Bol d’air inespéré pour les finances publiques françaises, les taux d’intérêts de la dette sont au plus bas

5 06 2012

En janvier dernier, l’agence de notation Standard and Poor’s dégradait la note de la France qui perdait alors son triple A. Cette note confirmait alors le doute et l’incertitude des investisseurs à prendre le risque de devenir les créanciers d’un Etat dont la situation au sein de l’Union Européenne semblait plus instable et moins fiable qu’auparavant. Aujourd’hui, la situation semble plus favorable à la France sur le marché de la dette.

En effet, en janvier dernier, la capacité de remboursement des emprunts contractés au titre de la dette publique par l’État français semblait alors moindre aux yeux de ces agences. Le rôle des obligataires dans un contexte économique encore marqué par la crise financière de 2008, est en effet capital : la dette publique, qui correspond à l’accumulation des besoins de financement à des périodes successives de l’Etat, est contractée sous forme d’emprunts pour palier au déficit public de celui-ci. Ces obligataires, en bon homo-oeconomicus qu’ils sont, vont alors, en fonction de la conjecture économique et sociale du pays, juger d’un taux d’obligation (appelées OAT en France, Obligations Assimilées au Trésor) plus ou moins élevé en fonction du risque qu’ils vont prendre.

Le jeudi 30 mai dernier, le taux de ces OAT à 10 ans est tombé à 2.32% en séance, touchant un niveau le plus bas historiquement atteint, soit 5 centièmes de points de moins que son dernier record durant l’été 2010. Les obligations nationales semblent donc plébiscitées par les investisseurs qui voient en la France une possibilité de placements parmi les plus sûre au Monde sur le marché de la dette. Au même titre que la France, certains pays sont également plébiscités par les investisseurs : c’est le cas de l’Allemagne, des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, qui atteignent tous leurs niveaux les plus bas. La différence contraste donc énormément avec la situation dans laquelle se trouvait la France à l’automne dernier, lorsque la dette avait été très chahutée. Les investisseurs sont aujourd’hui à la recherche de valeurs refuges, s’éloignant ainsi des déboires de l’Espagne ou de l’Italie ne représentant que des risques. Autre bonne nouvelle, l’écart de rendement entre les obligations allemandes et françaises s’est réduit de près d’un tiers. Cet outil permet de mesurer l’écart de confiance des investisseurs entre les signatures française et allemande et viennent confirmer la confiance des investisseurs en la France. Ainsi, le niveau des taux d’obligations et l’écart de rendement entre notre pays et l’Allemagne, considérée comme l’une des meilleures élèves de l’Union Européenne, constituent des indicateurs financiers qui donnent la tendance pour les prochaines émissions d’obligations, prévue le 7 juin prochain, centralisées par l’Agence France Trésor.

La chute des taux français semble amorcée depuis la mi-avril, comme nous le montre ce graphique de l’agence Bloomberg :  

Source : Libération.fr

Paris a emprunté sur les cinq premiers mois de l’année à un taux moyen pondéré de 2.32% contre 2.80% en 2011. Dans ces conditions, la charge de la dette devrait être plus faible qu’attendue cette année. Cette charge prévue en fin février dernier a donc été recalculée, les organismes l’abaissant de plus de 700 millions d’euros par rapport à l’initiale estimation, la réduisant à 48.1 milliards d’euros pour l’année 2012.

Cette détente, outre l’avantage offert à la France pour le remboursement de sa dette inférieur aux prévisions, traduit une inquiétude des investisseurs vis-à-vis de la zone euro. L’appétit des investisseurs se tourne vers les valeurs les plus sures. Ce contexte explique notamment que l’Allemagne, dont les obligations constituent une référence absolue, emprunte désormais à un taux 0 à court terme. Dans Libération, Patrick Jacq, analyste obligataire chez BNP Paribas, expliquait que « [l’] on assiste à une fuite vers la qualité ; la sécurité est l’unique facteur de décision des investisseurs ». Ceux-ci s’éloignent en effet des pays comme l’Italie ou l’Espagne, pays pour  lesquels l’accès au marché est de plus en plus couteux compte tenu de leurs difficultés économiques et sociales.

Nadège, Pauline, Marie-Joëlle et Aurélia.




Le chômage atteint un nouveau record

5 06 2012
  • Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi decatégorie A (individus qui  cherche un emploi et n’a pas exercer au cours des derniers mois une activité professionnelle) s’établit à 2 888 800en France métropolitaine fin avril 2012. Ce nombre est en hausse par rapport à la fin mars 2012 (+0,1 %). Sur un an, il croît de7,5 %.Cette hausse du chômage est du a la crise économique qui touche la France depuis 2007.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories B et C s’établit à 1 429 700 en France métropolitaine fin avril 2012. En avril, le nombre de ceux de catégorie B augmente de 1,2% (+5,6% sur un an) et le nombre de ceux de catégorie C est en baisse de 0,2% (+4,1% sur un an).

Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à4 318 500 en France métropolitaine fin avril 2012 . Ce nombre est en hausse de 0,2% (+9 200) au mois d’avril. Sur un an, il augmente de 6,5%.

Cette hausse du  chômage touche plus particulièrement les femmes que les hommes. Le nombre d’hommes augmente de 0,2 % en avril (+6,4 % sur un an) et le nombre de femmes est en hausse de 0,3 % (+6,7 % sur un an) .

Cette hausse du chômage  touche plus particulièrement les jeunes que les vieux. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de moins de 25 ans est en baisse de 0,4 % en avril (+5,0 % sur un an). Le nombre de demandeurs d’emploi de cette catégorie âgés de 25 à 49 ans est stable au mois d’avril (+5,6 % sur un an) et celui des demandeurs d’emploi de 50 ans et plus s’accroît de 1,0 % (+15,6 % sur un an).

  • De plus , les États-Unis subissent eux aussi une hausse du chômage, en mai pour la  première fois en un an. Le chômage a atteint les 8,2% en mai aux États-Unis, soit 0,1 point de plus qu’en avril. Cette évolution inattendue s’explique par un rebond de la population active après sa baisse d’avril, qui avait donné un caractère artificiel au recul du chômage ce mois-là.  Surtout, le nombre des créations d’emplois a été extrêmement faible sur cette période :  en avril, les États-Unis n’avaient pas créé 115 000 emplois, comme annoncé, mais 77 000.  Le gouvernement indique que le rythme des créations d’emploi est passé de 226.000 par mois en moyenne au premier trimestre, à 73.000 sur avril et mai.

Cette hausse du chômage  touche plus particulièrement les jeunes que les vieux. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de moins de 25 ans est en baisse de 0,4 % en avril (+5,0 % sur un an). Le nombre de demandeurs d’emploi de cette catégorie âgés de 25 à 49 ans est stable au mois d’avril (+5,6 % sur un an) et celui des demandeurs d’emploi de 50 ans et plus s’accroît de 1,0 % (+15,6 % sur un an).

  • De plus , les États-Unis subissent eux aussi une hausse du chômage, en mai pour la  première fois en un an. Le chômage a atteint les 8,2% en mai aux États-Unis, soit 0,1 point de plus qu’en avril. Cette évolution inattendue s’explique par un rebond de la population active après sa baisse d’avril, qui avait donné un caractère artificiel au recul du chômage ce mois-là.  Surtout, le nombre des créations d’emplois a été extrêmement faible sur cette période :  en avril, les États-Unis n’avaient pas créé 115 000 emplois, comme annoncé, mais 77 000.  Le gouvernement indique que le rythme des créations d’emploi est passé de 226.000 par mois en moyenne au premier trimestre, à 73.000 sur avril et mai.

Marie-Joelle , Nadège , Aurélia , Pauline L.




LA SNCF SE MET AU LOW-COST

4 06 2012

La SNCF  se lance dans les trajets TGV à bas prix afin de se préparer à l’arrivée de la concurrence … Afin d’accroître leur compétitivité prix et ainsi gagner des parts de marché  la SNCF se met au low-cost ( en réalisant des prix cassés ). En effet , la SNCF veut garder une longueur d’avance sur la concurrence qui pointe le bout de son nez ! Après les Ryanair ou EasyJet ( compagnies low-cost qui existent déjà sur le marché d’aéronautique ) , le transport ferroviaire se lance dans l’aventure avec un nom de code :  » Projet Aspartam ». D’après RTL , qui  a relevé le scoop ce lundi matin , la première ligne à bas prix  sera lancée l’an prochain et desservira pour moins de 25 euros : Lyon , Marseille et Montpellier à partir de Marne la Vallée au rythme de 62 circulations hebdomadaires.Ce tarif sera inférieur aux prix les plus attractifs actuellement proposés par la compagnie. Un prix moins cher , donc ,que le meilleur des tarifs Prem’s. A priori , il sera le même que vous soyez le premier ou le dernier à réserver.

Ce nouveau projet de la SNCF nécessiterait moins de 10 millions d’euros d’investissement et la compagnie pense en être bénéficiaire en 2017 en transportant 1.6 millions de voyageurs dès 2013 , et jusqu’à 2.5 millions en 2020.

Mais à l’instar des compagnies aériennes , voyager low-cost a un coût. Car si le billet avoisine les 25 euros , c’est qu’il sacrifie un certain nombre d’avantages : un seul et unique bagage sera accepté à bord , la voiture bar disparaîtra et une seule classe sera proposée. De plus , le billet ne serait pas remboursable , et disponible uniquement via internet.

Dans un entretien aux Echos en avril, la directrice générale de SNCF Voyages Barbara Dalibard avait indiqué que la SNCF travaillait à l’élaboration d’un TGV low cost dans le cadre d’une « meilleure segmentation de l’offre, en examinant attentivement les besoins exprimés par les différents clients »

Un projet qui devrait voir le jour d’ici l’an prochain …

 

 

 

 

Aurélia , Marie-Joelle  , Nadège , Pauline L.

 




Retraites : le gouvernement envisage un geste pour les mères de famille

4 06 2012

Le gouvernement envisageait une bonification pour les mères de famille ayant commencé à travailler avant 19 ans, dans le cadre du retour partiel à la retraite à 60 ans. La confirmation est finalement tombée dimanche soir. Le ministre du Travail Michel Sapin a indiqué  que peut-être  » un peu plus d’avantages «  pourraient être octroyés aux femmes ayant eu des enfants et ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans pour partir à la retraite à 60 ans. Cette bonification pour les mères de famille ayant travaillé avant 19 ans trouve son origine dans le fait que le coût de l’assouplissement de la réforme des retraites du précédent gouvernement sera moins élevé qu’attendu pour les finance pubique. Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances a ainsi déclaré :  » Ce qu’il semble, c’est qu’en effet le coût annuel de la mesure sera moindre que ce qui était prévu. De part ce fait, les congés maternité seront pris en compte.

Néanmoins, le rétablissement de la retraire à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler très tôt sera à l’ordre du jour du prochain conseil des ministres. François Hollande avait fait part de son projet concernant les salariés et notamment que ces derniers pourront partir à la retraite à 60 ans à taux plein s’ils ont cotisé 41 ans ou 41,5 ans. Cela correspond à une extension du dispositif  » carrières longues  » qui fixe la limite d’âge à 17 ans. Ce rétablissement de la retraite à 60 ans pourrait être enrichi notamment avec la prise en compte de certains trimetres non cotisés mais seulement validés. Dans le dispositif « carrières longues », les périodes de chômage et les majorations pour enfants sont exclues et considérées comme des périodes « validées ». Toutefois, la maladie, la maternité, l’incapacité à suite d’un accident de travail peuvent être considérées comme des périodes cotisées, dans la limite de quatre trimestre.

Pauline, Nadèle, Marie-Joelle et Aurélia.




Facebook se lance dans le smartphone

29 05 2012

Lundi 28 mai 2012, le New York Times annonçait la probable arrivée d’un nouveau smartphone signé Facebook, le leader des réseaux sociaux, en 2013, pour rattraper son entrée quelque peu ratée en Bourse, la semaine dernière.

Facebook débarque sur le marché du smartphone

 

A priori, on aurait pu croire à un énième combat entre les géants de l’high technologie ; Facebook défiant la petite pomme. Pourtant, ce n’est pas l’effet recherché, Facebook s’est même allié d’Apple pour la conception du projet, facturé par 6 ingénieurs ayant anciennement participé à l’élaboration de l’Iphone et l’Ipad. Ce que cherche réellement Mark Zuckerberg, c’est de devancer Google. En effet, ces deux enseignes de l’Internet ont pour point commun leur source de recette ; la publicité. Si le projet du Facebook mobile venait à se concrétiser, ce dernier pourrait être sur tous les fronts et non plus se résigner a être un simple icône d’application.

Mais alors, qu’est-ce qui a poussé Marc Zuckerberg a lancer un smartphone à l’effigie de Facebook ? Après son entrée en Bourse, Zuckerberg n’a pas trouver mieux que de lancer ce projet pour attirer de nouveaux actionnaires en leur promettant une source de revenue supplémentaire.  De plus, le marché du téléphone mobile est en perpétuelle mutation car du fait du risque de saturation des marchés, l’investissement et l’innovation sont devenus des critères essentiels pour satisfaire une demande de plus en plus exigeante.

Facebook a-t-il pensé à l’échec ?

Il reste judicieux de préciser que c’est la troisième fois que Facebook lance cette idée de smartphone, en vain. Même si aujourd’hui il s’accompagne des ingénieurs les plus habiles, le risque est toujours permanent..! Cependant, son entrée en bourse, même si tumultueuse, offre à la firme numéro 1 des réseaux sociaux, 16 milliards de dollars, assez pour se permettre de racheter le canadien RIM (Blackberry).

 

Nevyana, Estelle, Ambre.

 

 

 




Bouygues à la recherche du Sensationnel

29 05 2012

Il y a encore quelques années, nous assistions a la révolution Internet avec la naissance des premières « box », petit appareil rectangulaire qui concentrait l’accès à Internet, les appels depuis le téléphone fixe et la télévision pour un prix avoisinant les 30 euros. C’est le début du marché de l’ADSL qui compte bien s’incruster dans tous les ménages en jouant sur ces tout petits prix…

Cette époque est pourtant en un sens révolue, puisque des opérateurs investissent et innovent dans le but d’enrichir les fonctionnalités de leurs box. C’est le cas de Bouygues Telecom qui lance le 18 juin prochain sa nouvelle box, une version améliorée en réalité (innovation incrémentale) de sa box internet ; La Bbox Sensation. Elle coûtera 49 euros et l’abonnement sera facture de 37,90 euros par moi. On est loin des 29,90 euros mensuels, ici Bouygues Telecom a misé sur la compétitivité hors-prix pour satisfaire une demande de plus en plus exigeante et passionnée par les révolutions Internet.

Qu’a-t-elle de diffèrent ? On retrouve dans cette Bbox Sensation les qualités de la box précédente : l’accès à Internet haut débit, la TV, le téléphone fixe et les appels fixes vers mobiles illimités. Bouygues va donc plus loin et offre la possibilité de visionner des vidéos à la demande ainsi que de jouer à des jeux, ces mêmes jeux qu’on retrouve chez nos amis Google et Apple.

Bouygues Telecom se place donc sur tous les fronts avec sa Bbox Sensation, en rentrant sur le marche de la box haut de gamme aux côtés de Free (Revolution 37,97 euros mensuels), SFR (Box Evolution 37,90 euros mensuels en ADSL et 40,90 euros en fibre), Orange quand a elle, promet une nouvelle Livebox d’ici fin août. La compétitivité structurelle prend donc désormais le dessus sur la compétitivité prix. Le marché de l’ADSL est un marché difficile d’accès et tres compétitif d’autant plus que Bouygues Telecom se brûlerait peut-être les ailes en s’efforçant de garder sa place sur ce marché très « sélect ». Bouygues Telecom c’est le petit jeunot de l’opérateur mobile, n’étant arrivé qu’en 2008. Orange, SFR et Free s’étaient déjà bien installés dans chaque foyer, et les ménages sont souvent réticents au fait de changer d’opérateur. Les clients sont fidèles, ils ont souvent peur du changement : « Est ce que ça marchera toujours si on change ? ».

 

Nevyana, Ambre, Estelle.




Chute de l’euro : bonne ou mauvaise nouvelle ?

29 05 2012

Ce vendredi 25 mai 2012, l’euro à connu sa plus forte dépréciation, par rapport au dollar, depuis ? . En effet, alors que la monnaie européenne avoisinait encore les 1,30$ la semaine dernière, elle vaut aujourd’hui un peu moins d’1,25$ (et il est même prévu que ce taux de change diminue encore d’ici la fin de l’année) . Mais que penser de cette chute considérable de l’euro face au dollar ?

Taux de change euro/dollar de juin 2011 à mai 2012

A première vue, l’euro qui se déprécie peut paraître comme un avantage, puisqu’il permet une baisse du prix des exportations européennes (il faut moins de dollars pour acheter des produits libellés en euros), et donc une hausse de celles-ci, ce qui augmenterait la compétitivité prix de nos entreprises, qui se trouvent en assez mauvaise posture, par rapport aux entreprises internationales. Parallèlement, un euro plus faible, et donc une main d’oeuvre et des infrastructures moins chères, pourraient inciter les FMN à s’établir dans l’Union Européenne, ce qui augmenterait considérablement le nombre d’IDE que cette dernière accueille. De plus, alors que la formule 1€=1,25$ affole les économistes aujourd’hui, à sa création l’euro valait 1,15$, ce qui est bien inférieur au taux de change actuel, donc a priori, pas de quoi s’inquiéter!

Cependant, si les monnaies se déprécient et s’apprécient sans cesse, les unes par rapport aux autres, c’est parce que le taux de change (soit la quantité de monnaie étrangère que l’on peut obtenir avec une unité de monnaie nationale) est flexible, et qu’il se fait donc en fonction de l’offre et de la demande de la monnaie. Ainsi, si l’euro se déprécie, c’est que l’offre d’euros est supérieure à la demande d’euros.

Autrement dit, aujourd’hui, l’euro est plus vendu qu’acheté. Ceci s’explique par le fait que l’euro connaissait une légère dépréciation depuis quelques temps, ce qui a poussé les spéculateurs (ceux qui spéculent sur le cours de la monnaie et non sur les actions des entreprises) à vendre les euros qu’ils possédaient au profit du dollar, entraînant une dépréciation encore plus importante, celle évoquée précédemment. D’où l’importance d’avoir un euro fort, et de le voir s’apprécier (dans la limite du raisonnable bien sûr), puisque dans le cas contraire, on pourrait aboutir à une fuite des capitaux, due à une crise de confiance de la part de spéculateurs mais aussi des actionnaires, qui vendraient leurs actions provenant des entreprises européennes. De plus, un euro faible permet certes une hausse des exportations mais il engendre également une hausse des prix des importations, donc des consommations intermédiaires notamment le pétrole qui reste une matière première indispensable aux entreprises, mais aussi aux ménages, qui peuvent  aussi bénéficier des prix faibles des importations lorsque l’euro est fort.

 

Ambre, Estelle, Nevyana.




Zone Euro : le plan de Berlin pour soutenir la croissance

29 05 2012

Le gouvernement allemand prévoit l’instauration de zones franches (rappelons que les zones franches sont des enclaves délimitées géographiquement et dotées d’un statut à durée limitée, qui se caractérisent par l’absence ce droits de douane et de contrôle à l’importation) ainsi que des réformes du marché du travail sur le modèle existant outre-Rhin, selon les informations du Spiegel.

Angela Merkel, chancelière allemande

Le gouvernement allemand n’aura pas tardé à réagir aux appels de ses partenaires européens et de l’opposition au Bundestag. Selon les informations du Spiegel, Berlin prépare un plan en six points pour soutenir la croissance dans les pays en difficulté de la zone euro. Celui-ci prévoit notamment l’instauration de zones franches et des réformes du marché du travail sur le modèle allemand.

Berlin se montre favorable à la création de zones franches dans les États secoués par la crise dans la zone euro afin d’attirer des investisseurs étrangers avec des ristournes fiscales (reversement par un fournisseur à son co-contractant ou à un intermédiaire d’une fraction du prix perçu à la suite de la conclusion d’un ou plusieurs contrats de vente, en raison du volume de marchandises commandées)
et des règles moins contraignantes, affirme le magazine sans citer de sources. Ce projet prévoit également que les États en crise réforment leur marché du travail sur le modèle allemand en rendant plus flexible la loi sur la protection contre les licenciements ou en diminuant les charges salariales.

Pour surmonter leurs difficultés, ces États pourraient également mettre sur pied des organismes chargés de privatiser des entreprises publiques, un modèle privilégié par l’Allemagne après la réunification pour céder les biens de l’ex-RDA. Berlin propose aussi à ses voisins d’adopter son système de formation dit «dual», pour lutter contre le chômage des jeunes. Le système de formation des jeunes à l’allemande, qui laisse une grande place à la formation en entreprise, a fait ses preuves outre-Rhin.

 

Cet article est relativement « polyvalent » et nous pouvons le relier notamment à deux chapitres. Tout d’abord, nous pouvons faire le lien avec le chapitre VIII sur l’Union européenne puisque ce plan émane ici d’un pays membre de la zone euro, l’Allemagne, et a pour but d’aider d’autres pays membres de la zone euro en crise notamment par l’instauration de zones franches, et donc ainsi d’accroître la croissance économique européenne.
Mais nous pouvons également relier cet article au chapitre III puisqu’il est ici question de réformer le marché du travail en réduisant le coût du travail, par exemple en diminuant les charges salariales.

Estelle, Ambre, Nevyana.




La croissance au bout du tunnel ?

22 05 2012

Au premier trimestre 2012, la croissance a été nulle en France tandis qu’elle progressait de 0,5 % en Allemagne. C’est ce qu’ont révélé les statistiques officielles des deux pays, mardi 15 mai, jour de l’entrée en fonction de François Hollande et de son premier déplacement de chef d’Etat à Berlin pour un dîner de travail à hauts risques avec la chancelière Angela Merkel. Les premiers résultats des comptes trimestriels montrent que la production de biens et de services d’un côté et les moteurs de la croissance de l’autre tournent au ralenti. La consommation des ménages français, dont le pouvoir d’achat par unité de consommation a baissé de 0,1 point en 2011, est atone (+ 0,2 % après + 0,1 %). Quant aux dépenses d’investissement, elles se replient, que ce soit celles des entreprises (- 1,4 % après + 1,9 %) ou des administrations publiques (- 0,1 % après + 1 %).

Si les importations ont retrouvé du dynamisme, les exportations ont ralenti, si bien que la contribution du commerce extérieur à la croissance est légèrement négative: – 0,1 point après + 0,7 point). Et en ce qui concerne l’emploi salarié dans les secteurs marchands non agricoles, il s’est stabilisé (+ 10 200, soit + 0,1 %) après avoir diminué de 22 600 au quatrième trimestre 2011 et de 31 500 au troisième.

la dette publique de la France (1 717,3 milliards d’euros) a augmenté de 3,7 points en 2011 à 86 % du produit intérieur brut (PIB). « En deçà d’une croissance de 1 %, l’économie n’est pas créatrice nette d’emplois. En deçà d’une croissance de 1,5 %, le chômage ne recule pas », analyse Mathieu Plane, chercheur à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), en relevant « un déficit d’activité extrêmement fort ».

Comment retrouver la croissance ?

Philippe Aghion, professeur à Harvard, propose, lui, de réorganiser les fonds structurels et d’augmenter le capital de la Banque européenne d’investissement. Deux politiques budgétaires s’opposent également: relance (prônée par Hollande et Monti) ou rigueur (revendiquée par Merkel) ?




« Le printemps Érable »

22 05 2012

Après 3 mois de grève, le gouvernement québécois lance un nouveau projet de loi. La hausse des frais de scolarité dans les universités a entrainé une grève des cours. C’est pourquoi, Jean Charest, le Premier ministre québécois, a présenté son nouveau projet de loi visant à briser le mouvement étudiant. Cependant cette loi comporterait des limites car elle ne respecterait  pas les principes de la démocratie.

La grève étudiante que connait le Québec, aussi nommé le printemps Érable en référence au printemps arabe, est l’une des plus longues de l’histoire de la région. Depuis le 13 février 2012, les étudiants sortent dans la rue pour lutter contre la hausse des frais de scolarité universitaires. Cette grève étudiante québécoise consiste à contrer l’augmentation des droits de scolarités universitaires annuels annoncés pour 2012 à 2017. Les étudiants vont donc organiser des actions collectives visant à servir leurs intérêts.

Pour faire face à ce mouvement social, le gouvernement de Jean Charest prévoit d’instaurer une nouvelle loi visant à restreindre le droit de manifester. Cela fait 3 mois que ce mouvement social se développe et s’amplifie c’est pourquoi le gouvernement à décider d’adopter une loi visant à encadrer le droit de grève en milieu universitaire. Selon celle-ci, les manifestations étudiantes seraient illégales et les personnes y participant seraient soumises à des sanctions financières pouvant atteindre 95 000 euros.  Le 22 mai, les étudiants seront de nouveau de sortie pour une nouvelle manifestation présentée comme « Un grand tonnerre » par les organisateurs.