Restos du coeur : décodage

6 12 2007

restos

Les Restos du coeur reprennent du service pour la 23ème année consécutive en ce début de décembre et l’association, amère, constate une augmentation de la précarité (*1).

D’abord les FAITS EN CHIFFRES :

  • – Tous les achats sont livrés à partir du 15 août dans chacun des 12 centres nationaux, répartis dans les centres départementaux où se fournissent les 1900 Restos du coeur (pour plus de la moitité de leurs approvisionnements, les Restos négocient des achats en gros comme n’importe quelle chaîne de supermarchés).
  • Depuis 1987, les surplus des réserves de la C.E. sont ouverts aux associations d’aide alimentaire dont les Restos (surtout lait et féculents).
  • Les dons en nature de toutes sortes (collectes, commerçants et agriculteurs généreux) représentent 390 camions.enfoires
  • Les Restos, ce sont aussi des bénévoles.

Consultez ici le graphique repas/bénévoles, l’origine des ressources financières et les actions menées.

D’après une récente enquête de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), le Nord, les Bouches-du Rhône et la Seine-Saint-Denis sont les trois départements les plus touchés : un enfant sur quatre y vit en dessous du seuil de pauvreté (*2).

Dans le Nord, la misère s’explique par l’important taux de chômage (taux de pauvreté record de 16,5 % concentré dans les zones urbaines). Dans la région PACA (Provence, Alpes, Côte d’Azur), les familles nombreuses où coexistent plusieurs générations, ou les familles monoparentales (*3) favorisent l’ampleur du dénuement (*4).

Outre le fait que les associations, en général, diversifient leurs aides : accès au logement, aux loisirs, à la santé, les statistiques dénombrent 6,9 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, alors que les allocations comptent, malgré tout, pour 1/3 du revenu de ces ménages.

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Les Restos du coeur et les milieux associatifs reconnaissent les limites de leur action de solidarité : tout pendant que coexistent le manque d’emplois et l’insuffisance des revenus des travailleurs précaires, l’association devra sans doute continuer ses campagnes d’hiver…

Pour toute consolation, il nous reste les concerts des Enfoirés ou cette video sur le titre de Jean Ferrat Aimer à perdre la raison.

(*1) Précarité : situation d’une personne qui ne bénéficie pas de stabilité d’emploi, de logement, de revenus (Le Petit Larousse 2005).

(*2) Seuil de pauvreté : un individu, en France, est considéré comme pauvre si ses revenus sont inférieurs à 681 €.

(*3) Monoparentale : se dit d’une famille où les enfants sont élevés par un seul parent.

(*4) Dénuement : état de quelqu’un qui manque du strict nécessaire, misère.

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