Se raconter, décrire ses origines, l’autobiographie…

se raconter ,décrire ses originesQUI SUIS_JE ?

Au début de ses recherches, on interroge ses parents, on s’intéresse principalement à ses ancêtres directs.

C’est la GÉNÉALOGIE ASCENDANTE ; mais petit à petit, la passion venant, vous cherchez à comprendre vos origines pour avoir une meilleure connaissance de soi !

Pour se faire, vous pouvez réaliser un arbre généalogique (grâce à un logiciel de généalogie).

L’autobiographie est un récit donné pour vrai qu’une personne fait de sa propre vie en essayant de l’expliquer : l’AUTEUR est à la fois le NARRATEUR et le PERSONNAGE PRINCIPAL.

Selon PHILIPPE LEJEUNE dans LE PACTE AUTOBIOGRAPHIQUE, quand un récit de vie, est désigné comme tel, son auteur passe une sorte de CONTRAT, de PACTE avec le lecteur.

Selon le pacte, l’auteur s’engage à dire le vrai et il convie son lecteur à juger son récit en fonction de son AUTHENTICITÉ.

Extraits d ‘un corpus de textes autobiographiques.

Texte 1

« L’être que j’appelle moi vint au monde un certain lundi 8 juin 1903, vers les huit heures du matin, à

Bruxelles et, naissait d’un Français appartenant à une vieille famille du Nord et, d’une Belge dont les ascendants avaient été durant quelques siècles établis à Liège, puis s’étaient fixés dans le Hainaut.

La maison où se passait cet événement, puisque toute naissance en est un pour le père et la mère et quelques personnes qui leur tiennent de près, se trouvait située au numéro 193 de l’avenue Louise, et a disparu il y a une quinzaine d’années dévorée par un building. »

Marguerite Yourcenar SOUVENIRS PIEUX, 1974.

Souvenirs pieux est le premier volet d’une trilogie romanesque où l’auteur qui s’était jusqu’alors fait connaître par des romans historiques (Mémoires d’Hadrien, 1951 et L’œuvre au noir, 1968) aborde l’autobiographie. Archives du nord et Quoi ? L’éternité en constituant les deux derniers volets.

L’extrait suivant évoque sa venue au monde et pose déjà les problèmes de l’écriture autobiographique.

Texte 2 :

Michel Leiris L’âge d’homme 1939

Par ses silences autant que par ses aveux, l’autoportrait révèle son auteur. C’est par cet exercice délicat que commence le récit autobiographique de Michel Leiris.

Né en 1901 il se lance dans l’ethnologie et fait paraître en 1934 L‘Afrique fantôme.

Familier des surréalistes dans les années vingt, il laisse une œuvre poétique conséquente Biffures (1948).

Fourbis (1955). Il épouse Louise Kanweiler, fille d’un marchand d’art, et une partie de leur collection personnelle fait l’objet d’une donation au musée national d’art moderne (le centre Pompidou).

Au cours d’une cure psychanalytique, il publie L’Âge d’homme.

 » Je viens d’avoir trente-quatre ans, la moitié de la vie.

Au physique, je suis de taille moyenne plutôt petit.

J’ai des cheveux châtains coupés court afin d’éviter qu’ils ondulent, par crainte aussi que ne se développe une calvitie menaçante. Autant que je puisse en juger, les traits caractéristiques de ma physionomie sont : une nuque très droite, tombant verticalement comme une muraille ou une falaise, marque classique (si l’on en croit les astrologues) des personnes nées sous le signe du taureau ; un front développé, plutôt bossué, aux veines temporales exagérément noueuses et

saillantes. Cette ampleur de front est en rapport (selon les dires des astrologues) avec le signe du bélier ; et en effet, je suis né un 20 avril, donc aux confins de ces deux signes : le bélier et le taureau. Mes yeux sont bruns, avec le bord des paupières habituellement enflammé ; mon teint est coloré ; j’ai honte d’une fâcheuse tendance aux rougeurs et à la peau luisante. ».

Michel LEIRIS, L’Age d’homme, 1935

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