comment travailler: C1 production orale 1.

Entraînez-vous à la productionn orale C1 ! On vous propose des documents pour cela !

PRODUCTION ORALE  C1 : lisez les deux documents

Document 1: Pourquoi désire-t-on apprendre le français ?

Le plus souvent pour des raisons inexplicables et impalpables, pour un halo de rêve…Auberge de campagne, petit restaurant avec sa nappe à carreaux rouges et blancs où la patronne cuisine un délicieux bœuf carottes accompagné d’un gratin dauphinois savoureux, restaurant prestigieux signalé par les guides : tout cela fait partie des rêves de France, de ces tableaux extrêmement séduisants pour les étrangers, qu’ils soient touristes, hommes d’affaires ou élèves d’une classe de français… En savoir plus sur la cuisine, cet art de la transformation, de l’interprétation et de la création, nous a paru propice à mobiliser les apprenants dans une période où les fêtes de fin d’année commencent à occuper les esprits. Sociologues, ethnologues, journalistes économiques, chefs de cuisine, photographes et dessinateurs ont conjugué leurs efforts pour apporter sur le sujet des points de vue aux angles variés. Des traditions aux commémorations : Émile Zola nous a paru pâtir des grandes manifestations qui ont entouré le bicentenaire des naissances de Victor Hugo et Alexandre Dumas. Avec la rubrique « Sur le vif », nous avons voulu permettre aux enseignants de s’interroger avec leurs élèves sur Zola, intellectuel engagé dont la mort, il y a cent ans, est probablement un assassinat politique. Enfin, grâce à plusieurs enquêtes ou articles centrés sur la francophonie du Moyen-Orient et grâce au supplément Francophonies du Sud joint à ce numéro, les forces et les faiblesses de la francophonie aujourd’hui sont clairement mises en lumières… Votre repas francophone est servi !

                            Françoise Ploquin, Éditorial, Le français dans le monde, nov-déc nº324, 2002

 Document 2 : Usage des langues

Pour saluer la francophonie, qui est un vaste ensemble géographique  et humain adonné à l’usage de la langue française, et sans revenir sur la nature de cette langue, il m’a semblé qu’un mot révélait la nature et les enjeux d’une défense et illustration de la francophonie. Ce mot c’est usage. Mot ancien, qui parle de pratique, d’expérience, d’utilité, de façon de parler. Depuis le début de la Renaissance, époque où ceux et celles qui emploient le français s’interrogent sur les pouvoirs et les « beautés » de cette langue, on parle de ses usages. On cherche d’abord à enrichir et à défendre ce français, alors minoritaire par rapport aux dialectes et infériorisé par rapport au latin, puis, avec la vision hiérarchique du règne de Louis XIV, on s’emploie à dégager un bon usage autoproclamé, qui est alors celui de la France d’en haut, celle du pouvoir, celle de la Cour et de la Ville, bien entendu Paris. L’illusion prétentieuse et volontariste d’un seul bon usage, toute autre façon de parler étant montrée du doigt, n’a pas disparu. Une autre illusion, celle du français, langue la plus belle, la plus logique, la plus délicate de toutes celles qu’on parle à la surface de la Terre, continue de s’exprimer au vingt et unième siècle, prétendant, par exemple, que le français, c’est la culture, l’intelligence, la poésie et que l’anglais- je l’ai lu tout récemment- est un idiome utilitaire, commerçant, ce qui est tout simplement insultant pour la langue de Shakespeare, de Lewis Carroll ou de Faulkner, voire de Samuel Beckett, qui n’écrivaient pas qu’en français. Ce ne sont pas les langues auxquelles il faut distribuer des bons et des mauvais points, c’est aux façons de s’en servir, aux usages, précisément.     

                                                                         Alain Rey, Le français dans le monde, nº334, 2004

 Épreuve en deux parties

Première partie : l’exposé

Les documents constituent un support à votre travail. Ils vous permettent d’engager votre réflexion personnelle. Il ne s’agit pas d’en faire un compte-rendu. Votre exposé reprendra le thème des documents et les mots-clés seulement. Votre exposé comportera une introduction (faire comprendre de quoi l’on parle) et une conclusion (montrer que l’on a fait le tour de la question et que l’on ouvre la discussion sur un nouveau sujet). Votre développement comportera des points importants que vous tenez à mettre en évidence. Votre réflexion doit être claire et ordonnée.

Deuxième partie : l’entretien

Quelques questions vous seront posées sur le contenu de votre exposé. Vous devez être en mesure de justifier votre présentation. Le jury s’entretiendra ensuite avec vous.

Conseils :

Il est inutile de préparer un texte complètement rédigé, prenez des notes. Si cela vous est nécessaire, écrivez votre phrase d’introduction et de conclusion. Il est important de noter le plan de votre exposé et de le suivre.

 1. Réalisez votre exposé à partir du document 1 :

  1. La francophonie
  2. Le « bon usage » d’une langue

2. Réalisez votre exposé à partir du document 2:

  1. Les clichés associés à une langue et sa culture
  2. L’importance des commémorations d’écrivains

 3.  Commencez votre discussion à partir du document 1:

5.    Les idées associées à la langue française ou à la langue anglaise sont dépassées

6.    La diversité linguistique est source d’enrichissement

4. Commencez votre discussion à partir du document 2:

7.    Pourquoi apprendre aujourd’hui le français ?

8.     « Be different, speak french » !

(citation de Monsieur Bruno Delaye, Ambassadeur de France en Grèce.)

 

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