Archives pour la catégorie histoire

Améliorer votre culture générale !

Frise chronologique

Les émissions radios et télé à suivre

(Pensez que vous pouvez généralement les revoir ou les réécouter sur Internet)

Au fil de l’actualité

  • « C à dire ?! » : France 5, du lundi au vendredi 17h30
  • « C dans l’air » : France 5, tous les jours à 17h45
  • « C politique » : France 5, dimanche à 17h40
  • « Entre les lignes » : LCP, le vendredi à 19h30, le samedi à 12h30 et le dimanche à 14h
  • « La marche de l’histoire » : France Inter, du lundi au vendredi à 13h30

Questions d’économie

  • « On n’arrête pas l’éco » : France Inter, le samedi à 9h13
  • « L’éco du jour » : France Inter, du lundi au vendredi de 7h49 à 7h52
  • « Le club de l’économie » : LCI, vendredi à 20h10, samedi à 13h10 et à 16h10
  • « Les clés de l’éco » : iTélé, dimanche à 11h35, 14h05, 15h05 et 16h35

Côté culture

  • « Les Carrefours de Lodéon » : France Inter, du lundi au jeudi de 16h à 17h
  • « Masse critique » : France Culture, le dimanche à 19h
  • « Metropolis » : Arte, le samedi à 14h45

Axé sciences

  • « La tête au carré » : France Inter, du lundi au vendredi à 14h
  • « CO2 mon amour » : France Inter, le samedi à 14h
  • « X:enius » : Arte, du lundi au vendredi à 8h25, 13h00 et 18h30
  • « Science publique » : France Culture, le vendredi à 14h

Plongée dans l’histoire et la géographie

  • « Le dessous des cartes »: Arte, le samedi à 17h45, le mercredi vers 22h30 et rediffusé le samedi à 11h45. TV5, le dimanche à 13h45
  • « Arte histoire » : magazine web dédié à l’histoire – www.arte.tv
  • « Planète Bac » : Planète – www.lachaineplanete.com
  • « Les Lundis de l’histoire » : France Culture, le lundi de 15h à 16h
  • « La Fabrique de l’Histoire » : France Culture, du lundi au vendredi de 9h05 à 10h

De quoi philosopher

  • « Philosophie » : Arte, le dimanche à 12h30
  • « Les Nouveaux chemins de la connaissance »: France culture, du lundi au vendredi à 10h

Une chaîne dédiée au bac

« Campus Bac », une chaîne éphémère et gratuite pour les abonnés de CanalSat du 12 mai au 22 juin 2012.

« La société devient un enfer dès qu’on veut en faire un paradis » G.Thibon

Ce sujet interroge toute idéologie, utopie qui aurait réfléchi sur le politique et aurait essayé d’apporter une réponse à la question du meilleur régime politique possible.

La question demande de vous interroger sur le rapport entre la littérature et la politique, entre sa dimension fictive et sa fonction de contestation (réformatrice); de réfléchir sur le réel à partir de la fiction.

Le problème peut s’articuler autour du double sens de l’utopie : Est une projet réformateur, idéal, qui élargirait le champ des possibles ?/ ou bien « un autre lieu »; « nulle part », un rêve impossible, hors de portée, imaginaire ? Ce projet est apparemment sans lien avec la réalité mais n’est pas pour autant fantastique, ni surnaturel, mais manifeste une cohérence d’un projet rationnel.

à quelles conditions la poursuite d’un idéal pourrait devenir la pire des situations pour le « vivre-ensemble » ? Y a-t-il dans l’essence même de l’utopie, et donc du projet réformateur politique, les racines de sa dégénérescence, les prémisses de ses dérives ?

L’utopie est-elle un rêve nécessaire, ou bien songe délétère ?
Que vaut l’idée de refonder entièrement l’ordre du monde ? Faut-il voir dans l’utopie le soleil qui éclaire le réel par l’idéal, et oriente nos réformes, ou bien le cauchemar d’un mégalomane qui se taillerait une réalité à sa mesure ? Et si toute utopie menaçait, en permanence, de basculer en contre-utopie ?

I Le paradis n’est pas après la mort mais ici-bas.

-Utopie en acte : œuvre des hommes ici-bas comme ils sont.  L’idée d’un sens de l’histoire apparaît et surtout l’idée que l’homme peut influer sur son destin. Après la révolution, droit au bonheur : Déclaration d’indépendance des Etats Unis, Droits de l’homme, Saint-Just « le bonheur est une idée neuve en Europe », Etat-Providence

-Religion du progrès remplace le projet eschatologique (apocalypse, paradis céleste), (une croyance en remplace une autre), cette idée chère aux Lumières, puis surtout aux romantiques est fondée sur l’idée d’organiser scientifiquement l’humanité =>positivisme (holisme): bien-être (matérialisme), technique, progrès ; C’est durant la période des Trente Glorieuses (1945-1975) que l’idée de bonheur se manifeste pleinement dans les pays industrialisés et dits « développés » sous un angle politique : quand la croissance économique, équipe les foyers en équipements de toutes sortes (automobile, télévision…) et que la société de loisirs semble pouvoir répondre aux attentes de tous les citoyens.

-L’invitation à construire son bonheur terrestre en opposition à la promesse d’un bonheur futur se retrouve dans la critique de la religion chez Marx comme symptôme d’une société injuste. « La religion est l’opium du peuple »

La société doit se défaire de l’État qui maintient un enfer dans la société (lutte des classes), l’égalité serait la clé du paradis, et la fin de l’histoire (de la lutte des classes//apocalypse), la fin du travail (aliénant, exploitant, où l’ouvrier devient lui-même un produit, une marchandise, dépossédé du fruit de sont travail et des moyens de production). Faire croire à un paradis céleste, c’est maintenir la classe dominée, le prolétariat dans sa condition misérable, c’est l’empêcher de se révolter, c’est donc lui faire accepter, le résigner à l’enfer qu’il vit (servitude volontaire), c’est l’anesthésier et lui faire croire à un monde imaginaire (opium).

II Cependant cette entreprise de réforme de la société en vue du bonheur commun contient les racines de sa dégénérescence : idéalisme VS réalisme politique

-Qui est « on » ? L’État ? La société ? Les individus ?L’idée d’un droit au bonheur a-t-elle un sens ? le « bonheur » peut-il être un concept juridique ? Si on ne peut lui donner une définition précise, la loi ne risque-t-elle pas d’être vide de sens ? On peut garantir la vie, la liberté, la sécurité, la santé… mais le bonheur, s’il est un état mais aussi la conscience de cet état… La notion politique d’Etat-Providence n’a-t-elle pas des limites ? Quand la société se confond avec l’État pour assurer le bonheur collectif (totalitarisme) (nécessité de séparer le corps social du corps politique, liberté des individus; holisme/individualisme) ? Quand les individus remettent dans les mains de l’État le soin d’assurer leur bonheur ( Diderot, Kant, Tocqueville).

-Peut-on trouver les critères objectifs et universels qui assureraient un paradis terrestre ? Toute tentative semble étouffée dans l’œuf. Relativisme culturel ? époque ? individuel ?Cf. le bonheur en chiffres étude de la Corée du Nord. Si des guides de bonheur familial surtout destinés aux femmes se multiplient à partir des années 50, ce n’est qu’après les guerres de décolonisation et qu’entre 1962 et 1975 que les sondages d’indice de bonheur déclaré indiquent que les Français sont heureux. De plus, un courant critique se développe alors, affirmant que la croissance économique ne peut contribuer au bonheur. L’idée se développe selon laquelle la société de consommation, en satisfaisant sans cesse les besoins matériels, en génère automatiquement d’autres, provoquant ainsi une forme nouvelle d’aliénation.

Citons, entre autres, les travaux du sociologue français Jean Baudrillard (1929-2007) et ceux de son contemporain Guy Debord (1931-1994) ou le roman Les Choses de Georges Perec en 1965 qui critique les promoteurs de la société de consommation qui instrumentalisent la notion de bonheur. Mais c’est probablement Jacques Ellul (1912-1994) qui a développé la critique la plus pertinente en 1967, à travers son concept d’idéologie du bonheur :

« Le droit au bonheur est le cheval de Troie posté au milieu du système des libertés et des droits conçus par une société libérale. C’est la plus grande mutation mentale que l’on puisse imaginer puisque c’est le changement du sens et du but de la vie tout entière, en même temps que de la relation entre l’homme et la société. » (Métamorphose du Bourgeois, 1967, p. 90.).

-mobilisation totale en vue d’un avenir radieux, immense mobilisation de la violence politique, contrôle sécuritaire (Panoptisme-Jérémy Bentham, Foucault Surveiller ou punir inspiré des plans d’usine,Libertalia Daniel Defoe, le phalanstère Charles Fourier, La cité radieuse Le Corbusier,…), efficacité, fonctionnel, économique, technique, aspire à l’unité du corps social (holisme nostalgique) ///////// obsession de transparence, subordination de l’individu à l’État, menace, contrôle permanent, tentation de pureté (négation de la diversité, original, considéré comme déviant), imposition d’un modèle, d’une définition de l’idéal de vie, d’homme, de famille…, prédominance d’une conception utilitaire des individus, des choses, architecture… => idéologie, fanatisme, pensée unique

Enfer car l’État se prend pour un Dieu-Providence,

=> Utopia de Thomas More, … Abbaye de Thélème (sélection des individus (on))=> bon vouloir, éducation humaniste/ nature bonne => anarchie utopie des hommes capables de s’auto gérer ?? Proudhon, Bakounine, Stirner => acratie ??; l’Ile des esclaves Marivaux;  La République Platon, Bioshock BioShock est un jeu vidéo de tir en vue à la première personne développé par 2K Boston/2K Australia et conçu par Ken Levine pour l’éditeur américain 2K Games; cité sous-marine de Rapture.

III Comment l’utopie, la réforme peut-elle influencer la vie politique, Comment réformer sans déformer ?

-penser le rôle de l’État sans nier les libertés individuelles, préserver une égalité et liberté d’entreprendre

-donner les conditions d’une recherche du bonheur individuel

-penser l’unité de la société dans la diversité => tolérance et fraternité

-ne pas infantiliser les citoyens

-réguler l’usage des techniques « science sans conscience… »

-lutter contre fatalisme et passivité, argument paresseux, inaction et abandon de vie citoyenne (on) : conserver l’idée que les hommes se prennent en mains, espoir des lendemains qui chantent, croyance en la nature bonne de l’humain qu’il faut exprimer grâce à l’éducation (Rabelais), si on pense que la nature est mauvaise, cela justifiera toujours une puissance forte de l’État sur la société

-Nouvelle Atlantide Bacon, l’Eldorado Candide XVII-XVIII,   Orwell, Huxley : se servir des dystopies comme avertissement, atout pour questionner le monde actuel, le réel, réponse aux injustices, défauts du monde réel.;

Prépa :Colles 1 Histoire

Les premières colles en culture générale (philosophie Mme Renard) débute la semaine prochaine. Elles porteront sur la notion histoire du programme de Terminale. Le choix de cette notion est directement lié au premier chapitre de votre programme d’ECE « l »héritage de la pensée gréco-romaine ». Le but est de réfléchir sur la notion d’héritage indissociable de l’histoire et de la façon dont on la fait, l’écrit, transmet.

Vous trouverez ici des liens pour réviser cette notion.

http://www.maphilo.net/histoire-cours.html

http://www.assistancescolaire.com/eleve/TES/philosophie/reviser-le-cours/l-histoire-t_i302

https://www.kartable.fr/terminale-es/philosophie/specifique/chapitres-35/l-histoire-1/cours/l-histoire/11689

Les questions types qui peuvent tomber tournent autour de ces thèmes :

-L’histoire peut-elle être objective ?

-L’histoire a-t-elle un sens ?

-L’histoire arrive-t-elle à l’homme ou par lui ?

Je copie ici un résumé tiré du premier lien maphilo.net que je trouve efficace :

Ce qu’il faut retenir

 

–         Objectivité et subjectivité : L’histoire, si elle peut prétendre être une science, ne doit pas pour autant se confondre avec les sciences naturelles. Son objet, ce sont des évènements porteurs de sens qui requièrent la subjectivité de l’historien, son empathie, sa compréhension, et non une explication subsumant les faits sous des lois générales.

 

–         La naissance de l’histoire : L’histoire comme discipline naît en Grèce avec Hérodote et Thucydide. Le premier, déroule une « enquête » sur les guerres Médiques, insiste à la fois sur le souci de conservation des évènements passés et sur la recherche de leurs causes. Le second parfait les méthodes de la discipline historique, se souciant d’intelligibilité, d’exactitude et fait preuve d’une distance critique à l’égard de ses sources.

 

–         L’histoire comme salut : À la différence de l’histoire grecque qui est cyclique, l’histoire du peuple juif dans l’Ancien Testament est une histoire linéaire, située entre un commencement (la Création) et une fin (le Jugement dernier). Dans le christianisme, l’histoire « terrestre » trouve son intelligibilité dans l’Histoire sainte. La providence qui guide le monde offre à l’homme des perspectives de salut.

 

–         Les Lumières et le progrès : Les philosophes des Lumières appuient l’idée que c’est l’homme qui fait l’histoire. Celle-ci devient histoire universelle, développement progressif et indéfini de ce qui constitue l’humanité de l’homme, la Raison. Kant nuance ce « dogmatisme » en prenant en compte les antagonismes entre les hommes, les guerres, etc. Mais, dit-il, l’ « insociable sociabilité » de l’homme est ce qui le pousse à manifester ses talents individuels, à développer ses dispositions naturelles, à réaliser l’humanité (ce qui ne sera réellement le cas que dans le gouvernement civil).

 

–         Hegel et Marx : Pour Hegel, l’Histoire est le procès dialectique (opérant par dépassement progressif des contradictions) par lequel advient l’Esprit. La Raison est le sujet de l’histoire, les hommes et les peuples n’en sont que des instruments ou moyens. En ce sens, les passions humaines et leurs conséquences parfois funèbres (conflits, sacrifices) servent le dessein de l’histoire universelle ; elles sont des ruses de la raison. Marx critique cet idéalisme. L’histoire est histoire des forces productives, des conditions matérielles de vie, des rapports sociaux. Elle n’est rien d’autre que l’activité de l’homme quand bien même son cours serait déterminé, la révolution ne pouvant que provoquer une accélération des processus historiques.

 

–         La vie contre l’histoire : Pour Nietzsche, l’histoire n’a de valeur qu’en tant qu’elle sert la vie, celle-ci étant la force anhistorique de création. L’excès d’histoire est dangereux. Il menace de rendre la vie impuissante, soit que celle-ci se sente écrasée (histoire monumentale), soit qu’elle soit mortifiée (histoire antiquaire), soit encore qu’elle masque ses illusions en jugeant de celles du passé (histoire critique). Pour Spengler, l’histoire n’est rien d’autre que la répétition nécessaire d’un cycle de vie, un cycle biologique, qui va d’un barbarisme à un autre barbarisme en passant par l’art et la science ; l’idée de progrès est congédiée.

 

–         Un autre regard sur l’histoire : Pour Benjamin, on ne saurait considérer les violences que connaît l’époque moderne comme des ruses de la raison. L’état d’exception est devenu la règle. De plus, l’histoire ne doit pas s’intéresser qu’à ce qui a triomphé car les échecs sont eux aussi porteurs de sens, en quoi il faut faire une histoire des vaincus. Heidegger, quant à lui, considère l’être historique de l’homme, son historialité. L’histoire n’est pas une collection d’évènements révolus ; elle habite le présent en dévoilant à l’homme ses possibilités, en lui permettant de se projeter vers l’avenir. L’École des annales enfin, prône une conception de l’histoire comme étude non du temps court, des évènements politiques, mais du temps long, des organisations sociales et économiques, des mentalités, etc.

La mémoire : supprimer ou modifier les souvenirs … Conséquences sur l’identité et la morale

J’ai un souvenir traumatisant, une expérience douloureuse, je ferais tout pour effacer de ma mémoire ces images qui me reviennent sans cesse.

Quelle frustration parfois de ne pas avoir vécu tel événement ! On se met souvent à rêver, imaginer vivre telle émotion, moment marquant.

Et si on pouvait avoir un accès à nos souvenirs de sorte qu’on puisse les modifier ou les supprimer, en créer de nouveaux ?

Non, nous ne sommes pas dans un film de science-fiction tel Total Recall, mais bien au cœur des recherches qui sont actuellement menées par le MIT, Massachussets Institute of Techonology.

Je vous invite à lire ces fascinantes découvertes :

http://www.slate.fr/life/75936/faux-souvenirs-implantation-memoire-souris

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/de-faux-souvenirs-implantes-dans-la-memoire-de-souris_1269347.html

Quelles sont les conséquences imaginables d’une telle expérience sur l’homme ?

Pourquoi ,comme l’indique l’article, est-ce éthiquement inconcevable ?

Au premier abord, les possibilités que nous offrent ces avancées sont fabuleuses. On pourrait éviter les syndromes des soldats revenant de la guerre, des victimes de crimes… On pourrait s’implanter des souvenirs agréables et ainsi améliorer considérablement notre vie.

Cependant, souhaitons-nous réellement cela ? Si vous aviez la possibilité en absorbant une pilule de ne vous souvenir de rien de pénible ? Mieux, de vous remémorer vos dernières vacances à Taîti ? Faut-il préférer le bonheur à la vérité ? L’illusion d’une vie sans malheur est-elle préférable à l’authenticité d’une vie lucide ?

Notre identité nécessite deux facultés : la conscience et la mémoire. Si notre mémoire est altérée, supprimée, modifié, est-ce encore nous ? On pourrait douter de tout ce que nous vivons, est-ce bien réel ? ai-je bien vécu cela ?

La deuxième conséquence majeure toucherait le domaine de la morale et de la justice.

En effet, quelle crédibilité donner à un témoignage si la mémoire est modifiable ? Peut-on être responsable, coupable d’un fait dont on ne se souvient pas ? L’amnésie pourrait constituer un formidable subterfuge pour éviter la condamnation…

Cet article nous amène à réfléchir sur notre rapport à la science et la technique. Faut-il tout réaliser sous prétexte que c’est possible ? Quelles limites au « progrès » ?

L’homme est-il « un loup pour l’homme » ?

Thomas Hobbes cite Plaute et fonde toute sa théorie du contrat social sur cette violence à l’état de nature intenable, invivable que l’on fuit et qui nous pousse à sacrifier notre liberté naturelle pour passer à l’état civil. Même si l’état de nature est une fiction théorique et n’a jamais existé pour Hobbes, cette situation de conflit, de tension, menace et méfiance est le postulat pour justifier le fait que tous déposent leur liberté dans les mains du souverain, le Léviathan.

Cette violence innée sera également défendue par Freud :

« L’homme n’est point cet être débonnaire, au coeur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il se défend quand on l’attaque, mais un être au contraire qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n’est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L’homme est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous les enseignements de la vie et de l’histoire, de s’inscrire en faux contre cet adage ? Cette tendance à l’agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l’existence chez autrui, constitue le facteur principal de perturbation dans nos rapports avec notre prochain ; c’est elle qui impose à la civilisation tant d’efforts. Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine. »

Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation, extrait (1929).

Si cette hypothèse semble se confirmer dans nos rapports quotidiens, les conflits incessants qui rythment l’histoire de l’humanité,  elle parait démentie par les études récentes en anthropologie et paléontologie, comme le montre l’article ci-dessous :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ac36cbf2-a325-11e4-b189-26eecf90f1b5/La_violence_naurait_pas_toujours_existé

Alors loup ou agneau ? agressivité ou empathie innées ?