Archive for the ‘5. Les formes de la répression’ Category

La traque des résistants :

vendredi, mars 18th, 2011


La traque des résistants :

Avec le régime de Vichy, Pétain engage une traque contre les résistants avec l’aide des allemands et de la Milice.

Pour les retrouver, ils comptent sur la dénonciation. Les résistants peuvent se faire dénoncer par des voisins. Ces collaborateurs craignent les ennemis et veulent se faire bien voir des autorités.

arrestation de résistants

Après la dénonciation, ils arrêtent soit directement, en faisant une fouille dans la maison concernée ou à la suite d’une trahison , c’est au mieux la prison . Ils peuvent aussi arrêter le réseau en l’infiltrant et en se faisant passer pour un résistant.

Les allemands utilisent aussi la torture sur les résistants arrêtés pour qu’ils dénoncent leur camarades. Le sort qui leur est réservé est le plus souvent la déportation dans des camps et, dans de nombreux cas, la mort, sous les balles d’un peloton ou par la corde du bourreau.

En France, 10 000 à 30 000 personnes ont été exécutées, et 63 000 déportées pour acte ou complicité de Résistance (dont 26 000 ne sont pas revenus).

Des méthodes d’arrestation aux différentes formes de condamnations en passant par les interrogatoires, les résistants doivent lutter pour continuer leur combat .

Beaucoup de résistants tiennent le coup mais d’autres cèdent sous la pression et  passent pour des traites vis à vis du réseau. La moindre imprudence individuelle peut entraîner assez vite la « chute » de dizaines de personnes.

Jean Moulin: son rôle dans la résistance et son arrestation.

vendredi, mars 18th, 2011

JEAN MOULIN(1899-1943)

À la déclaration de la guerre, Jean moulin tente de se faire mobiliser dans l’armée de l’Air. Mais il est maintenu dans ses fonctions de préfet.

Le premier acte de résistance de Jean moulin se fait à Chartres le 17 juin 1940. il est alors préfet d’Eureet-Loir depuis janvier 1939. Il refuse de signer un papier écrit par les Allemands accusant les troupes Sénégalaises de l’Armée Française de massacres sur les populations civiles. Craignant de rompre sous la torture, il essaye de se suicider.

Jean moulin est alors révoqué le 2 novembre 1940 par le gouvernement de Vichy. Il s’installe dans les Alpilles et prend contact avec les mouvements de résistance de zone Sud. En octobre 1941, il rejoint Londres et se fait le messager de la résistance auprès du général de Gaulle. Il est investi dans une mission militaire en France: il doit assurer la liaison avec les mouvements clandestins où il doit créer une branche militaire reliée à la France libre.

Le 2 janvier 1942, Jean Moulin réussit à convaincre les chefs de Combat, Libération,Franc-tireur d’unir leur force militaire au sein de l’armée secrète unifiée. Après le débarquement en Afrique du nord en novembre 1942 et de l’invasion de la zone sud, Jean moulin est nommé délégué du général pour toute la France. Le 8 mai 1943, Jean moulin annonce la création d’un nouvel organisme qui fait du Général de gaule le seul chef de la France en guerre: le CNR(Conseil National de la Résistance) qui comprend des délégués de tous les mouvements de la résistance et des anciens partis et syndicats . Arrêté, Jean moulin qui sait tout sur la Résistance ne parle pas. Il meurt à la gare de Metz le 8 juillet 1943, sans avoir donné un seul nom...transfert des cendres de Jean moulin au Panthéon, 1964

Des résistants locaux: les frères Beauvois et Albert Waxin

vendredi, mars 18th, 2011

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Frères Beauvois, membres des FTPF

Victorien Beauvois, d’Avesnes-les-Aubert, affronte très vite le fascisme. Le jeune militant de cette région textile s’engage dans les Brigades internationales. Il est blessé 2 fois au bras et reçoit une balle explosive qui lui déchiquette. Il est arrété par la police de Vichy en février 1942, il est alors envoyé au camp de Doullens le 2 Avril 1943, puis il est envoyé au camp d’Ecrouves d’oû il s’évade en Mai 1943.Il est abattu dans la région parisienne par la police française.


Son frère René dit « Robert », est arrêté à Boulogne-sur-Mer. Il est fusillé à Bondues, près de Lille,  le 9 février 1944.

plaque commémorative au musée de Bondues


Albert Waxin, membre des FFI

Né le 31/05/1912 à Avesnes-les-Aubert.

A 19 ans il incorpore le 101 ème régiment d’artillerie motorisée de la Fère (Aisne) Sous l’occupation, son expérience militaire lui vaut de devenir le chef de secteur d’un groupe de résistants, le « group e W2″ qui regroupe Avesnes-les-Aubert et ses environs.Il mène des actions de résistance comme des explosions de voies ferrées ou des parachutages. Dénoncé, il est arrêté et meurt le 21/04/1944, déporté au camp de Neuengamme. A sa mort, le secteur n’est pas dissout. M.Lasselin le remplace.

Neuengamme

Le camp de concentration de Neuengamme, situé à 20 km à l’est du centre de la ville de Hambourg est pendant la deuxième guerre mondiale le camp de concentration central, avec plus de 80 camps extérieurs, du nord de l’Allemagne. A Neuengamme, il n’y a qu’un petit pas à faire pour passer de la vie à la mort.

Le corps d’Albert Waxin n’a pas été rendu à sa famille. Seule une plaque commémorative rappelle son action dans la résistance.

Le Procès des résistants

jeudi, mars 17th, 2011

Les résistants sont jugés à la suite de procès militaires.

Dans la région Nord Pas de Calais, le principal Tribunal militaire allemand se trouve à Lille. Ce tribunal est composé de trois juges : deux officiers et un simple soldat. Un avocat allemand est chargé de la défense des personnes présentés devant les juges.


Un inspecteur de la Gestapo est appelé comme témoin et accusateur.

Quand un recours en grâce est possible, un dossier de demande de réduction de peine est déposé par les instances politiques françaises (mairie, sous-préfecture, préfecture) le plus souvent à la demande des familles et des avocats.

La possibilité le plus probable est une commutation de la peine de mort en travaux forcés. Certain dossiers peuvent être collectifs. Ils sont donc transmis au commandement militaire de Bruxelles. Les retour sont très rarement favorable.

la Section spéciale de la Cour d’appel de Douai, créée par le régime de Vichy,en août 1941, est chargée de juger les suspects de « menées communistes »

Tout recours est impossible. Le traitement des résistants communistes est particulièrement sévère : 1996 détenus comparaissent devant le Section spéciale. Un tiers est acquitté et douze condamnations à mort ont été prononcées.

le procès des Résistants

Les sentences : la déportation ou la mort

jeudi, mars 17th, 2011

Les sentences : la déportation ou la mort

résistants déportés par la milice

Pour les combattants de l’ombre, être arrêté est le début d’un terrible calvaire.Les prisonniers sont soumis à des interrogatoires interminables, répétés et extrêmement durs.
Les sévices sont cruels et variés: coups de de ceinturon, torture sur les parties du corps, les plus sensibles, brûlures de cigarettes sur les seins des femmes, immersion prolongée dans la baignoire jusqu’à la limite de l’asphyxie mais ce ne sont que quelques-unes des tortures utilisées par les bourreaux.

milice et Gestapo

La milice et la Gestapo,afin d’obtenir des noms, des adresses, des précisions sur les rendez-vous clandestins, torturent les Résistants jusqu’à la limite de leurs forces parfois jusqu’à la mort . Les résistants doivent lutter pour continuer leur combat et surtout ne pas parler.
D’innombrables résistants restent muets mais tous n’ y parviennent pas. C’est d’ailleurs pour limiter les arrestations que chaque agent doit connaître le plus petit nombre possible de camarade.
En prison, les conditions de vie sont épouvantables, dans la promiscuité, la crasse et la vermine.

prison de Montluc à Lyon

Par exemple à la prison de Montluc, à Lyon, dans une cellule d’un mètre soixante-quinze sur deux mètres dix, prévue pour un détenu, s’entassent jusqu’à huit, dix ou même douze prisonniers.
La nourriture est dérisoire, même symbolique. Les résistants ne sortent de la cellule que pour les interrogatoires, le poteau d’exécution ou la déportation.

buttes et poteaux d’exécution

On peut aujourd’hui trouver une base des déportés qui regroupe près de 70 000 personnes.

 
Aucune femme n’est fusillée en France car les Allemands leur font un « soit-disant » traitement de faveur en les envoyant en déportation.
En France, 10 000 à 30 000 personnes sont exécutées, et 63 000 déportées pour acte ou complicité de Résistance (dont 26 000 ne sont pas revenues).

 

 

Le procès du Palais Bourbon

jeudi, mars 17th, 2011

Le procès du palais bourbon en mars 1942

Fin février 1942, le nouveau gouverneur militaire en France, Karl Heinrich von Stülpnagel, sur l’avis de ses services juridiques, décide de monter une série de procès à grand spectacle pour frapper l’opinion française et tenter d’arrêter les attentats.

7 jeunes résistants sont arretés à cause d’une dénonciation à la police. Il s’agit de Roger Hanlet ,Pierre Milan ,Acher Semaya ,Fernand Zalkinov ,Robert Peltier , Christian Rizo,Tony Bloncourt .

Ils sont arrêtés à cause d’un copain d’Hanlet n’appartenant pas à la Résistance, qui  a l’imprudence de montrer à sa fiancée les revolvers récupérés qu’il allait leur fournir. Celle-ci le rapporte à son père qui le répète à un autre… de bavardage en bavardage, cela débouche sur une dénonciation à la police. Il n’a suffit que d’une parole pour que tout le groupe soit arrêté entre octobre et novembre:

-Roger Hanlet, Pierre Milan et Acher Semahya, le 30 octobre 1941

– Fernand Zalkinov, le lendemin, le 31 octobre

L e 1er novembre, Robert Peltier est arrêté sur son lieu de travail

– Christian Rizo se fait prendre le 25 novembre dans un cinéma

-Tony Bloncourt, qui a pu échapper à l’arrestation, est hébergé par des amis étudiants puis arrêté le 6 janvier lors d’un contrôle de police.

Ils font tous partie des FTPF (Francs Tireurs et Partisans Français) et ils forment le Premier Groupe des Bataillons de la Jeunesse.

Les sept jeunes sont défendus par des avocats commis d’office. L’acte d’accusation leur apprend que leurs clients sont jugés pour « Freischärlerei », c’est-à-dire « activité de francs-tireurs ». On les accuse d’avoir commis 17 actes de sabotages, des incendies et des attentats.

Les médias, acquis aux idées collaborationnistes, rapportent les faits en les déformant, en y ajoutant des qualificatifs infamants et mensongers, voire racistes à l’égard de certains accusés. La lecture de cette presse fait quand même passer une attitude digne et courageuse de la part de ces jeunes résistants.

Il n’a fallu que 3 jours pour que le verdict tombe :  condamnation à mort. Ils sont fusillés le 9 mars 1942 au Mont-Valérien. Ce jour-là, Yolande Bloncourt, arrivée au fort du Mont-Valérien, n’est pas autorisée à voir Tony et ses camarades avant leur exécution ; elle ne pourra entendre qu’un puissant cri : “Vive la France!”, suivi d’une salve nourrie…

A l’annonce de leur mort, le XIe arrondissement se couvre de papillons, de tracts, d’affichettes réalisées à la main ou à la machine, afin d’honorer la mémoire des sept martyrs et d’appeler au renforcement de la lutte contre l’occupant.

L’arrestation et l’exécution des sept membres des Bataillons de la Jeunesse n’ont pas pour autant stoppé le combat contre l’occupant.

Le Procès de la maison de la Chimie (1942)

jeudi, mars 17th, 2011

Entre le 7 et le 14 avril 1942, 27 combattants des Bataillons de la jeunesse et de l’Organisation spéciale (OS) du PCF comparaissent devant une cour martiale allemande réunie à la maison de la Chimie, à Paris.

Maison de la chimie a Paris:

Tous sont arrêtés par la police de Vichy et sont livrés à l’occupant. Ils sont accusés de 34 sabotages, attentats à l’explosif et tentatives d’assassinat. Vingt-quatre d’entre eux sont exécutés aussitôt, dont 23 fusillés au Mont-Valérien.

André Kirschen :

 Simone Schloss :

Seuls André Kirschen, Marie-Thérèse Lefebvre et Simone Schloss voient leur peine commuée en condamnation aux travaux forcés à perpétuité. Le premier parce qu’il n’a que 15 ans et que la peine de mort n’est appliquée qu’à partir de 16 ans selon le droit allemand. Les deux autres parce qu’elles sont des femmes. Simone Schloss, juive, est néanmoins décapitée par les nazis, à Cologne, en juillet 1942. Les nazis font de l’événement un procès à grand spectacle. La presse collaborationniste, après avoir copieusement insulté les accusés, applaudit au verdict.

Article de presse après le passage au tribunal des 37 accusés :

L’affiche rouge

jeudi, mars 17th, 2011

L’Affiche rouge

L’Affiche rouge est une affiche de propagande placardée en France dans le contexte de la condamnation à mort de 23 membres des FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée) de la région parisienne, le 21 avril 1942 Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Celui-ci s’engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s’évader grâce au réseau d’une religieuse de Metz, Soeur Hélène. En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d’Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux.

  • Au total 30 combattants et une quarantaine de militants.De juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale des Renseignements généraux (BS2), les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands. La plus retentissante est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

    En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d’intensifier le rythme de ses actions. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

    Suite à une trahison, Manoukian est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine.

    A la suite de cette arrestation, 23 membres du groupe Manouchian sont exécutés par les nazi. Parmi eux, on peut citer: Joseph Boczov Hongrois, 38 ans (Ingénieur chimiste); Thomas Elek Hongrois 18 ans (Étudiant);Maurice Fingercwajg Polonais 19 ans; Spartaco Fontano Italien 22 ans; Jonas Geduldig, Polonais 26 ans; Emeric Glasz Hongrois, 42 ans (Ouvrier métallurgiste); Léon Goldberg Polonais 19 ans; Szlama Grzywacz Polonais34 ans; Marcel Rayman Polonais 21 ans; Wolf WajsbrotPolonais, 18 ans; Robert Witchitz Français 19 ans; Celestino Alfonso Espagnol  27 ans; et leur chef:

    Missak Manouchian Arménien, 37 ans .

    Né en Arménie, il arrive en France, en 1924, où il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée). Pendant l’occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée).

    Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Elles font état de l’exécution au mont valerien de 23 «terroristes» membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans).La propagande nazie insiste sur l’origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d’infortune (pour

    la plupart Arméniens comme lui ou juifs d’Europe de l’Est).

    Cette affiche est aujourd’hui l’un des symboles de la résistance en France.

Les Lieux de détention: Les prisons ou les camps

jeudi, mars 17th, 2011

Les Lieux de détention: Les prisons ou les camps

 Les plus célèbres prisons ou camps  utilisés pendant la seconde guerre mondiale sont :

– La prison de Loos- Lès- Lille divisée en trois centres pénitentiaires: la maison centrale, la maison d’arrêt cellulaire et l’annexe pour les femmes de la colonie Saint-Bernard.

– La maison centrale d’Eysses où éclate une révolte et où la Milice a assommé les détenus le 19 janvier 1944.

– Montluc à Lyon où est parvenu à s’échapper le capitaine Devigny. Les murs de la prison sont bombardés par la Royal Air Force, le 18 février 1944, afin de faire évader les résistants.

 

Le camp d’Auschwitz I est dirigé par les SS pendant la seconde guerre mondiale. Il est ouvert en          1940. On y trouve plusieurs centaines de milliers d’opposants politiques et des prisonniers de guerre. Les prisonniers sont identifiés à l’aide d’un symbole cousu : prisonniers politiques, juifs…