Sustainable Leadership Summit highly recommended by UNESCO Club Sorbonne

Fantastic Forum with extraordinary concept & amazing set of speakers :

Sustainable Summit

“Businesses, Governments and Social Sector not only have a considerable impact but also have a collective responsibility to lead and take effective decisions for sustainable future. Individuals and organizations have to deal with unpredictable challenges sustainability issues which are interconnected in nature.The challenge here is not only to find solutions, but to develop a new form of leadership  for individals and organizations which is holistic in nature.The Sustainable Leadership Summit  intends to discover What sort of leadership will be required by entrepreneurs, government officials, CEO’s, diplomats, managers, and Social Entrepreneurs, civil society leaders?Which organizations are champinions of sustainability from different sectors? What are their best practices?

We provide the platform for thought leaders, organizations who are interested in discussing challenges and innovative solutions to resolve pressing issues of the world. By facilitating dialogue, we expect to map the emerging trends of the innovative solutions and the type of leadership required to deal with issues related to sustainable development.”

http://www.sustainableadership.com/

UNESCO Club Sorbonne actively participate in Sustainable Leadership Summit.

Dieu et Rousseau (suite)

Nous avions promis de revenir à ce sujet, qui fait d’ailleurs la singularité de Rousseau : en un siècle où triomphe l’athéisme, le citoyen de Genève se distingue par une foi sans cesse affirmée. Au cours du « Troisième dialogue » de Rousseau juge de Jean-Jacques (cf. billet du 22 septembre 2013), le personnage de Rousseau analyse ainsi le succès de l’athéisme en son siècle :

« Mais cet engouement d’athéisme est un fanatisme éphémère ouvrage de la mode, & qui se détruira par elle, & l’on voit par l’emportement avec lequel le peuple s’y livre que ce n’est qu’une mutinerie contre sa conscience dont il sent le murmure avec dépit. Cette commode philosophie des heureux & des riches qui font leur paradis en ce monde, ne saurait être longtemps celle de la multitude victime de leurs passions, & qui, faute de bonheur en cette vie, a besoin d’y trouver au moins l’espérance & les consolations que cette barbare doctrine leur ôte. »

« Cette commode philosophie des heureux & des riches qui font leur paradis en ce monde » fait évidemment écho au vers célèbre du Mondain de Voltaire (1736) : « Le paradis terrestre est où je suis. » Mais il est également possible d’y voir une anticipation de la formule de Marx : «[La religion] est l’opium du peuple .» (« das Opium des Volkes » in Critique de la philosophie du droit de Hegel, 1844).

Or, à la différence de Marx, Rousseau ne disqualifie pas la religion au motif qu’elle serait une illusion. Il vaut la peine au contraire de s’attarder sur la légitimation qu’il énonce de la religion. Les « heureux et les riches » n’ont en effet d’autre choix, pour apaiser leur conscience, que de considérer que l’acquisition de biens et la recherche du luxe est légitime et ils s’efforcent d’entraîner « la multitude » sur ce chemin :

« Que les nouveaux philosophes aient voulu prévenir les remords des mourants par une doctrine qui mit leur conscience à son aise, de quelque poids qu’ils aient pu la charger, c’est de quoi je ne doute pas plus que vous […]. »

Rousseau montre ici, en remontant aux sources du message christique, le bouleversement axiologique qu’introduisirent les « nouveaux philosophes » : le christianisme n’étant pas une religion des « heureux et des riches », il restait aux Lumières à inverser les valeurs et à convaincre « la multitude » de les rejoindre dans leur éloge du luxe.

Concluons sur ces paroles du Vicaire savoyard (Émile, livre IV) : « Ôtez de nos coeurs cet amour du beau, vous ôtez tout le charme de la vie. Celui dont les viles passions ont étouffé dans son âme étroite ces sentiments délicieux ; celui qui, à force de se concentrer au dedans de lui, vient à bout de n’aimer que lui-même, n’a plus de transports, son coeur glacé ne palpite plus de joie ; un doux attendrissement n’humecte jamais ses yeux ; il ne jouit plus de rien ; le malheureux ne sent plus, ne vit plus ; il est déjà mort. ».

[retrouvez-nous sur la page Facebook du «Rousseau Memory Project» : https://www.facebook.com/pages/Rousseau-Memory-Project/120825014738502]

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Hommage à Raymond Trousson

Le billet consacré au club Unesco Sorbonne à Šabac aura battu tous les records puisque, depuis l’existence de la page Facebook, vous avez été plus de cent vingt à le lire : nous vous en remercions.

Continuez à faire vivre cette page (https://www.facebook.com/pages/Rousseau-Memory-Project/120825014738502) par vos commentaires et en la faisant connaître. Nous saluons au passage la bibliothèque Marguerite-Audoux (Paris, IIIe), dont les lecteurs contribuent à notre audience.

Notre objectif, vous le connaissez et le partagez, est de populariser l’oeuvre de Jean-Jacques Rousseau. Parmi les grands passeurs auxquels nous devons tant, se détache la figure de Raymond Trousson, récemment disparu. Il n’est que temps de lui rendre hommage.

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Raymond Trousson n’a pas ménagé sa peine durant l’année du Tricentenaire et s’est éteint peu après, le 25 juin 2013.

Il fut l’un des meilleurs connaisseurs de Rousseau : nous lui devons notamment l’admirable Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau publié chez Champion en 1996. Plus récemment il publia une biographie de Rousseau dans la collection Folio biographies chez Gallimard (http://www.folio-lesite.fr/Folio/livre.action?codeProd=A43739).

Mais il est surtout à l’origine de l’édition du Tricentenaire : http://www.honorechampion.com/objart/pdf/champ/cat/ROUSSEAU_Oeuvres_completes.pdf

Jean-Daniel Candaux, membre éminent de la Société Jean-Jacques Rousseau, lui a rendu hommage en un article que nous reproduisons :

« Nous sommes dans le deuil: Raymond Trousson s’est éteint dans l’hôpital de Bruxelles oû il était soigné depuis plusieurs semaines. Avec lui disparaît un des meilleurs connaisseurs du dix-huitième siècle et l’un des plus grands spécialistes de la vie et de la pensée de Jean-Jacques Rousseau.

Raymond Trousson avait une force de travail peu commune. Durant plus d’un demi-siècle, tout au long de sa brillante carrière à l’Université libre de Bruxelles et de ses prestations au sein de l’Académie royale de langue et de littérature françaises, il a publié sans relâche des ouvrages, des éditions, des recueils de valeur, se montrant à l’aise non seulement avec les grands auteurs du siècle des Lumières, mais également avec leurs émules immédiats et leurs plus lointains successeurs : Louis-Sébastien Mercier, Bernardin de Saint-Pierre, Isabelle de Charrière, Grétry, Lamartine, Stendhal, Victor Hugo, Balzac, Michelet, Anatole France…

Il ne craignait pas de faire également oeuvre de défricheur, consacrant à la fois une étude biographique et une édition de textes à des auteurs appréciés seulement de quelques fins connaisseurs tels Antoine-Vincent Arnault ou Jean-Guillaume Viennet.

Cette envergure cosmopolite s’accommodait fort bien de l’intérêt (voire de l’amour) qu’il portait à son pays, la Belgique, dont il ne cessa de mettre en valeur les meilleurs têtes littéraires, éditant Charles De Coster, Georges Eekhoud, Iwan Gilkin ; consacrant des travaux souvent importants à Michel De Ghelderode, à Charles De Coster encore, à Robert Frickx, à Charles Van Lerberghe.

Mais je crois ne pas trahir la confiance que m’avait faite Raymond Trousson en disant que la Suisse était devenue en quelque sorte sa seconde patrie. Son premier grand livre, le « Thème de Prométhée dans la littérature française » avait été publié chez Droz en 1964. Une quinzaine d’années plus tard, Raymond Trousson rencontrait Michel Slatkine, devenait son ami pour la vie, mettait ses multiples compétences , ses relations et ses talents d’organisateur au service de la maison Champion, qui connut alors un second âge d’or. En ces mêmes années, Raymond Trousson se prit véritablement de passion pour JJR, lui consacrant des dizaines de travaux, devenant membre à vie de notre Société, se liant d’autre part, et d’une amitié également indéfectible, au grand rousseauiste de Neuchâtel, Frédéric Eigeldinger, signant avec lui en 1996 et 1998 ces ouvrages incontournables que sont le « Dictionnaire » et la « Chronologie » de JJR et couronnant son engagement au service du «citoyen de Genève (et communier de Couvet)» en mettant sur pied avec l’ami neuchâtelois et en publiant chez Slatkine une nouvelle édition des oeuvres de JJR, édition véritablement complète puisque les lettres de JJR cette fois-ci n’en étaient pas écartées et qui fut présentée au public dans la maison natale de JJR le jour même de l’anniversaire du 28 juin. La Suisse sut reconnaître la valeur de cet engagement et Raymond Trousson reçut en 2010 le doctorat honoris causa de l’Université de Neuchâtel.

Raymond Trousson avait été invité à prendre la parole, de Brest à Bergame, dans tous les colloques de l’année du tricentenaire. Il réussit à remplir brillamment ses engagements jusqu’à la fin du mois d’août quand une chute stupide, dans sa rue, le priva soudain de sa mobilité et déclencha bientôt une série fatale d’accidents de santé de plus en plus graves. Il a veillé jusqu’au matin de son décès à la correction des dernières épreuves de quelques ouvrages qu’il avait sous presse et il est mort en philosophe.

Son souvenir ne nous quittera pas.

Jean-Daniel Candaux »

En complément du billet de ce jour, nous proposons, sur la page Facebok, consacrée au Rousseau Memory Project (https://www.facebook.com/pages/Rousseau-Memory-Project/120825014738502), des liens au sujet de Raymond Trousson.

Louis-Pierre Duval et Ugo Venel créent pour Tesla

Nikola Tesla a voué sa vie à la science dans le but ultime de faire avancer l’humanité vers plus d’équité :

« La science n’est qu’une perversion si son but n’est pas d’améliorer les conditions de l’humanité ». « Rendre l’énergie libre, accessible et gratuite, pour tous » contenait les prémisses d’une morale qui aurait pu changer notre XXe et XXIe siècle.

A partir de ce postulat nous avons construit la trame du spectacle, en respectant au mieux la vie du personnage, et des contemporains qui ont joué un rôle important dans sa vie. Les hommes ont souvent menés des guerres aux fins de contrôler l’approvisionnement en énergie et matières premières, alors que Tesla nous proposait de nous en affranchir, en nous suggérant un accès à l’énergie gratuite. Combien de guerres auraient pu être évitées… L’énergie libre serait un projet noble et pacificateur, peut être long utopiste dans le monde dans lequel nous vivons. Nos sociétés seront-elles en mesure de réaliser le rêve de Tesla, en relevant ce défi pour les générations à venir.

La rencontre avec l’association de danse Biseri nous a aidé à créer un spectacle artistique original. L’énergie que nous avons ressenti dans leurs danses a inspirée nos scènes et apporté un moyen de raconter le mécanisme de sa pensée. Ce projet rassemble 70 danseurs, 6 comédiens sur scène et 2 films de 8 mn.

Louis-Pierre Duval et Ugo Venel

Pupin – Tesla exhibition at Pupin Virtual Museum

Pupin Virtual Museum, with help of Sorbonne University UNESCO Club, Serbian Telekom, Mihajlo Pupin Educational and Research Society and Serbian Academy of Science and Arts, presented  the first Pupin Virtual Museum exhibition « PUPIN-TESLA » :

« Four days before the 159th birthday of great scientist Mihajlo Pupin, Telekom Srbija and the Mihajlo Pupin Educational and Research Society, with the support of the Serbian Academy of Science and Arts, presented, in his birthplace of Idvor, the activities to be taken on the national level in the course of 2014 to mark Pupin’s year.

During a specially guided tour through the Heritage Complex in the village of Idvor, a new exhibition entitled Pupin – Tesla and the www.idvor.rs website, which provides for a 3D tour of the scientist’s birthplace, were presented in the Mihajlo Pupin Virtual Museum. Telekom Srbija, which aided the two projects, also presented as a gift a large TV set to the Heritage Complex in order for the visitors to be able to learn more about Pupin through video. Likewise, a QR with the basic information about the sites in both Serbian and English was set up in the Mihajlo Pupin’s Endowment – National Home.

“It was our wish to present a new exhibition as a virtual museum on an authentic location and to invite everybody to visit this place personally. Those who are unable to come may learn widely known and lesser known information and data about the life and work of Mihajlo Pupin in the virtual museum and to walk through the Heritage Complex by simply visiting the Idvor website. In this manner, we brought Idvor closer to those for whom the village is too far. For fourth months now, the work of Mihajlo Pupin has lived in the museum which is now available to every citizen of the world”, Marija Boškovi?, the manager of the PR Department of Telekom Srbija, said.

With the Mihajlo Pupin Virtual Museum project, which was launched on 29 May 2013, the tribute is paid to the brilliant scientist, inventor, professor, honorary doctor of 18 universities, recipient of many scholarly awards and medals, and honorary consul of Serbia to the US. The visitors have an opportunity to familiarize themselves with the life of the great Serbian scientist through ten sections: a trip through Idvor, a trip to America, his work as a professor and recognition, timeline, autobiography, scientific opus, national and political contributions, legacy to the National Museum, legacy to the University Library and charity work.

The first in a series of visiting exhibitions in the virtual museum at www.mihajlopupin.rs describes the relationship between Pupin and Nikola Tesla, and the visitors will be surprised to learn that it was not a relationship between the competitors, as claimed by many. The www.Idvor.rs website is made available in three languages: Serbian, English and French, to all those who do not have an opportunity to visit the village of Idvor.

“This 3D presentation of the Heritage Complex in the village of Idvor is of particular importance because Pupin himself presented it wherever he went and explained even though the media the position and spirit of his birthplace. This is the first time that Idvor is made visible on the world map“, the vice-chairperson of the Mihajlo Pupin Educational and Research Society and author of the project, Aleksandra Ninkovi?-Taši?, said.

“Idvor is my birthplace though this fact tells very little because it cannot be found on any geographic map », Mihajlo Idvorski Pupin, who would probably be proud of the fact that the place through which he used to stroll one and a half centuries ago can now be seen from every point on the globe, used to say.

These are only the first activities on the eve of 2014 which, on the national level, will be marked as Mihajlo Pupin’s year. On this occasion, postage stamps will be printed to commemorate 160 years of his birth. His work will also be included in the programme for the commemoration of the centenary of World War One. »

Taken from Telekom Serbia

Jean Echenoz reçoit le prix Tesla (WHITE DOVE AWARD)

Jean Echenoz a reçu ce jour, le 04.10.2013, le prix international « La colombe blanche » de la part du Tesla Global Forum en reconnaissance de l’hommage rendu par l’écrivain à Nikola Tesla, héros, sous le nom de Gregor, de son roman Des éclairs. C’est en sa résidence parisienne qu’Aleksandar Protic, président du club UNESCO Sorbonne et fondateur du Tesla Memory Project, a remis le prix à Jean Echenoz.

 

 

 

La première édition du Tesla Global Forum s’est tenue cet été en Serbie au sommet de la Fruska Gora (« la Montagne Française »). Du 12 au 15 septembre 2013 un événement multimédia et multidisciplinaire : forum scientifique, forum culturel et festival de musique, a eu lieu en l’honneur du grand scientifique Nikola Tesla dont les inventions sont inscrites par l’UNESCO en tant que patrimoine mondial de l’humanité dans le registre Mémoire du Monde.

Des spécialistes mondialement reconnus participaient à ce forum que S.E. M. l’ambassadeur de France en Serbie, François-Xavier Deniau, a honoré de sa présence. Des étudiants de l’Institut d’Etudes Politiques, ainsi que de Paris IV Sorbonne ont assisté au forum. L’artiste français Roberto Letan a exposé ses tableaux à cette occasion : un portait de Nikola Tesla a été particulièrement distingué et lui a valu de recevoir un prix.

Pascal Vasseur