Pierre de Ronsard (1524_1585):Quelle source d’inspiration?

Le tableau fut peint vers 1500 pour le prince de Florence,une des citée les plus puissantes à cette époque.

Le tableau fut peint vers 1500 pour le prince de Florence,une des citée les plus puissantes à cette époque.

La renaissance française du XVIe siècle s’inspire de la Renaissance italienne qui l’a précédée d’un siècle. Cette dernière a connu une grande activité intellectuelle du fait de la redécouverte de l’Antiquité grecque et romaine. De même que les peintres français (Clouet école de Fontainebleau, Léonard Limousin, Jean Cousin…) s’inspireront des peintres italiens (Titien, Botticelli, Raphael, etc.). Ainsi que les poètes français comme RONSARD empruntent à l’Italie des FORMES POETIQUES nouvelles comme le SONNET et des thèmes d’inspiration d’amour.

Ronsard écrit dans la veine de l’Italien PETRARQUE de nombreux poèmes d’amour.

Le tableau choisi « PORTRAIT de FEMME dit de Simonetta Vespucci » de Piero dit Cosimo. La maîtresse de Julien de Médicis morte prématurément de leucémie. Cette toile mesure 56 cm X 42 cm et est conservée à Chantilly au Musée Condé.

À ce tableau, un TEXTE fait écho : le sonnet extrait des AMOURS de CASSANDRE. Ce sont deux HOMMAGES à la FEMME.

Pierre de Ronsard a adressé le sonnet ci-contre à Cassandre Salviati,

la jeune fille d’un banquier italien qui lui inspira de nombreux poèmes.

Ces deux œuvres, représentations de la beauté féminine au XVIe siècle, relatent le même idéal esthétique inspiré de l’Antiquité redécouverte par la Renaissance.

Notamment, le portrait de profil renvoie aux monnaies antiques où l’on représentait ainsi l’empereur. Et le poème de Ronsard décrit un paysage très proche de ceux du poète latin Virgile.

« Ciel, air et vents, plains*et monts découverts,

Tertres vineux* et forêts verdoyantes,

Rivages tors et sources ondoyantes,

Taillis rasés, et vous, bocages verts,

Antres moussus à demi-front ouverts,

Prés, boutons, fleurs et herbes rousoyantes

Vallons bossus et plages blondoyantes,

Et vous rochers, les hôtes de mes vers,

Puisqu’au parti*, rongé de soin et d’ire*

À ce bel oeil adieu je n’ai su dire,

Qui près et loin me détient en émoi,

Je vous supplie, ciel, air, vents, monts et plaines,

Taillis, forêts, rivages et fontaines,

Antres, prés, fleurs, dîtes-le lui pour moi. »

PIERRE de RONSARD, extraits de Amour de CASSANDRE, 66,1552.

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