Visite à l’assemblée nationale à Paris

Le voyage à Paris s’est déroulé en 6 parties : le départ, le parc des tuileries, la visite de l’assemblée nationale, le repas, l’observation du débat à l’assemblée, le jardin des plantes.

Au début on a été obligé de se lever très tôt (4h30). Puis nous avons pris le train qui a démarré à 6h. Dès que nous sommes arrivés à Paris, on est allé au jardin des Tuileries. Puis nous sommes allés à l’assemblée nationale où il y a eu beaucoup d’attente pour rentrer.

Nous avons regardé un film qui explique le fonctionnement de l’assemblée nationale.

On a vu plusieurs salles :

– La salle des 4 colonnes

– Le salon Delacroix : c’est la salle où siégeait le roi Louis-Philippe. Dans cette salle se trouvait la fameuse fresque qui représentait l’océan. C’est Delacroix qui a peint cette salle.

– La salle des réunions : c’est une salle où les lois sont préparées par les députés.

– La salle des pas perdus, on l’appelle comme ça parce que les journalistes attendent les députés et autres politiciens en faisant beaucoup de pas. C’est assez drôle !

– Le salon Pujol et ses dessins qui font illusion d’optique. Dans cette salle se trouve une fresque avec écrit « loi salique ». Elle interdisait aux femmes d’accéder au pouvoir (les reines notamment). Les femmes n’ont eu le droit de vote qu’en 1944 en France !

– La bibliothèque de l’assemblée nationale est l’une des plus célèbre de France. Delacroix a mis 8 ans à peindre ses murs.

Ensuite nous sommes allés dans l’hémicycle. Le matin nous l’avons visité vide. Il y a un banc pour les ministres. On voit des illustrations des pouvoirs, ou de l’abolition de la peine de mort. L’après midi, nous avons assisté aux « questions au gouvernement ». Nous avons écouté Edouard Philippe et plusieurs députés. On a du rester neutres et silencieux tout le long des questions au gouvernement. Nous sommes restés 45 minutes, après nous sommes allés au jardin des plantes.

Un petit groupe n’a pas pu rentrer à l’assemblée nationale.

Le matin en route pour le musée d’Orsay ils ont vu l’Assemblée nationale, le musée du Louvre, et les jardins des tuileries dans lequel on a mangé à midi.

Dans le musée d’Orsay, ils ont vu beaucoup de tableaux des peintres célèbres et des sculptures qui occupaient le milieu du musée au 1er étage. Le musée était une gare qui est devenue un musée en 1986. Il contient aussi une salle des fêtes et un somptueux hôtel.

Bilan : Les élèves ont aimé la sortie à Paris «C’était très intéressant de voir une séance avec les députés », écrit Samuel. « C’était la meilleure journée de ma vie ! » écrit Brayan. Le débat entre les partis (gauche et droite) était parfois un peu violent comme l’ont dit certains élèves. « L’extrême droite était très agitée et les députés intervenaient comme ils le voulaient en parlant sans avoir forcément la parole », explique Kamelia. « On a été content aussi d’avoir du temps libre un peu pour pouvoir nous promener dans Paris. »

On a aussi pu voir des personnes « importantes » comme Jean-Luc Mélanchon ou Edouard Philippe. On a aussi vu Marine Le Pen. Le sujet des débats était les gilets jaunes, on pouvait s’y attendre…

La classe de 4èC et quelques élèves de 4èB

Sources des images : site de l’assemblée nationale ou wikipédia

Questions à Mme Rancon-Bouzon, députée

Pour préparer le départ à Paris de la 4èC en vue de visiter l’assemblée nationale, Mme Rancon-Bouzon, députée de la circonscription du collège, est venue nous expliquer son travail.

Questions sur son engagement

  • Samuel : Pourquoi êtes vous de ce parti, que pouvez-vous en dire ? Quelles sont les revendications du parti de gauche et celles de droite ? Sur quels points contredites vous toujours vos adversaires ?

Mme R.-B. : Je suis du parti En Marche car j’y ai retrouvé mes sensibilités et mes idées. Si le programme devait changer alors je quitterais ce parti.

  • Swana : Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Mme R.-B. : A l’origine je travaillais dans une entreprise. Puis je me suis dit qu’il me manquait une vraie vocation. Je me suis présentée aux élections et je les ai gagnées.

  • Selma : Est-ce que vous avez déjà rencontré M. Macron ?

Mme R.-B. : Oui 4 ou 5 fois, quand il réunissait les députés à Versailles par exemple.

Questions sur le déroulement des débats

  • Edita : Est-ce qu’il y un vote blanc à l’assemblée ?

Mme R.-B. : Oui, Bien sûr.

  • Fadi : Vous référez-vous à certains articles du code pénal/civil ?

Mme R.-B. : Oui, car l’on doit respecter ces textes quand on vote une loi.

  • Ilona : De quel sujet vont parler les députés le 19 mars lorsque nous allons assister aux questions au gouvernement ?

Mme R.-B. : Les sujets qui vont être abordés sont très divers, il peut y avoir le sujet des gilets jaunes, ou d’autres sujets mais ils ne savent pas vraiment les sujets à l’avance.

Questions sur les institutions

  • Violette : Comment se passe les élections des députés ?

Mme R.-B. : Les élections se passent comme pour les élections présidentielles, les députés se présentent et les citoyens doivent voter. Ceux qui reçoivent le plus de votes sont élus.

  • Léna : Est-ce que le président de l’assemblé national reste le même ? Au bout de combien de temps change-t-il ? De combien est son mandat ? Est-il renouvelable ? Peut il y mettre fin lui-même ?

Mme R.-B. : Non, il y a un mandat et il peut y mettre un terme lui-même. Son mandat dure 5 ans comme celui du président de la République.

Classe de Mme Breuzet

Le bon gouvernement pour Jean-Jacques Rousseau

L’extrait analysé:

« J’aurais voulu naître dans un pays où le souverain et le peuple ne pussent avoir qu’un seul et même intérêt,  afin que tous les mouvements de la machine ne tendissent jamais qu’au bonheur commun; ce qui ne pouvant se faire à moins que le peuple et le souverain ne soient une même personne, il s’ensuit que j’aurais voulu naître sous un gouvernement démocratique (…). J’aurais voulu vivre et mourir libre (…). J’aurais donc voulu que personne dans l’Etat n’eût pu se dire au-dessus de la Loi (…). Car quelle que puisse être la constitution d’un gouvernement, s’il s’y trouve un seul homme qui ne soit pas soumis à la Loi (…), il est impossible (…) que l’Etat soit bien gouverné. » Jean-Jacques Rousseau.

François ZEBOULOUN, 2019

La loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat

La loi de 1905 : séparation des Eglises et de l’Etat

I / La fameuse loi de 1905 :

Dans la IIIéme République, les républicains au pouvoir craignent encore l’église catholique, dont l’influence dans la société reste très importante.

Le 9 Décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand fait voter la loi concernant la séparation des Eglises et de l’Etat. Malgré un débat très vif dans une population encore assez largement partagée : La France devient un état laïc et la religion appartient désormais à la sphère privée.

 

La loi s’applique sur les 4 confessions représentées en France :

            • Le catholicisme

            • La confession d’Augsbourg ( les protestants luthériens)

            • Les réformés ( les protestants calvinistes )

            • Les israélistes

Cette loi met fin à des affrontements qui opposent deux conceptions sur la place des Eglises dans la société française pendant presque 25 ans .

La loi de 1905 met donc fin et remplace le concordat établi en 1801 sous le gouvernement de Napoléon Bonaparte et qui régissait jusque là les rapports entre les deux institutions ( les Eglises et l’Etat ) .

La loi de 1905 proclame la laïcité à la française, elle proclame aussi la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes :

          • Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes… »

          • Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne

            subventionne aucun culte… »

Cette loi est la même que la devise républicaine. Par l’article 1er, l’Etat garantit la liberté de conscience, c’est à dire la droit de ne pas être croyant, de croire à n’importe quelle religion sans commentaire d’autrui.

Par l’article 2, l’Etat, les départements, les communes assurent cet objectif à l’égard des citoyens, en refusant d’accorder des avantages spécifiques à certains en raison de leur pratique cultuelle.

II / Les conséquences de la loi :

Dans la séparation des Eglises et de l’Etat, ce sont les Eglises qui sont plus touchées. L’Etat n’intervient plus dans la nomination des évêques… Certains bâtiments ( églises, temples ou synagogues ) deviennent propriété de l’Etat. L’Etat dit en assurer l’entretien et il le confie gratuitement aux nouvelles associations cultuelles (le patrimoine de l’Eglise est aujourd’hui très important encore).

III / Ceux qui résistent :

Cette loi est violemment critiquée, surtout par le Vatican. Le pape Pie X se plaint contre cette loi. Il dénonce une rupture injuste du concordat et interdit aux catholiques français de l’accepter. Avant que l’Etat ne confisque les biens des églises, des manifestations ont lieu et avec plusieurs décès. En 1906, en Algérie et à Cominac on voyait même des ours garder l’entrée des églises pour éviter des conflits. Femmes, hommes et enfants se battent pour leur opinion.

Sources utilisées :