Analyse SAMR

Pourquoi évaluer ?

L’évaluation est essentielle en éducation et, ce, pour plusieurs raisons. La première est qu’elle permet de prendre des informations à différents moments de l’apprentissage afin de statuer sur les acquis des élèves. La seconde est qu’elle fournit diverses informations à l’enseignant qui lui permettent de faire évoluer les dispositifs qu’il met en oeuvre au quotidien. En fonction des résultats, il peut ou non modifier, réguler ces dispositifs. 

C’est pour cette dernière raison que nous vous proposons une analyse (parmi d’autres) de l’activité pédagogique suggérée précédemment. Celle-ci se fera via le modèle SAMR qui permet de statuer sur le niveau d’intégration du numérique. 

Explication du modèle SAMR

https://blog.econocom.com/blog/education-et-samr-un-modele-pour-integrer-les-tice/

Le niveau « Substitution » 

C’est le plus bas niveau d’intégration. Le numérique est utilisé pour effectuer la même tâche que précédemment. Par exemple, c’est lorsque l’enfant utilise le traitement de texte sur l’ordinateur au lieu d’un crayon sur du papier. Certes, il est nécessaire que l’élève apprenne à utiliser l’outil mais l’apport sur la tâche à proprement parler se retrouve assez limité. 

Le niveau « Augmentation »

Ce second niveau d’intégration du numérique implique que l’outil soit toujours un substitut (comme le niveau précédent) mais avec de nouvelles fonctionnalités qui pourraient améliorer la tâche initiale. Pour rester dans le même exemple avec le traitement de texte, dans ce niveau, l’élève pourrait utiliser la fonction de correcteur orthographique, les outils de mise en page … Le rôle de l’enseignant sera, à ce stade, d’évaluer si les nouvelles fonctionnalités permettent une amélioration pédagogique par rapport à la tâche effectuée sans le numérique. 

→ Ces 2 niveaux font appel aux capacités de compréhension, de mémorisation et d’application des élèves. 

Le niveau « Modification » 

Dans ce troisième niveau d’intégration, la tâche est réalisée différemment et est enrichie par l’implication du numérique. Par exemple, le texte construit via le logiciel de traitement de texte pourrait être ensuite publié sur Google Docs afin que le groupe classe puisse y laisser des commentaires que ce soit sur la qualité de celui-ci, sur des modifications possibles, sur des passages incompris … La tâche initiale d’écriture est ainsi améliorée avec l’ajout du concept de collaboration. En ce qui concerne l’évaluation de l’activité pédagogique, l’enseignant est en droit de se demander si c’est réellement l’outil numérique qui permet le feedback et la collaboration ou si ceux-ci pourraient être mis en place sans l’utilisation de la technologie. 

Le niveau « Redéfinition »

Dans ce dernier niveau, le numérique permet la création d’une toute nouvelle tâche qui ne peut se réaliser sans la technologie. L’élève pourrait alors, par exemple, transformer son texte en une production audiovisuelle et encore la mettre en ligne afin de recevoir des commentaires venant de tous les internautes et pas uniquement de sa classe. La tâche peut activer la créativité, l’esprit critique, la collaboration ainsi que la communication. C’est à ce niveau que le rôle de l’enseignant est d’analyser concrètement l’apport du numérique. 

→ Ces 2 niveaux mettent en oeuvre différentes compétences essentielles pour l’élève comme l’analyse, l’évaluation et la création. 

Analyse de notre activité pédagogique 

N’hésitez pas à relire l’activité pédagogique afin de l’avoir bien en tête pour la lecture de cette analyse.

Au vu des divers niveaux d’intégration proposés par le modèle SAMR, nous pouvons dire que l’activité pédagogique que nous vous avons présentée se situe dans le niveau « Augmentation ». En effet, la tâche initiale reste la même pour tous les élèves. Cependant, on ajoute l’outil Lexiclic pour les élèves dysorthographiques ce qui permet différentes choses : 

  • Pas de double tâche. L’élève peut se concentrer sur la tâche en évitant l’obstacle que représente pour lui l’orthographe.
  • Collaboration rendue possible. La tâche nécessitant un travail d’équipe à un certain moment, l’orthographe ne posera pas problème pour la lecture du texte construit par l’élève dysorthographique, tous les membres du groupe pourront ainsi le comprendre.
  • Vivre un enseignement sans erreur. L’encodage en mémoire à court terme de l’orthographe des différents concepts se fera sans erreur. 

Conclusion

L’outil, même s’il ne modifie pas la tâche, permet de l’améliorer afin d’éviter à l’élève dysorthographique divers obstacles. 

Dans ce niveau « Augmentation » le rôle de l’enseignant sera d’évaluer si oui ou non l’utilisation de Lexiclic a réellement un impact bénéfique sur les élèves qui l’utilisent. Si ce n’est pas le cas, il faudra prendre en compte cette information afin de modifier l’activité pédagogique pour atteindre le résultat escompté.