Doc ad hoc

le blog du CDI du Lycée Pierre-Marie Théas

J’ai hésité, puis j’ai craqué et acheté …..

L’encyclopé[email protected], la nouvelle encyclopédie de Gallimard Jeunesse en partenariat avec … Google. Comme de nombreux documentalistes, je lutte à mon petit niveau contre la Googlemania et incite mes élèves à utiliser d’autres moteurs comme Exalead ou In-extenso.org et autres Mozbot largement recommandés et promus par nos collègues veilleurs d’Abondance.com.

Mais il faut reconnaître que le partenariat entre les deux magnats est assez satisfaisant. Première vertu : proposer un lien entre la version papier de l’Encyclopédie et la version en ligne, l’un apportant un approfondissement de l’autre dans les thèmes abordés. Deuxième bon point : offrir une présélection de sites, tous officiels (musées, sites ministériels, BNF, CNRS…), présélection assez académique certes mais qui permet aux élèves de se familiariser avec des sites de référence.

Sauf que …. entre la version papier et la version en ligne sur un même sujet, on passe du CM2 à la 2ème année de fac. Ce qui, pour nos élèves, n’est pas du plus grand confort pédagogique….

Exemple : nombreux sont les élèves de 6ème passionnés par la préhistoire, l’article en version papier de l’encyclopédie leur offre un premier repérage spatio-temporel, avec une présentation des primates et des hominidés. En revanche la version en ligne propose plusieurs articles de « haut vol » sur la question préhistorique, dont celui du CNRS sur les origines de l’homme. Ainsi un article de Y. Deloison sur les protohominoïdes dont je cite l’introduction :

« Ce qui fait l’originalité des Australopithèques c’est cette association de caractères anatomiques qui leur sont propres, c’est à dire ni Homme ni singes, tels que la forme de l’aile iliaque ou les proportions des éléments qui constituent la main ou le pied, avec des caractères plutôt humains comme la robustesse du calcanéum et d’autres plutôt simiens comme l’articulation du premier rayon du pied qui permettait l’écartement du gros orteil des autres et ainsi la prise des branches. »

C’est juste à ce moment précis que notre élève de 6e va « décrocher », nous prouvant une fois de plus que les éditeurs para scolaires ne respectent pas le b-a-ba de la progression pédagogique, permettant aux élèves d’arriver par palier du manuel scolaire à Yves Coppens. En clair, Gallimard nous propose une gentille foire aux sites, certes tout à fait pertinents dans le contenu mais tellement anti pédagogique dans la démarche.

Pour juger par vous-même :  http://www.gallimard-jeunesse.fr/encyclopedia/

dim, mars 4 2007 » veille documentaire

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