Steichen Edward

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L’auteur est Edward Steichen.L’oeuvre s’appelle Marlène Dietrich et date de 1934.Cette image fait partie de la collection Courtesy The Richard and Jackie Hollander Collection.On peut la voir à Los Angeles.Sur la photo,elle a les épaules  nues et main gantée de fine dentelle, comme dessinée à même la peau…

l y a là Marlene Dietrich en 1934, l’année de L’Impératrice rouge; elle émerge d’un somptueux fauteuil club, visage offert mais insondable, fidèle à elle-même en somme, quand soudain on découvre dans l’angle sa petite main gantée de guipure qui semble supplier… Agonisante ou revenante, on hésite. L’image est non seulement belle, mais troublante. Tout comme ce portrait de l’actrice américaine d’origine chinoise Anna May Wong, sensation des années 1930, qui fut d’ailleurs partenaire de Marlene dans Shanghai Express: sa tête coiffée à la Louise Brooks repose sur une surface laquée noire, à côté d’un dahlia blanc… Comme coupée. Et quel intrus fait donc s’agripper et se retourner la reine Garbo, en 1928? Une souris? Un assassin?Immortaliser les beautés, restituer leur glamour mais aussi les doter d’une force obscure, c’est peut-être le talent le plus spectaculaire qu’avait Edward Steichen, qui fait jusqu’à la fin de l’année, au Jeu de paume, l’objet d’une toute première rétrospective européenne. Mais, en plus de 400 photos venues du monde entier, l’événement offre plus que l’occasion de se pâmer devant un Who’s Who vintage: Edward Steichen (1879-1973), américain d’origine luxembourgeoise, est – ni plus ni moins – un monument de la photographie, qui a influencé le médium tout au long de sa vie. D’abord, par sa production prolifique et protéiforme (du portrait à la nature morte, en passant par le nu, le reportage de guerre ou encore la chronique sociale). Ensuite, par ses positions ou responsabilités: militant de l’avant-garde (au sein du groupe Photo Secession, de la revue Camera Work), il est devenu plus tard l’influent directeur de la photographie de Vogue et de Vanity Fair, puis le conservateur du genre au MoMA, à New York. Sans compter qu’il fut aussi peintre, typographe, horticulteur… Chez Steichen, l’arrière-plan est aussi riche que le premier.Steichen, une épopée photographique. Jeu de paume, 1, place de la Concorde, Paris (VIIIe), 01-47-03-12-52. Jusqu’au 30 décembre. Fermé le lundi. Entrée: 6; tarif réduit: 3. http://www.jeudepaume.org/Edward Steichen est né à Bivange, au Luxembourg, le 27 mars 1879. Ce n’est que quelques mois qu’Edouard Jean Steichen passe, après sa naissance, au Grand-Duché, avant que ses parents n’émigrent aux Etats-Unis d’Amérique. Sa mère l’encourage continuellement dans ses élans artistiques et, à quinze ans, Edward Steichen commence des études dans un atelier photographique. Il prend sa première photo en 1895, à l’âge de seize ans. Mais il se tourne d’abord vers la peinture, jusqu’en 1922.Entre-temps, à 21 ans, il prend la nationalité américaine et participe à la Première Guerre mondiale en tant que directeur de photographie aérienne des Forces alliées. .Les mérites de ce grand homme dans les domaines de la culture et des droits de l’homme, lui valent la plus haute distinction civile américaine, la Presidential Medal of Freedom, en 1963.Edward Steichen est mort le 25 mars 1973, à West Redding (Connecticut).

Nadège et Justine

ROBERT CAPA

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milicien espagnol
 

Robert Capa est né le 22 octobre 1913 à Budapest et est mort le 25 mai 1954 en Indochine.Son vrai nom Endre Ern? Friedmann, était un photographre d’origine hongroise.En 1931, il fut forcé de quitter Budapest pour Berlin,  à 17 ans.Obligé par la dictature de son pays la Hongrie, son premier objectif etait d’entrer dans le journalisme. Il trouva son premier travail comme apprenti développeur dans une agence de photos berlinoise. Dans le cour de sa vie, il suivit des études de sciences politiques à la Deutsche Hocheshule für Politik. Juif, il quitta l’Allemagne pour Paris, lorsque Adolf Hitler accéda au pouvoir.C’est dans cette ville qu’il rencontra David Seymour et Henry Cartier Bresson, avec qui il fondera quelques années plus tard la coopérative photographique Magnum. Il décide de franciser son prénom pour ne pas heurter les administrations, et se fait connaître sous le nom de André Friedmann.. En 1935, il crée avec elle un subterfuge. Ses photos se vendent très mal en ces temps de disette. Il décide de prendre un pseudonyme, il est désormais connu sous le nom de « Robert Capa ». Ce pseudonyme est proche du nom du réalisateur Franck Capra, de plus, en Hongrois « capa » signifie requin. En prenant ce pseudonyme, il invente tout un personnage autour de Capa. Capa est américain, Capa est chic, Capa est riche, Capa est mondain.La même année, il participe à la création de l’agence Alliance-Photo au côté de Pierre Boucher et Maria Eisner.En 1947, il fonde avec David Seymour, Henry Cartier-Bresson et George Rodger la coopérative photographique Magnum. Magnum regroupe certainement les plus célèbres photographes et photojournalistes du monde.

Erwan et Guillaume B

nadar

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zola par Nadar


En 1853, Nadar (pseudonyme de Adrien Gaspard-Félix Tournachon) dessinateur, caricaturiste, journaliste et romancier à ses heures, installe un atelier de photographies. Il reçoit ses amis Eugène Delacroix, Théophile Gautier, Alexandre Dumas, Gérard de Nerval.  . Nadar parade dans sa vareuse rouge et affiche ses sympathies pour les républicains et les peintres impressionnistes refusés au Salon.  . Négligeant la retouche, il s’attache à mettre en valeur l’expression du regard et la position des mains dont il réalise plusieurs études. Il produit alors le meilleur de son œuvre, des portraits dans des poses classiques rappelant le travail d’Ingres.

 

La construction du nouvel atelier, boulevard des Capucines, met un terme à sept années de grande créativité. La situation financière du photographe ne cesse de se détériorer. Derrière la façade rutilante, Nadar est condamné à un « travail hâté, forcément fiévreux, haletant jusqu’à la livraison, se compromettant pour presser, forcer le paiement, achetant tout plus cher, sacrifiant souvent tout bénéfice pour rentrer dans le solde, dévoré dans d’insupportables proportions par l’effroyable usure des frais de justice1 ».
Passionné par toutes les innovations, en 1858, il dépose un brevet pour le « Nouveau système de photographie aérostatique » et fait construire un ballon, Le Géant, à bord duquel il prend les premières photographies aériennes.
Après la Commune, Nadar ouvre un nouvel atelier,mais la période de grande créativité ne revient pas et les affaires sont loin d’être prospères. Lassé par un métier qu’il prend en horreur, il cède son affaire et rédige ses mémoires, Quand j’étais photographe, avant de s’éteindre en 1910.

Pierre et Gilles

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cosmos

Pierre Commoy est né en 1950 à La Roche-sur-Yon et Gilles Blanchard en 1953 au Havre.Ils grandissent tous deux dans des familles qui, sans être austères, leurs dictent des codes de conduites qu’ils s’empresseront de transgresser, l’adolescence venue. Là où le « bon goût » est de mise, ils s’imprègnent du cinéma coréen, chinois, hollywoodien, et de toutes les images aux couleurs saturées. Après des études artistiques au Havre pour Gilles, ils s’installent à Paris la même année, en 1973. Pierre travaille pour quelques magazines. Ils se rencontrent en 1976 et commencent une vie commune, et leur collaboration, en totale rupture avec une tradition familiale guidée par le « bon goût » et fortement influencé par le Pop Art.1978 marquera un nouveau tournant dans leur collaboration artistique : ils découvrent Bollywood et ses myriades de couleurs chatoyantes.

Ils sont connus pour leurs photographies retouchées à la peinture qu’ils réalisent ensemble depuis leur rencontre. Ces œuvres abordent des thèmes de la culture pop, de la culture gay, y compris la pornographie, ou la religion (une représentation de saint Sébastien). La religion est quelque chose de très important est très fort dans leurs oeuvres, « Nous avons le gout du mystique. Il est très difficile de séparer art et religion ». Leurs œuvres sont souvent qualifiées de kitsch. Pierre & Gilles définissent leur œuvre ainsi : « On aime idéaliser mais on parle aussi de la mort, du mystère et de l’étrangeté de la vie. Il y a autant de douceur que de violence dans nos images… »

Christian et Maxime

niepce

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1826

La biographie de l’artiste.

Joseph Nicéphore Niépce voit le jour sous le règne de Louis XV, le 7 mars 1765 à Chalon-sur-Saône en Bourgogne, dans ce qu’il est convenu d’appeler une « bonne famille ».De 1780 à 1788, ses études aux collèges des Oratoriens à Chalon-sur-Saône, Angers et Troyes font entrevoir pour Joseph une carrière ecclésiastique ; mais il semble que la vocation du jeune homme se soit émoussée. Il renonce à la prêtrise et s’engage dans l’armée révolutionnaire en 1792. Il s’installe à Nice et s’y marie avec Agnés Roméro qui met au monde Isidore en 1795.Six ans plus tard, il est de retour en Bourgogne. La vie lui a apporté son lot de joies (une vie publique honorable et reconnue au service de son pays) et de drames (son second fils, Agénor, meurt à l’âge de deux ans et demi).

Atget Eugène

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Quelques années avant sa mort, il rencontre Man Ray . Les surréalistes appréhendent le travail d’Atget à l’une de leurs préoccupations. En 1926, trois photographies d’Atget sont publiées dans La Révolution surréaliste et Berenice Abbott rachète une partie de son fonds après sa mort. Eugène Atget est un artiste méconnu, à la fois archéologue et historien, dont l’oeuvre mérite assurément le détour.

Cartier Bresson

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La biographie de l’artiste. 

         Henri Cartier-Bresson (22 août 1904 à Chanteloup-en-brie 3 août 2004 à Montjustin, Alpes-de-Haute-Provence) était un photographe français et, avec Walker Evans, Brassaï, Kertész et beaucoup d’autres, un pionnier du photojournalisme allié à la photographie d’art. Il est souvent fait référence à lui sous les 3 lettres : HCB.

A compléter

– Choix d’une photographie dans l’oeuvre du photographe.

– Analyse de la photographie en appliquant la méthode suivante. 

Daguerre

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daguerre

La biographie :

Louis Jacques Mandé Daguerre, plus connu en France sous le nom de Louis Daguerre, il est né le 18 novembre 1787 à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), il meurt le 10 juillet 1851 à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne), il était un artiste français vu comme un des inventeurs de la photographie. Il est connu pour l’invention du daguerréotype  Il avait appris à se servir de la camera obscura avec Prévost, spécialiste des panoramas, qui l’employait pour préparer ses immenses toiles en trompe-l’œil. Il fut révélé au monde par Arago, le 19 août 1839, lors d’une séance solennelle à l’Institut de France.

Analyse de la photographie :

L.-J. M. Daguerre. Le Louvre vu de la rive gauche de la Seine, Paris, 1839.

RICHARD AVEDON

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cat power

L’ auteur de cette photographie est Richard Avedon, elle a été photographiée en 2003. Le titre de cette photographie est Cat power.

L’image est composée de la chanteuse américaine Cat Power qui chante du pop rock. La photo est en noir et blanc. Dans sa main droite elle tient une cigarette. Avec sa main gauche elle retient son maillot. Elle porte beaucoup de bijoux et n’a que le contour des yeux qui sont maquillés . La photo a été prise avec un plan américain (il cadre les personnages de la tête jusqu’à mi-cuisses. Il a souvent été utilisé dans les westerns pour filmer les cow-boys lors de réglements de comptes au revolver). Ce plan sert à la monter comme un mauvais garçon.

Avedon est né à NEW YORK dans une famille juive d’origine russe .Il commence sa carrière dans la marine américaine en 1942 .Mais est repéré peut apès 1944 par le directeur artistique Alexey Brodovitch .En 1946 il cré son propre studio .Il devient rapidement le directeur de Harper’s Bazaar mais les quitte en 1966 .En 1974 il expose au musée d’art moderne de NEW YORK des portrait de son pere alors ronger d’un cancer .En 1944 il épouse Dorcas Nowell puis divorce au bout de 5ans de mariage, en 1954 il se remari avec Evelyn Franquelinet de leur union naîtra un fils, John. Avedon et Franklin divorcèrent plus tard.Le 25 septembre 2004, Avedon fut frappé d’une hémorragie cérébrale à San Antonio au Texas alors qu’il travaillait sur une commande du New Yorker. Il est décédé le 1er octobre à San Antonio. Au moment de son décès, Avedon travaillait sur un projet intitulé “On Democracy” qui portait sur les préparatifs de l’élection présidentielle américaine de 2004.

Coralie

Biographie de Dorothea Lange

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mère migrante

*Nationalité : américaine
*Naissance : 26 Mai 1895
*Mort le : 11 Mai 1965
*Métier : Photographe

 Née en 1895 dans une petite ville du New Jersey, Dorothea Lange (de son vrai nom Margaretha Lange). Son enfance est également fortement troublée par le divorce de ses parents ; son père quitte le foyer familial et sa mère s’installe avec elle près de Manhattan. A huit ans, elle décide de suivre des cours d’art visuels (elle y apprend notamment le travail en studio, les techniques de composition, de cadrage…). Deux ans après, elle commence sa carrière comme portraitiste indépendante et s’inscrit au club de photographie de San Francisco.

Suite au krach boursier du 24 octobre 1929 et à une sécheresse dans les états du Sud, l’Amérique connaît une crise sans précédent (période de la Grande Dépression). Soucieuse du sort des sans-abri et des chômeurs, Dorothea Lange décide de sensibiliser les citoyens à la pauvreté qui les entoure. Elle descend dans la rue avec son appareil photo et se lance dans le documentaire social engagé.

En 1935, Dorothea Lange est engagée par la Resettlement Administration (l’Office de la réinstallation), un organisme lancé par le gouvernement de Franklin Delano Roosevelt dans le cadre du New Deal. Dans un premier temps, elle assiste son mari, Paul Schuster Taylor, prend des notes avec les personnes en difficulté et réalise quelques photos.

Dans les années 1950, elle entreprend plusieurs voyages (en Amérique Latine, Égypte, Irlande, Viêt-Nam…) et publie quelques reportages dans Life.

En 1966, le MoMA lui consacre une exposition rétrospective.

Mére migrante [date : 1936] : est la photographie la plus célèbre de Dorothea Lange et peut-être la plus connue du programme de la Farm Security Administration. Elle est devenue le symbole de la crise de 1929 aux Etats-Unis. => [Suite au krach boursier du 24 octobre 1929 et à une sécheresse dans les états du Sud, l’Amérique connaît une crise sans précédent (période de la Grande Dépression). Soucieuse du sort des sans-abri et des chômeurs, Dorothea Lange décide de sensibiliser les citoyens à la pauvreté qui les entoure. Elle descend dans la rue avec son appareil photo et se lance dans le documentaire social engagé.]

La planche contact montre une série de six prises de vue du même sujet, une jeune mère anxieuse, au visage marqué et au regard perdu dans le vide, entourée de ses trois enfants. La dernière étape est la meilleure prise mais un détail gêne Dorothea Lange : le pouce d’une de ses mains apparaît de manière parasite au premier plan et risque d’entraver la qualité de cette image ou de distraire le spectateur. Dorothea Lange va retoucher cette photographie et faire disparaître l’intrus. Certains ne seront pas d’accord indiquant que c’était, là, une falsification de la réalité. En maintenant ses choix, elle posera le problème de la définition de la « photographie documentaire ».

Beaucoup de détails concernant la prise de cette photographie ont été recueillis. Lange revient au printemps 1936 d’une mission en solitaire pour la FSA, le coffre chargé de pellicules, lorsqu’elle dépasse un panneau indiquant un camp de ramasseurs de petits pois. Pendant trente kilomètres elle se demande si elle ne devrait pas faire demi-tour, ce qu’elle se décide finalement à faire. C’est là qu’elle rencontre Florence Owens Thompson. Son mari est mort depuis quatre ans et elle a six enfants à sa charge qui se nourrissent comme ils peuvent, de trouvailles. Selon Lange, ils ne pouvaient partir car ils avaient vendu les pneus de leur voiture afin de procurer de quoi manger, chose que s’est révélée incorrecte selon les souvenirs de Thompson dans les années 70 : la voiture était tombée en panne. Lange s’approche et prend six clichés en dix minutes. Elle parle avec la femme qui lui donne son âge, 32 ans, et lui explique tout cela. Dorothea Lange s’approche graduellement et réalise ce portrait. 

Cette célèbre photographie, véritable icone de la misère humaine incarnera à jamais les exclus du rêve américain. C’est durant la grande dépression suivant le Krach du 29 octobre 1929 que Franklin Roosevelt crée la Farm Security Administration ( FSA ) qui a comme objectif de venir en aide aux agriculteurs ruinés. Roy Stryker, un économiste travaillant à la FSA prit l’initiative de créer un département photo à l’intérieur de la FSA, il veut utiliser la photographie comme arme pour convaincre le congrès et les américains de la nécessité de débloquer des fonds. Durant six ans, 11 photographes seront chargés de parcourir les États-Unis afin de témoigner par leur clichés de la misère des victimes de la grande dépression. La photographe Dorothea Lange sera l’une d’entre-eux.

Nous sommes le 6 mars 1936 lorsque Dorothea Lange décide d’entrer chez elle après avoir passé un mois à photographier les ouvriers saisonniers de la côte ouest. C’est à ce moment qu’elle remarque un panneau signalant un camp de ceuilleurs de petits pois. Dorothea Lange passe tout droit, elle est pressée de retrouver ses enfants. Pourtant, quelque chose la tiraille et au bout de 30 kilomètres elle décide de faire demi-tour. C’est ainsi que Lange se retrouve dans le camp de Nipomo ou sont entassées des familles de migrants. C’est dans ce camp que Lange fera la rencontre de Florence Thompson, une jeune veuve de 32 ans, mère de 6 enfants. Dorothea Lange ne passera que quelques minutes avec Florence Thompson, tout juste le temps d’échanger quelques mots et de faire six clichés dont le dernier, mère migrante, fera le tour du monde.

Bien des années plus tard, en 1978 Florence Thompson tente de faire interdire la publication de cette photo. Elle n’y parviendra pas puisque rien ne prouve que la photo a été prise à son insu. Dans une interview au journal Tribune, elle affirmera « Je suis lasse de symboliser la misère humaine alors que mes conditions de vie se sont améliorées ».

Paradoxalement, 5 ans plus tard la famille n’hésitera pas à faire paraitre une fois de plus la photo dans Le New York Times pour lancer un appel aux dons. Florence Thompson est atteinte du cancer et n’a pas les moyens de payer son hospitalisation. En quelques semaines, 15 000 dollars affluent de tous les coins du monde. Florence Thompson succombe quand même à la maladie et meurt le 16 septembre 1983 à l’âge de 79 ans.

Sihem et Marion

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