Comment Thong-Li fut sauver…

Un petit vendeur des rues occupe son temps en dessinant des oeuvres éphémères à la craie là où il le peut. Un jour, il fait le don d’un poisson à un vieillard pauvre et ce dernier en échange lui remet un coffret. La boîte contient tout ce dont le petit vendeur rêve : un pinceau et de l’encre. Et c’est ainsi qu’il se met à peindre sur des toiles… d’araignée, gagnant au gré de la rumeur assourdissante une réputation sans frontière. C’est pourquoi l’empereur, homme décidé, capricieux, tyrannique et qui ne souffre pas la résistance, ni la désobéissance, exige que le jeune artiste, quitte sa petite ville, sa famille et se mette à son service pour peindre une à une les milliers de pièces de son palais avec des exigences sans bornes. Ce conte philosophique très simple à lire – qui peut d’ailleurs être lu au premier degré, c’est avant tout une belle histoire ! -met en perspective le besoin irrépressible de créer, les moyens de le faire et la liberté qui vous est donnée ou que vous prenez de servir une oeuvre. Cet album nous livre une jolie légende, où le jeune héros-artiste fait son apprentissage ; de très belles illustrations que l’on peut contempler comme les dessins de la tradition ancestrale chinoise, et aussi une réflexion sur l’équation à plusieurs inconnues  » inspiration+création+élan+ liberté = ? » . A la fin du livre, j’ai pensé d’emblée à une des Nouvelles Orientales de Marguerite Yourcenar : »Comment Wang Fô fut sauvé ». Ces deux histoires ont de réels points communs mais la différence la plus criante, à mon avis, réside dans l’attitude de chaque héros fasse à la menace. Mais après tout, à vous de vous faire votre idée !

Références :

Titre : Toile de dragon

Auteure : Muriel ZÜRCHER

Illustratrice : Lan QU

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