3. Oktober – Tag der deutschen Einheit

C’est aujourd’hui férié en Allemagne car c’est la fête de l’unité allemande (Tag der deutschen Einheit).
Pour comprendre la date de la Journée de l’unité allemande, il faut jeter un coup d’œil dans l’histoire : c’est arrivé le 3 octobre 1990 à zéro heure. Quatre jours avant le 41ème anniversaire de sa fondation (7 octobre 1949) , la RDA a cessé d’exister en tant qu’Etat souverain et a rejoint la République fédérale d’Allemagne.
A Berlin, des centaines de milliers de personnes ont célébré la réunification. Devant le bâtiment du Reichstag, un drapeau de 60 m2 en noir, rouge et or a été hissé et le président fédéral, Richard von Weizsäcker,a déclaré « Nous voulons achever l’unité de l’Allemagne dans la libre autodétermination ».

La guerre froide a donc pris fin et le 3 octobre est devenu la fête nationale. Il a remplacé le 17 juin, qui avait été jusque-là à l’ouest le jour de la fête nationale, en commémoration du soulèvement ouvrier sanglant en RDA survenu le 17 juin 1953.

DIE SCHULTÜTE 1

Die Schule hat angefangen! Die Sommerferien sind vorbei aber der erste Schultag ist immer ein schöner Tag für die Kleineren, denn sie bekommen …

eine Schultüte!

Toute ressemblance avec une pochette surprise serait fortuite!!!

Pour les petits, la première rentrée scolaire est un jour très particulier. Différents sentiments se bousculent : joie et tristesse de quitter ses parents, excitation et peur devant ce nouvel univers.

En Allemagne, ce moment est rendu plus agréable grâce à la Schultüte (cornet d’école) à laquelle les petits écoliers se cramponnent.La « Schultüte » existe en Allemagne depuis le début du 19ème siècle. A l’époque, les parents offraient à leurs enfants une« Schultüte » remplie de bonbons, de fruits et de noisettes pour rendre plus agréable la rentrée scolaire.

La petite histoire du cornet d’école débute en Saxe et en Thuringe. Il contenait à l’origine des fruits secs et quelques sucreries. On racontait aux enfants que dans la maison de l’instituteur poussait un arbre plein de cornets d’école : le « Zuckertütenbaum  », une sorte d’arbre en fil de fer. Les enfants devaient y attraper leur cornet d’école. Ce jour là, on chantait « Hurra ich bin ein Schulkind und nicht mehr klein… » (« Hourra je suis un élève et ne suis plus un petit… »). Avec le temps, la coutume s’est répandue dans tous les pays germanophones mais ni la forme, ni le contenu de la « Schultüte » n’ont véritablement évolué.

Aujourd’hui, les parents plus soucieux de la bonne santé de leurs enfants la garnissent surtout avec des affaires scolaires et quelques petits jouets comme une peluche, un jeu de cartes, une corde à sauter ou de la pâte à modeler…Elle aura été, la plupart du temps, soigneusement bricolée par le futur écolier ou ses proches (parents, grands parents, frères et soeurs ainés) et garnie par ses parents quelques jours avant la rentrée. La Schultüte est très importante pour chaque élève allemand. Elle est portée avec beaucoup de fierté le premier jour d’école. Et très souvent on la retrouve bien des années plus tard dans le coin d’une chambre ou d’un grenier, gardée précieusement comme un des derniers vestiges de l’enfance.

KARNEVAL-FASCHING-FASTNACHT

C’est aujourd’hui le premier jour du carnaval dans la tradition carnavalesque allemande!

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Le carnaval en Allemagne est la période pendant laquelle une majorité d’Allemands ne vit, ne pense et ne travaille plus normalement et a plutôt tendance à oublier toutes les choses désagréables. Petits et grands se déguisent et se rendent aux défilés ou aux bals costumés organisés dans des grandes villes comme Cologne, Düsseldorf, Mayence ou encore Fribourg ou Munich. Cette période de l’année est tellement importante et appréciée, qu’on l’appelle également la cinquième saison (die fünfte Jahreszeit).
Il faut cependant préciser que la tradition du carnaval reste localisée dans la moitié sud de l’Allemagne car le nord, majoritairement protestant, connaît peu les grandes parades à cette occasion. Dans les écoles et les maternelles, les enfants du nord se déguisent néanmoins et font la fête comme leurs compatriotes méridionaux.
Il existe trois grands centres de la tradition carnavalesque:

– le carnaval rhénan “Karneval” (Cologne, Düsseldorf, Mayence) 

– le carnaval de Bavière, “Fasching” (Munich)

– le carneval alémannique, “Fastnacht” ou “Fastnet” (Baden Württemberg et Forêt Noire)

1) Le carnaval rhénan : Karneval

Il s’étale sur une période de trois mois environ : la tradition veut qu’il débute le 11 Novembre à 11h11 et qu’il s’achève le mercredi des Cendres ( Aschermittwoch).
Mais pourquoi le carnaval rhénan débute-t-il le 11 novembre à 11h11 ? Plusieurs théories sur l’origine de cette date existent et co-habitent. En voici une : le chiffre 11 est considéré depuis le Moyen-Âge comme le chiffre le plus fou et on l’appelle die « närrische Zahl ». Pourquoi ? Parce qu’il est situé entre le 10 des Dix Commandements et le nombre des Apôtres qui étaient 12 !
Le comité du Carnaval est donc composé de 11 fous (Elferrat).

2) Le carnaval dans le sud de l’Allemagne : Fasching

A Munich, le carnaval s’appelle « Fasching » et commence le 7 janvier, au lendemain de la fête des Rois. C’est celui qui respecte le plus l’aspect religieux en commençant le lendemain de l’Epiphanie et en se terminant avec le Carême. L’intérêt premier consistait donc au Moyen-Âge à bien se défouler et à bien manger avant de commencer le jeûne de 40 jours jusqu’à Pâques. Les excès étaient permis et l’Eglise fermait volontairement les yeux sur les débordements pas toujours très catholiques…

3) Le carnaval alémannique: Fastnet ou Fastnacht


Dans ces régions, le carnaval a conservé tout le caractère païen et mystérieux du carnaval. La tradition veut que les habitants des villages se travestissent : sorcières, démons, et autres affreux personnages peuplent les rues. Pendant la préparation du carnaval, ils fabriquent des masques en bois, sculptés et peints à la main. Chaque costume a sa signification propre.

Fastnachtumzug in Karlsruhe

 

Les six jours fous de la semaine du carnaval :

Pendant cette période festive, il est permis de rire, de bien manger, de se déguiser et de danser avant la période austère du Carême.
La véritable fête commence le jeudi avant le mercredi des cendres pour battre son plein le lundi ou le mardi, selon les régions. Chaque jour porte un nom spécifique.
 
jeudi : schmutziger / schmotziger Donnerstag (Schmotz = Fett – gras), fetter Donnerstag (jeudi gras), unsinniger Donnerstag (jeudi fou). C’est le jour du Weiberfastnacht / Weiberfasching (carnarval des femmes). Ce sont elles qui donnent le ton : elles se déguisent et prennent symboliquement le pouvoir. Elles sont armées de ciseaux afin de couper la cravate des hommes qui s’aventurent dans leur cortège.
 
vendredi : Rußfreitag (Ruß = la suie)
 
samedi : Schmalzsamstag (Schmalz = la graisse) ou Nelkensamstag (Nelke = œillet ) ; tradtionnellement le jour où l’on fabrique les Faschingskrapfen (beignets de carnaval).
 
dimanche : Herrenfastnacht, Priesterfastnacht, Pfaffenfastnacht (carnaval des maîtres ou des curés) ou encore Tulpensonntag (Tulpe = tulipe) ; jour où l’on mange les beignets fabriqués la veille.
lundi : Rosenmontag. Le dernier lundi avant le Mardi Gras est le jour du défilé de chars (Rosenmontagszug). Il s’agit d’une grande parade bouffonne sous une pluie de bonbons et de fleurs ! La foule est déchaînée et la fête dure jusqu’au lever du jour. Les manifestations sont constituées de chars, de poupées géantes, de groupes de clowns, de fanfares. Lorsque le cortège passe devant les badauds spectateurs, les gens jettent sur les chars et le cortège des bonbons et des chocolats. Les plus grands cortèges de chars ont lieu à Cologne, Düsseldorf et Mayence.

A lire en allemand : http://www.rosenmontag.de/www/historie.php

Sources et autre documentation :

Portal für Deutschlernende

Karneval in Köln