Tous les billets du 10 mars 2009

Mémoires Familiales de Cynthia

Mardi 10 mars 2009

De Cynthia (1ère L2 – Lycée Van Dongen)

Mon arrière-arrière-grand-père maternel du côté de la mère de ma mère :

Leroux Paul Renault Joseph est né a Warlus, petit village dans le nord de la France, le 31 mars 1881, il est mort le 10 février 1924 à Arras, dans le Pas-de-Calais (62). Il était Camionneur et s’est marié le 20 septembre 1905 avec Bachelet Fernande, à Arras.

Mon arrière-grand-père maternel du côté du père de ma mère:

Desmet Léo Aloÿsius était d’origine Belge. Il est né le 12 avril 1898 a Gand en Belgique et est mort le 8 décembre 1955 au Kremlin Bicêtre (94). Il était tonnelier s’est marié le 15 janvier 1944 à Paris 13ème à Genlot Alphonsine, femme de chambre.

« Gent aan hare roembriuke zonen striuder in den wereldoorlog »

1914-1918

« Gand à ses glorieux enfants combattants de la grande guerre »

Suite à la guerre, il a reçu une médaille (ci-dessus)

et il a été anobli par Albert 1er, roi des belges.

Son nom de famille est devenu « De Smet » et des armoiries (ci-dessous) de la famille De Smet de Gand lui ont été attribué.


Ceux de 14 de Maurice Genevoix

Mardi 10 mars 2009

De Marie (1ère L2 – Lycée Van Dongen)

L’auteur


Maurice Genevoix est né en 1890 à Decize dans la Nièvre. Après avoir passé son enfance aux confins de la Sologne, il entreprend des études universitaires à l’Ecole normale supérieure qui sont interrompues par la guerre de 14. Blessé en 1915, il est réformé. Dans les nombreux romans qu’il écrira plus tard, apparaissent les thèmes privilégiés de son œuvre : la chasse, le monde animal, la vie rurale. En 1925, il obtient le prix Goncourt avec Raboliot. Lauréat du Grand Prix national des Lettres, membre de l’Académie française depuis 1946, Maurice Genevoix a été le secrétaire perpétuel de l’Assemblée du quai Conti de 1958 à 1974. Maurice Genevoix est mort en septembre 1980.

Ceux de 14, ensemble de ses récits de guerre (5 livres), ont été publiés entre 1916 et 1923, puis dans un même recueil en 1949, aux éditions Flammarion.

« Notre guerre… Vous et moi, quelques hommes, une centaine que j’ai connus… Je ne sais que cela, les gestes que nous avons faits, notre souffrance et notre gaîté, les mots que nous disions, les visages que nous avions parmi les autres visages, et notre mort. »

Résumé

Le récit dure 8 mois. Il commence vers le 9-13 octobre 1914 pour se finir vers le 24-25 avril 1945 (dates vers lesquelles M. Genevoix se fait évacuer). L’action se déroule à Verdun et aux Eparges. Un soldat Français de 24 ans, le lieutenant Maurice Genevoix, mobilisé pendant la première guerre mondiale, raconte sa guerre, ses impressions. C’est la boue, le sang, la mort, le vacarme des obus, les heures inertes attendant l’assaut, l’incertitude des soldats, la poussière, la crasse, la pluie, la faim, la maladie, le manque de repos, l’angoisse. Au fur et à mesure que le lecteur avance dans sa lecture, il peut distinguer une progression dans les sentiments, les émotions du personnage. A un réel enthousiasme – il est vrai mêlé à la peur, mais avec tout de même un sentiment de fort patriotisme et surtout avec la certitude d’agir pour le bien de tous – on observe, peu à peu, que le découragement fait place. Et alors que les combats de campagne passent à la guerre des mines, que le soldat découvre l’hiver et la boue et que les assauts se font de plus en plus sanglants, c’est le sentiment général qui évolue. L’ennui, l’horreur et l’incertitude quant à l’avenir des combats, de la propre vie des soldats, deviennent prédominants. Cependant, le récit n’est pas dénué d’humour et il est ponctué de moments heureux, que l’auteur passe en compagnie de son fidèle ami Robert Porchon et de ses camarades du 106 (à qui le livre est destiné).

Commentaire

• Données à valeur historique

Le récit de M.Genevoix raconte les combats de la Marne, sur l’aile est – dans le secteur de Verdun (livre premier « Sous Verdun »), puis ceux des Eparges et de la Tranchée de Calonne, au sud de Verdun en 1914 et 1915. « Nuits de Guerre » (livre II) raconte la période du 5 au 19 octobre 1914. « La Boue » (livre III) relate les 70 journées du front d’automne et d’hiver (du 1er novembre 1914 aux premiers jours de janvier 1915) pendant lesquelles les soldats découvrent la guerre de position et l’ennui dans le froid. Enfin, « Les Eparges » (livre IV) raconte la période des premiers jours de janvier jusqu’au 25 avril 1915, le dernier jour au front de l’auteur.

Je n’ai honnêtement pas aimé ce livre. Et je suis sortie de ma lecture quelque peu nauséeuse, un goût de terre au fond du palais (je suppose que c’était un effet voulu par l’auteur). Ceux de 14 reste cela dit très émouvant et très vrai, on suit l’évolution des sentiments du personnage au fur et à mesure que la guerre s’embourbe, et une certaine proximité se crée entre le narrateur personnage et le lecteur. Mais sa lecture a été incroyablement pénible. J’ai eu besoin de très longues pauses par moment et n’ai pu enchaîner combats sur combats Je suppose que ce doit être la routine du soldat, la crasse, la peur, la mort. Finalement toujours la même chose. Et puis les termes très techniques (désignant par exemple les armes) m’ont plutôt embrouillée dans ma lecture. Toutefois (et beaucoup de sites Internet, livres, articles l’ont confirmé) ce livre reste le plus authentique des témoignages sur la grande guerre. Paul Guimard parle d’un « constat modeste, mesuré, terriblement précis », et ajoute « qu’aucun réquisitoire contre la guerre n’a atteint la puissance de ce récit ». C’est un témoignage authentique, l’auteur s’étant refusé le moindre écart à la réalité , « tout arrangement fabulateur, toute licence d’imagination » (d’ailleurs l’auteur s’est servi de notes prises pendant le combat pour la rédaction de ses livres et nous pouvons aussi remarquer que tous les hommes qu’il y côtoie sont désignés par leur propre nom).


Extrait des Croix de bois, Roland Dorgelès

Mardi 10 mars 2009

De Viktor (1ère L2 – Lycée Van Dongen)

Le roman Les Croix de Bois de Roland Dorgelès comporte 17 chapitres pouvant se lire comme des épisodes, la plupart n’ayant pas de liens entre eux. Certains racontent les moments de repos des soldats, les batailles ou bien les nombreuses marches et attentes avant les combats, mais aussi le retour de l’un deux à la vie civile. Le  livre nous montre donc la Grande Guerre des soldats dans sa globalité et non en se focalisant sur seulement sur les batailles. Le passage que j’ai choisi raconte l’exploit d’un soldat qui fait preuve d’une bravoure et d’une endurance hors du commun lors d’un affrontement.

J’ai choisi cet extrait car c’est un moment marquant du livre, qui montre un de ces héros de guerre qui restent seulement dans les mémoires de quelques soldats et qui donc ne sont pas connus du grand public. C’est aussi l’un des moments les plus émouvants du livre.

Page 39/40 :

« Entre deux salves, on vit quelque chose s’agiter dans les trous d’obus, une forme se relever, un des survivants avait dénoué sa ceinture de flanelle, une large ceinture rouge, et, agenouillé sur le bord de son trou, à trente pas des Allemands, il agitait son fanion, le bras levé très haut.

– Rouge ! Il demande qu’on allonge le tir, cria la tranchée.

Secs, tragiques, des coups de mauser claquèrent. Le soldat s’était recouché, touché peut-être… Des obus piochèrent encore le point maudit, arrachant un tourbillon de terre dans la fumée lourde. Anxieux, nous attendions que le nuage s’écartât…

Non, il n’était pas mort. L’homme se redressait en levant le bras très haut, il agitait sa ceinture d’un grand geste rouge. Encore une fois les Boches tirèrent. Le soldat retomba…

On hurlait…

– Salauds ! Salauds !

– Il faut attaquer, criait Gilbert hagard.

Entre deux bordées de tonnerre, le soldat se relevait toujours, son fanion au poing, et les balles ne le faisaient coucher qu’un instant. « Rouge ! Rouge ! » répétait la ceinture agitée. Mais notre artillerie prise de folie continuait de tirer, comme si elle eût voulu les broyer tous. Les obus encerclaient le groupe terré, se rapprochaient encore, allaient les écraser…

Alors, l’homme se leva tout droit, à découvert, et d’un grand geste fou, il brandit son fanion, au-dessus de sa tête, face aux fusils. Vingt coups partirent. On le vit chanceler et il s’abattit, le corps cassé, sur les fils acérés dont les liens le reçurent. »


Un long dimanche de fiançailles, Sébastien Japrisot

Mardi 10 mars 2009

De Mélissa (1ère L2 – Lycée Van Dongen)

L’auteur

Sébastien Japrisot, scénariste, traducteur et romancier, de son vrai nom Jean-Baptiste Rossi, est né en 1931 à Marseille et mort en 2003. Issu d’une famille d’immigrés italiens,il fait des études chez les jésuites et publie son premier roman à dix-neuf ans, un ouvrage sulfureux évoquant une relation amoureuse entre un collégien et une religieuse (Les mal partis, 1966). Il écrit ensuite une dizaine de romans, dont la plupart sont adaptés avec succès au cinéma (Compartiments tueurs, L’Eté meurtrier, Un long dimanche de finaçailles…). Ce dernier roman, publié en 1991, reçoit le Prix interallié.

Résumé

C’est l’histoire de cinq soldats qui refusent de faire la guerre et qui veulent rentrer chez eux pour revoir leur famille et échapper à la dureté des combats. Ils se mutilent volontairement en espérant obtenir une permission, mais ils sont tous les cinq pris sur le fait, et condammés à mort. Mathilde, la petite amie de l’un d’entre eux, nommé Manech, est avertie de l’arrestation de son époux par Daniel Esperanza ,l’homme chargé de guider les condamnés sur le lieu des bombardements. Elle ne veut en aucun cas croire en la mort de son fiancé et enquête afin de pouvoir le retrouver. La fiancée de l’un des cinq comdamnés, Tina Lombardi, est guillotinée pour avoir tué un officier, qu’elle tenait responsable de la mort de celui qu’elle aimait. Après des années de recherches, Mathilde parvient à retrouver Manech, grâce à un homme qui lui a porté secours sur le champ de bataille. Mathilde retrouve enfin son fiancé sous un autre nom et amnésique. Il est le seul survivant des cinq.

Critique

Ce roman montre la dureté de la guerre pour ces soldats condamnés à mort pour avoir tenté de fuir. On se rend vite compte que ces soldats étaient opprimés, et qu’ils ne pouvaient pas échapper à la mort, d’une manière ou d’une autre, que ce soit sous les bombardements des soldats allemands, ou par la peine de mort qui leur était infligée par leur propre camp s’ils tentaient de fuir. On voit aussi que la guillotine était utilisée pour rendre la justice : cela montre à nouveau dans quelle société difficile et meurtrière les gens de cette période vivaient.

J’ai été touchée par le combat d’une femme pour retrouver son fiancé. Ce roman démontre que lorque l’on aime vraiment quelqu’un et lorsqu’on y tient, on fait tout son possible pour le retrouver. Je trouve également que ce roman est très intéressant car il raconte clairement la réalité de la guerre, précisement lorsqu’il s’agit de désertion : il montre que la guerre était réellement horrible,que la mort guettait à tout moment les soldats français, y compris dans leur propre camp.