novembre

17

Courts-métrages à la piscine

La journaliste Dorothée Barba a repéré deux courts-métrages à voir gratuitement sur Arte.tv.

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« Des girafes nageuses plus vraies que nature et des anonymes qui osent (ou pas) sauter du plongeoir de dix mètres. Voici deux très beaux courts-métrages (un film d’animation et un documentaire) à voir gratuitement sur le site d’Arte, pour tous les nostalgiques de la piscine municipale. »

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« Des girafes à la piscine, après tout pourquoi pas ?

Le premier est un film français, signé Nicolas Deveaux : 5m80. Des girafes, majestueuses et fières, montent le couloir en ellipse d’une piscine olympique. Oui, c’est bizarre, comme idée, des girafes à la piscine, mais la scène est d’une beauté très difficile à expliquer. Je dois préciser qu’aucun animal n’a été maltraité durant le tournage : ce sont des images d’animation ! Sauf que le réalisme est à couper le souffle. On jurerait que ce sont de vraies girafes dans une vraie piscine. Et on est émerveillé, époustouflé, enchanté, quand ces grandes gigues se mettent à s’élancer du plongeoir. Les girafes font des sauts acrobatiques d’une grâce folle, des pirouettes, des saltos. Ce film qui dure cinq minutes ne repose sur rien ou presque, mais c’est un condensé de poésie joyeuse. Un pur plaisir visuel. « 5m80 » dure 5 petites minutes. »

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« Plonger, avec ou sans élan ?

Mon deuxième conseil piscine : Plongeons, un documentaire suédois. Ce court-métrage dure un quart d’heure. Le dispositif est très simple : nous sommes en haut d’un plongeoir de dix mètres… et les candidats au grand saut se succèdent. Il y a là des hommes et des femmes, des vieux, des jeunes, des gens qu’on imagine assez sportifs et d’autres beaucoup moins. Vont-ils oser sauter ? Il y a ceux qui prennent de l’élan, ceux qui regardent en bas. Il y a celles qui se bouchent les yeux. Celle qui s’agace de sa propre trouille, celui au contraire que ça fait bien marrer. Celui, tout pâle, dont les jambes tremblent un peu. Celle dont aurait juré qu’elle n’y arriverait pas (et on avait bien tort). Et quand quelqu’un finalement saute, la sensation de vertige pour nous, devant l’écran, est sidérante. »

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Source : https://www.franceinter.fr/emissions/capture-d-ecrans/capture-d-ecrans-17-novembre-2020


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