Bonjour tout le monde !

février 21st, 2011

Bienvenue sur notre blog !

Nous sommes un groupe de 7 élèves de troisième (Coraline, Damien, Elise, Kimberley, Marie, Nadjoua et Pauline) investis dans le club Histoire de notre collège. Passionnés par la période de la seconde Guerre Mondiale, nous avons décidé, cette année, de participer au concours de la résistance et de la déportation qui a pour thème :

« La répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy. « 

Notre surnom est « club W2 ». Pourquoi W2? C’est en fait le nom d’un secteur local surnommé « W2 » du réseau  « Libération Nord », réseau actif de résistants de notre région. En hommage à ces hommes et ces femmes qui ont combattu pour la France et dont beaucoup sont morts à la suite d’une répression implacable, nous avons décidé de reprendre leur nom.

Voici donc le fruit de nos recherches sur cette Résistance qui ne déclina jamais malgré une répression terrible de la part des autorités d’occupation et du régime de Vichy.

Bonne visite de notre blog en espérant que, tout comme nous, nos recherches vous enrichiront !!!

Les élèves du club W2

Le contexte historique: le territoire « dans la main allemande »

mars 26th, 2011

Introduction : la France sous l’Occupation.

Le 1er septembre 1939, l’armée allemande dirigée par Hitler envahit la Pologne . Deux jours après, le 3 Septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne. La Seconde guerre Mondiale débute.

Une «  Drôle de guerre » se met en place. Les français se réfugient au niveau de la ligne Maginot et attendent l’offensive allemande. Elle prend fin le 10 mai 1940 par l’Allemagne qui, après avoir attaqué les Pays-bas, la Belgique et le Luxembourg ,traverse finalement les Ardennes en prenant la ligne Maginot à revers.

Le 22 Juin 1940, le Maréchal Pétain, élu le 16 Juin 1940, signe l’armistice d’une guerre qui a débuté en mai avec l’Allemagne.

Ci-contre un message du maréchal Pétain aux français ayant

pour but de dire à la population de continuer de travailler sans se soucier de l’occupant.

De nombreuses conditions sont imposées par l’Allemagne à la France vaincue :

  • La division de la France en deux parties, la France Nord occupée par l’armée allemande et la « Zone libre » avec le régime de Vichy sans oublier l’annexion de l’Alsace-Lorraine .La région Nord Pas De Calais, elle, est un peu différente. Elle est « Zone interdite » et dépend du gouvernement de Bruxelles. Près de la moitié des troupes d’occupation y sont positionnées pendant l’occupation.
  • Le peuple français doit subvenir aux besoins de l’occupant comme par exemple le logement de soldats allemands et les réquisitions de nourriture et de matières premières.
  • L’armistice signe aussi la fin de la IIIe République et la création de « l’État français » ayant Pétain comme chef du gouvernement.

Le 10 Juillet 1940, à Vichy, le Maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs. Il met en œuvre la « révolution nationale », qui est fondée sur des valeurs traditionnelles et autoritaires. Il rejette la République et la démocratie.

La Devise de la République «  Liberté-Égalité-Fraternité » est remplacée en « Travail,Famille,Patrie ».

Le travail de la terre est mis en valeur. Il n’y a plus de syndicats et la grève est interdite. Les femmes sont incitées à rester au foyer et à faire plus d’enfants. Ce régime s’appuie sur l’autorité de l’Église. Il apporte une aide financière aux familles nombreuses et exclut les Juifs de la communauté française.

L’élément le plus important du régime de Vichy est la collaboration que Pétain engage avec l’Allemagne nazie. Le 24 octobre 1940, le Maréchal Pétain rencontre Adolf Hitler à Montoire.

Cette rencontre signe le début d’une collaboration encore plus forte entre l’Allemagne et la France. Déjà avant cette rencontre des mesures contre les juifs sont prises comme par exemple un statut des Juifs du 3 octobre 1940 qui leur interdit de travailler dans la fonction publique, la presse et le cinéma sans que les Allemands ne l’aient demandé. Une aide militaire est accordée, par exemple la Légion des volontaires français ou encore la milice.

Dès les débuts de l’occupation, la résistance se met en place. Des hommes et des femmes s’élèvent contre cette situation et refusent de céder à l’ennemi. Ce sont dans un premier temps des actes isolés, mais très vite la résistance s’organise en mouvements ou en réseaux. La traque commence alors…

Quelle forme la répression prend-elle en France et dans le Nord Pas-de-Calais ? Qui en est chargé? Pour quelles conséquences pour la résistance ?

La Feldgendarmerie :

mars 25th, 2011

Police militaire allemande: La Feldgendarmerie

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Allemands disposent de nombreuses unités de police militaire. La principale est la Feldgendarmerie surnommée, la Kettenhund (« chiens enchaînés » à cause des chaînes qu’ils portent autour du cou) . Au départ, son rôle est de guider les troupes et de les surveiller dans les régions occupées.

Pour cela, elle maintient l’ordre et la discipline, contrôle les ports et les aérodromes, surveille l’administration des étrangers et rassemble les prisonniers.

Très vite, les feldgendarmes surveillent aussi la population civile, patrouillent dans les régions occupées et s’assurent que les armes civiles sont bien récupérées ou rassemblent celles qui ont été abandonnées par les ennemis. Il ne s’agit pas de faciliter l’armement d’une résistance éventuelle.Dans ces missions, ils avaient un rôle très actif dans la traque des résistants.
La Feldgendarmerie effectue les arrestations et les rafles. Elle est commandée par le lieutenant Zeidler à Lille. Les Feldgendarmes sont remplacés par les Volkdeutsches.

Après que la section de Police M.B.H. soit remplacée le 1er juin 1942 par les services Hohere SS une Polizei Führer et par le commandement de police de l’ordre, l’administration militaire conserve le contrôle de la Feldgendarmerie .

Les services de l’armée sont aussi membres de la Feldgendarmerie de Tourcoing. Les Feldgendarmes appartiennent à l’armée allemande mais assistent par la suite à la Gestapo dans ses arrestations.

La Gestapo :

mars 24th, 2011

La Gestapo:


    1) Sa création.

La Gestapo est une police secrète d’état, créée par Hermann Goering le 26 avril 1933

 Portrait de  Hermann Goering:

 Son rôle est d’abord de lutter contre les communistes mais aussi les opposants au régime nazi . Elle joue également un rôle important dans l’extermination des Juifs .

Celle-ci est constituée de policiers professionnels. Elle utilise comme méthodes la torture , l’intimidation , l’arrestation sauvage mais aussi la dénonciation .

 

 

2) L’installation du RSHA à Paris

Le 27 septembre 1939 , Himmler décide de la création du RSHA ( Reichssichertshauptamt). Les services du RSHA sont installés à Paris en 1940 . Il en confie le commandement à Reinhardt Heydrich. Assassiné en 1942 , kaltenbrunner prend sa place .

Le RSHA se compose de six bureaux différents dont le quatrième détient le pouvoir d’arrestation. Son rôle est la « recherche des adversaires du régime et la répression ».

Le 14 juin 1940 l’équipe spéciale arrive à l’hôtel du Louvre . Le lendemain les agents de Himmler se rendent à la préfecture de police de Paris pour prendre les dossiers des Juifs et des Allemands immigrés . Un troisième groupe est commandé par le SS Roland Nosek , il est chargé de glaner les informations provenant des milieux politiques .

Pour Himmler la surveillance de Paris n’est pas suffisante. Il décide de la mise en place d’un réseau complet à travers la France occupée . C’est Knochen qui s’en charge au mois d’août 1940 , il implante des antennes en province .

3.Son rôle dans la traque des résistants

Lorsque la guerre éclate, la gestapo traque les mouvements de résistants .La gestapo lutte contre le sabotage des résistants . Les résistants arrêtés sont torturés, déportés dans des camps de concentration ou encore tués. Les interrogatoires sont souvent violents : les agents n’hésitent pas à frapper à coup de poing , à gifler , à tordre des bras , à étrangler parfois jusqu’ à ce que le résistant donne les noms d’autres résistants .

Comme en témoigne ce résistant arrêté par la gestapo en 1944 :

Monsieur Lucien Duval « Ma volonté , ne pas parler , parler le moins possible , tenir au moins trois jours , pour que mon arrestation soit connue de tout le service . On me fait enlever ma veste et le bal commence : gifles , coups de poing , torsion des bras , pincement des cuisses . On m’attache les mains derrière le dos à l’aide de ma ceinture que l’on me passe autour du cou .»

Si le résistant toujours enchaîné, tombait à terre, on le frappait à coups de pied pour qu’il se relève et avec une telle violence que les fractures des côtes ou des membres n’étaient pas rares.

La gestapo n’hésitait pas à menacer aussi les familles des résistants.

La gestapo a fait quarante mille morts dans les seules prisons françaises pour les tortures qu’elle a commises .

Photo de Térezin en Silésie:Prison de Terezin en Silésie

Les forces de l’ordre de Vichy :

mars 23rd, 2011

Les forces de l’ordre traditionnelle :

1) La gendarmerie :

En 1940 les gendarmes doivent faire appliquer les lois et notamment les lois antisémites mises en place par le gouvernement de Vichy .

Plus de 500 gendarmes participent aux côtés des policiers à la Rafle du Velodrome d’Hiver, à Paris, les 16 et 17 juillet 1942 . Ils arrêtent plus de 13 000 juifs.

 

 



 

 

En 1943 le STO ( = service du travail obligatoire) est instauré et les gendarmes doivent aller interpeller les réfractaires, qui prennent les maquis .

2) La police :

En 1940 , il y avait plusieurs polices , par exemple , le SPAC ( = service de police anti-communiste ). Elle est spécialisée dans la répression anticommuniste . Dans la France occupée , il y a un faible nombre de policiers donc les autorités Allemandes ont besoin du gouvernement français mais le régime de Vichy veut que les policiers éliminent les communistes , les juifs et les francs-maçons.

La Milice : une création de Vichy

mars 22nd, 2011


1) Création de la  Milice :

La milice est créée par une loi en 1943. Elle est dirigée par Joseph Darnand sous l’autorité du gouvernement de Vichy. Par la suite, elle reçoit des SS, un armement moderne.
La loi du 30 janvier 1943 reconnaît la milice comme une organisation d’utilité publique.

Les hommes de la milice viennent souvent en grande partie du SOL ( = service d’ordre légionnaire) créé un an avant la milice en janvier 1942.

Lorsque quelqu’un rejoint l’organisation , les miliciens prononcent un serment comportant vingt et un point , les voici :  



« Contre la lèpre juive, pour la pureté française»

  1. Contre l’égoïsme bourgeois, Pour la solidarité française,
  2. Contre le scepticisme. Pour la foi,
  3. Contre l’apathie. Pour l’enthousiasme,
  4. Contre la routine. Pour l’esprit d’initiative,
  5. Contre l’influence. Pour le mérite,
  6. Contre l’individualisme, Pour la société,
  7. Contre l’ancienneté. Pour la valeur,
  8. Contre l’anarchie. Pour la discipline,
  9. Contre l’égalitarisme. Pour la hiérarchie,
  10. Contre la vaine liberté. Pour les vraies libertés,
  11. Contre la démagogie. Pour la vérité,
  12. Contre la démocratie. Pour l’autorité,
  13. Contre le trust. Pour le métier,
  14. Contre le capitalisme international, Pour le corporatisme français,
  15. Contre la tutelle de l’argent, Pour la primauté du travail,
  16. Contre la condition prolétarienne, Pour la justice sociale,
  17. Contre la dissidence gaulliste, Pour l’unité française,
  18. Contre le bolchevisme. Pour le nationalisme,
  19. Contre la lèpre juive. Pour la pureté française,
  20. Contre la franc-maçonnerie païenne, Pour la civilisation chrétienne,
  21. Contre l’oubli des crimes, Pour le châtiment des coupables.

Joseph Darnand fait de la milice une force de lutte contre la Résistance française en collaboration avec la Gestapo Nazie. Elle compte 30000 miliciens.

La Milice nationale n’est autorisée par Bruxelles que le 19 mars 1944.

Une trentaine de miliciens sont cantonnés à Lille.

Voici Joseph Darnand et ces miliciens :

Les miliciens procèdent à des contrôles d’identité, des arrestations, confient leurs prisonniers au S.D.

Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 1944 , les miliciens quittent Lille pour la Belgique, les plus durs (souvent les plus jeunes) endossent l’uniforme allemand (propagande ou S.D.)

les miliciens participe a de nombreux organisation comme la rafle du vel’dhiv:

Avec la libération de la France à partir de juin 1944, 6000 miliciens se réfugient en Allemagne où ils sont intégrés dans la brigade SS Charlemagne . Mais de nombreux miliciens sont exécutés à la libération et après la fin des hostilités

insigne de la milice :

 

Les Groupes Mobiles de Réserve.

mars 22nd, 2011


Les groupes mobiles de réserve (GMR) sont créés le 23 avril 1941 aprés la clôture de l’armistice car le troisième Reich oblige l’Etat français à réduire son nombre de gendarmes puisque c ‘est une forme militaire.

Ils se situent dans la zone libre . En 1942 les Allemands décident de laisser les GMR passer dans la zone occupée mais les français doivent coopérer. Pour faire partie des GMR, il faut être une personne saine , jeune et sans attache politique . Leurs missions sont le service d’ordres et la répression en cas de troubles , ils assurent un renfort aux corps urbains pour certains services sur la voie publique ou de circulation . Ils effectuent des patrouilles dans les villes et sur les routes . Ils assurent également des gardes de matériels de l’armée sous scellés , mais aussi la garde de trésorerie et des postes.Mais ils sont détournés par le gouvernement de Vichy pour lutter contre les maquis de plus en plus efficaces .

Mais aussi des Policiers dans la Résistance.

mars 21st, 2011

Police et Gendarmerie dans la résistance :

Les Policiers qui entrent dans la résistance prennent beaucoup de risques. Ils s’engagent car ils sont contre la politique collaborationniste du régime. Ils désobéissent ainsi aux règles et au Maréchal Pétain, à qui ils doivent prêter serment.

Certains aident des familles juives à fuir l’occupant car ils peuvent leur fournir des laisser -passer. Ainsi Léon Goghe, policier de Roubaix, aide une famille juive à s’enfuir grâce à l’aide du Pasteur Pasche.

Ils volent également des tickets de rationnements qu’ils fournissent aux résistants. Passés dans la clandestinité, il leur est difficile de se nourrir sans cela .

Ils sont libres de circuler, ils peuvent s’infiltrer et grâce à cela,  ils recueillent des informations très importantes qui leur sont utiles pour informer la population à l’exemple de Jean-Baptiste Rouvillois, gardien de la paix, et membre des F.T.P.F. Grâce à sa profession il est libre de circuler comme il veut. Il est déporté puis fusillé au Fort de Bondues le 9 février 1944.

Quelques uns créent des journaux clandestins pour rassurer la population française et l’ informer de ce qui se passe réellement avec l’occupant.Le cas de Jules Noutour est significatif à cet égard. Révoqué de la police car il refuse de prêter serment au Maréchal Pétain. Gardien de la paix à Lille, militant syndical et socialiste, il est secrétaire général de l’Union départementale des Policiers du Nord . Il entre en résistance dès 1940 et délivre des renseignements, aide des prisonniers à s’évader. Il est l’un des co-fondateurs du journal clandestin « Voix de Nord ». Il est déporté et décède en 1943.

Photo du Journal la  » Voix Du Nord « .

D’autres aident à faire évader des prisonniers. Suite au débarquement de Normandie et à l’éclosion exponentielle des maquis, la gendarmerie rejoint massivement la résistance. Certains sont démasqués. Ils sont déportés puis fusillés.

 

 

 

 

 

 

-Photo prise au Musée de la résistance de Bondues. Affiche souvenir en hommage aux Policiers résistants.

 

Témoignage du fils de Mr Maurice Delacourte né le 20 Juillet 1920 à Saint Hilaire :

Mr Delacourte est résistant FFI au moment des faits, il est convoqué à la gendarmerie de Carnières pour un contrôle d’identité. Mais la véritable raison de cette convocation est de le confondre en tant que résistant. Il est emmené dans une salle pour l’interroger. Cette salle avait une fenêtre sans poignet pour éviter que les personnes ne s’échappent. Seulement, avant de quitter la pièce, le Gendarme a remis la poignet de la fenêtre pour qu’il puisse s’échapper. Acte isolé mais qui montre la volonté de ce gendarme d’aider un homme dont il partageait, sans doute, les idées.

 

 

 

 

 

 

Photo de Maurice Delacourte (Résistant)

On peut également citer d’autres noms de policiers dans la résistance : Mr Delamette ;Mr Richter ; Mr Basquin ; Mr Boyer ; Mr Hotivault ; Mr Wiboux ; Mr Denimal ; Mr Demim,

1940-1941: Les débuts de la Résistance et la répression judiciaire.

mars 20th, 2011

Les résistants sont des hommes et des femmes de tous âges mais souvent jeunes voire des adolescents.

Moins nombreuses que les hommes, les femmes y sont souvent cantonnées dans des rôles subalternes.
Ils sont issus de toutes les catégories sociales.
Toutes les sensibilités politiques de gauche comme de droite, toutes les sensibilités philosophiques et religieuses sont représentées au sein de la résistance.
Des étrangers combattent aux côtés des résistants français: antifascistes italiens, antinazis allemands et républicains espagnols réfugiés en France ; immigrés polonais et arméniens; juifs .

Volontaires engagés dans l’action clandestine, les résistants risquent à tout moment d’être dénoncés, arrêtés, torturés, emprisonnés, exécutés ou déportés.
Ils constituent une toute petite minorité courageuse (entre 3 et 5% de la population, selon les estimations), qui suscite à la fin de l’Occupation un mouvement social beaucoup plus vaste, entraînant l’adhésion de la majorité des Français.

Les débuts de la Résistance .

L’engagement dans la résistance est plus ou moins précoce, dès 1940-1941
Les motivations des résistants sont diverses :refus de la défaite et de l’occupation allemande, refus du régime de Vichy et de la collaboration, refus de la répression et des mesures antisémites, volonté de combattre pour libérer la France.
La résistance revêt des formes multiples qui vont de l’attentisme prudent ou l’écoute de la
BBC, jusqu’à l’action directe ( attentats, sabotages ) ou la lutte armée dans les maquis, en passant par les manifestations patriotiques (cérémonie du 14 juillet ou du 11 novembre, alors interdites), le renseignement, la diffusion de la presse clandestine, la participation à des réseaux d’évasion, le refus du Service du travail obligatoire (STO) mis en place à la fin de 1942 et au début de 1943.

Quelques exemples de réseaux et de mouvements de la Résistance intérieure Française .

Parmi les différentes organisations de la Résistance intérieure Française, on a coutume de distinguer les réseaux et les mouvements. Un réseau est une organisation créée en vue d’un travail militaire précis (renseignement, sabotage, évasion de prisonniers de guerre et de pilotes tombés chez l’ennemi). Un mouvement a pour premier objectif de sensibiliser et d’organiser la population. Les réseaux appartiennent à la France Libre .

Les huit grands mouvements qui, à partir de mi 1943, seront membres du Conseil national de la Résistance sont les suivants :

  • Ceux de la Libération (CDLL) , plutôt de droite.
  • Ceux de la Résistance (CDLR) plutôt de droite.
  • Combat plutôt démocrate-chrétien.
  • Le Front national communiste. Le Front national, ou Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, est une organisation de la Résistance intérieure Française de la Seconde Guerre Mondiale. Il a été homologué par décision ministérielle après la Libération du 22 juillet 1948, puis mis en liquidation par ses membres, n’ayant plus de raison d’être, après avoir accompagné les demandes de reconnaissance des droits de ces résistants et des familles des disparus. Son nom évoque le Front populaire, alliance politique des partis de gauche de la fin des années trente, dont l’opposition au fascisme fut l’un des mots d’ordre fondateurs. Il n’a absolument aucun lien avec le parti politique créé en 1972.
  • Libération Nord plutôt de gauche. D’abord journal clandestin, dès décembre 1940, Libération-Nord se transforme en novembre 1941 en un mouvement de résistance. Se voulant l’expression des mouvances syndicales CGT non communiste, CFTC et de la SFIO clandestine, il se forme autour de Christian Pineau et de l’équipe du « Manifeste de Douze ». Sans être seuls, les socialistes dominent ce mouvement.

En 1942, deux réseaux de résistance sont créés à partir de Libération-Nord, sous le contrôle du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) : Phalanx en zone sud, par Christian Pineau et ,Cohors-Asturies en zone nord.

Il commence à organiser des groupes armés, début 1943, sous l’impulsion du philosophe Jean Cavaillès et du colonel Zarapoff représenté au Conseil national de la Résistance où il relaie l’influence de la SFIO clandestine, le mouvement refuse sa participation aux MUR en décembre 1943

  • Libération Sud plutôt de gauche.
  • Organisation civile et militaire (OCM), plutôt de droite.
  • Franc – tireur est un mouvement de résistance fondé à Lyon en novembre 1940 sous le nom «France Liberté», rebaptisé «Franc-Tireur» en décembre 1941 sur proposition de Jean-Jacques Soudeille. Le chef du mouvement était Jean-Pierre Lévy .

Franc-tireur est également le nom du journal clandestin du mouvement, qui a connu 37 numéros de décembre 1941 à août 1944.

Sous l’égide de Jean Moulin le mouvement fusionnera avec Libération Sud et Combat ( Résistance ) pour donner les Mouvements de la Résistance. (MUR).

Photos de Réseaux et Mouvements lors de la Résistance

1942-1943: Vichy et l’Occupant contre le Maquis :

mars 19th, 2011


1 ) Répression et Drame :

Les drames se produisent par des tromperies et des inattentions. Les Allemands sont de mieux en mieux informés sur cette « armée des ombres » ( les résistants ).

 

Le 27 mai, le chef de la Gestapo, Ernst Kaltenbubrunner, transmet un rapport très complet sur l’Armée secrète au ministre des Affaires étrangères du Reich, Ribbentrop. La Gestapo met aussi la main sur le patron contesté de l’Armée secrète, Charles Delestraint. Durant une réunion à Caluire ( à Lyon), Jean Moulin est arrêté ainsi que des membres importants de la Résistance intérieure.

2) Une Armée des Ombres :

Joseph Kessel, juif russe, est un correspondant de guerre en 1939-1940. En se rapprochant tout d’abord du réseau Carte ( = Réseau des renseignements lié a l’Intelligence Service) avec son neveu Maurice Druon. Ayant compris leur erreur, les deux hommes pénètrent en Angleterre par l’Espagne et s’engagent dans la France combattante après avoir écrit le Chant des Partisans et d’autres nombreux ouvrages comme l’Armée des ombres.

3)  L’Affaire  de  » L’hotel de Ville  » :

A la suite de l’arrestation d’un agent de liaison dans un train , la Gestapo a en possession d’archives sur le fonctionnement de l’Armée secrète. Une quinzaine de personnes sont trouvées et arrêtées dont Raymond Aubrac, Serge Ravanel, Maurice Kriegel et François Morin- Forestier qui sont membres du combat , prétendants n’être que de petits trafiquants. Ils sont néanmoins identifiés comme résistants.

Le Maquis, où et comment s’en débarrasser ?

Les mouvements de la Résistance encouragent le refus du travail en Allemagne. Combat est créé en novembre 1942, de l’Action ouvrière guidée par Marcel Degliame, ancien syndicaliste. Le service Maquis est créé au début avril 1943 et devient un service national maquis en août 1943. Les maquis très diversifiés, échappent en partie à la Résistance intérieure. L’attitude de ces « hors la loi » ne laisse pas la population dans l’indifférence, mais pas forcément dans le bon sens.

Le décret « nuit et brouillard » ( Nacht und Nebel ) :

Les accusations pour les entorses aux règles du Reich ou contre les forces d’occupation dans les territoires occupés sont inscrites dans le décret du 7 décembre 1941 signé par le maréchal Wilhelm Keitel. Dans ce texte, le Reich ordonne la déportation de tous les opposants. Elle est organisée dans le cadre dit «  Nuit et Brouillard » ( « Nacht und Nebel ») qui signifie que les personnes représentant un danger ( résistants, saboteurs,…) pour le Reich sont transportées en Allemagne et disparaissent dans le secret complet.

 


1944 : La Répression systématique.

mars 18th, 2011

1944 : La répression systématique .

En décembre 1943, sur pression d’Hitler en personne, Darnand entre au gouvernement et prend en charge le « Maintien de l’Ordre » et une Police de plus en plus rétive à collaborer.

Vichy se radicalise : le 20 janvier 1944, la loi instaurant les cours martiales est signée. Or, « dès que Darnand, chef de la Milice, prend en main toutes les forces de Police régulière au titre du Secrétariat général au Maintien de l’Ordre, le barrage tant bien que mal dressé par Bousquet contre les arrestations de Juifs français se désagrège » .

Le 3 septembre 1943, les déportations massives de personnes arrêtées par mesures de répression reprennent et s’accélèrent depuis le camp de Compiègne. Elles coïncident avec une accélération des groupes de résistance et, bien souvent, avec leur chute et leur démantèlement par les services policiers allemands.

Les déportations de détenus se poursuivent également durant cette période, dorénavant très majoritairement vers des camps de concentration. Celles de personnes condamnées par des tribunaux militaires des zones occupées continuent même jusqu’en novembre 1944, à partir des différentes villes du territoire encore sous contrôle allemand.

Photos d’un camp de Concentration :