C’est ma vie…

7 02 2009

La revue « Le Tigre » est un magazine indépendant et sans publicité, diffusé en kiosque et en librairie. Elle a publié sur son site, début janvier, le premier « portrait google »…C’est une rubrique où l’on prend au hasard, un internaute pour raconter sa vie grâce à toutes les traces qu’il a laissées sur Internet, volontairement ou non…
Le sort est tombé sur Marc L… dont le journaliste du Tigre dresse un portrait saisissant via les informations que Marc a publiées sur Flickr ou sur Facebook… si saisissant et si inquiétant qu’il s’est répandu à vitesse grand V sur la Toile. A la demande du « héros malgré lui », le texte internet a été « anonymisé » mais la version papier, elle, n’a rien modifié des noms,  des lieux… : de son anniversaire au baptême de sa nièce,  en passant par son voyage au Canada, son métier, la marque de son portable, ses relations sentimentales, le tout daté, chronométré, c’est la voie ouverte jusqu’au numéro de téléphone et même l’adresse en jouant d’astuces !

Un article qui pointe le doigt sur confusion entre vie privée et vie publique sur Internet. A méditer et surtout à faire lire à nos jeunes consommateurs d’Internet pour qu’ils     prennent la mesure des risques à trop dévoiler leur vie privée.



Pension complète

23 11 2008

N’avez-vous jamais fait de cauchemar : vous êtes très fatigué ; il vous faut quitter l’autoroute et trouver un endroit pour dormir, n’importe lequel, mais vite. D’hôtels complets en chambres insalubres, vous pouvez enfin tomber dans les bras de Morphée. L’hôtel 626 vous accueille. Il fait sombre…. ambiance glauque.Un sommeil lourd vous emporte. Un cri vous réveille en sursaut. Si vous avez déjà peur, ne vous connectez pas sur le site de cet hôtel 626

L’entrée de l’hôtel n’y est possible qu’entre 18 h et 6 h du matin. Rien de tel que de se lancer dans cette fiction interactive (disponible en anglais seulement) au milieu  de la nuit, dans l’obscurité, et le casque sur les oreilles pour profiter de la bande-son… et surtout pour que vos voisins n’appellent pas Police-secours, réveillés par les cris qui s’échappent de votre appartement.

Le récit, divisé en chapîtres, vous fait subir des épreuves afin de sortir de votre chambre pour échapper au taré, qui visiblement, vous veut du mal (ouvrir la bonne porte, trouver un code..). Plus qu’une suite d’énigmes, Hôtel 626 est un jeu qui embarque l’internaute dans une aventure éprouvante : quanante-cinq minutes de fuite perpétuelle, de « psychose » à la Hitchcock. Vous voulez essayer ? C’est ici

BONNE NUIT !! 



La Geek attitude

23 09 2008

On le côtoie sans le savoir. Il n’a pas le regard hagard ni la démarche hésitante, plutôt un look basique : tee-shirt, jeans, baskets, mais voilà, sa particularité, c’est justement d’être peu visible puisque son meilleur ami… c’est le mac ou le PC. En effet, je veux parler du H.A.O. (Homme Assisté par Ordinateur) ou plus familèrement, du « geek ». Explications.

QU’EST-CE QU’UN GEEK ?

Le mot geek, (prononcez « guique »), terme anglais désigne une personne (plutôt jeune), passionnée de sciences et de nouvelles technologies. On trouve aussi geck en allemand ou gicque à l’est de la France, tout terme qui désigne un fou de carnaval ou, en tous cas, quelqu’un de décalé, de bizarre qui ne s’intègre pas dans la société.

La définition a évolué avec une connotation d' »intello » qui se réfugie dans un monde imaginaire, accro à tout ce qui touche les jeux video, les super-héros, les jeux de rôle…

QUE FAIT UN GEEK ?

A mi-chemin entre le Nerd, terme anglais lui aussi, qui désigne une personne socialement handicapée, polarisée sur ses centres d’intérêt, et le Nolife, qui consacre l’exclusivité de son temps à pratiquer sa passion, le geek participe à des rencontres dont le thème est la démonstration de jeux, la présentation ou les ventes de nouveaux jeux informatiques, ou encore la participation en réseau à des jeux video (LAN party pour Local Area Network).

LE PARLER GEEK

Vous avez bien compris que le geek sort de sa tannière, mais c’est pour retrouver d’autres geeks. Et que fait un geek qui rencontre un autre geek??? Il parle… geek. En clair, le citoyen lambda aurait bien du mal à infiltrer une soirée s’il n’a pas un minimum de connaissances « linguistiques ».

Exemples :

Sur les forums, des petits malins provoquent le chaos par des sujets-polémiques : les esprits s’échauffent. Point de non-retour : le modérateur du forum décidera de les kicker (éjecter), alors un conseil ! Don’t feed the troll (= ne nourrissez pas le troll), autrement dit « N’entrez pas dans son jeu ».

Cela ne risque pas de vous arriver si vous êtes un newvbie (un gentil débutant) ou pire un noob (le boulet qui ne sait rien faire et attend tout des autres). Notez que vous pouvez lâcher votre souris pour aller faire un foot IRL (In Real Life quoi ! sur un terrain).

Bon, en cas de pluie, vous pouvez vous rabattre sur la PES et affronter online vos petits camarades (des gamers plus exactement !). Et si vous gagnez, vous pourrez pousser un woot de satisfaction (pour certains, acronyme -voir l’article sur Ste Edvige- de We Owned TheOther Team = On a eu l’autre équipe !).


Je crois que mon collègue d’anglais tient le bon bout : une séquence sur le vocabulaire geek, doublé d’un TP et le tour est joué : quelques formules bien ancrées dans les petites têtes valent mieux que le langage SMS, non ??

Ressources :

Bandes dessinées :

Web series : Hello Geekette

Chaine de télé : No Life

On y trouve des clips de musique japonaise (Jpop, Jrock, mais aussi de la musique électronique), des « animes » le mardi et le jeudi et des émissions variées sur la culture japonaise et les jeux videos (Wikipedia).




Artistes de toile

18 09 2008

Vous chattiez, vous surfiez, ne vous en déplaise, vous pouvez créer maintenant. Le net.art est apparu au début des années 90, pratique développée par Fred Forest,(artiste français, pionnier de l’art video et du net.art) utilisant toutes les fonctionnalités du web (html, ftp, peer to peer*…). Il révolutionne la conception du travail artistique.

LE NET.ART

Ou web art utilise le réseau Internet comme support de diffusion. Certaines propositions sont statiques (une simple page HTML), d’autres sont interactives (l’utilisateur peut transformer l’oeuvre), d’autres encore sont génératives (modifiables selon les instructions d’un programme), enfin des oeuvres contributives (avec participation volontaire du public).

Nouvelle forme d’art, libérée des contraintes du marché traditionnel, elle est conçue comme un art en suspens, offert et transformable à l’infini, en interaction avec son découvreur : le spectateur.

http://net.art-generator.com/

Sur ce site, laissez aller votre imagination et créez, avec la souris, votre propre tableau !

LES OEUVRES DU NET.ART

Terme inventé par Pitz Schultz et repris par l’artiste slovène Vuk Cosic, le Net.art a son grand rendez-vous en Autriche : Ars Electronica. On parle aussi de musée dynamique, destiné à présenter des oeuvres, des expériences et des événements, en rapport avec la culture numérique : oeuvres qui ne sont pas objets définitifs. Des DVD d’artistes sont proposés à la vente (de 39 € … à 5000 €). Conçus pour s’adapter à tous les formats, sans début ni fin, comme un « tableau » en mouvement, les vidéos peuvent illustrer un Fashion Show, une exposition thématique, une installation pour la Nuit Blanche à Paris. Les artistes du numérique utilisent, outre les protocoles du web, les techniques de création graphique assistée par ordinateur. Ils y associent la vidéo, la photo, le photomontage, la conception 3D…

Cet espace virtuel qu’est le net conjugue fiabilité, garantie et ubiquité mais consommation rime avec péremption…. Les musées seraient-ils en train de perdre un patrimoine ? Par ce nouvel espace d’expression, le net.art revendique son caractère éphémère qui traduit la mobilité d’un monde en perpétuelle métamorphose.

Ressources :

* Transfert et partage de fichiers entre machines distantes.

Image de prévisualisation YouTube




En route vers le futur

28 03 2008

camera12.gifNous connaissons la réalité virtuelle qui nous immerge dans un univers fictif. Voici la réalité augmentée. Le principe :

    • – une caméra, un système informatique et un écran
    • – une séquence vidéo en prise de vue réelle
    • – des animations en 3D.

Ce système innovant qui combine le réel au virtuel, déjà existant dans plusieurs domaines d’application, sera utilisé à des fins ludiques, au Futuroscope de Poitiers, début avril 2008.

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Un décor filmé en direct vous fait face sur un écran. Un logiciel, depuis un ordinateur, incruste, en temps réel, des éléments crés par des designers et vous, spectateurs, pouvez interagir avec les images. Ainsi, images video classiques et objets de synthèse en 3D se combinent pour vous donner l’illusion de « participer au film ».

LA TECHNOLOGIE

Le concept de la réalité augmentée a connu son véritable essor dans les années 90, pour permettre aux médecins, entre autres, de visualiser sur le corps du patient, des données d’imagerie à ultra-sons. Par la suite, d’autres applications ont été développées : ingénierie, architecture, design, robotique, loisirs, en privilégiant l’interaction homme-machine. Mais elle ne se limite pas à la vue puisqu’elle permet de mixer les sens olfactifs, tactiles et auditifs.

LES APPLICATIONS

Exemples :

  • – dans l’industrie : conduire une voiture virtuelle (prototype) dans un environnement routier ou un Airbus sur une piste d’atterrissage. Les constructeurs y trouvent un moyen de réduire les coûts en diminuant le nombre de maquettes physiques des futurs modèles.
  • – dans le cinéma : prévisualiser les effets spéciaux (pour le tournage de « Astérix »).
  • – pour EADS à des fins militaires.

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SAFARI VIRTUEL

Après la défense, le cinéma ou l’automobile, la Réalité Augmentée est en train de se démocratiser pour toucher le grand public, via les parcs d’attraction.animaux-du-futur.jpg
La société, créatrice de ce principe,Total Immersion a de beaux jours devant elle, puisqu’elle évolue pratiquement seule sur le marché. C’est ainsi que le Futuroscope de Poitiers lui a passé commande de l’attraction qui s’ouvre dans quelques jours : les animaux du futur. Des jumelles à écran LCD et caméra, le tout couplé à un ordinateur individuel, permettra à une centaine de spectateurs de traverser des décors réels (savane, désert…) tout en côtoyant des animaux virtuels, grâce à des capteurs placés dans la main.

Alors, prêts pour l’aventure ? Commencez par le Salon de la réalité virtuelle à Laval du 9 au 13 avril 2008.



N’ayez pas peur, ça blogue !

18 03 2008

chat.gifLa semaine de la presse (du 17 au 21 mars) conduit inévitablement au media Internet. C’est ainsi que j’ai découvert le blog de Philippe Martin (dont j’ai emprunté le titre pour mon article) qui se définit comme blogueur, formateur, auteur, conférencier et « accompagnateur » dans les nouvelles technologies. D’ailleurs, les onglets de son blog résument bien mon propos : comprendre et transmettre pour partager et éduquer, ou bien partager et transmettre pour comprendre et éduquer ou … transmettre et éduquer pour partager et comprendre. Je veux parler de deux professions que le monde médiatique chamboule : journaliste et enseignant.

LE JOURNALISME CITOYEN

Depuis une douzaine d’années, les internautes se sont vus proposer une large sélection de dépêches d’agences ; les flux d’infos déferlent sur nos écrans d’ordinateurs ou même de consoles vidéos. Le défi : gérer pour donner du sens d’autant qu’avec une plate-forme comme Agoravox, premier journal francophone sur Internet, les journalistes professionnels ont vu leur audience et leur influence limitées par une concurrence, pour le moins inattendue, les citoyens reporters.reseaux-8.gif

Entendons par là que la montée exponentielle des blogs a changé la donne. Les consommateurs -25/30ans- se sentent très à l’aise sur la Toile pour trier et personnaliser leur flux d’informations (site Del.icio.us). D’ailleurs, les grands medias l’ont compris puisqu’ils s’essaient à la diffusion de contenus participatifs (Le Monde a lancé LePost.fr en septembre 2007). La révolution numérique ne toucherait donc pas que la musique en ligne ? Autre bastion sur la sellette : l’éducation.

L’EDUCATION EN MARCHE

Bien sûr, les TICE sont à l’honneur à l’école. Projets de lois, textes officiels, B2i évoquent la mutation en marche de cette vieille dame qu’est l’Education Nationale. Cette plate-forme, le web pédagogique, témoigne de la vitalité et du dynamisme de bon nombre de professeurs qui prennent à bras-le-corps la réalité d’aujourd’hui. Mais pour ces quelques 3 000 blogueurs et autres possesseurs de sites web, combien encore reculent l’échéance d’une mise en adéquation avec les supports et motivations de la génération actuelle ? Manque de temps et de formation continue, sans doute.

reseaux2.jpgCar cette jeunesse-là, « les Net native » , est pleine d’appétit : d’interactivité, d’immédiateté. Ils mixent les medias pour se faire leur propre opinion, communiquer ou donner leur avis car ils produisent mais aussi diffusent des contenus.
Alors, ce montage vidéo est fait pour provoquer la réflexion sur les pratiques pédagogiques, à l’heure où il faut rapidement s’approprier l’outil Internet, non pas comme un gadget supplémentaire, mais une avancée technologique incontournable. Création : Sébastien Stasse.



Suivez le guide !

14 03 2008

Le musée du Louvre vient de mettre au point une visite multimedia. Un petit écran tactile, au format de poche, avec des fonctionnalités video et audio, propose différents parcours, adaptés à tous publics.

L’OUTIL

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Le guide multimedia dispose d’un écran couleur tactile et d’un casque. Il est disponible à l’entrée du musée ou en cours de visite pour un coût moyen de 4 €. Après avoir cliqué sur « démarrer », un didacticiel vous explique le fonctionnement de l’appareil. Un stylet optique vous permet ensuite de choisir votre propre visite guidée.

LA VISITE louvre.jpg

Disponible en 8 langues, ce guide favorise une approche individualisée : des parcours thématiques sont proposés aux visiteurs (chefs-d’oeuvres du musée, architecture, antiquité, art italien….), sur une durée variable. Il cible, en particulier, le jeune public qui profitera des contenus interactifs et des animations spécifiques pour se cultiver tout en jouant. Il intègre, par ailleurs, un dispositif innovant pour les visiteurs à mobilité réduite ou déficients sensoriels.


mona.jpgIl ne s’agit pas de remplacer l’observation de l’oeuvre mais de la replacer dans son contexte historique, grâce aux commentaires des conservateurs eux-mêmes. Pour l’instant, neuf parcours sont accessibles ; six autres, portant sur les collections permanentes et temporaires, seront développés en 2009.

Rendez-vous ici pour découvrir le fonctionnement du guide et porter un regard éclairé sur les collections et l’histoire du palais du Louvre.


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Le tableau blanc interactif et ses avantages

9 11 2007

L’ardoise magique

Anna, collégienne de 4ème, souffre d’une infirmité motrice cérébrale. Scolarisée depuis la 6ème au collège, qui n’est pas doté d’équipements spécifiques (ascenseurs par exemple), elle est secondée, dans ses déplacements, par une A.V.S. (Auxiliaire de Vie Scolaire).

Mais cette année, une nouveauté lui permet de participer davantage à la vie de la classe, aux cours eux-mêmes : c’est le tableau blanc interactif (ou T.B.I.). Relié à une ardoise (qui peut circuler dans la classe), le TBI affiche ce qu’Anna inscrit comme réponse à la question du professeur. Pas de déplacement, mais une mise en situation au même titre que ses camarades. Le plus difficile pour Anna ? Ecrire sur l’ardoise sans voir les mots ou chiffres sous ses yeux mais directement au tableau ! On vous l’avait dit : c’est un tableau magique !