Category Archives: morale

Nul ne fait le mal volontiers ? Peut-on concevoir un acte gratuit ? La mal sans motif ?

http://www.liberation.fr/debats/2017/10/06/stephen-paddock-le-papy-du-futur_1601451

« Que se passerait-il si la seule contrainte que nous ressentions était celle de la loi, si nous nous détachions complètement de celle de la morale ?

Notre société ne cesse de saper ce rapport que nous entretenons avec la morale.

Depuis quelques décennies, l’Etat cherche à régler l’ensemble de nos comportements, ceux qui atteignent les autres, mais aussi ceux qui ne portent atteinte qu’à nous-mêmes, et cela commence de plus en plus tôt dans la vie. Il est vrai que les instances dites intermédiaires, comme la famille, l’école ou le travail, sont si fragilisées qu’elles peinent à imposer des normes. Désormais, ces institutions semblent incapables de fonctionner sans que les comportements, y compris les plus anodins, soient réglés par le droit. Ce nouveau travers de nos sociétés n’a-t-il pas comme conséquence l’incroyable cynisme que l’on peut attribuer à Paddock ? Ce travers permet, en effet, d’éviter les comportements antisociaux les plus graves, seulement si l’on risque d’être pris et puni. »

Cf. Anneau de Gygès dans la République de Platon « nous ne sommes justes que par contrainte »

Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent

http://www.europe1.fr/emissions/le-fin-mot-de-linfo/il-vaut-mieux-hasarder-de-sauver-un-coupable-que-de-condamner-un-innocent-3454205

http://www.vie-publique.fr/actualite/faq-citoyens/etat-urgence-regime-exception/

L’Assemblée nationale a adopté, mardi 3 octobre, le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. En faisant entrer dans le droit commun l’état d’urgence, une majorité de députés, socialistes compris, a ainsi choisi de sortir la France de l’État de droit.

Un État de droit est celui dont le droit protège n’importe lequel de ses résidents de l’arbitraire de l’État. C’est un État mis à l’abri de l’absolutisme administratif ou policier. C’est un État où l’État est subordonné à des règles de droit qui lui sont supérieures et qui s’imposent à son action. C’est un État dont les citoyens sont en sûreté parce qu’ils sont assurés de ne pas être livrés aux abus de pouvoir étatiques. C’est en somme un État où l’État ne fait pas la loi.

Quand la liberté s’éteint en silence….

Société animale ?

Une pensée… à méditer
Un groupe de loups: Les trois à l’avant sont vieux et malades, ils marchent en avant pour régler le rythme du groupe en cours de course, de sorte qu’ils ne restent pas derrière eux.
Les cinq prochaines sont les plus forts et les meilleurs, ils sont chargés de protéger les devants en cas d’attaque.
Le paquet au milieu est toujours protégé contre toute attaque.
Les cinq derrière eux sont également parmi les plus forts et les meilleurs; Ils sont chargés de protéger l’arrière en cas d’attaque.
Le dernier est LE LEADER. Il s’assure que personne ne soit laissé derrière. Il maintient le pack unifié et sur le même chemin. Il est toujours prêt à courir dans n’importe quelle direction pour protéger et servir de «garde du corps» à l’ensemble du groupe.
Juste au cas où quelqu’un voulait savoir ce que cela signifie vraiment d’être un leader. Il ne s’agit pas d’être à l’avant. Cela signifie prendre soin de l’équipe.
 
 

La difficulté de s’affirmer comme sujet – Avons-nous besoin de héros ?

Voici une émission très intéressante de France Culture où Boris Cyrulnik nous expose sa conception du héros. Il y développe également une analyse sur la radicalisation des jeunes (extrait à peu près au milieu).

https://www.franceculture.fr/emissions/l-invite-des-matins/avons-nous-besoin-de-heros 

Notes :

« combattre, passer une Kalash, ça me faisait rêver, mourir en martyr »

adolescence = âge de l’engagement. Toutes les cultures ont inventé des rituels d’accueil des adolescents.

Un adolescent qui n’a pour seul engagement que le fait de passer son bac c’est tragique. Rester immobile derrière un bureau.

J’ai besoin d’évènement, j’ai besoin d’orages pour savoir qui je suis, d’épreuves pour m’éprouver, me connaître.

Ce qui fait la sélection aujourd’hui c’est l’immobilité physique et la répétition de quelques règles de grammaire.

=> perdre un an ou deux pour » muscler sa personnalité ».