Et les masques tombèrent…

Décryptage d’un empire renaissant.

Le 24 juillet dernier, retentissait le prêche de l’imam, au sein de la basilique Sainte-Sophie, à Istanbul (Constantinople). Cette basilique, fondée par l’empereur Constantin au IVème siècle, devient une mosquée à la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, et elle est transformée en musée durant la présidence de Mustapha Kemal (1923-1936).

Le 24 juillet donc, le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan suit les pas de son illustre prédécesseur, Soliman le Magnifique (sultan du XVème siècle) et marque, symboliquement, la renaissance de l’Empire Ottoman. Ce jour-là, le masque tombe, l’ère ottomane est à l’ordre du jour.

Cet acte emblématique reflète en réalité les ambitions impériales du « nouveau sultan » qui a d’ores et déjà placé ses pions.

Le 21 juillet 2020, des navires d’exploration gazière turcs pénètrent en territoire maritime grec dans le but d’y trouver des gisements. Très vite, les tensions s’intensifient, de sorte que face aux bâtiments de guerre turcs, la France déploie quelques-un de ses Rafales et navires, afin de secourir son allié, la Grèce.

Malgré un navire français visé par des bâtiments turcs, l’affrontement n’a pas lieu. Hormis la France, aucun pays de l’Union Européenne n’a apporté de soutien à la Grèce.

Erdogan convoite en effet les gisements d’hydrocarbures qui se situent dans la ZEE (Zone Economique Exclusive) de la Grèce. Ce contentieux n’est pas nouveau, et est le reflet d’une volonté d’hégémonie de la Grèce et de la Turquie sur la mer Egée.

A cela, nous pouvons noter que la Turquie exerce régulièrement des pressions sur l’UE (alors qu’elle souhaite la rejoindre) avec notamment son contrôle sur le flux migratoire, entre la Grèce et la Turquie (principalement des réfugiés provenant de Syrie, un pays dévasté par la guerre depuis 2011).

Aujourd’hui, la Turquie est présente sur de nombreux fronts, en Libye, en Syrie, en Irak et dans l’Artsakh, où son armée est renforcée par des mercenaires, djihadistes notamment.

Plus récemment, le 27 septembre, la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan reprend. L’Arménie défend la République d’Artsakh, une enclave en territoire Azérie, peuplée majoritairement d’Arméniens, contre l’offensive azerbaïdjanaise.

Cette invasion est appuyée par la Turquie, avec l’envoi de djihadistes de Syrie ainsi que de drones kamikazes (des drones provenant également d’Israël). Erdogan convoite le corridor du Nakhitchevan, qui lui donnerait l’accès à l’ensemble des pays turcophones comme par exemple le Turkménistan, le Kazakhstan ou encore l’Azerbaïdjan.

L’Arménie est alors le seul obstacle à son projet.

Ce corridor obtenu – au prix de milliers de morts, d’innombrables blessés et de familles brisées- suite aux accords de Moscou, Erdogan se sent pousser des ailes.

Le projet impérial du « nouveau sultan » croît petit à petit. Désormais, qui sait jusqu’où Erdogan ira ? Le silence de l’Europe arrêtera-t-il l’avancée des troupes néo-ottomanes devant Vienne ?

Thomas

Sources : 

  • Le Figaro Magazine, numéro du Vendredi 20 et Samedi 21 novembre 2020, « Arméniens un peuple abandonné » par Sylvain Tesson et Antoine Agoudjian.
  • Le Figaro Histoire, numéro 52, Octobre-Novembre 2020, « La guerre de mille ans », par Tancrède Josseran.

Feuilleton : Nouvelle Âme – 1

1.

Un bip incessant. C’est la seule chose que j’entends depuis au moins trente secondes. Je ne vois rien, je ne sens rien, et la seule chose dont je me souviens, c’est cet énorme vacarme qui a laissé place à ce bip. Suis-je encore en vie ? Je n’en ai pas la moindre idée. Par contre, ce que je sais, c’est que si la mort est comme ça, je préfère encore retourner sous les roues de cette voiture.

-Mademoiselle ?

Une voix ? Un infirmier ? J’essaie de bouger, mais je ne sens toujours rien. C’est à peu près à ce moment-là que je dois commencer à paniquer, non ? Pourquoi est-ce que je ne ressens rien ? Même la panique m’a quitté. 

Petit à petit, mes yeux s’habituent à la lumière. Enfin, c’est ce que je suppose. En tout cas, le voile blanc se dissipe peu à peu. Et je me retrouve… Dans une infirmerie ?! Un homme en habit d’infirmier et aux cheveux incroyablement blancs me sourit.

-Bienvenue parmi nous, me dit-il. Oh, doucement !

Il pose sa main sur la mienne quand j’essaie de me lever du lit où je suis allongée. Ce contact me glace. Justement car il n’y en a pas. Je ne ressens pas sa main sur la mienne. Je ne sens pas la chaleur de sa peau. Je ne sens pas les draps se froisser sous moi. Je les vois, c’est tout. Cette fois-ci, la panique s’éveille en moi, comprenant enfin que c’est à son tour d’entrer en scène. Me voyant m’affoler, l’infirmier se volatilise, et revient quelques instants plus tard avec une seringue à la main.

-Ne t’en fais pas, c’est un médicament.

S’il m’a piqué, en tout cas, je ne sens rien. Petit à petit, mon sens du toucher semble revenir. Je sens enfin le lit sous moi, et la fraîcheur du lieu. Je me calme peu à peu.

-Enfin ! Désolé de cette arrivée compliqué. Les accidentés ont toujours du mal, au début.

-Vous devez en avoir l’habitude, je réponds, un hôpital si grand…

Il se gratte la nuque. Il paraît gêné. Vu son âge, il doit être stagiaire, ici. Le pauvre, s’il veut s’habituer à l’endroit, il lui faudra du courage.

-Oui. Bref, il faut que vous vous leviez. 

Ses mots m’étonnent. Il dit que je suis une accidentée, et ensuite il veut que je me lève comme si de rien n’était ? Je m’apprête à protester quand il m’attrape doucement par le bras et m’aide à me lever. Voyant bien que je n’ai pas le choix, je ne dis rien. Nous longeons une allée de lits, tous occupés par au moins une personne. Ce qui me frappe, c’est la diversité des personnes alitées : enfant, adulte, semblant venir de tous les continents, heureux ou en train de pleurer… Cependant, j’évite de les regarder. J’ai l’impression que chaque lit est une bulle, et il est hors de question que je la perce à cause de mon regard. 

Nous passons la porte, et entrons dans un vaste hall, complètement différent de ce à quoi on s’attend en entrant dans un hôpital. Aucun infirmier pressé, aucun blessé, juste des hommes en costumes, et des patients complètements perdus. L’infirmier me prend par les épaules et me sourit :

-Bonne chance à toi, Ambre !

Il connaît mon prénom ?! Je m’apprête à lui demander comment ça se fait, mais il est déjà parti. J’observe l’endroit où j’ai atterri. Des femmes et des hommes aux cheveux blancs immaculés se tiennent derrière des bureaux au style moderne. Des hommes aux costumes noirs se tiennent dos au mur, à distance régulièrement, un peu comme des gardes. L’ambiance d’hôpital a totalement disparu. On se croirait plutôt dans le hall d’une entreprise aux employés constamment occupés. Je détonne complètement, avec ma veste en cuir et mes longs cheveux blonds. Ceci-dit, je ne devrais pas m’en faire. D’autres personnes ayant l’air aussi perdues que moi virevoltent dans tous les sens. L’un fait les cent pas, tandis que l’autre se ronge les ongles… Les deux options ne m’enchantant pas réellement, je m’avance vers une femme derrière un bureau. Elle ne lève même pas la tête quand je m’assois devant elle.

-Bonjour, je commence, je…

-Nom ?

-Pardon ?

Je suis estomaquée. La politesse est donc morte, ici ?

-Votre nom.

-Roy, je dis en me retenant de lui lancer une pique cinglante.

-Prénom ?

Grâce à cet interrogatoire, elle apprend que je m’appelle Ambre, que j’ai dix-huit ans, que je suis française, née à Montpellier, et que je ne connais pas mes parents biologiques.

-Quels sont vos derniers souvenirs avant d’atterrir dans l’infirmerie ?

Je réfléchis. Une voiture fonce sur moi. Un klaxon retentit. Une douleur sourde. Elle note tout cela, imprime un papier et me le donne.

-Maintenant, il faut que vous descendiez jusqu’au rez-de-chaussée, sortiez du bâtiment et attendiez que quelqu’un vienne vous chercher. Ce quelqu’un s’appelle…

Elle vérifie son ordinateur.

-Clarisse Wilson. Vous lui donnerez ce papier et lui obéirez au doigt et à l’œil.

-Et si j’en ai pas envie ? je demande, en croisant les bras.

-Bonne chance pour survivre, dans ce cas, fait-elle en ricanant. Enfin, si je puis me le permettre. Car personne ne survit ici. Bienvenue dans le monde des morts.

Je me lève en ignorant ses remarques. Le monde des morts ? Et puis quoi encore ? Je prends son fichu papier, et ne la salue même pas. Que faire, maintenant ? Je réfléchis. Les hommes qui se tiennent contre les murs ne me semblent pas amicaux du tout. N’ayant pas d’autres choix, je prends l’ascenseur déjà bondé.

J’aurais mieux fait de prier qu’il s’écrase.

Amélie

Chapitre suivant la semaine prochaine…

Mystérieuse Égypte Antique

La civilisation égyptienne s’est fondée il y a bien longtemps, sur les rives du Nil : oasis au milieu du désert infertile, ce fleuve a permis aux égyptiens de cultiver leurs terres et de s’établir sur ses rives.

Le Nil. Source : https://5-five-5.blogspot.com/2015/06/river-nile-cruise-egypt.html

Cette civilisation a vu son âge d’or s’étendre de 3000 à 30 avant J.C et les historiens sont d’accord aujourd’hui pour diviser cette période en quatre : l’Ancien Empire, le Moyen Empire, le Nouvel Empire, qui fut la période la plus glorieuse de l’histoire pharaonique, et la Basse Époque.

Si les croyances et les avancées technologiques des égyptiens sur l’astronomie et l’architecture passionnent encore aujourd’hui grands et petits et sont de mieux en mieux comprises par les historiens, nous, communs mortels qui ne travaillons pas au « Centre Égypte Ancienne » d’un musée, avons souvent des connaissances limitées, voire faussées devant l’immensité de la culture de cette époque historique.

Ainsi je ne peux que vous encourager à lire cet article où seront développées les deux choses qui viennent généralement à l’esprit quand on parle d’Égypte ancienne : les hiéroglyphes et la façon qu’avaient les Égyptiens d’aborder la mort.

Les hiéroglyphes, incompréhensibles ? Simplistes avec juste des dessins ? Je vous rassure on ne rentrera pas dans les détails beaucoup trop techniques de cette langue, on s’arrêtera seulement sur quelques anecdotes qui nous ont permis leur compréhension.

Cette écriture sacrée est caractéristique de l’Égypte ancienne et seuls les scribes avaient le droit de l’utiliser. Les premiers hiéroglyphes sont datés à 3150 avant J.C. Ils ont été utilisés plusieurs millénaires avant de disparaître complètement au IVe siècle. Ainsi, les hiéroglyphes ont traversé les âges sur des tombeaux, des manuscrits ou des statues sans que personne ne puisse les déchiffrer, la signification de ces nombreux dessins étant complètement oubliée.

C’est en 1799 que cette langue refait surface avec la découverte d’un fragment de stèle, près du Nil, appelée « pierre de Rosette ». Datée de deux siècles avant notre ère, cette pierre contenait un décret promulgué par le pharaon Ptolémée V. Mais en quoi cela nous avance ? Me direz-vous, et c’est là que la pierre est différente des centaines d’autres plus ou moins couvertes de ces signes indéchiffrables. En effet, le texte était écrit en deux langues différentes et graphié sous trois formes : l’égyptien hiéroglyphe, l’égyptien démotique (la forme phonétique des hiéroglyphes) et le grec ancien, soit au moins une langue traduisible pour les connaissances de l’époque.

La pierre de Rosette. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Rosette#/media/Fichier:Rosetta_Stone.JPG

Les historiens ont vu là une porte ouverte sur la compréhension de cette écriture, et en effet, après 20 ans de travail, un égyptologue français nommé Jean-François Champollion a fini par établir un nouveau système pour déchiffrer les hiéroglyphes, en s’appuyant sur certains autres documents de l’époque comme le cartouche royal de Cléopâtre sur la base d’un obélisque.

Cet historien a dû avoir vraiment du mal, car on se rend pleinement compte de la complexité de la langue quand on se penche un peu plus sur l’organisation d’un texte en hiéroglyphes : en effet il n’y a aucune ponctuation et le texte peut se lire autant de gauche à droite que de haut en bas et inversement. Comment fait-on donc pour savoir par où commencer ? Et bien, la clé est simple mais il faut la connaître : c’est la direction vers laquelle les têtes des personnages dessinés sont tournées.

La mort a toujours effrayé les hommes qui ont donc cherché toujours plus de significations à son étrange et pourtant universel fonctionnement. La civilisation égyptienne, loin d’échapper à cette habitude, a eu des croyances qui ont traversé les âges, et des pratiques encore connues pour permettre aux morts de traverser la frontière entre la vie et l’au-delà.

Lorsqu’un égyptien mourrait, son corps devait être momifié et le processus, très long et technique, assuré du début à la fin par des embaumeurs soigneux était la clé pour passer sans encombre dans le monde des morts.

Le corps du mort était d’abord dépouillé de ses organes vitaux qui étaient mis à part, dans un vase appelé « canope », pour ne pas qu’ils pourrissent et conserver le corps dans l’état de sa mort. Attention, ce n’est pas très appétissant ! Le cerveau était retiré de la boîte crânienne par le nez à l’aide de crochets et les viscères enlevées par une fente faite sur le flanc gauche. Le cœur seul était laissé à sa place.

Des canopes. Source : http://antique.mrugala.net/Egypte/Embaumement/Canopes.jpg

Le ventre était alors rempli de parfum et le corps trempé dans un bain de natron (sel) avant d’être placé au soleil pour provoquer un dessèchement artificiel. Les embaumeurs devaient néanmoins régulièrement l’enduire d’huile afin que la peau reste souple.

Une fois le corps desséché, les embaumeurs enroulaient le défunt dans des bandelettes de lin puis le plaçaient dans un sarcophage : cercueil qui protège le corps du sable et du temps. Dans les antiques croyances égyptiennes, la mort n’est qu’une continuation de la vie, et ainsi une porte était dessinée sur les sarcophages pour que le mort puisse sortir et continuer à vivre la vie qu’il avait de son vivant. De la nourriture était donc apportée aux défunts pour qu’ils puissent continuer à « vivre » pour l’éternité.

Cette croyance a évolué et plus tard, les égyptiens ont relié leurs convictions polythéistes à l’idée de vie après la mort. Ainsi, les trépassés dormaient le jour dans leur tombeau et la nuit, le dieu du soleil Rê arrêtait son char solaire à l’horizon pour faire monter les morts et les emmener vivre dans l’autre monde avant de les ramener, à l’aube, dans le monde des vivants.

Rê dans sa barque. Source : https://i.ebayimg.com/images/i/282440886185-0-1/s-l1000.jpg

Les dieux égyptiens étaient représentés par des animaux, ayant chacun une fonction différente. Les égyptiens étaient donc très proches de leurs animaux et il n’était pas rare qu’ils choisissent de les embaumer à leur mort pour les placer dans le tombeau familial. Le plus fréquemment, c’étaient les chats qui accompagnaient leurs maîtres dans l’au-delà, de par la symbolique de son homologue divin ; Bastet, déesse de la joie, du foyer, du bonheur et de la lumière. Mais des momies moins attendues ont été retrouvées comme des guépards ou encore des crocodiles.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Momie_animale#/media/Fichier:British_museum,_Egypt_mummies_of_animals_(4423733728).jpg

Que serait l’Égypte sans les imposants tombeaux royaux mondialement connus sous le nom de pyramides ? Si ces bâtiments ont véhiculé mystères et rumeurs, les faits réels n’en sont pas moins impressionnants.

Les pyramides égyptiennes sont des tombes construites par les architectes contemporains les plus compétents. La plus connue est la pyramide de Gizeh construite par Khéops qui est l’une des sept merveilles du monde et classée au patrimoine mondial de l’humanité.

Pyramides de Gizeh. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramides_d%27%C3%89gypte#/media/Fichier:All_Gizah_Pyramids.jpg

Les ouvriers qui ont déplacé et assemblé les blocs de calcaire servant à la construction n’étaient pas des esclaves, mais des employés rémunérés. Les pertes humaines furent aussi conséquentes que le chantier, mais les ouvriers pensaient que participer à la construction de ces édifices les protégerait et améliorerait leur jugement dernier, comme une sorte de repentir. Ils mettaient donc plus de cœur à l’ouvrage et supportaient mieux les conditions de chantier pas toujours agréables.

Les plus grands rois, reines et personnages d’États importants ont eu les pyramides comme ultime demeure, mais ceux-ci étant ensevelis dans des habits somptueux, couverts de bijoux et d’argent, les sarcophages devinrent bientôt la principale source de revenus des pilleurs de tombes. Les sépultures violées firent déchanter les rois encore vivants de l’honneur qu’avait prodigué les pyramides, et ils définirent un nouvel endroit mieux dissimulé pour être enterrés.

Ainsi, sous le nouvel empire, les rois prirent l’habitude de se faire ensevelir dans la «Vallée des Rois», vallée désertique proche de Thèbes, l’antique capitale. Ils préparèrent leurs tombes dans les flancs de la montagne, mais des voleurs finirent par trouver les lieux et les sépultures subirent le même sort que leurs homologues restés dans les pyramides.

Vallée des Rois. Source : https://blogdefamille.com/voyages/louxor-les-colosses-de-thebes-et-la-vallee-des-rois

La tombe la mieux conservée de la Vallée des Rois fut celle du pharaon Toutankhamon. Assez bien dissimulée, très peu de voleurs la trouvèrent et une chute de pierres scella l’entrée laissant le lieu secret pendant plus de 3000 ans jusqu’en 1922, quand l’égyptologue britannique Howard Carter redécouvrit la tombe dans ce que l’on peut qualifier de plus grande trouvaille archéologique de l’histoire.

Pour conclure, je ne pourrai que rappeler à quel point il est compliqué de synthétiser l’âge d’or qu’a connu l’Égypte antique. Entre progrès techniques, maîtrise de l’architecture et de l’astronomie, cette civilisation fait encore rêver historiens comme complotistes.

Pauline

Sources : Musée Canadien de l’Histoire : https://museedelhistoire.ca, Musée Universitaire de Louvain : https://museel.be, Wikipédia.

Les camps de «rééducation» pour les Ouïghours

« Quel que soit l’être de chair et de sang qui vient à la vie, s’il a figure d’homme, il porte en lui le droit humain.» Jean Jaurès

Si je vous dis : « Chine », à quoi pensez-vous ? Aux nouilles ?

À Kung-fu Panda ? Au Parti Communiste ? À la dictature ?

Charmant, n’est-ce pas ?

Maintenant, si je vous dis : « Terrorisme », à quoi pensez-vous ? Aux Djihadistes ? Aux terroristes ? Aux Islamistes radicaux ?

Amusant, n’est-ce pas ?

Enfin, si je vous dis : « Camp de concentration », une idée de mots vous vient sûrement en tête. Non ? Oui ? Peut-être les Juifs ? Les déportations ? Les maltraitances ? Les tortures ? Le travail forcé ? Le génocide ? Ou bien tous à la fois ?

Très joyeux, n’est-ce pas ?

Quel est le rapport entre ces trois termes ? Aucun.

Après tout la Chine, c’est la Chine. Et comme tous les pays, elle a son système politique et sa culture. Le terrorisme, ici, on pourrait dire que ça tourne autour de l’extrémisme religieux. Et les camps de concentration, on pourrait dire que c’est terminé ça. Ce sont des éléments tragiques et immoraux de la Seconde Guerre Mondiale…

En effet, ces trois termes n’ont aucun rapport. Pourtant, malgré tout, ils en ont un, qu’on le veuille ou non. Et il est plutôt triste de constater, en 2020, que ces trois termes se rassemblent autour d’un seul mot, les Ouïghours.

Les Ouïghours ? Qu’est-ce que c’est ? Ou plutôt qui sont-ils ?

Les Ouïghours sont un peuple majoritairement musulman et ils sont environ 25 millions, à habiter au Kazakhstan, en Turquie et dans d’autres pays, notamment une grande partie, en Chine et principalement dans la province de Xinjiang.

Source : https://www.leparisien.fr/international/ouighours-en-chine-cinq-minutes-pour-comprendre-le-sort-de-cette-minorite-29-11-2019-8205228.php

Tragiquement, c’est un peuple musulman qui subit le même sort que les Juifs au siècle dernier. Ils sont persécutés et incarcérés dans des camps de rééducation, dits aussi camps de concentration, camps de détention ou encore camps d’internement.

Cette répression chinoise a débuté après l’attentat du 1er mars 2014 à la gare Kuming par des djihadistes Ouïghours, faisant 31 morts et 143 blessés.

Un attentat qui a très vite fait réagir le président Xi Jinping qui lance alors une guerre contre le terrorisme, disant dans son discours (retrouvé dans des documents internes chinois ayant fuité et ayant été récupérés par le New York Times) qu’ «il faut utiliser les outils de la dictature populaire pour éradiquer l’islam radical dans la province du Xinjiang», et qu’«il ne faut montrer aucune pitié pour les Ouïghours».

Et c’est ainsi que débute l’internement massif de 1 à plus de 3 millions d’Ouïghours dans des camps de «rééducation».

Un camp de rééducation à Hotan, en Chine (©GREG BAKER / AFP) Francetvinfo.fr

Ces camps de «rééducation», d’après Xi Jinping, ont pour but d’éliminer le terrorisme radical par des moyens doux. Mais d’après certains témoignages d’anciens prisonniers, «les moyens doux» ne le sont qu’en apparence. Non, les camps de «rééducation» n’en portent que le nom et ce qui se passe à l’intérieur de ces camps est l’«enfer» d’après certains témoins. En réalité, ils sont semblables à des camps de concentration. Ils ont pour but d’éradiquer l’identité, la langue et la culture des Ouïghours, utilisant des moyens violents et barbares.

En effet, cela commence par une arrestation parfois des plus injustes comme par exemple, être arrêté pour avoir utilisé l’application Wechat, avec laquelle les autorités chinoises pensent que les Ouïghours partagent «leurs futurs attentats».

Ensuite, ces derniers sont emmenés dans des camps d’internement. D’après une vidéo, on peut voir des hommes, le crâne tondu, les yeux bandés et les mains menottées.

Une fois dans ces camps, les prisonniers, hommes, femmes et enfants, sont tués, torturés physiquement (frappés) et psychologiquement (forcés à manger du porc et à boire de l’alcool). Ils sont aussi violés et forcés à la stérilisation ainsi qu’à l’ apprentissage forcé (le mandarin, chant patriotique…), autrement dit un lavage de cerveau pour faire de ces Ouïghours, des «bon chinois». Enfin, dans certains camps, il y a une surpopulation et les prisonniers vivent dans des cellules de 16 m²…

De plus, le régime chinois s’en prend aussi aux Ouïghours vivants à l’étranger. En effet, ces derniers sont mis sous pression et sont surveillés. Par ailleurs, les autorités chinoises exigent leur silence et de ne rien dire aux médias sinon, en représailles, ils s’en prennent à leur famille. Le chantage et la peur empêchent donc tout acte de rébellion des Ouïghours. Et même si nous en parlons peu aujourd’hui dans les médias, des voix s’élèvent de plus en plus, comme les familles des Ouïghours ou comme Mesut Ozil, célèbre joueur de football allemand, pour dénoncer cette répression. Même si Pékin nie ces faits malgré les preuves apportées dans le New York Times, de nombreux soutiens sont apportés aux Ouïghours, venant notamment de pays comme les États-Unis ou l’ensemble de l’Europe.

Source : https://les-yeux-du-monde.fr/actualites-analysees/44782-repression-ouighours-chine

Ils sont aussi visibles grâce à des manifestations dans le monde comme à Hong Kong, le 25 décembre 2019, ou encore grâce aux associations Ouïghours. Ainsi qu’à la tête de l’institut Ouïghours, Dilnur Reylan qui défit le régime chinois malgré les menaces que celle-ci reçoit. Elle luttera encore et encore pour conserver et enseigner la culture et
la langue du peuple des Ouïghours.

Lisa

Sources :

https://jamestown.org/product/sterilizations-iuds-and-mandatory-birth-control-the-ccps-campaign-to-suppress-uyghur-birthrates-in-xinjiang/

https://www.lefigaro.fr/international/a-hongkong-une-manifestation-en-soutien-aux-ouighours-20191222

https://www.youtube.com/watch?v=CTC-xC0crTg

https://www.youtube.com/watch?v=JIo3Afr69KM

https://www.20minutes.fr/monde/2878999-20201006-trente-neuf-pays-demandent-chine-respecter-droits-ouighours

Enquête : quels sont les meilleurs systèmes éducatifs selon le classement PISA et qu’ont-ils de plus que nous ?

Tous les trois ans a lieu le célèbre test PISA (Program for International Student Assessment) qui évalue les compétences des élèves de 15 ans dans divers pays du monde en matière de lecture, de mathématiques et de sciences. Comme à chaque fois, la France se retrouve au milieu du classement tandis que certains pays sont toujours en tête. Explorons donc qui sont ces pays par rapport à nous.

La course à l’excellence avec l’Asie de l’Est

Toujours en tête des classements, les pays de l’Asie de l’Est sont réputés mondialement pour la qualité de leur enseignement instaurée depuis la fin des guerres. Cela est notamment dû à la focalisation sur certaines matières dites plus importantes comme les mathématiques, les sciences, la lecture et l’anglais. Ces matières, presque similaires à celles évaluées par PISA, sont également les seules évaluées lors de l’examen final qui clôture le lycée et qui permet d’entrer à l’université. Il est le but ultime de tout élève depuis le tout début de sa scolarité. Qu’il s’agisse du Gaokao pour la Chine ou du Suneung en Corée du Sud, ces examens demandent énormément de travail de la part des élèves. Ainsi après une journée de plus de 9 heures de cours à l’école, les élèves se rendent, pour 90 % d’entre eux par exemple en Corée du Sud, à des cours du soir afin de prendre de l’avance sur les programmes scolaires pour être le meilleur possible lors des examens. Ces cours se finissent généralement très tard dans la soirées, vers 23 heures et sont suivis des devoirs imposés par les enseignants. De ce fait les élèves chinois et sud-coréens se couchent généralement vers 1 ou 2 heures du matin pour se lever à 6 heures le lendemain. Ce rythme intensif dans le seul but d’obtenir un examen est présent dès le plus jeune âge avec les parents qui emmènent leurs enfants à toutes sortes de cours afin de mieux les préparer pour leurs études. A noter que dans ces pays, à l’école c’est la discipline qui prime avec l’autonomie et le travail acharné. Cependant ce rythme de vie n’est pas tenable pour ces élèves : en effet, le taux de suicide est très élevé chez les jeunes et ils font partie des élèves les plus stressés du monde.

Un système alternatif : la Finlande

Totalement à l’opposé de la Chine et de la Corée du Sud, la Finlande s’impose tout de même parmi les têtes du classement PISA. Ne possédant pas de ressources naturelles, le pays a décidé de tout miser sur l’éducation des enfants depuis la fin du XXème siècle en mettant en œuvre des réformes innovantes. La devise de l’école finlandaise est de travailler moins pour apprendre plus. En effet les cours sont principalement le matin avec de nombreuses récréations et très peu de devoirs à la maison. Les matières sont également très variées allant des langues et des sciences à la cuisine et à la musique, chacune étant à égalité en terme d’importance et elles sont étudiées individuellement ou de manière transversale. Les élèves reçoivent également moins de notes et sont très sereins ce qui leur permet d’apprendre dans de meilleures conditions. Il n’existe pas de compétition, que ce soit entre les élèves car le but est que tous réussissent, ou entre les écoles, car la meilleure sera toujours la plus proche de son domicile. De plus, tout est gratuit, de la scolarité au matériel scolaire, en passant par la cantine et ce durant toute la scolarité ainsi que dans les universités. Par ailleurs la formation des professeurs est très complète, avec une forte sélection à l’entrée de l’université. Les professeurs ont donc le même statut et le même salaire qu’un avocat ou un médecin.

Alors qu’ont-ils de plus que nous au final ?

L’école de la République Française a quant à elle pour but de développer l’esprit critique et de former les futurs citoyens. Cependant elle présente de nombreux points négatifs qui peuvent expliquer sa position dans le classement PISA. Tout d’abord, les journées de cours sont très longues, avec beaucoup de devoirs à faire ensuite, des contrôles et il y a beaucoup de compétition entre les élèves. Tout cela ne se présente pas comme étant les meilleures conditions pour apprendre. De plus les enseignants sont peu payés et peu considérés par la société. De nombreuses réformes ont été menées depuis un certains temps afin d’essayer de changer les choses, comme avec la dernière, la réforme du baccalauréat par Jean-Michel Blanquer en 2017, mais ces réformes n’ont pas toujours les effets attendus car étant trop fréquentes, elles sont assez perturbantes pour les élèves comme pour les professeurs. De plus, la France fait face à de très fortes inégalités sociales qui compliquent beaucoup la tâche des réformes nationales.

Il existe encore de nombreux points sur lesquels la France est en retard, par exemple la prise en charge des enfants avec des difficultés. Espérons que de futures réformes efficaces viendront améliorer nos écoles. A moins que vous ne préféreriez devenir comme les élèves chinois ?

Clémentine

Mari de Vice-Présidente cherche titre

Douglas Emhoff, le mari de Kamala Harris

Alors que Joe Biden a été élu président des États-Unis, sa colistière Kamala Harris est élue Vice-Présidente. Elle sera la première femme, qui plus est afro-américaine et fille d’immigrants jamaïcain et indien, à occuper ce poste. Une révolution qui entraîne un changement auquel on ne pense pas au premier abord : comment appeler Douglas Emhoff, le mari de Kamala Harris?

En effet la femme du Vice-Président est nommée «Second Lady», en référence à la «First Lady» femme du Président, toutefois, quel titre donner au premier mari de Vice-Présidente ?

«Second Man» ? «Second Gentleman» ? Voire «Second Husband» ?

Pour trouver le titre qui pourrait être choisi, faisons un peu d’Histoire ! Aucun Président n’ayant été marié à un homme, nous ne pouvons pas nous en inspirer. Ce n’est qu’au niveau des Gouverneurs d’États que le titre de «First Gentleman» est porté par les maris de gouverneures (ils sont 9 en ce moment).

Le premier homme à porter ce titre, en 1925, est James E. Ferguson, mari de la gouverneure du Texas Miriam A. Ferguson. Toutefois il avait déjà été gouverneur du même État. Pour voir le premier «First Gentleman», n’ayant pas été gouverneur auparavant, il faut attendre 1975 et l’élection de Ella T. Grasso au poste de gouverneure du Connecticut ; elle était alors mariée à Thomas Grasso.

Ainsi le titre de «Second Gentleman» devrait être préféré au profit de «Second Man», trop familier, et de «Second Husband», mot impersonnel et ne donnant pas le genre du détenteur du titre. La réponse définitive ne nous sera donnée que le 20 janvier prochain, date de l’investiture.

Ghislain

Voyage en terre d’Arménie : récit au cœur du Caucase

© Thomas – Le Mont Ararat.

Durant les vacances d’été, en 2018, j’effectuais un voyage vers la terre de mes ancêtres, en Arménie. Ce pays, si étranger à mes yeux, me fut dévoilé de plein fouet. Malgré la distance qui sépare nos 2 pays, l’Arménie n’est pas si étrangère à la France. Elle est même considérée comme le pays le plus européen d’Asie.

© Thomas – L’église Saint-Grégoire

En effet, l’Arménie, première nation chrétienne au monde est elle aussi marquée par de nombreuses églises, que l’on découvre du haut de ses montagnes, sculptées dans la roche parfois même, et qui témoignent de l’histoire de ce pays, vieille de plusieurs milliers d’années ainsi que de l’importance du christianisme. Les campagnes, propices à la culture de la vigne, de fruits et à l’élevage de bétails, sont surmontées d’une imposante montagne, dont le sommet atteint les 5126 mètres, le mont Ararat, la montagne sacrée des arméniens. D’après la Bible, l’arche de Noé y siégerait, suite aux 40 jours du Déluge.

Je ne peux vous parler de ce pays sans vous évoquer sa cuisine exceptionnelle. Mêlant à la fois saveurs orientales et épices, cette cuisine est une explosion de mille saveurs lors des nombreuses dégustations. On retiendra ici le menteu, plat composé de petites pâtes, incrustées de viande, recouvert de yaourt et de soumac (une épice).

© Thomas – Vue sur la ville Yerevan

Le peuple arménien, martyr du génocide de 1915, orchestré par l’empire Ottoman (Turquie), causant la mort de plus d’un million de personnes, ne reste pas pour autant éteint. De nombreux spectacles et concerts viennent rythmer la vie de la capitale, Yerevan, et il n’est pas surprenant de découvrir de simples passants enthousiasmer la foule, en dansant le Kotchari, la danse traditionnelle des arméniens. Les traditions sont très présentes, et se perpétuent avec le temps.

Par exemple, après le jour de l’An, une coutume veut que durant deux semaines, d’innombrables banquets fleurissent des maisons, de telle sorte qu’une personne passant par là puisse manger à sa faim, ou encore, durant la fête de l’eau, il est permis d’arroser tout le monde dans la capitale, même la police !

© Thomas – Entrée du Temple des Manuscrits.

Au temple des Manuscrits, nous découvrons d’antiques textes, témoignant du goût de l’Arménie pour les Lettres. D’ailleurs, celle-ci possède son propre alphabet. La partie franco-arménienne du musée démontre elle une histoire commune entre la France et l’Arménie, que ce soit lors des croisades, ou encore avec le mamelouk arménien de Napoléon, Roustam.

 

© Thomas. La Renaissance arménienne, symbolisée par cet obélisque – Mémorial du génocide.,

Le mémorial du génocide arménien, grand et sobre par son architecture remémore la tragédie qu’Aznavour chantait dans « Ils sont tombés » et qui marqua à tout jamais l’histoire du pays. Enfin, il est important de noter que la capitale resplendit par ses spectacles de jets d’eau nocturnes, ses 2 000 fontaines ou encore ses gigantesques statues. Il y aurait encore beaucoup d’histoires à raconter mais je me dois de conclure.

Si l’Arménie est aujourd’hui un petit pays enclavé entre la Turquie, l’Iran, la Géorgie et l’Azerbaïdjan, elle ne demeure pas moins éblouissante et démontre que malgré les persécutions (elles se perpétuent aujourd’hui), un pays armé d’un ardent courage et d’une rage de vivre peut défier ses voisins les plus féroces et résister au passage du temps.

Thomas

Tignes la sportive de haute altitude

La saison de ski 2020/2021 a démarré le 17 octobre 2020 sur les chapeaux de roue puisque la neige était au rendez-vous pour les fans de ski !

© Bastien – Les pistes de ski alpin de Tignes

En effet, des clubs de ski, principalement français comme le comité de ski Cévennes Languedoc ou le comité Lyonnais, se sont réunis à Tignes, station située en Savoie dans le massif de la Vanoise en Haute Tarentaise. Cette station est mise en place dans les années 1930 avec une seule remontée mécanique mais elle voit vraiment le jour en 1956, s’étend sur trois niveaux dont Tignes 1550, Tignes 1800 et Tignes 2100. Elle ne compte pas moins de 150 km de pistes.

En automne, la pratique du ski s’effectue sur le glacier de la Grande Motte (entre 3000m et 3500m d’altitude) dont l’accès se fait par le funiculaire perce-neige, à partir de 2150 mètres d’altitude, qui traverse la montagne par un tunnel.

Du bas du glacier, à 3000 mètres d’altitude, les skieurs peuvent prendre le téléphérique Grande-Motte créé en 1968 qui les amène à 3500 mètres d’altitude. Il s’agit alors d’une des stations de ski les plus hautes au monde. Grâce à son glacier, le slogan de la station est « Tignes, le ski 365 jours par an » ce qui en fait un puissant outil de marketing.

La station accueille de nombreux

© Bastien – L’équipe de France de ski venue s’entraîner à Tignes

sportifs de haut niveau en raison de la qualité de ses infrastructures.  L’équipe de France de ski, emmenée notamment par Clément Noël, vice-champion du monde en slalom 2020, vient chaque année démarrer la saison. L’équipe de France de football est également une habituée du lieu. Elle y vient depuis 1997 pour se préparer avant chaque Coupe du monde ou Championnat d’Europe des nations.

Par ailleurs de, de grandes compétitions s’y sont déroulées, comme trois épreuves de ski acrobatique lors des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville de 1992. Tignes accueille également de nombreux événements internationaux comme les Winter X Games Europe, la compétition de freestyle la plus populaire d’Europe. Le Tour de France y passe fréquemment. Elle a été deux fois ville d’arrivée, en 2007 et 2019 et sera ville d’arrivée en 2021.

Cette grande station offre de belles possibilités sportives grâce à son étendue et ses équipements très performants. Par exemple, le golf de 18 est le plus haut d’Europe.

En raison de la crise de la Covid, la station de Tignes a du fermer prématurément et a eu plusieurs millions d’euro de perte. Mais celle-ci a fait preuve de résilience en rouvrant en automne avec gestes barrières et masque obligatoire.

Bastien

Comment réviser plus efficacement pour de meilleurs résultats ?

Nombreux sont les élèves ayant des difficultés lorsqu’il s’agit de réviser pour une évaluation, et croyez-moi, cela arrive à bien plus de personnes que vous ne le pensez. Beaucoup d’élèves n’ont pas les bonnes méthodes pour arriver à leurs objectifs et se découragent assez rapidement lorsque leurs notes ne sont pas à la hauteur de leurs espérances. Réaction compréhensible lorsque l’on a passé de nombreuses heures à apprendre, pensant avoir retranscrit correctement toutes ses connaissances sur papier. C’est donc pour cela qu’aujourd’hui, nous vous présentons plusieurs méthodes toutes aussi efficaces les unes que les autres pour réussir davantage et surtout passer moins de temps à réviser à la maison, un gain du temps qui sera bénéfique pour vous.

Il faut impérativement savoir qu’aucune personne ne fonctionne pareil quand il s’agit de réviser, certaines sont plus visuels que d’autres, tandis que certaines fonctionnent plus à l’écoute ou autre. Chacun est différent, alors certaines méthodes marcheront plus ou moins bien que d’autres, mais rien n’empêche d’essayer celles qui vous semblent les plus confortables.

Adieu au stress et bienvenue à la détermination !

Premièrement, le point le plus important à mes yeux est d’évacuer toute forme d’anxiété en vue d’une évaluation. Il est vrai que c’est difficile mais il faut savoir enlever tout le poids qui peut faire barrage face à vos révisions. Voyez-le ainsi, une évaluation, cela ne fait jamais plaisir mais si jamais vous venez à échouer, cela n’est pas grave ! A tout moment, vous pouvez remonter tout ça et se démoraliser n’est pas la bonne solution, au contraire, elle ne vous apportera rien de positif. Il arrive à tout le monde de finir avec une mauvaise note et pourtant ce n’est pas cela qui vous achèvera. Pour surmonter cela, vous avez besoin de détermination et de motivation parce que vous devez viser vos objectifs que vous vous êtes donnés pour le futur avec vos études supérieures à la clé. Ne pas réussir ne fera pas de vous une personne inintelligente, loin de là.

Toujours s’y prendre à l’avance.

Secondement, il est important de ne pas vous y prendre la veille. En voilà un conseil précieux que l’on doit vous répéter à longueur de journées et jamais vous ne l’écoutez. Les journées de cours sont fatigantes et je vous l’accorde, une fois à la maison, la meilleure solution est de se reposer pour ensuite attaquer la montagne de devoirs qu’il nous reste à faire, mais imaginons que chaque soir, avant de dormir, vous apprenez une ou deux pages de votre leçon pour un contrôle qui vous attend la semaine prochaine, vous n’aurez plus qu’à relire la veille et vous n’aurez pas besoin d’y passer un temps que l’on ne veut pas forcément mettre dans les révisions. Encore une fois, ceci demande un effort de votre part et votre ambition pour réussir, je peux vous assurer que si vous y mettez du vôtre, cette façon de travailler deviendra habituelle et aussi un vrai jeu d’enfant.

Troisièmement un bon conseil que je peux vous donner qui est efficace pour de nombreuses personnes, c’est de relire une ou deux fois vos leçons la veille (plus précisément le soir) de l’interrogation car votre cerveau travaillera la nuit, enregistrant les informations pour le réveil. Une fois debout, vous vous souviendrez de chaque détail de votre leçon, partie par partie, afin de retranscrire toutes vos connaissances sur le sujet en particulier.

La mémoire visuelle et le gain de temps.

Les fiches, encore et encore les fiches, mais elles restent le meilleur moyen car sur celles-ci nous regroupons des mots clés, des définitions, des dates, des schémas/graphiques/tableaux brefs. Ajouter de la couleur reste aussi indispensable, surtout pour la mémoire visuelle car, quand tout est épuré, coloré, cela devient beaucoup plus motivant d’apprendre. Évidemment ne passez pas trois heures à rendre plus jolie votre feuille parce que finalement vous n’aurez rien appris de plus. Le but est de trouver une organisation avec des parties pour ne pas vous embrouiller le cerveau. Par exemple, vous pouvez faire une partie sur toutes les définitions du cours, une partie sur toutes les dates, sur les personnages importants (en histoire plus particulièrement), une partie avec des petits dessins, même s’ils ne sont pas superbes, cela vous permettra d’avoir cette image en tête (ex : une carte de France avec les villes, les flux, etc..).

En restant dans le thème des mots clés, il est primordial de savoir prendre des notes en cours. Lorsque je dis des notes, c’est réellement des notes, que ce soit sous forme de tirets, schémas, tout est possible. Faire des phrases ne sera pas avantageux pour vos révisions, alors que si vous avez seulement le contenu général sous forme de mots clés, vous pourrez construire votre propre cours en vous créant des moyens mémo-techniques afin de faciliter votre apprentissage et de bénéficier encore et encore de plus de temps pour vous et ne plus être noyé sous cette vaste couche de travail. Si jamais vous n’avez ne serait-ce qu’un petit doute sur votre cours, vos notes, et que finalement tout devient flou, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre professeur qui vous expliquera forcément ce que vous n’avez pas compris pour ne pas partir dans de l’incohérence et de l’inexact. Les professeurs sont là pour ça et lorsque l’on est perdu, c’est très important de poser des questions, échanger pour mieux comprendre et ce, même pour les personnes les plus timides.

Déconnectez-vous !

Il faut que vous fassiez attention à faire des pauses régulièrement car sinon vous ne serez pas du tout productif et votre cerveau se déconnectera tout seul alors au fur et à mesure vous ne comprendrez plus ce que vous lirez. Pour poursuivre dans la même thématique vous devez vous éloigner le plus possible de votre téléphone. Mettez en mode avion et si jamais vous ne pouvez pas vous déconnecter totalement de cette technologie, finissez une matière et récompensez vous en faisant un tour sur les réseaux sociaux, pas plus de dix minutes en tout cas. Si vous décidez de fonctionner ainsi, vous verrez que vous serez bien plus productif car vous aurez quelque chose à la clé.

Place aux langues !

Si vous êtes tant rattachés à la technologie il existe pour vous plusieurs façon d’apprendre et/ou de s’améliorer facilement et de façon plus ludique que de relire ses cours en boucles pour que cela rentre. Par exemple il existe des sites pour vous entraîner en langue de façon plus sympa et peut-être plus facile pour certains. Les sites que je peux vous proposer sont https://www.espagnolfacile.com/, https://www.anglaisfacile.com/ ,https://www.anglissime.com/ , https://www.allemandfacile.com/ .. Vous pouvez choisir de tester votre niveau, de relire des relations que vous n’avez peut-être pas très bien comprises en classe pour finalement faire des exercices afin d’appliquer ce que vous avez appris.

De plus, on ne le répétera jamais assez mais il est important que lorsque vous visionnez des séries ou encore des films, qu’il soit en VOST ou VOSTFR si jamais vous appréhendez le fait de réellement tout devoir comprendre en cette langue étrangère. Grâce à cela, vous aurez la subtilité de l’accent, la prononciation rentrera et l’apprentissage de votre langue en question sera beaucoup plus facile. Regarder des épisodes en VOST tout simplement vous permettra de connaître plus d’expressions et plus de vocabulaire aussi afin que vous puissiez plus naturellement vous exprimer. Par exemple, il arrive que l’on se souvienne de certaines phrases types qui sont marquantes, importantes et représentatives de certains personnages que vous aimez tant, alors ce ne sera que bénéfique pour vous.

En conclusion il existe beaucoup de possibilités et je ne vous les ai pas toutes données car les méthodes sont différentes chez tout le monde, c’est à chacun de voir avec laquelle il est le plus à l’aise. N’hésitez pas à tester quelques-unes de ces solutions car je suis persuadée que vos notes s’amélioreront si vous y mettez un peu du vôtre. Il ne suffit pas de les tester une fois et le miracle se fera, cela se fait avec le temps et vous y parviendrez forcément si vous continuez dans cette voie.

Luna