Pour mieux comprendre ce qui s’est passé au Japon le 11 mars 2011.

20 12 2015

Cet article a été publié le 20 mars 2011 mais il reste utile pour la compréhension des faits .

L’article du 20 mars 2011 modifié le 20 avril 2016 car des liens ne fonctionnaient plus.

Depuis plusieurs jours, tu as regardé les images à la télévision et tu n’as peut-être pas toujours bien compris.
J’ai essayé de trouver des informations simples tout en expliquant les différents phénomènes qui ont frappé le Japon depuis vendredi 11 mars.
Clique sur les imagettes qui te renverront sur les animations que je te signale.

Le Japon

Carte trouvée surhttp://www.la-croix.com/mm/illustrations/Multimedia/Actu/2011/3/11/seisme.jpg

Que s’est-il passé ?

1) Un séïsme (un tremblement de terre)
Depuis que des instruments de mesure  ont été installés en de nombreux points à travers le monde, jamais pareil tremblement de terre n’avait été enregistré au Japon. Le séisme qui a touché l’archipel vendredi 11 mars, à 14h46min heure locale, aurait en effet, atteint une magnitude (une puissance) de 8,9° sur l’échelle  de Richter. La secousse a duré plusieurs minutes. Il entre ainsi dans la liste des 10 plus forts séismes que la Terre ait connu depuis 150 ans.

La ville de Tokyo comme de très nombreuses villes est touchée mais les immeubles et gratte-ciels ne se sont pas écroulés. Les japonais ont construit selon des techniques « parasismiques » . Sur ces schémas d’un professeur de SVT on voit les différentes sortes de constructions parasismiques.

 

Une alerte au tsunami est immédiatement lancée. Elle concernera tout le Pacifique. Les dégâts s’annoncent rapidement considérables.

2) Le tsunami :
Du japonais « tsu » qui veut dire le « port » et « nami » la « mer » : « tsunami » signifie « grande vague dans le port »
A peine une heure après la plus forte secousse, d’immenses vagues, dont certaines atteignent plus de 10 mètres de haut, déferlent sur le nord-est du pays, balayant tout sur leur passage. Certaines de ces vagues pénètrent jusqu’à 5 kilomètres à l’intérieur des terres. Les images sont terribles. Elles montrent la puissance d’un phénomène que rien ne peut arrêter.
Regarde l’animation du Commissariat à l’énergie atomique (CEA)  qui montre comment se forme un tsunami :

Sur un site américain on peut voir des images de certains endroits avant et après la vague , il suffit de « tirer » la ligne noire .

Samedi 19 mars on en est à plus de 20 000 morts et disparus et les chiffres ne sont pas définitifs.

Le séisme  du 11 mars avec le tsunami qui a suivi est actuellement la catastrophe naturelle la plus meurtrière au Japon depuis le séisme survenu en 1923 dans la région du Kanto, qui englobe Tokyo et qui avait fait 142.000 morts.

3) Un accident nucléaire :
Une explosion s’est produite samedi 12 mars, à 15 h 36 heures locales dans la  centrale nucléaire de Fukushima, située à moins de 300 km au Nord de Tokyo.  Depuis de nombreux problèmes très graves se sont enchaînés.
Pour mieux comprendre ce qui s’est passé tu peux regarder l’animation proposée par le site du journal Le Monde même si c’est un peu compliqué parfois.

4) Et après ?
Les dégâts causés par le séïsme et surtout par le tsunami sont immenses, mais la préoccupation actuelle est aussi la menace nucléaire. Le texte ci-dessous en donne quelques éléments.

Après le tremblement de terre, puis le tsunami, voici l’explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima, dont on ne sait pas encore quelles seront les conséquences (la centrale est à seulement 300 km de Tokyo).
(…) Le nucléaire est une technologie très particulière : (…) les risques portent sur deux types d’événements :
– d’abord le risque lié à « l’accident » : panne, explosion, et conséquences d’événements extérieurs — tsunami, risques terroristes, comme cet avion qui le 11 septembre 2001 devait s’écraser sur la centrale de Three Mile Island. Dès lors, l’éjection dans l’atmosphère de quantité de matériaux radioactifs va provoquer des cancers et d’autres maladies (…)
– ensuite, le risque des « faibles doses », car les centrales, et les autres maillons de la chaîne nucléaire, notamment les transports, les sites de stockage et les sites d’extraction du plutonium comme La Hague, diffusent régulièrement des éléments radioactifs qui se retrouvent ensuite dans les rivières, la mer, les plages, les forêts…
(…)
C’est donc toute la planète qui est concernée quand certains décident de développer la filière nucléaire. Or la décision est prise de manière opaque, sans débat public, sans réelle information contradictoire et scientifique des populations.
En particulier, nous manquons d’informations essentielles pour une prise de décision. Chaque technologie possède des risques !

D’après le Monde diplomatique / http://blog.mondediplo.net/-Puces-savantes-

Les personnes habitant dans un rayon de 20 km autour de la centrale  ont été évacuées car elles courent des risques pour leur santé.
Depuis cette date les problèmes de plus en plus difficiles à résoudre et très graves se sont ajoutés les uns aux autres et des ingénieurs et techniciens, volontaires travaillent pour éviter une plus grosse catastrophe.

Les professeurs de SVT d’une part et de sciences physiques d’autre part peuvent aussi t’apporter des informations que je ne maîtrise pas , alors va les voir !

J’ai réalisé cet article grâce à de nombreux collègues d’histoire géographie et de SVT : Laurent Fillion, Yannick Marvin, Géraldine Duboz, Anthony Lozac’h, François Barrère et d’autres que je ne connais pas.
et un dossier spécial d’eductice (destiné aux enseignants)


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