Faisons une fleur aux abeilles

5 03 2010

Un jeu video mis au point par trois étudiants de l’ESIEA (Ecole Supérieure d’Informatique Electronique  Automatique) de Laval, au printemps 2009, est en passe de devenir le premier serious game de sensibilisation au sort des abeilles auprès du grand public et des élus.

UN OUTIL AU SERVICE DE LA BIODIVERSITE
abeilleDepuis plusieurs années, la survie des abeilles est l’objet de toutes les attentions. Cette survie est fragilisée par la toxicité des produits utilisés dans l’agriculture, l’affaiblissement des colonies, variable d’un pays à l’autre, la sur-mortalité hivernale, ces deux derniers facteurs étant encore inexpliqués ; en cause aussi, la détérioration de la biodiversité qui rend les abeilles plus vulnérables aux parasites. Le colloque « Faisons une fleur aux abeilles », en janvier 2010, a placé ce jeu virtuel au sein de ses préoccupations car il est urgent de reconquérir une biodiversité opérationnelle.

L’activité de  butinage se traduit par le transport des grains de pollen jusqu’aux stigmates pour la fécondation de l’ovule par le pollen et ainsi, assurer la reproduction des plantes. Sans le butinage des abeilles (et autres insectes pollinisateurs), il n’y aurait pas de production de framboises, de mûres, de cassis, groseilles et myrtilles, et une variété importante d’arbres fruitiers,  de cultures maraîchères et de semences potagères (carotte, endive, poireau…) disparaîtrait.

C’est pourquoi, Bee-oh s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Grenelle environnement et de l’année internationale de la Biodiversité.

DANS LA PEAU D’UNE ABEILLE

beeoh

L’Ecole d’Ingénieurs de Laval (trois étudiants et leur professeur) s’est associée au « Réseau Biodiversité pour les abeilles » pour créer Bee-Oh. Au-delà du côté ludique, est vie apparu un intérêt pédagogique. Ce simulateur interactif contient trois applications qui permettent de se placer selon trois points de vue :

  • – celui de l’abeille, qui quitte la ruche à la recherche du pollen,
  • – celui de l’agriculteur qui décide des cultures à implanter,
  • – celui de l’apiculteur qui observe l’état de ses ruches.

Ces trois modules de jeux s’interfèrent une fois connectés mais peuvent être utilisés seuls (exemple : si l’agriculteur fait de mauvais choix, l’abeille devra voler plus longtemps).

Les paysages ruraux mis en scène favorisent l’immersion du joueur dans l’environnement habituel de l’insecte : ruches, jachères apicoles et de nombreuses fleurs (sainfoin, mélilot blanc, trèfle…). Les données réelles ont été fournies par le Réseau Biodiversité. La différence avec un jeu vidéo ? Il n’y a pas de score à battre.

Ce projet étudiant n’est pas encore commercialisé mais son impact lors du dernier Salon Virtuel de Laval a démontré qu’il pourrait intéresser des associations et le monde de l’éducation en général.

Image de prévisualisation YouTube

(L’image et la video proviennent d’un jeu déjà commercialisé Bee oh bee)

A VOIR

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