Extrait de La main coupée, Blaise Cendrars

Par Emilie, 1ère L2 (lycée Van Dongen)

La main coupée de Blaise Cendrars est un roman autobiographique. Ce titre fait référence à la mutilation que l’auteur dut subir après avoir été blessé au cours de la première guerre mondiale. Nous suivons l’avancée du conflit à travers les différents portraits et hommages que fait Blaise Cendrars de ses propres camarades, pour la plupart tués au combat.

L’extrait choisi fait partie du portrait de Garnéro, qui survivra par miracle : Blaise Cendrars, qui le croyait mort, ne le retrouve que dix ans plus tard ! Le récit que fait Garnero de sa « résurrection » est haletant, terrifiant : nous éprouvons les sentiments d’un homme enterré vivant par ses propres amis ! 

 » Est ce que je suis vraiment mort, caporal ? je l’ai cru quand vous m’avez flanqué des pelletées de terre sur la figure et que je vous ai entendus vous éloigner. Oui, j’étais bien mort ou tout au moins en train de crever pour de bon, lentement, sûrement, et je tournais de l’oeil quand une douleur fulgurante m’a fait revenir à moi. C’était ce bon dieu d’obus qui m’a emporté la jambe et qui m’avait déterré et envoyer dinguer à 100 mètres. Alors, je me suis mis à gueuler. Oh, veine ! ma voix sortait et l’on est venu le ramasser. Mais si vous, salauds, n’étiez pas venus me changer de place, jamais le deuxième obus ne m’aurait trouvé justement là pour me prendre la jambe et me rendre la voix, et j’aime mieux parler que courir. « 

(extrait trop court ! Prenez aussi ce qui précède, c’est passionnant!)

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