Archive for the ‘2. la condamnation: procès et sentences’ Category

Le Procès des résistants

jeudi, mars 17th, 2011

Les résistants sont jugés à la suite de procès militaires.

Dans la région Nord Pas de Calais, le principal Tribunal militaire allemand se trouve à Lille. Ce tribunal est composé de trois juges : deux officiers et un simple soldat. Un avocat allemand est chargé de la défense des personnes présentés devant les juges.


Un inspecteur de la Gestapo est appelé comme témoin et accusateur.

Quand un recours en grâce est possible, un dossier de demande de réduction de peine est déposé par les instances politiques françaises (mairie, sous-préfecture, préfecture) le plus souvent à la demande des familles et des avocats.

La possibilité le plus probable est une commutation de la peine de mort en travaux forcés. Certain dossiers peuvent être collectifs. Ils sont donc transmis au commandement militaire de Bruxelles. Les retour sont très rarement favorable.

la Section spéciale de la Cour d’appel de Douai, créée par le régime de Vichy,en août 1941, est chargée de juger les suspects de « menées communistes »

Tout recours est impossible. Le traitement des résistants communistes est particulièrement sévère : 1996 détenus comparaissent devant le Section spéciale. Un tiers est acquitté et douze condamnations à mort ont été prononcées.

le procès des Résistants

Les sentences : la déportation ou la mort

jeudi, mars 17th, 2011

Les sentences : la déportation ou la mort

résistants déportés par la milice

Pour les combattants de l’ombre, être arrêté est le début d’un terrible calvaire.Les prisonniers sont soumis à des interrogatoires interminables, répétés et extrêmement durs.
Les sévices sont cruels et variés: coups de de ceinturon, torture sur les parties du corps, les plus sensibles, brûlures de cigarettes sur les seins des femmes, immersion prolongée dans la baignoire jusqu’à la limite de l’asphyxie mais ce ne sont que quelques-unes des tortures utilisées par les bourreaux.

milice et Gestapo

La milice et la Gestapo,afin d’obtenir des noms, des adresses, des précisions sur les rendez-vous clandestins, torturent les Résistants jusqu’à la limite de leurs forces parfois jusqu’à la mort . Les résistants doivent lutter pour continuer leur combat et surtout ne pas parler.
D’innombrables résistants restent muets mais tous n’ y parviennent pas. C’est d’ailleurs pour limiter les arrestations que chaque agent doit connaître le plus petit nombre possible de camarade.
En prison, les conditions de vie sont épouvantables, dans la promiscuité, la crasse et la vermine.

prison de Montluc à Lyon

Par exemple à la prison de Montluc, à Lyon, dans une cellule d’un mètre soixante-quinze sur deux mètres dix, prévue pour un détenu, s’entassent jusqu’à huit, dix ou même douze prisonniers.
La nourriture est dérisoire, même symbolique. Les résistants ne sortent de la cellule que pour les interrogatoires, le poteau d’exécution ou la déportation.

buttes et poteaux d’exécution

On peut aujourd’hui trouver une base des déportés qui regroupe près de 70 000 personnes.

 
Aucune femme n’est fusillée en France car les Allemands leur font un « soit-disant » traitement de faveur en les envoyant en déportation.
En France, 10 000 à 30 000 personnes sont exécutées, et 63 000 déportées pour acte ou complicité de Résistance (dont 26 000 ne sont pas revenues).

 

 

Le procès du Palais Bourbon

jeudi, mars 17th, 2011

Le procès du palais bourbon en mars 1942

Fin février 1942, le nouveau gouverneur militaire en France, Karl Heinrich von Stülpnagel, sur l’avis de ses services juridiques, décide de monter une série de procès à grand spectacle pour frapper l’opinion française et tenter d’arrêter les attentats.

7 jeunes résistants sont arretés à cause d’une dénonciation à la police. Il s’agit de Roger Hanlet ,Pierre Milan ,Acher Semaya ,Fernand Zalkinov ,Robert Peltier , Christian Rizo,Tony Bloncourt .

Ils sont arrêtés à cause d’un copain d’Hanlet n’appartenant pas à la Résistance, qui  a l’imprudence de montrer à sa fiancée les revolvers récupérés qu’il allait leur fournir. Celle-ci le rapporte à son père qui le répète à un autre… de bavardage en bavardage, cela débouche sur une dénonciation à la police. Il n’a suffit que d’une parole pour que tout le groupe soit arrêté entre octobre et novembre:

-Roger Hanlet, Pierre Milan et Acher Semahya, le 30 octobre 1941

– Fernand Zalkinov, le lendemin, le 31 octobre

L e 1er novembre, Robert Peltier est arrêté sur son lieu de travail

– Christian Rizo se fait prendre le 25 novembre dans un cinéma

-Tony Bloncourt, qui a pu échapper à l’arrestation, est hébergé par des amis étudiants puis arrêté le 6 janvier lors d’un contrôle de police.

Ils font tous partie des FTPF (Francs Tireurs et Partisans Français) et ils forment le Premier Groupe des Bataillons de la Jeunesse.

Les sept jeunes sont défendus par des avocats commis d’office. L’acte d’accusation leur apprend que leurs clients sont jugés pour « Freischärlerei », c’est-à-dire « activité de francs-tireurs ». On les accuse d’avoir commis 17 actes de sabotages, des incendies et des attentats.

Les médias, acquis aux idées collaborationnistes, rapportent les faits en les déformant, en y ajoutant des qualificatifs infamants et mensongers, voire racistes à l’égard de certains accusés. La lecture de cette presse fait quand même passer une attitude digne et courageuse de la part de ces jeunes résistants.

Il n’a fallu que 3 jours pour que le verdict tombe :  condamnation à mort. Ils sont fusillés le 9 mars 1942 au Mont-Valérien. Ce jour-là, Yolande Bloncourt, arrivée au fort du Mont-Valérien, n’est pas autorisée à voir Tony et ses camarades avant leur exécution ; elle ne pourra entendre qu’un puissant cri : “Vive la France!”, suivi d’une salve nourrie…

A l’annonce de leur mort, le XIe arrondissement se couvre de papillons, de tracts, d’affichettes réalisées à la main ou à la machine, afin d’honorer la mémoire des sept martyrs et d’appeler au renforcement de la lutte contre l’occupant.

L’arrestation et l’exécution des sept membres des Bataillons de la Jeunesse n’ont pas pour autant stoppé le combat contre l’occupant.

Le Procès de la maison de la Chimie (1942)

jeudi, mars 17th, 2011

Entre le 7 et le 14 avril 1942, 27 combattants des Bataillons de la jeunesse et de l’Organisation spéciale (OS) du PCF comparaissent devant une cour martiale allemande réunie à la maison de la Chimie, à Paris.

Maison de la chimie a Paris:

Tous sont arrêtés par la police de Vichy et sont livrés à l’occupant. Ils sont accusés de 34 sabotages, attentats à l’explosif et tentatives d’assassinat. Vingt-quatre d’entre eux sont exécutés aussitôt, dont 23 fusillés au Mont-Valérien.

André Kirschen :

 Simone Schloss :

Seuls André Kirschen, Marie-Thérèse Lefebvre et Simone Schloss voient leur peine commuée en condamnation aux travaux forcés à perpétuité. Le premier parce qu’il n’a que 15 ans et que la peine de mort n’est appliquée qu’à partir de 16 ans selon le droit allemand. Les deux autres parce qu’elles sont des femmes. Simone Schloss, juive, est néanmoins décapitée par les nazis, à Cologne, en juillet 1942. Les nazis font de l’événement un procès à grand spectacle. La presse collaborationniste, après avoir copieusement insulté les accusés, applaudit au verdict.

Article de presse après le passage au tribunal des 37 accusés :

L’affiche rouge

jeudi, mars 17th, 2011

L’Affiche rouge

L’Affiche rouge est une affiche de propagande placardée en France dans le contexte de la condamnation à mort de 23 membres des FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée) de la région parisienne, le 21 avril 1942 Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Celui-ci s’engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s’évader grâce au réseau d’une religieuse de Metz, Soeur Hélène. En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d’Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux.

  • Au total 30 combattants et une quarantaine de militants.De juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale des Renseignements généraux (BS2), les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands. La plus retentissante est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

    En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d’intensifier le rythme de ses actions. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

    Suite à une trahison, Manoukian est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine.

    A la suite de cette arrestation, 23 membres du groupe Manouchian sont exécutés par les nazi. Parmi eux, on peut citer: Joseph Boczov Hongrois, 38 ans (Ingénieur chimiste); Thomas Elek Hongrois 18 ans (Étudiant);Maurice Fingercwajg Polonais 19 ans; Spartaco Fontano Italien 22 ans; Jonas Geduldig, Polonais 26 ans; Emeric Glasz Hongrois, 42 ans (Ouvrier métallurgiste); Léon Goldberg Polonais 19 ans; Szlama Grzywacz Polonais34 ans; Marcel Rayman Polonais 21 ans; Wolf WajsbrotPolonais, 18 ans; Robert Witchitz Français 19 ans; Celestino Alfonso Espagnol  27 ans; et leur chef:

    Missak Manouchian Arménien, 37 ans .

    Né en Arménie, il arrive en France, en 1924, où il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée). Pendant l’occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée).

    Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Elles font état de l’exécution au mont valerien de 23 «terroristes» membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans).La propagande nazie insiste sur l’origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d’infortune (pour

    la plupart Arméniens comme lui ou juifs d’Europe de l’Est).

    Cette affiche est aujourd’hui l’un des symboles de la résistance en France.

Les Lieux de détention: Les prisons ou les camps

jeudi, mars 17th, 2011

Les Lieux de détention: Les prisons ou les camps

 Les plus célèbres prisons ou camps  utilisés pendant la seconde guerre mondiale sont :

– La prison de Loos- Lès- Lille divisée en trois centres pénitentiaires: la maison centrale, la maison d’arrêt cellulaire et l’annexe pour les femmes de la colonie Saint-Bernard.

– La maison centrale d’Eysses où éclate une révolte et où la Milice a assommé les détenus le 19 janvier 1944.

– Montluc à Lyon où est parvenu à s’échapper le capitaine Devigny. Les murs de la prison sont bombardés par la Royal Air Force, le 18 février 1944, afin de faire évader les résistants.

 

Le camp d’Auschwitz I est dirigé par les SS pendant la seconde guerre mondiale. Il est ouvert en          1940. On y trouve plusieurs centaines de milliers d’opposants politiques et des prisonniers de guerre. Les prisonniers sont identifiés à l’aide d’un symbole cousu : prisonniers politiques, juifs…