Justification de l’outil

Justification de l’utilisation du LEXICLIC

Dans cette activité l’enfant est soutenu car LEXICLIC lui permet de/d’ :

 Éviter la double tâche

Tout élève dysorthographique, parce que l’automatisation des notions de base orthographiques ne se fait pas, se voit contraint de réaliser toute tâche en portant son attention à la fois aux tâches cognitives de haut niveau (résumer, comprendre…) mais aussi aux tâches cognitives de bas niveau (« comment s’écrit le mot »). C’est le phénomène de la double tâche : sa concentration ne peut pleinement s’axer dans le nouvel apprentissage (Sagot, 2014). Cela, à long terme, peut provoquer un retard scolaire important voire un décrochage scolaire.

Ici, l’apprentissage est centré autour de la progression de l’information et de l’enchaînement des informations. Toute l’attention de l’élève doit être centrée à cet effet et non pas sur l’orthographe des mots, de surcroît compliqués de part leur connivence scientifique. L’utilisation de l’outil numérique est nécessaire afin que l’élève économise son énergie cognitive en suppléant les tâches dites de bas niveau.

 Lui permettre d’être lu

 

La conscience de l’exigence sociale est ici requise puisque les textes doivent être partagés par groupe de deux puis de quatre. Ce partage et la possibilité d’être lu renforce motivation, estime de soi, image de soi et tend à montrer une vision positive, tournée vers les capacités du jeune.

 

de vivre un enseignement orthographique sans erreur

L’exposition à l’erreur, même infime, entraîne la création d’une trace mnésique (Chaves, Tortereau et Bossé, 2012). Si cette exposition est répétée, cela freine la bonne rétention de l’orthographe correcte (Arnaud Rey, Sébastien Pacton et Pierre Perruchet, 2005). D’ailleurs, Lorsque l’élève dysorthographique est exposé à l’erreur, un effet négatif amplifié est observé lors de l’élaboration de connaissances nouvelles, celles-ci se marquant davantage sur la mémoire à court terme et à long terme (Laframboise, 2018). C’est ainsi que, comme le souligne Mazezau, Pouhet (2005), proposer des exercices où il faut sélectionner la bonne graphie est à éviter. Grâce à cet outil qui propose la bonne orthographe, nous soutenons l’encodage de la mémoire à court terme.

Est-ce bien un aménagement raisonnable ?

  Oui, l’utilisation du LEXICLIC, sur tablette, est ici :

  • Réalisable : cette application est économe en temps aussi bien pour l’apprenant que l’enseignant. Soulignons tout de même que les deux acteurs doivent pouvoir à la fois maîtriser l’outil du LEXICLIC et l’outil numérique de la tablette. Les deux pôles doivent faire l’objet d’une prise en main préalable, voire d’un apprentissage. Chaque personne a besoin d’un temps d’apprentissage différent. Ici, nous pouvons mesurer cet investissement comme réalisable car l’application est conçue pour une utilisation intuitive et tactile. C’est un plus qui permet une utilisation régulière et donc une généralisation maximale.
  • Judicieux  et adéquat: il répond aux besoins de l’apprenant. De plus, l’ajout d’un conjugeur est idéal à la fin des apprentissages du primaire.

 

L’utilisation de cet outil rencontre les critères d’un « bon aménagement » selon Haelewyck (2019) en assurant la dignité de l’élève, en lui permettant d’atteindre des objectifs similaires aux autres par des moyens adaptés à son trouble, en répondant à ses besoins et en assurant son autonomie de travail.

Des défauts ?

Comme chaque outil, le LEXICLIC a des limites.

Nous le déconseillons si…

  • l’enfant a du mal à lire l’écriture cursive
  • l’enfant a besoin de mots avec des espaces plus grands entre les lettres
  • l’enfant a besoin d’explications pour les règles d’accord, cet outil n’en contient pas.