 par Molinari). Mais il faudra attendre 1948(Louis Kaufman dirigé par Henry Swoboda – grand prix du disque en 1950) pour que les Quatre Saisons soient réellement connues du public, avant de devenir une des œuvres les plus jouées au monde.

https://www.francemusique.fr/musique-baroque/pourquoi-les-quatre-saisons-de-vivaldi-est-un-tube-887

Biographie de Vivaldi  

Portrait

Le printemps 

L’été