En ce jour ensoleillé qu’était le 26 Septembre, tous les 3e sont partis fiers, les torses bombés, l’œil vif, impatients de découvrir la glorieuse histoire de ces courageux soldats qui sont partis au front, laissant femme et enfants derrière eux.
Après 1 h 30 MINUSCULES de bus, nous sommes enfin arrivés devant ce truc en pi… euh, ce magnifique musée installé, anachroniquement il me semble, dans un ancien château fort! Nous sommes d’abord descendus dans de l’eau… mais non, dans des douves asséchées pour accéder à une salle afin d’entreposer nos précieux sacs qui contenaient non seulement une pochette et un crayon, mais aussi et surtout nos inestimables pique-niques que nous avions scientifiquement élaborés pour nous donner l’énergie nécessaire afin de résoudre les nombreux défis intellectuels et physiques de cette sortie.
Tout d’abord, une accompagnatrice nous a donné des questionnaires sur TOUTES les salles du musée consacrés à l’avant guerre; 1914/1916; 1916/1918; la veille de guerre; l’après guerre. Puis elle nous a informés des règles du musée et du temps minuscule dont nous disposions pour remplir ces quelques six feuilles! Quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons rencontré d’autres adolescents venant eux-aussi d’un collège… Jean Moulin!
Nous avons eu une heure pour remplir tout le dossier en entier (Mme Fiévet dit deux heures, mais c’est avec la pause aux toilettes…) et nous sommes IMMEDIATEMENT partis manger sous un soleil implacable autour d’une mare à canards, qui ne nous a absolument pas donné une bonne idée des conditions de vie dans les tranchées (mauvaise organisation…).
Enfin bref, après un déjeuner de fortune aux abords du lac Michigan (ou pas), nous sommes de nouveau reparti en bus pour de nouvelles aventures (de Dora l’exploratrice…).
Nous étions partis pour trois heures de bus avec la guide du départ. D’abord, en chemin, elle nous a montré divers cimetières de soldats anglais, que l’on reconnaît aux croix placées en ligne. Puis, nous sommes arrivés devant un énorme trou, fait à l’époque par 18 tonnes d’explosifs sous une tranchée, ce cratère mesure 100 mètres de diamètre sur 30 mètres de fond (on n’a qu’à le remplir avec de l’eau et ça ferait une belle piscine !). On sait que les débris de terre ont décollé au delà des 1200 mètres, car par un (heureux?) hasard un avion était justement au dessus à 1200 mètres d’altitude et il en a reçu ! Il a dû se demander ce qu’il lui arrivait…

Enfin, nous sommes arrivés au Canada… ou plus précisément à Terre-Neuve : un territoire donné aux Canadiens comme à Vimy pour les remercier de leur aide pendant la guerre. Nous avons vu un caribou en taille originale (plutôt imposant). Puis, nous sommes passés dans les tranchées et nous avons aujourd’hui la preuve que les pauvres hommes qui ne sont pas morts ont dû sérieusement souffrir d’une horrible scoliose pour éviter les balles… Et nous avons vu le monument aux disparus : tous les noms des hommes dont on n’a pas retrouvé le corps y sont inscrits… et ça fait du monde!
Et c’est ainsi que nous sommes retournés au bus pour revenir à Flines. QUELLE COINCIDENCE! Au moment où je finis cet article, nous sommes le 10 novembre 2011. Demain, ce sera L’ARMISTICE et ce sera férié, et on n’aura pas de boulot. Merci aux soldats de la Grande Guerre! Voila, il ne me reste plus qu’a vous dire… AUX ARMES CITOYENS, FORMEZ VOS BATAILLONS…

Pauline, 3eC