L’A.D.N. ou Anonymat Décrypté Nocif ?…

20 12 2007

ADN2Génétique, informatique, recherche de preuves : la science fait des progrès de jour en jour mais l’utilisation systématique du génome individuel ne risque-t-elle pas de nuire à notre vie privée ?

FAIRE PARLER L’A.D.N.

Le principe est largement connu depuis 1984 : chaque individu porte une molécule d’ADN, son patrimoine génétique, qui est sa signature identitaire. Parmi ses 25000 gènes, il s’en trouvera un pour déterminer la couleur des yeux, un autre, sa morphologie, etc… Mieux encore, l’ADN mitochondrial (hérité de la mère) est plus résistant : des tissus, même très dégradés et très anciens en contiennent toujours !

Pour mieux comprendre comment ça marche, visionnez cet extrait de C’est pas sorcier

Cette technique a d’abord inspiré la police scientifique. policeEn matière de recherche criminelle, l’identification des individus par l’ADN permet de récupérer un nombre croissant d’éléments de preuves (ce qui incite, d’ailleurs, certains états américains, majoritairement pour la peine de mort, à revoir leur copie au vu du nombre de condamnés innocentés par leur ADN).

Autre bonne nouvelle : lorsqu’on saura à quoi servent nos gènes et pourquoi certains d’entre eux nous rendent malades, des traitements sur mesure pourront être mis au point par la pharmacogénétique. Mais certaines affections se développent dans un environnement précis, d’où la notion de « gènes de prédisposition », et là, les tests et analyses nécessaires ne sont pas encore prêts à fournir un catalogue complet de l’origine des maladies. A voir, ce clip réalisé par Nitoo 2110 pour le téléthon

QUESTION D’ETHIQUE

interro01Connaître le secret de nos gènes nous rendra-t-il plus heureux ? Rien n’est moins sûr : apprendre que vous avez des risques cardio-vasculaires ou que vous risquez de développer la maladie d’Alzheimer avant 60 ans n’est pas un pronostic enviable.
Et puis, sous couvert de la recherche de la vérité, ces techniques peuvent aboutir à une violation de la vie privée. La loi stipule que seul, un personnel qualifié et assermenté, peut procéder à un prélèvement d’ADN, dans des circonstances particulières (raisons médicales ou recherche de paternité… dans certains cas).
fiché

Les membres du Comité Consultatif National d’Ethique s’inquiètent, à juste titre, de l’indifférence de chacun, face à l’usage de ces marqueurs « biométriques » : fichés, repérés, sans en avoir conscience.

A nous d’être vigilants sur les dérives auxquelles cet usage nous expose !

Ressources

  • Scène de crime : l’encyclopédie de la police scientifique/Platt, Richard , Ed. Tournon, 2007
  • Police scientifique : quand la science traque le crime, Ed. j’ai lu, pour les plus jeunes.
  • Nombreux n° de Science et Vie Junior au CDI.

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