Enseigner le FLE, comment faire

C’est toujours avec plaisir que je me souviens de mes voyages en France. Apparemment, plus le temps passe, plus ces souvenirs sont tendres. Alors, c’est avec un grand plaisir que j’attends mon prochain voyage (toujours d’etudes), pour l’annee prochaine.



Nous sommes encore en vacances (la rentrée roumaine c’est le 15 septembre). C’est le moment d’un bon repos, bien mérité, pour les professeurs, comme pour les élèves. Mais, c’est aussi un moment de bilan…

En toute sincérité, nous regardons nos réussites et nos moments moins forts. Pour imaginer, bien sur, ce que nous ferons l’année prochaine.

Pour moi, particulièrement, il n’y a pas eu vraiment de vacances. J’ai du passer un examen réputé comme très difficile, mais j’ai longtemps et bien travaillé et finalement c’était le succès.

C’était une bonne année, avec cette réussite, avec les réussites des élèves au baccalauréat meme si les mathématiques ce n’est toujours pas très sympathique…Et de plus, avec mon stage de perfectionnement Comenius à Montpellier, Innover pour motiver.

Cette expérience m’a donné envie, pour cette nouvelle année, de travailler encore plus afin de déterminer un nombre plus grand d’élèves et de professeurs à participer aux projets internationaux.

J’ai appris beaucoup de choses à travers ce stage, j’ai rencontré d’autres professeurs européens de français et ensemble nous avons cherché des stratégies qui motivent nos élèves.

Sans doute, les élèves vont se demander comment est-ce que nous avons encore le plaisir d’etudier? Mais un stage c’est une toute autre expérience. C’est redevenir un peu élève (moi, j’ai réussi à la suite de ce stage mieux  comprendre certains des dilemmes de mes élèves) mais c’est aussi diversifier des méthodes et des stratégies didactiques.

Evidemment, il ne faut pas oublier le cadre et l’équipe qui a préparé les cours. Interactif ce serait le mot clé.

Toutefois, ce qui compte le plus, il faut l’admettre et avec moi, je pense, tout professeur de français le ferait, c’est la rencontre directe avec la culture française. C’est ce qui nous manque quand nous sommes chez nous, et que nous enseignons le français…c’est un peu d’air frais qui vienne directement de la France.

Comme dans les photos suivantes…



Les Roumains sont chrétiens, pour la majorité orthodoxes.

Le plus souvent on fête Pâques une semaine plus tard que les chrétiens catholiques. Mais les traditions ne sont pas si différentes finalement. Après une période de jeûne de plus de 40 jours, nous sommes mieux préparés pour accueillir la résurrection du Christ. Je pense que le moment le plus important de la fête, pour les Roumains, est la participation à la messe qui commence un peu avant minuit et dure jusque vers 4-5 heures du matin (même si tout le monde ne réussit pas à rester à l’église jusqu’à la fin). Les églises sont littéralement envahies par les gens. Cette année, comme je rentrais chez moi justement le soir de la fête (en voiture), en venant de la capitale (après un long voyage), dans les villages et les villes, je rencontrais des groupes de personnes se dirigeant vers les églises.

Après la messe, il y a le repas traditionnel à la maison avec toute la famille ou nos proches. D’habitude, on mange de l’agneau, mais il y a aussi des personnes qui préfèrent des plats plus légers. On peint les oeufs (le jeudi saint) et on fait un gâteau traditionnel, que vous allez regarder dans mes photos. Pour les oeufs, il y a des régions qui en ont fait un véritable art. J’ai trouvé au moins un site qui décrit cette tradition, et heureusement c’est en français. Le voilà: http://www.bucovine.com/fr/pages/culture/oeufs_peints.shtml

Certaines coutumes varient d’une région à l’autre, et il faut dire que Pâques est aussi important parce qu’on porte la lumière sainte aux tombes de nos proches qui sont morts, dans l’espoir de la résurrection de leurs esprits. C’est un moment où le monde entier semble être en union spirituelle. Et comme c’est aussi le printemps, on sent vraiment que l’on commence une nouvelle vie.

Et bien sûr, on souhaite Joyeuses Pâques, et on se rappelle par le salut quotidien que Jésus est ressuscité, vraiment Il est ressuscité.

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Voilà, le temps passe si vite que nous sommes déjà le 20 mars…et je ne laisserai pas passer cette journée sans vous raconter comment on célèbre la Francophonie en Roumanie.

Mais d’abord, un petit résumé de la période précédente. A l’école (mais je pourrais l’affirmer pour le pays en entier aussi), nous avons vécu une période plutôt agitée.

Nous avons fêté la Chandeleur avec un retard d’une semaine car on était en vacances le 2 février, puis nous avons organisé le Bal des Amoureux, non pas à l’occasion de la Saint-Valentin, mais le 24, d’après une tradition roumaine très ancienne. C’étaient des moments de joie et de divertissement pour tous les participants…

Pendant cette période, le gouvernement préparait de grandes surprises pour le système d’enseignement…des surprises (pas tout à fait agréables) qui changeront profondément le système à partir de l’année prochaine.

Heureusement, nous avons trouvé encore une raison de fête: la Francophonie. En Roumanie, comme dans tous les pays francophones, on organise chaque année des événements pour célébrer cette journée. Avec mes collègues, nous avons pensé à un programme qui intéresse et incite nos élèves à découvrir la Francophonie eux-mêmes. Ils ont exploré l’Internet à la recherche d’informations diverses sur la Francophonie, et grâce à leur travail, nous avons mis au point une exposition informative dans le hall du lycée.

On leur a offert différents moments vidéo, qui leur ont permis de voyager à travers le monde francophone et  dans l’univers du cinéma d’animation.

Pour les motiver à apprendre mieux le français, on leur a présenté les formations universitaires francophones en Roumanie. En effet, il y a beaucoup d’opportunités pour les francophones roumains de suivre des cours de médecine, d’ingénierie ou d’économie, partiellement ou intégralement en français, et avec la possibilité d’obtenir une bourse à l’etranger, dans un pays francophone.

Comme affirmait, dans un reportage, un employeur français qui travaille en Roumanie, les jeunes ne sont plus motivés dans leur choix pour le français par l’amour pour la littérature ou pour l’histoire française (malheureusement, je dirais). Il faut admettre qu’ils sont devenus plutôt pragmatiques et qu’ils s’orientent avec intérêt vers le marché francophone du travail, encore en évolution dans notre pays.

Mais pour moi, en tant que professeur de français, la Francophonie et l’amour pour la langue française, c’est encore (parmi tant d’autres) l’amour pour la littérature que j’essaie de faire découvrir à mes élèves dans la première année au lycée, bien que ce soit en traduction…

Jusqu’à l’année prochaine et avec les nouvelles générations, on va multiplier sans doute nos idées…afin de maintenir la Francophonie toujours vivante dans l’esprit de nos jeunes.

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Les vacances intersemestrielles sont arrivées en apportant aussi un peu de neige, ici, en Roumanie.

Comme nous avons seulement une semaine de repos, je souhaite à tout le monde d’en profiter pleinement car nous ne sommes qu’à la moitié de notre chemin scolaire de cette année.

A bientôt à tous et toutes.

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