06 Avr
2012
L’ultime expérience des Germanistes du collège!
Les 26 élèves disparus ont été retrouvés ! Ils ont participé à une épreuve de téléréalité « Immersion de dix jours dans un monde étrange et mystérieux : l’ Allemagne. Le Blog journal a interviewé en exclusivité l’un d’entre eux sur son extraordinaire expérience .
Qu’est-ce-qui vous a paru le plus étrange ?
Ce qui m’a paru étrange dans ce monde mystérieux ce fut la langue employée par les indigènes. Heureusement que l’on nous avait appris un peu les bases avant d’y aller mais je me souviens avoir beaucoup utilisé un mélange de mime et d’anglais pour me faire comprendre pendant les débuts. Malgré cela leur civilisation est assez évoluée : leurs habitations et technologies ressemblent fort aux nôtres. Cependant, là-bas, la journée commence avec ce qu’il appelle « das Frühstuck ». C’est ce qui devrait remplacer le petit déjeuner, mais durant ces repas nous mangions des tartines avec des aliments salés dessus. Je me souviens une fois j’ai dû manger une tartine au camembert ! Ensuite nous allions à l’« IGS Mülhenberg ». C’était un très grand bâtiment qui, au premier abord, m’a fait penser à une école. Mais en y regardant de plus près on s’aperçoit que ça ne peut pas être possible. Tout d’abord, il n’y a pas de grille à l’entrée pour empêcher les élèves de s’échapper de ce qui est en France un « antre de l’enfer », il y a juste une ligne blanche tracée sur le sol. Ensuite, il n’y a aucun surveillant. Et enfin, les élèves sont rois pendant les heures de cours : ils peuvent s’installer où ils veulent, grignoter et boire s’ils veulent, discuter quand ils veulent… Il parait même que certains de ces jeunes remplaçaient le professeur durant le cours ! Quelque chose d’impensable avec les professeurs français. Mais bon, au bout d’un moment, on s’habitue à tout.
On a entendu dire qu’il y avait aussi des épreuves quotidiennes. Pouvez-vous nous en parler ?
Mais, bien sûr ! Pour commencer, on nous a tous confié à un guide indigène de notre âge que l’équipe d’encadrement appelait nos «Austauchpartner ». La plupart d’entre nous ont aussi reçu à leur arrivée un livret à remplir concernant les habitudes et la vie des indigènes. Seule une poignée d’élèves les plus âgés dont je fais partie ont été épargnés à la place : ils devaient recueillir des informations sur un sujet bien précis. Le premier des neuf jours pendant lesquelles nous n’avions pas donné signe de vie a été occupé par le voyage d’aller durant lequel l’ambiance était bonne. On pouvait entendre des discussions et des chants pendant que certains lisaient, d’autres jouaient à la console, d’autres encore (mal leur en prit) énervaient les organisateurs en les battant à la belote. Le second jour, nous avons visité le grand bâtiment cité plus haut puis la ville alentour pour pouvoir récupérer des informations pour le livret. Ensuite on nous a emmenés une journée dans une autre ville non loin dans le but de retrouver le « schnoor » et de voir si l’on pourrait survivre dans un environnement naturel avec toujours cet « Austauchpartner » avec nous, pendant que l’équipe d’encadrement faisait des « réunions pédagogiques ». Le lendemain, nous devions suivre notre guide pour voir ce qu’il faisait dans le grand bâtiment avant que l’on nous emmène dans le « Springel museum » où nous devions analyser, reproduire et compléter des œuvres gardées là-bas.
Vendredi, après un cours instant dans cette étrange grande construction, l’équipe d’encadrement nous a conduis à l’aéroport soi-disant pour une visite mais nous avons tous compris que c’était pour tester notre détermination à rester dans l’aventure et à résister à l’envie de sauter dans le premier avion à destination de France. Ils nous ont même présenté un avion qui faisait 4 fois l’aller retour Paris-Hanovre par jour. Mais nous nous étions bien adaptés et nous sommes tous restés jusqu’au bout. Pour réduire notre esprit d’équipe les organisateurs ont décidé de nous séparer chacun de notre côté dans la famille indigène de notre « Austauchpartner » pendant trois jours et demi. Nous avons tous survécu à l’épreuve : nous avons appris à bien connaître notre « Austauchpartner » et à nous adapter. Le lundi, tout le monde répondait à l’appel. Voyant cela, l’équipe d’encadrement a décidé de les faire participer eux-aussi aux épreuves. C’est pourquoi, lundi, nous avons été emmenés dans une jungle, où en groupe de 5 et aidés de nos « Austauchpartner » nous devions construire une cabane assez grande pour nous protéger tous les dix contre l’environnement hostile.
Comment s’est passée l’épreuve finale à Berlin ?
Eh bien, justement, parlons-en ! Le mardi, nous pensions enfin en avoir fini avec toutes ces épreuves et nous espérions que le voyage de retour se passerait comme l’aller. Tout commença à l’identique : les discussions, les chants, les livres, les consoles et les parties de belote participant/organisateur quand tout d’un coup nous nous rendîmes compte que le bus s’arrêtait à Berlin. L’équipe d’encadrement tenait sa revanche. Ils nous ont concocté une dernière épreuve se déroulant à Berlin. Il a fallu les suivre et faire attention à ne pas aller trop vite, tandis que l’un d’eux recomptait continuellement les participants et que l’autre se faisait prendre en photo avec des pantoufles par le troisième. Ensuite, l’encadrement fut renforcé par une guide qu’il fallait suivre tantôt à travers de grands magasins tantôt à travers d’un champ de plus de 2000 grands blocs de pierre. Enfin, on nous a quand même emmenés dans un magasin de souvenirs et pour les filles dans un magasin de vêtements et autres accessoires.
Comment s’en sont sorti les 26 candidats ? Quelles ont été leurs impressions ?
Je ne sais pas, c’est à eux qu’il faut le demander. Moi, je sais juste qu’ils ont tous survécu et qu’il n’y a pas eu de dommage physique. Quant à ce qu’ils en ont pensé… Pour ma part, je me suis bien plu avec ma famille d’accueil et j’ai hâte que mon « Austauchpartner » vienne en France pour le match retour. Pour les autres, Il me semble que pendant notre absence vous vous êtes mis au reportage vidéo. Il faudrait peut-être les interviewer !
Baptiste, 3eB