le street art s’expose à Paris

8 09 2009

affiche1Le graffiti est une expression brute, parfois brutale : certains admirent  les artistes, d’autres  dénoncent les voyous. Pour vous en faire une idée personnelle, vous pouvez vous rendre à la Fondation Cartier, au sud de Paris, habituellement dédiée aux artistes connus et reconnus.

graf1Sur la façade, un graff monumental annonce la couleur : il a été dessiné par Amaze, graffeur américain, ce qui veut dire « surprendre ». C’est d’ailleurs aux Etats-Unis que le mouvement est né à la fin des années 60. Né dans la rue propose au sous-sol des films, des photos qui illustrent les débuts d’un mouvement urbain de contestation passive, le moyen de s’affirmer pour des jeunes, noirs ou portoricains, en majorité, par leur signature cryptée. Puis les styles évoluent : la 3D apparaît, de la lettre on passe à l’image. Les tags de plus en plus grands deviennent des masterpieces. Les vandales se revendiquent artistes. Certains graffeurs de l’époque sont devenues des légendes et leurs peintures continuent à inspirer les nouvelles générations à travers le monde.

Toujours au sous-sol, sont exposés des blackbooks, cahiers que les graffeurs passent de mains en mains pour y dessiner leurs dernières trouvailles : de nouvelles lettres, de nouvelles couleurs.  Voilà un art qui a commencé sur les murs et sur les trains, dans la clandestinité, et se dévoile aujourd’hui dans les musées ! Le caractère éphémère du graffiti est ainsi déplacé de son contexte. Faut-il y voir une standardisation mercantile au risque de décevoir les « purs et durs » ? A vous de voir, l’expo se termine fin novembre…

Un avant-goût avec ces quelques images :

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Galerie d’art

7 03 2009

 Vous connaissiez la VPC (vente par correspondance) mais l’art aussi se met à votre portée, que ce soit pour un vernissage, en chaussons depuis votre salon, mais sans les petits fours, ou pour un achat très personnel : un portrait de votre ADN à accrocher sur les murs de votre appartement. Pour le premier, il s’agit du collectif Manytoo : il rassemble essentiellement des élèves des Beaux-Arts de Quimper et organise sa première exposition numérique. Pour le second, une société de création de tableaux peronnalisés avec l’ADN de ses clients vous propose ses services…

VERNISSAGE VIRTUEL

  Le collectif Manytoo, élèves Quimpérois donc, a habitué le public à sortir des parcours balisés pour s’exposer par leurs propres moyens. Ils ont, par exemple, investi, chacun à leur tour, leurs appartements, invitant le public à y entrer, comme dans une galerie.

En 2009, ils reviennent avec une idée originale : le collectif organise en effet sa première exposition numérique… Le concept est né de la distance. En effet, une bonne partie du « Manytoo club », comme ils se sont baptisés, est en voyage d’étude pour l’année. Aux quatre coins du monde à Porto, Bruxelles, Montréal ou encore Poznan, ils ont décidé de se rassembler sur le net et de monter une expo en commun. À des milliers de kilomètres les uns des autres, ils ont travaillé sur le thème « Rassure moi ». Ils ont eu deux semaines pour réaliser une oeuvre et la mettre sur le blog de l’expo.

Depuis lundi 23 février, à 20 h, vous pouvez vous connecter ici et laisser faire les artistes !

leur myspace

 

VOTRE ADN EN PEINTURE

 

Oubliés les tableaux de vos ancêtres qui trônaient dans la maison familiale.. Dépassées les photos de famille encadrées, posées sur les buffets. Aujourd’hui c’est le profil de votre molécule identitaire, votre profil ADN, que vous pouvez afficher au mur. Une représentation en couleur de votre singularité où l’art et la science se mélangent pour donner un air de science-fiction à votre déco.

 

Copyright © <Helys>

Deux créateurs de la société Helys, l’un est docteur en biologie moléculaire et l’autre en biochimie. Yannick Bontemps et Alain Simeon , alors étudiants, trouvaient de la beauté dans les fragments d’ADN : « en même temps, c’est la molécule de la vie ! »

Au-delà de ce « moi »  exposé, il  y a le patrimoine de ses parents que l’on transmet à ses enfants et qui est unique.

Plusieurs étapes sont nécessaires à la fabrication de ces tableaux.

A la commande, un kit de prélèvement  vous est envoyé, (grand coton-tige que l’on frotte à l’intérieur de la joue pour prélever l’ADN comme dans les meilleurs feuilletons américains).

Mon ADNMon ADNMon ADNMon ADNMon ADNMon ADN

 Des fragments de cet ADN sont sélectionnés arbitrairement puis copiés et assemblés, fixés dans un gel, photographiés en haute définition et l’ensemble est colorisé. Le résultat est imprimé sur un support au choix, toile, plaque d’aluminium ou plexiglas.

Dernière touche personnelle, vous pouvez signer l’oeuvre. Ce sera authentique ! Que diriez-vous de figurer dans les collections de chez Christie’s ??

 

 

 



Venise masquée

5 03 2009

C’est l’une des plus importantes fêtes vénitiennes qui se déroule chaque année en février. Le carnaval de Venise est un événement particulier qui conjugue raffinement et beauté, et débute comme chaque année, par le vol de l’ange au campanile (cérémonie d’ouverture du carnaval).

L’HISTOIRE

Dès le Xème siècle, le peuple profitait des derniers jours précédents le Carême pour se divertir avant une longue période d’abstinence. Il savourait les plaisirs et les joies de la vie. En 1094, le carnaval était mentionné dans une charte du doge Faliero.
Les nobles pouvaient alors fraterniser avec le peuple sous des déguisements et sous des masques qui effacent les barrières sociales. La période du carnaval ouvre la saison des opéras et des comédies. Le tout Venise attend les nouveautés avec impatience. Les belles dames aiment se rendre à l’opéra où leurs toilettes,  resplendissent sous les lumières des grands lustres.
Mais le roi de la fête est sans conteste, le Masque. Les personnages de la comédie italienne offrent des trésors de caractères pour des déguisements plus beaux les uns que les autres : Arlequin, Polichinelle, Brighella, Scaramouche, Colombine et Pierrot.
LES MASQUES TRADITIONNELS
Le masque le plus célèbre est la Bauta qui désignait au départ un capuchon de soie noire, accompagné d’un mantelet de dentelle que l’on coiffait d’un tricorne et que l’on portait avec un masque blanc la Larva ou Volto. Hommes, femmes, nobles et bourgeois arpentaient Venise en Bauta. Le Tabarro une large cape complétait le costume et garantissait l’anonymat total. A part la Bauta, les femmes portaient un petit masque noir ovale, la Moretta.
Au XVIIIe siècle le Grand Conseil avait même obligé les femmes de la noblesse à fréquenter les théâtres et les cafés masquées pour préserver leur réputation et celle de leurs maris.
Bauta et Moretta n’étaient pas obligatoirement portés lors du carnaval, mais pour passer incognito. Par contre, pendant le carnaval, d’autres masques furent portés comme celui du médecin de la peste. Avec son long bec d’oiseau de proie, autrefois empli d’herbes aromatiques, ses lunettes et son chapeau à large bord, il évoquait à la foule que l’homme est bien peu de choses…

Au XVIIIe siècle  les fêtes vénitiennes étaient célèbres dans toute l’Europe. Les carnavals prirent fin lors de l’arrivée des troupes napoléoniennes à Venise le 16 mai 1797.
Afficher l'image en taille réelleAprès deux siècles d’interruption, un petit carnaval recommence en 1979. En 1980, la Biennale de Venise et le metteur en scène Maurizio Scaparro organisent du 13 au 24 février un festival de théâtre. Ce mélange de théâtre et de carnaval fascina les Vénitiens et se développa progressivement en attirant de nombreux touristes.
LA FABRICATION
Le moule du masque de Carnaval
Après avoir moulé en plâtre le modèle sculpté, généralement dans de l’argile, on remplit ce moule de deux ou trois couches de papier mâché (mélange d’enduit et de colle). Une fois sec, on peut démouler. Ne reste qu’à le peindre. En fait, ils sont fignolés pendant des heures, poncés, vieillis, puis vient l’heure de la décoration : aux motifs peints à la main, peuvent s’ajouter des paillettes, des plumes, des strass, de la dentelle, des entourages en orme de lunes ou de soleils. Certains atteignent des sommes vertigineuses (1000, 2000 €, voire plus) et deviennent alors des objets décoratifs.
S’il n’a plus le même lustre qu’autrefois, le carnaval laisse place à l’improvisation et à la surprise des rencontres. Liberté et anonymat garantis par le masque, plaisir artistique et cosmopolitisme incroyable continuent de rendre le carnaval vénitien unique.
Vous en saurez plus en vous rendant ici et pour la magie, voici un aperçu du carnaval 2009 :


 



Leçon d’histoire

1 10 2008

Ou comment intéresser la jeune génération aux événements ou faits marquants qui ont jalonné le siècle passé ?
Alex Rudolph, étudiant allemand en « media design » a utilisé ce qu’il sait manier, l’outil graphique et informatique pour le conjuguer avec une carte par ci, quelques photos ou frises chronologiques par là et révéler, en quelques minutes, l’histoire du conflit israélo-palestinien. Trois mois et 1/2 lui ont été nécessaires pour réaliser ce projet : écrire le scénario et préparer les animations graphiques. « One of my goals is to show that education and learning may also have a cool look » (Un de mes buts est de montrer que l’éducation et l’apprentissage peuvent aussi avoir un aspect branché).
Pari réussi, car le produit réalisé est aussi pertinent sur le plan pédagogique que sur le plan graphique.
Vidéo en allemand, sous-titrée en anglais ! : … un exemple d’interdisciplinarité, cours d’histoire, de langues et d’art (à visionner plusieurs fois !)
Merci et bravo, Alex



Artistes de toile

18 09 2008

Vous chattiez, vous surfiez, ne vous en déplaise, vous pouvez créer maintenant. Le net.art est apparu au début des années 90, pratique développée par Fred Forest,(artiste français, pionnier de l’art video et du net.art) utilisant toutes les fonctionnalités du web (html, ftp, peer to peer*…). Il révolutionne la conception du travail artistique.

LE NET.ART

Ou web art utilise le réseau Internet comme support de diffusion. Certaines propositions sont statiques (une simple page HTML), d’autres sont interactives (l’utilisateur peut transformer l’oeuvre), d’autres encore sont génératives (modifiables selon les instructions d’un programme), enfin des oeuvres contributives (avec participation volontaire du public).

Nouvelle forme d’art, libérée des contraintes du marché traditionnel, elle est conçue comme un art en suspens, offert et transformable à l’infini, en interaction avec son découvreur : le spectateur.

http://net.art-generator.com/

Sur ce site, laissez aller votre imagination et créez, avec la souris, votre propre tableau !

LES OEUVRES DU NET.ART

Terme inventé par Pitz Schultz et repris par l’artiste slovène Vuk Cosic, le Net.art a son grand rendez-vous en Autriche : Ars Electronica. On parle aussi de musée dynamique, destiné à présenter des oeuvres, des expériences et des événements, en rapport avec la culture numérique : oeuvres qui ne sont pas objets définitifs. Des DVD d’artistes sont proposés à la vente (de 39 € … à 5000 €). Conçus pour s’adapter à tous les formats, sans début ni fin, comme un « tableau » en mouvement, les vidéos peuvent illustrer un Fashion Show, une exposition thématique, une installation pour la Nuit Blanche à Paris. Les artistes du numérique utilisent, outre les protocoles du web, les techniques de création graphique assistée par ordinateur. Ils y associent la vidéo, la photo, le photomontage, la conception 3D…

Cet espace virtuel qu’est le net conjugue fiabilité, garantie et ubiquité mais consommation rime avec péremption…. Les musées seraient-ils en train de perdre un patrimoine ? Par ce nouvel espace d’expression, le net.art revendique son caractère éphémère qui traduit la mobilité d’un monde en perpétuelle métamorphose.

Ressources :

* Transfert et partage de fichiers entre machines distantes.

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Traits angoissants

5 06 2008

Le filmPeur(s) du noir est un film d’animation français, sorti en février dernier. Dessiné par six artistes de nationalités différentes, issus pour la plupart de la BD, ce film graphique est un prodigieux cauchemar en noir et blanc qui réveille nos frayeurs d’enfant.

L’ombre et la lumière, le trait tordu imaginé de six manières et techniques différentes donnent le vertige, tout comme le montage : histoires qui se croisent et reviennent comme une inlassable obsession ; le but n’est pas tant de raconter une histoire que de susciter la peur, de s’interroger sur la peur.

Le français Blutch parcourt l’écran de son crayon charbonneux qui happe le blanc. L’italien Lorenzo Matteoti utilise les nuances du noir au gris, pour évoquer les monstres imaginaires sortis de nos hantises enfantines. Quant à l’américain, Charles Burns, il se sert de la 3D pour illuminer son style graphique dépouillé.

Ppeur-de-nuit-lorenzo-mattotti.jpgeur de la maladie, de l’enfermement, des insectes, des piqûres, de la folie, du viol : chaque spectateur renoue avec ses angoisses peuplées de monstres et de croquemitaines. Une habile manipulation de la part des scénaristes qui laissent deviner la fragile frontière entre les portes du mystère et… la descente aux enfers. A la fois intime et universel !

Projet audacieux puisqu’il donne à des dessinateurs de BD -dessin où le mouvement est figuré- l’occasion de changer d’expression avec l’animation, mouvement du ressenti. Un poème noir, d’une fascinante beauté.

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Bande-annonce du film



Capitaine étoilé ***

29 05 2008

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Pendant des milliers d’années, les Routes de la soie (par la terre) et des épices (par la mer) ont contourné et sillonné le continent asiatique. Grâce à elles, les différentes cultures et civilisations se sont développées, au contact les unes des autres, depuis le 16ème siècle. Olivier Roellinger, digne héritier des capitaines corsaires, parcourt les océans pour marier l’histoire de la mer et des épices à la cuisine, pour le plus grand plaisir de nos papilles.

VOYAGEUR AU LONG COURS

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Cuisinier étoilé, à la tête des maisons de Bricourt à Cancale (I. et Vilaine), Olivier Roellinger consacre trois mois, chaque année, à la découverte de nouvelles escales. De l’Inde au Vietnam, en passant par le Chili ou Madagascar, il part à la rencontre de ceux qui, ailleurs, cultivent, pêchent ou récoltent les produits qu’il associera aux coquillages, poissons et légumes d’ici, pour inventer toujours de nouvelles cartes.

LE PARFUM DES EPICES

En allant sur place, on côtoie les hommes et la vie qui se cachent derrière la vanille de Madagascar, le thon du Pacifique ou les piments lampions du Brésil… « La cuisine, comme la vie, n’est belle que lorsqu’elle est métisse ». Les amoureux de sa table font ainsi provision de souvenirs : les stars en sont la coriandre, l’anis, le curry, le poivre long d’Indonésie, epices1.jpg
la cardamome ou le sésame. Olivier en a fait des poudres parfumées : Retour des Indes (14 épices différents), la Serenissima (cannelle, girofle, safran, poivre de Guinée) ou bien l’huile de combava et le vinaigre celtique, dont il partage les secrets, depuis l’ouverture de son épicerie au 2 rue de Saint-Malo à Cancale depuis septembre 2004.

ESCALE A CANCALE

foret-tropic.jpgCe flibustier retrouve le bonheur de l’enfance lorsqu’il est aux fourneaux. Et malgré le trac de « l’assiette blanche », il développe toujours de nombreux projets : un comptoir d’épices aux Galeries Lafayette (mai), un café Roellinger, littéraire et gourmand au festival des Etonnants Voyageurs et pourquoi pas une école des Epices à Cancale ?

Navigation clandestine où les influences méditerranéennes, africaines et amazoniennes font réfléchir O. Roellinger à « un plat qui saurait restituer l’atmosphère de la forêt tropicale après l’averse »…

Fermez les yeux, humez !…

A consulter :

  • www.maisons-de-bricourt.com
  • www.saveursdumonde.net
  • w.cuisine-corsaire.fr (cours de cuisine)
  • Olivier Roellinger, trois étoiles de mer de Christian Lejalé chez Flammarion.





Créateurs d’images : LES AFFICHISTES

26 05 2008

A l’époque du tout numérique, comment peut-on définir le métier d’affichiste ? Entre artistes et graphistes, les vrais auteurs s’adaptent (ou pas) à de nouveaux outils, en dehors de toute compromission avec une logique économique. L’affiche reste d’ailleurs un grand témoin de l’histoire. Elle est plus souvent connue ou reconnue que son propre auteur … mais remontons le temps !

HISTORIQUE

affiche-litho1.jpgL’affichage existait déjà dans la Grèce antique, gravée sur le bois de piliers tournants (axones) ou à Rome, écrit à la pourpre ou au charbon sur des murs blancs (album). Au Moyen Age, elle disparaît au profit des crieurs qui annoncent les ordres officiels, pour revenir au 15ème siècle en Angleterre puis en France. L’affiche est bientôt soumise à une règlementation (approbation du juge ou du lieutenant de police à partir de 1669). Les premières affiches commerciales apparaissent surtout au 18ème siècle avec les programmes de théâtre, gravées sur bois puis sur cuivre jusqu’à l’invention, en 1798, de la lithographie.

L’ART NOUVEAU
Il faut attendre le 19ème siècle pour que l’utilisation de la couleur soit introduite( Jules Cheret) et que l’affiche devienne un mode d’expression à part entière : Eugène Grasset qui a donné la petite semeuse à Larousse ou Toulouse-Lautrec qui inaugure une série d’affiches consacrées au cabaret avec la Goulue au Moulin Rouge.



L’impact visuel trouve un nouveau langage : grandes plages colorées, équilibre des rapportscassandre.jpg
textes-images, stylisation des dessins. Début du 20ème siècle, le patchwork géométrique de l’école viennoise (Gustav Klimt) fait place au cubisme brillamment illustré par Cassandre qui joue également sur les slogans : Dubo, Dubon, Dubonnet (1920-1930). Autres affiches célèbres au langage graphique de plus en plus stylisé : le bonhomme Banania de Hervé Moran ou le bouillon Kub de Cappiello.

L’AFFICHE MODERNE

Pendant la seconde guerre mondiale, l’affiche s’est faite propagande pour la Résistance notamment, puis plus tard, pour rappeler le poids idéologique d’un Marx ou d’un Mao Zedong.

Après le photomontage qui allie graphisme et photo, l’humour renouvelle le genre après guerre (1950-1960) : belge, italien, polonais. Puis l’affiche séduit les peintres comme Salvador Dali ou Georges Mathieu. Les agences de publicité se développent ; on note, dans les années 60, un retour au surréalisme avec des affiches psychédéliques. Les supports et les réseaux deviennent sophistiqués mais l’affiche doit affronter la concurrence des moyens audio-visuels.

affichesida.jpgAujourd’hui, elle peut être destinée à servir une campagne (prévention routière, lutte contre le sida) ou refléter les malaises de notre société (la pollution, le tabac…). Elle relaie le plus souvent les événements culturels (concerts, festivals etc…) et la typographie y tient une large place, évoluant sans cesse.

Même si l’informatique est entrée aux Beaux-Arts, les créateurs d’images apprennent toujours à leurs élèves à détourner, piéger, provoquer pour que ces images, mémoires du monde, ne laissent pas indifférent.

Sites :



Le Blue Man Group : the Show !

13 05 2008

Trois copains, percussionnistes new-yorkais, fans de rock, s’intéressent aux arts de performance et au théâtre expérimental. En 1987, ils fondent le Blue Man Group : têtes rasées et peintes en bleu, costume noir. Matt, Phil et Chris allient le théâtre, la musique, la science, la technologie et l’improvisation. Leur spectacle, partagé depuis 1991, par trois troupes pour sillonner le monde, combinent des cascades, des gerbes d’eau, des gags visuels tout en invitant la foule à participer.

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Ils obtiennent la consécration en 1999 avec leur premier album Tubes, nominé pour le Grammy Award du meilleur album de musique pop instrumentale. Lors du Complex Tour de l’été 2003, ils ont invité des artistes tels que Dave Matthews, Tracy Bonhahm, Venus Hum pour des reprises comme I feel love de Donna Summer et Baba O’Riley des Who. Le nouveau show du BMG « How to be a Megastar » est une satire du star system rock décadent.

Le public est captivé par ces trois visages bleus : absence de paroles mais environnement sonore riche (percussionnistes, guitares et autres instruments non conventionnels). blue-man-tube.jpg
Les Blue Man utilisent les fameux tuyaux PVC qui ont fait leur image de fabrique.

Ces magiciens du son qui se sont inspirés du peintre Jackson Pollock pour la couleur (bleu cobalt) offrent un divertissement hypnotique, généreux et optimiste.

A VOIR Au Palais des Sports à Paris 15e du 14 au 24 mai, à Strasbourg et Lyon puis en Belgique et en Suisse.



L’homme à la guitare

11 04 2008

guitar.jpgAndy Mackee a débuté l’apprentissage de la guitare acoustique en 1992, à l’âge de 13 ans. Après avoir reproduit les standards de ses groupes favoris sur sa première guitare électrique (plutôt influencé par le métal à cette époque), il découvre des artistes solistes, dont Don Ross, canadien.

Sa technique éprouvée lors de compétitions nationales, puis internationales, cdandy.jpg
l’élève au rang des virtuoses, au même titre que ses idoles. Dextérité, sensibilité font de ses compositions et de son interprétation un artiste inspiré qui touche et qui surprend.

La technique du tapping permet des combinaisons techniques et sonores et revêt un aspect spectaculaire pour le jeu en solo notamment. Pour un droitier, il consiste à utiliser les doigts de la main droite en tapant sur le manche, tout en effectuant une pression sur la corde, tandis que la main gauche joue elle-même des notes sur le manche. L’alliance percu-guitare est bluffante. Admirez plutôt :

et plein d’autres ici