Défendre les SES !!

13:21 Informations
Les Sciences Economiques et Sociales pour relever les défis du XXIème siècle.

Les lycéens d’aujourd’hui et de demain constitueront les forces vives du XXIème siècle.
De quels outils les futurs citoyens ont-ils besoin pour répondre aux mutations de l’économie mondialisée? Comment les préparer à faire face aux défis colossaux qui les attendent et à en saisir les opportunités : construction d’une économie durable, affirmation de l’Asie et émergence de l’Afrique, recompositions familiales, allongement de l’espérance de vie et vieillissement des sociétés, avancées technologiques, mutations du travail, … ?

Leur formation ne peut pas avoir pour seul objectif l’utilité professionnelle immédiate qui, d’ailleurs, peut s’avérer vite dépassée par les dynamiques en cours et donc contre-productive dans la perspective même d’une meilleure insertion professionnelle. Les futurs citoyens peuvent-ils se réduire à de futures fonctions professionnelles ? Ils ont besoin d’acquérir les démarches intellectuelles indispensables pour faire face aux complexités du monde contemporain. Il est donc nécessaire de former des hommes et des femmes ouverts et curieux, habitués à porter un regard transversal sur le monde afin qu’ils puissent exercer pleinement leur citoyenneté, et être mieux armés face aux mutations économiques, sociales et politiques, largement imprévisibles aujourd’hui.

C’est l’ambition des Sciences Economiques et Sociales que de former de tels citoyens actifs, prêts à appréhender le monde dans lequel ils vivent dans sa globalité, en croisant les différents savoirs disciplinaires constitutifs de ce que l’on appelait autrefois les Humanités. Un projet, toujours plus indispensable et légitime au moment où il faut répondre à des déséquilibres sans précédents.

Comment étudier les mutations familiales en dehors de l’évolution du marché du travail et de l’emploi féminin, en dehors du cadre législatif et politique de nos sociétés… ? Peut-on étudier le marché, les entreprises et leurs stratégies en dehors de leur environnement national et international, en dehors des relations sociales qui s’y inscrivent ? Comment aborder des phénomènes économiques globaux dans une économie mondialisée en dehors de leur contexte politique, social, historique ?

Un tel enseignement doit nécessairement accorder une place importante au débat entre les différents courants des sciences sociales : contrairement aux sciences « dures », peu de sujets y font en effet consensus parmi les spécialistes. Ce nécessaire pluralisme contribue à ce que les jeunes développent leur esprit critique et se préparent à participer aux débats démocratiques qui animent notre société.

L’enseignement de Sciences Economiques et Sociales, caractérisé par le pluralisme et la pluralité des approches, met donc à profit les apports des différentes sciences sociales pour étudier les diverses questions de société ; cela au travers d’une démarche pédagogique consistant à impliquer directement les élèves dans la constitution de leurs savoirs (études documentaires, utilisation des médias et technologies nouvelles, méthodologie des sciences sociales dans des travaux en petits groupes,…).
Il ne peut être dissocié de la série économique et sociale caractérisée par une complémentarité des enseignements de sciences humaines et sociales (SES, Histoire géographie, philosophie, lettres, langues,) mais aussi de SVT, de mathématiques et de statistiques.

Cet enseignement, en prise directe avec la réalité économique et sociale, permettant aux jeunes de se situer dans la société dans laquelle ils vivent, attire de plus en plus de lycéens qui s’orientent dans cette voie ; cette formation a déjà permis à des générations d’entre eux de réussir dans l’enseignement supérieur grâce à la diversité de ses débouchés (droit, économie, gestion, commerce, enseignement, langues, journalisme, sciences politiques, grandes écoles de commerce…) et de se confronter avec succès aux mutations de l’emploi, comme en attestent le parcours de nombre d’entre eux.

Le maintien et le développement de cette voie d’enseignement général des lycées et de la démarche des Sciences Economiques et Sociales sont donc indispensables

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