Voilà, le temps passe si vite que nous sommes déjà le 20 mars…et je ne laisserai pas passer cette journée sans vous raconter comment on célèbre la Francophonie en Roumanie.

Mais d’abord, un petit résumé de la période précédente. A l’école (mais je pourrais l’affirmer pour le pays en entier aussi), nous avons vécu une période plutôt agitée.

Nous avons fêté la Chandeleur avec un retard d’une semaine car on était en vacances le 2 février, puis nous avons organisé le Bal des Amoureux, non pas à l’occasion de la Saint-Valentin, mais le 24, d’après une tradition roumaine très ancienne. C’étaient des moments de joie et de divertissement pour tous les participants…

Pendant cette période, le gouvernement préparait de grandes surprises pour le système d’enseignement…des surprises (pas tout à fait agréables) qui changeront profondément le système à partir de l’année prochaine.

Heureusement, nous avons trouvé encore une raison de fête: la Francophonie. En Roumanie, comme dans tous les pays francophones, on organise chaque année des événements pour célébrer cette journée. Avec mes collègues, nous avons pensé à un programme qui intéresse et incite nos élèves à découvrir la Francophonie eux-mêmes. Ils ont exploré l’Internet à la recherche d’informations diverses sur la Francophonie, et grâce à leur travail, nous avons mis au point une exposition informative dans le hall du lycée.

On leur a offert différents moments vidéo, qui leur ont permis de voyager à travers le monde francophone et  dans l’univers du cinéma d’animation.

Pour les motiver à apprendre mieux le français, on leur a présenté les formations universitaires francophones en Roumanie. En effet, il y a beaucoup d’opportunités pour les francophones roumains de suivre des cours de médecine, d’ingénierie ou d’économie, partiellement ou intégralement en français, et avec la possibilité d’obtenir une bourse à l’etranger, dans un pays francophone.

Comme affirmait, dans un reportage, un employeur français qui travaille en Roumanie, les jeunes ne sont plus motivés dans leur choix pour le français par l’amour pour la littérature ou pour l’histoire française (malheureusement, je dirais). Il faut admettre qu’ils sont devenus plutôt pragmatiques et qu’ils s’orientent avec intérêt vers le marché francophone du travail, encore en évolution dans notre pays.

Mais pour moi, en tant que professeur de français, la Francophonie et l’amour pour la langue française, c’est encore (parmi tant d’autres) l’amour pour la littérature que j’essaie de faire découvrir à mes élèves dans la première année au lycée, bien que ce soit en traduction…

Jusqu’à l’année prochaine et avec les nouvelles générations, on va multiplier sans doute nos idées…afin de maintenir la Francophonie toujours vivante dans l’esprit de nos jeunes.

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