Secrets, gargouilles et maléfices

Joe Clarke, le narrateur de ce roman, est maçon de son métier. Mais pas n’importe quel maçon ! Il est spécialisé dans la rénovation de bâtiments anciens. Alors, le jour où on lui propose de réparer le clocher de la cathédrale de Muncaster, il n’est pas surpris et accepte le chantier, même si on dit que certaines gargouilles de la cathédrale ont un réel pouvoir maléfique ! Il s’y cacherait un secret au fond des pierres, un secret qui pousse à tuer …

Cette histoire est suivie d’une autre. Celle de Harry, étudiant arrivant chez une logeuse, à Londres après la Seconde Guerre Mondiale. Il lui loue une chambre. La propriétaire en question à des airs étranges, excentriques ; la chambre elle-même contient quelques bizarreries. Harry est piqué de curiosité et tente d’en savoir plus sur sa logeuse, jusqu’au jour où il trouve des notes intimes d’une jeune femme, le tout datant des années 30.

Voici donc deux histoires dans deux univers assez différents ; des récits, qui pourtant provoquent chez le lecteur des sensations proches : attente, interrogation, malaise, craintes en sourdine, le tout émaillé de suspense.

J’ai particulièrement aimé la première histoire, peut-être, parce que la cathédrale et ses gargouilles y jouent un rôle de premier ordre. Peut-être aussi parce que chaque fois que se présente à moi une gargouille, je ne peux pas m’empêcher de m’imaginer ce genre d’histoires à frissonner. Peut-être et sûrement parce que Joe Clarke est le genre de personnage qui me plaît, tant dans sa personnalité que dans l’évolution de ses sentiments.

Les références :

Titre : Le maléfice de Muncaster suivi de Brangwyn Gardens

Auteur : Robert WESTALL

Les petits plus :

–> A propos de gargouilles, qu’est-ce que ce mot ? Vous trouverez la réponse en images dans la vidéo qui suit. Nos amis québécois d’un cégep, soucieux de valoriser la langue française, y ont consacrer une courte séquence pour une émission. Ecoutez bien, même leur accent chante et gargouille !

–> Les gargouilles font peur, on leur prête parfois comme dans le roman  de Robert WESTALL des pouvoirs… fantastiques mais elles sont aussi l’expression de facéties de tailleurs de pierre, qui encore actuellement se moquent volontiers de leurs contemporains ou rendent hommage aux ouvriers qu’ils ont rencontrés sur le chantier. Visionnez la vidéo ci-dessous. Personnellement, je trouve qu’elle est positive dans la nouvelle qu’elle annonce, elle est aussi un tantinet émouvante car elle met en avant, au coeur de notre actualité du XXI ème siècle souvent sombre, une belle histoire d’amitié, d’espoir et de tolérance.

  
Ahmed: Gargouille de Saint-Jean

 

–> Le maléfice de Muncaster est évidemment loin d’être la première (ni la dernière) oeuvre littéraire où  une gargouille, un monument ou un élément d’architecture joue un rôle prépondérant. Je vous conseille de vous jeter, vous ruer littéralement sur la série en bande dessinée : « Gargouilles » de FILIPPI, JUNG et CAMBONI. La BO ci-dessous vous en donne un avant-goût : aventure, humour, enfance, voyage dans le temps et… gargouille et … maléfice, on s’en doute.

Commentaires (3)

201361sarahlth février 2013 at 16:47

j aimerais bien le lire car j aime bien le suspens

201461estebkth février 2014 at 10:01

J’aimerais bien lire ce livre!Est-il disponible au C.D.I?

Nicole Rosséth février 2014 at 10:17

Bonjour estebk,

Oui, bien sûr, il est au CDI. Cherche-le et bonne lecture !

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