Tous les billets de mars 2009

Visite de Lagny

vendredi 27 mars 2009

Par Emma, 1L1
Une activité de l’échange Lagny/Arras m’a tout spécialement marquée, il s’agit de la visite de Lagny, que j’ai « dirigée » avec Yassidé et Stephanie. Nous sommes partis tous ensemble du lycée Van Dongen, en passant devant le lycée Saint Laurent, qui était un pensionnat puis qui pris la fonction d’hôpital durant la guerre de 1914 à 1918, pour rejoindre de centre ville. Une fois sur place nous avons parlé de la fontaine, et du fait que l’eau était « miraculeuse » autrefois. Puis nous somme allés devant l’église Saint Furcy, ou la légende dit que Jeanne D’arc aurait enterrée l’épée de Franquet d’Arras. Puis nous sommes allés prendre un pot au café Saint Furcy, et avons pu admirer la décoration ancienne à l’entrée, puis une décoration « spatiale » au premier étage. Nous y avons lu des lettres de soldats et de civils de la grande guerre, des déclaration qui nous montrent le quotidien de ces personnes, puis nous somme retournés au lycée en passant devant le monument au mort. Cette visite était très agréable, bien qu’un peu fatigante, mais le soleil brillait, ce qui fut plaisant.


Visite de la carrière Wellington

vendredi 27 mars 2009

Par Elodie, 1L1

Lors de cette visite dans les carrières Wellington, qui ont été creusées par des soldats pendant 6 mois, les bruitages, les documentaires passés nous ont en quelque sorte mis dans le feu de l’action. En voyant les dessins sur les murs, les inscriptions indicatrices écrites pendant la guerre, on pouvait presque sentir la présence de ces soldats qui y sont resté 8 dures et interminables journées. Huit jours parait très peu mais lorsque l’on attend une mort certaine on voudrait qu’un journée passe au plus vite, pour cela, les soldats jouaient aux cartes, buvaient de l’alcool afin de se réchauffer et de se donner du courage, d’autres écrivaient des lettres à leur proches toute très touchantes. Leurs mères, femmes, enfants et neveux attendaient ces lettres avec impatience, mais quand ils la recevaient leur héros était-il encore vivant..?

L’humidité et la froideur de cette carrière donnaient la « chair de poule », elle reflettait l’emotion et les sentiments de ces soldats qui durant quelques jours se prêtaient à une boucherie sans pitié. Nous vîmes la sortie par laquelle ils sortirent au front mais par laquelle ils n’étaient pas sûrs de revenir.


Les Tranchées de Vimy

vendredi 27 mars 2009

Guillaume, 1L1

Lors de notre visite a Arras , nous avons visité les tranchées se trouvant à Vimy. Cela s’est révélé très instructif car j’ai enfin pu voir de mes propres yeux l’endroit où les soldats canadiens, alliés des Français, ont livré bataille avec les soldats allemands et leurs accolythes.  Nous avons donc visiter ces fameuses tranchées qui se révélaient en vérité bien petites , et étroites ( il faut donc imaginer ce qu’elles étaient lorsqu’il pleuvait ). Nous n’avions pas le droit de marcher sur la pelouse car il faut laisser ce site historique au naturel.  Nous pouvions ressentir ne serait-ce que le dixième de la peur, du stress et du malaise que pouvaient ressentir les hommes qui furent  »logés » ici pour de nombreux mois. Ce territoire est désormais un ‘terre canadienne a perpetuité’ , et il est boisé en hommage à tous les Canadiens portés disparus durant toute la guerre : en effet , il y a 11 285 pins , représentant les 11 285 soldats porté disparus.


La séance cinéma à Lagny: « Les Fragments d’Antonin » de Gabriel Le Bomin

vendredi 27 mars 2009

Par Jessica, 1L1

Film « Les Fragments d’Antonin »

Le film se passe  pendant la guerre 1914-1918,  le personnage principal s’appelle Antonin. Il est éleveur de pigeons lorsqu’un jour il est convoqué au front. Sa vie paisible d’homme à pigeons va changer . Il se retrouve donc au front et pendant tous ces mois il voit des choses et des événement qui le traumatiseront à jamais. Il va donc se retrouver dans un asile psychiatrique avec de nombreux médecins pour l’aider à retrouver sa mémoire perdue par les douleurs et pour comprendre les gestes et les seuls mots qu’il prononce.

Personnellement j’ai pensé que ce film était bien fait puisque avec les soldats on est arrivé à éprouver les même sentiments qu’eux. A plusieurs reprises , les sentiment d’horreur, de pitié, de peur (parfois), de stupéfaction, de dégout, nous on envahi.

On a vu les conséquences de la guerre, les traumatismes , et les blessures physiques et morales. Nous pouvons donc nous mettre dans la tête des soldats et nous dire a quel point c’était difficile ( tuer une personne qui a déserté, annoncer les morts aux familles, voir les blessés  …


La fresque

vendredi 27 mars 2009

Par Clothilde, 1L1

Le matin du 17 mars, à Arras, nous avons eu un atelier de production plastique. Il s’agissait de réaliser deux fresques sur le thème de la première guerre mondiale, en utilisant les couleurs noir, rouge & blanc, où les groupes complétaient le travail de ceux qui précédaient.
On avait la possibilité de travailler deux toiles, mais faute de place tout le monde ne pouvait pas y accéder pour peindre. Il y avait donc des possibilités de travailler sur des feuilles à part, afin d’en faire possiblement des collages par la suite.
Etant dans le premier groupe pour la fresque, il nous fallait démarrer le travail, tout en se disant que ce que l’on avait fait ne serait peut être plus présent sur la peinture à la fin de la journée.
Il fallait tout d’abord trouver premières idées afin de réaliser des bases pour la peinture, tout en respectant le code couleur imposé.

Ce fut un travail plastique collectif très agréable à réaliser, chacun ajoutant ce qu’il voulait, afin de compléter la toile, même si cela devait être modifié par la suite.
A la fin des deux heures, une des fresques représentait alors un champ de bataille,
Par contre, le groupe ayant entamé la peinture, n’a pas pu voir le résultat final des fresques pour  le moment, ce qui est dommage.


Emotion intense dans la Carrière de Wellington…

vendredi 27 mars 2009

Par Tania, 1L1

A première vue personne ne se douterait que derrière les murs d’un simple Musée se cacheraient les vestiges de huit longues journées, vécues par des soldats de la Première Guerre Mondiale. Je ne vais pas décrire instant par instant ce que j’ai vécu et ressenti mais je vais tout simplement décrire deux instants très marquants de cette visite. Au bout de vingt minutes de marche, et de description et de vision d’images sur un retro-projecteur , nous nous sommes avancés plus loin dans ces cavernes sombres pour arriver face à un autre rétro-projecteur qui nous montrait une chose à laquelle les soldats tenaient beaucoup: l’écriture de cartes pour leurs familles. C’est précisément cet instant qui m’a ému, voir l’image d’un homme qui écrit et entendre ces mots si touchant pour sa femme… Sa pensée pour son enfant qu’il croit pouvoir revoir après la Guerre, ce temps qu’il veut rattraper.. Entendre ensuite que ce soldat est mort pendant la Guerre m’a particulièrement touché. Après ce moment très silencieux ou je pense chacun d’entre nous à été touché, nous nous sommes encore plus enfoncés dans ces carrières jusqu’au bout, là ou l’assaut pour attaquer les Allemands à été lançé en 1917. On a vu la petite sortie par laquelle les soldats Néozélandais et Britanniques ses sont lançés à la mort sans pouvoir en revenir. Le commentaire que l’on entendait grâce aux casques était particulièrement émouvant, on a pu comprendre et ressentir la peur de ces soldats qui minute après minute se rapprochaient d’une mort presque certaine .


L’émission radio

jeudi 26 mars 2009

Sur radio PFM, une émission traitant de notre échange entre Arras et Lagny autour de la Grande Guerre :

http://www.radiopfm.com/spip.php?article1776

avec Clotilde, Julie, Natacha et Louise


Extrait des Champs d’honneur de Jean Rouaud.

mardi 24 mars 2009

Les Champs d’honneur.

Les Champs d’honneur de Jean Rouaud traite de la Grande Guerre d’une façon tout à fait singulière. Il s’agit d’une biographie de la famille de l’auteur. Celui-ci fait le récit de son histoire familiale et le portrait des membres de sa famille. La mort de son père, de sa grande-tante et de son grand-père maternel ravive le souvenir de la disparition de deux frères de la famille, Emile et Joseph ( les grands-oncles de l’auteur), victimes de la Grande Guerre en 1916. L’existence de ces deux frères sacrifiés et l’impact énorme de la Grande Guerre sur la famille de l’auteur ne nous sont dévoilés qu’à la fin du récit. Cela renforce toute son intensité.

L’extrait.

« La lettre de Commercy mit dix ans à arriver jusqu’à nous. Elle marqua pour Mathilde la fin de sa jeunesse, ce moment d’abdication où, si l’on s’autorise encore à rêver, c’est en s’interdisant désormais d’imaginer que la rêverie débouche un jour sur le réel. Dès la formule de condoléances, on comprend que rien de ce qu’on espère vraiment n’arrive jamais, qu’il n’y a pas de miracle, pas d’histoire de Polonaise aux grands yeux mettant le grappin sur un galant petit Français, pas d’amnésie provisoire, mais qu’Emile est bien mort. Simplement, son camarade signale l’avoir enterré de façon sommaire au pied d’un eucalyptus, où il saurait le retrouver si la famille se montrait désireuse de ramener le corps parmi les siens- ce qui avait été, semble-t-il, le désir du mourant et la raison de cet escamotage, pour éviter une inhumation collective ou la lente décomposition sur le champ de bataille. Mais il y a déjà plusieurs lignes que la vue de Mathide se brouille, et sur un clignement de paupières une ribambelle de larmes s’affale sur le papier. Ce n’est pas tant la confirmation de cette mort qu’elle a de toute façon apprise il y a douze ans maintenant, mais ce trait final qui clôt l’attente, cette porte qui se referme. »

Intérêt de l’extrait.

Plus que l’horreur des tranchées, Les Champs d’honneur dépeint le vide et la souffrance créés par la Grande Guerre. Les espoirs et la peine de Mathilde illustrent bien cet aspect de la guerre. En ce sens, cet extrait est à l’image de la totalité du récit Des Champs d’honneur .

De plus, certains éléments de cet extrait soulignent la deshumanisation des soldats et l’impuissance des familles. En effet, la mort d’Emile est présentée comme un fait anodin, une mort parmi tant d’autres, ce que nous pouvons voir à travers les expressions « simplement », « signale »,  » de façon sommaire », « pour éviter une inhumation collective et la lente décomposition sur le champ de bataille ». Les dix ans d’attente paraissent une durée incroyablement longue, les familles semblent impuissantes.

Enfin, comme le suggère l’utilisation du pronom impersonnel « on », les sentiments de Mathilde sont ceux que toutes les femmes de soldats ont pu ressentir en apprenant la mort de leur mari. Mathilde incarne donc toutes les veuves de la Grande Guerre, ce qui confère une portée universelle à cet extrait.


Extrait de L’Eté 14, Les Thibault, Roger Martin du Gard

lundi 23 mars 2009

Par Julie, 1ère L2

Dans la saga des Thibault, Roger Martin du Gard s’intéresse à la manière dont l’histoire influence les destinées individuelles. Dans le volume intitulé l’Eté 14, on assiste à l’approche de la guerre : sont évoqués en arrière-plan les événements politiques, mais aussi les mentalités de l’avant guerre, à travers deux frères, Jacques et Antoine, qui n’ont pas du tout le même regard sur la situation. Jacques, le socialiste révolutionnaire, s’attend à ce qu’une guerre éclate ; Antoine, le brillant médecin, ne pense pas que la guerre soit possible car selon lui les dirigeants font tout pour maintenir la paix, et ce qui l’interesse avant tout c’est de pouvoir exercer son métier sans que rien ne le gêne. J’ai choisi cet extrait car il montre bien cette opposition : le premier incarne la révolte, le second la prudence, le sens du devoir et le respcet de l’ordre établi. La deuxième raison pour laquelle j’ai choisi cet extrait est qu’il nous montre qu’une guerre peut arriver à n’importe quel moment, sans que l’on s’en rende vraiment compte.

         « Tu crois vraiment qu’une guerre couve dans les Balkans ? »

Jacques regardait fixement son frère :

       «  Est-ce possible qu’à Paris vous n’ayez  pas encore la moindre notion de ce qui se passe depsuis trois semaines ? Tous ces présages qui s’accumulent ! Il ne s’agit plus d’une petite guerre  dans les Balkans : C’est toute l’Europe, cette fois, qui va droit à une guerre ! Et vous continuez à vivre, sans vous douter de rien ? »

       – « Tzs tzs », fit Antoine, sceptique.

Pourquoi pensa-t-il soudain au gendarme qui était venu, un matin, de cet hiver à l’heure où il allait partir pour l’hôpital, changer l’ordre de mobilisation de son livret ? Il se souvint qu’il n’avait même pas eu la curiosité de regarder quelle était sa nouvelle affectation Après le départ du gendarme, il avait jeté le livret dans quelque tiroir – Il ne savait même plus où…

-«  Tu n’as pas l’air de comprendre, Antione… Nous sommes arrivés au moment où, si tous font comme toi, si tous laissent les choses aller, la catastrophe est inévitable… Déjà, à l’heure actuelle, il suffirait, pour la déclencher, d’un rien, d’un stupide coup de feu sur la frontière austro-serbe… »

Antoine ne disait rien. Il venait de recevoir un léger choc. Une bouffée de chaleur lui enflamma le visage. Ces paroles touchaient brusquement en lui comme un point secret que, jusqu’alors, aucune sensibilité particulière ne lui avait permis de localiser. Lui aussi, comme tant d’autres en cet été de 1914, se sentait vaguement à la merci d’une fébrilité collective, contagieuse – d’ordre cosmique, peut-être ? – qui circulait dans l’air. Et, pendant quelques secondes, il subit, sans pouvoir s’en défendre, l’angoisse d’un pressentiment. Il surmonta presque aussitôt cet absurde malaise, et, réagissant à l’extrême, comme toujours, il prit plaisir à contredire son frère – mais sur un ton conciliant :

       «  Naturellement, là dessus, je suis moins renseigné que toi… Tout de même, reconnais avec moi que, dans une civilisation comme celle de l’Europe occidentale, l’éventualité d’un conflit général est à peu près impossible à imaginer ! Avant d’en arriver là, il faudrait, en tout cas de tels revirements d’opinion !… Cela demanderait du temps, des mois, des années peut être… pendant lesquels d’autres problèmes surgiraient, qui enlèveraient à ceux d’aujourd’hui leur virulence… »

Il sourit tout à fait rasséréné par son propre raisonnement.

 

 


Extrait de Verdun, Jules Romains.

lundi 23 mars 2009

Par Cynthia, 1ère L2

Verdun est un extrait du cycle romanesque Les hommes de bonne volonté, écrit par Jules Romains. Cet épisode raconte la vie de plusieurs soldats partis au front, durant la première guerre mondiale. L’extrait est une partie d’un dialogue entre Jallez et Jerphanion. Ce dernier est un soldat en permission. Ils sont assis à une terrasse et le soldat raconte à son amie ce qu’il vit chaque jour dans les tranchées de Verdun, avec beaucoup d’émotion et d’amertume. J’ai choisi ce passage car le personnage prend du recul, il démystifie cette bataille historique. Loin d’être épique, le quotidien du poilu s’avère minable, dérisoire.

Qu’est-ce qui m’a le plus démoralisé durant cette période ? Oh ! même pas les trois jours de famine. Je crois bien que c’est l’état dans lequel était ce secteur qu’on nous donnait à garder, l’aspect lamentable de ces trous qu’on osait appeler nos tranchées… oui la pauvreté de tout cela, l’absence d’organisation, de prévision ; et le travail que nous avons dû faire pour creuser hâtivement, sous les sifflements d’obus des deuxièmes, des troisièmes lignes, que ces feignants de la Région Fortifiée avaient eu six mois, un an, pour préparer, sans même s’exposer aux marmites ; un travail qui s’ajoutait à l’épuisement de la faction, des alertes, des corvées… D’abord c’est incroyable comme on peut s’attacher, accorder du prix à ce qu’il y a d’organisé, d’humain dans un secteur ; surtout bien entendu quand on le pratique pendant longtemps, et que chaque fois qu’on y remonte on retrouve des habitudes, des petites manies qu’on y a laissées. Mais même s’il est nouveau pour vous, les habitudes, les petites manies du prédécesseur ont fait le lit des vôtres. Le lieu est habitable, même s’il y pleut des obus. Ce ravin d’Haudromont était scandaleusement inhabitable… Il y a encore ceci, qu’en arrivant là-haut, je m’attendais, comme disent les journalistes, à “entrer dans le fournaise de Verdun”. Tu comprends ? Obus de tous les cotés, bataille dans les bois, avances, reculs ; attaques, contre-attaques ; une avalanche de périls massifs… donc, certainement quelque chose de plus terrible que ce que nous avons trouvé… des rafales d’émotions plus répétées et plus violentes…