Une histoire de géants : Royal de luxe

8 10 2009

La compagnie Royal de Luxe, Nantaise depuis 20 ans, vient d’ouvrir les festivités pour les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Comme un conte de fée, le Rendez-vous de Berlin déroule la rencontre de deux marionnettes, l’une venant de l’Ouest, l’autre de l’Est, comme symbole de la réunification des deux Allemagnes.

LA COMPAGNIE THEATRALE

Créée en 1979, le Royal, installé dans le Gard puis à Toulouse, a toujours exploré différentes formes de théâtre de rue, qu’elle a exporté en tournée dans tous les pays d’Europe, d’Amérique latine, en Afrique ou en Russie mais aussi au Japon, en Corée, en Australie. Sa caractéristique consiste, depuis plusieurs années déjà,  à bâtir des scénarios inspirés de la ville et de ses habitants : depuis le rituel sur les mises à mort de voitures à Valladolid et Amsterdam en 1987, jusqu’à la commémoration du 5ème centenaire de la découverte de l’Amérique en 1992.

Depuis 1994, le Royal a une prédilection pour les géants : grande parade et énormes machines à musique sur les marchés des villages africains, ou sur les places d’Avignon, où des marionnettes (personnages ou animaux) réinventent  « les petits contes nègres » ou la légende du Titanic. Toujours créative et forte de ses 80 comédiens, la troupe nous réserve des surprises pour la commémoration du bicentenaire de l’indépendance au Chili (janvier 2010), à Anvers dans le cadre d’un festival (08/2010) ou en Australie en 2011…

LES GEANTS NANTAIS FONT LE MUR

Les Berlinois ont découvert ces immenses marionnettes, d’abord la petite fille qui s’est réveillée au coeur de la ville, en ce jour anniversaire,  et va retrouver son oncle, après des années de séparation, dans la ville divisée en deux. L’émotion est palpable ; les spectateurs, des larmes dans les yeux, voient défiler et se rapprocher les deux géants comme la victoire d’un rêve. Du théâtre à taille de ville pour une compagnie qui a dû conquérir les instances politiques : artères à fermer, fils de tramway à couper, immense grue à installer pour l’arrivée à la porte symbolique de Brandebourg, dans un quartier d’ambassades.

« A pas de géant, le conte devient réalité »  titre le Berliner Zeintung. Sûr que ces images resteront gravées dans les esprits :







Laval City : Les uburlesques

24 08 2008

13ème édition de l’art ubuesque à Laval : les organisateurs rendent hommage à l’une de nos célébrités, Alfred Jarry, en calquant son art « intense et tumultueux, tragi-comique, déconcertant et fascinant. »
Depuis 1996, Ubu, personnage surréaliste, chantre de l’absurde et de la provocation, est le maître de cérémonie du festival : c’ est l’occasion pour les amateurs d’insolite, de fantaisie, de loufoquerie, de terminer l’été dans la bonne humeur, avant la reprise. Le burlesque y est décliné sous toutes ses formes (déambulation, théâtre, musique, arts du cirque) prenant au dépourvu le spectateur et l’invitant même dans sa folie.

L’extravagance est de mise pour les compagnies qui totalisent 80 représentations dans les lieux les plus insolites de la ville. La compagnie angevine Jo Bithume est particulièrement mise à l’honneur avec 4 spectacles dont « la belle abondance« , où le public est amené à confectionner un repas puis à le déguster sur place. Des déambulations avec Saperkupopett, s’inspirant des danses tribales… du Sud Mayenne, mais aussi des concerts de jazz manouches, théâtre d’objets et de marionnettes avec Drolatic industry.

Un brin d’impertinence, un soupçon de dérision beaucoup de bonheur pendant ce festival

les 29, 30 et 31 août 2008.
Rendez-lui visite !

Le programme est ici. Et en 2007, ça donnait ceci