Tous les billets de la catégorie ‘La Grande Guerre entre histoire et mémoire’

MONUMENTS AUX MORTS

mardi 9 juin 2009

    1. Monument aux morts de LAGNY SUR MARNE:

    Le monument aux morts de lagny sur marne est placé vers le centre ville en direction du périphérique. Il a proximité du Banque du nom  » Crédit agricole « . Dessus il y a marqué  un hommage aux mort: « La ville de Lagny à ses enfants morts pour la France « . Il y a une statue d’un soldat se tenant droit les regards vers le ciel; comme pour faire un hommage aux morts à ses pieds se trouvent plusieurs croix comme pour symbolisé leurs tombes, et à hauteurs égal se trouve des deux cotés des drapeaux de la France , de plus on peut observer une décoration florale en forme de cœur. Tous le site est nommé  » Square du Souvenir Français « .

    2. Monument aux morts de THORIGNY SUR MARNE :

    Le monument aux morts de Thorigny est placé devant l’Hôtel de Ville de celle-ci. A proximité de petit commerce du centre ville. Dessus, il est inscrit  » La commune de Thorigny à ses glorieux enfants « .On peut voir les dates des Trois Guerres qui sont marqué dans l’ordre :


    -Pour la 1er Guerre de 1914-1918

    : les noms des soldats sont inscrit par ordre alphabétique et on peut voir qu’il sont nombreux comparés aux deux autres.


    -Pour la 2nd Guerre de 1939-1945 :

    on observe peut de soldats morts mais toujours marqué par ordre

    alphabétique des deux cotés des lauriers et d’une croix: la légion d’honneur


    -La Guerre d ‘Algérie de 1954-1962 : a été marqué mais aucun nom n’est nommés .


    3. Monument aux morts de Dampmart :

    Le monument aux morts de Dampmart est devant la mairie de celle-ci . Dessus de haut en bas, on peut voir tout d’abord une croix, puis un laurier et tout en bas il y a d’inscrit « La commune de Dampmart à ses glorieux morts  » avec les deux dates des Guerres (1914-1918) ; (1939-1945).


    Sur les côté du monument , se trouve des stèles avec les noms gravés des soldats par ordre alphabétique.


    Jessica 1L1 (Lagny)



Extrait des Champs d’honneur de Jean Rouaud.

mardi 24 mars 2009

Les Champs d’honneur.

Les Champs d’honneur de Jean Rouaud traite de la Grande Guerre d’une façon tout à fait singulière. Il s’agit d’une biographie de la famille de l’auteur. Celui-ci fait le récit de son histoire familiale et le portrait des membres de sa famille. La mort de son père, de sa grande-tante et de son grand-père maternel ravive le souvenir de la disparition de deux frères de la famille, Emile et Joseph ( les grands-oncles de l’auteur), victimes de la Grande Guerre en 1916. L’existence de ces deux frères sacrifiés et l’impact énorme de la Grande Guerre sur la famille de l’auteur ne nous sont dévoilés qu’à la fin du récit. Cela renforce toute son intensité.

L’extrait.

« La lettre de Commercy mit dix ans à arriver jusqu’à nous. Elle marqua pour Mathilde la fin de sa jeunesse, ce moment d’abdication où, si l’on s’autorise encore à rêver, c’est en s’interdisant désormais d’imaginer que la rêverie débouche un jour sur le réel. Dès la formule de condoléances, on comprend que rien de ce qu’on espère vraiment n’arrive jamais, qu’il n’y a pas de miracle, pas d’histoire de Polonaise aux grands yeux mettant le grappin sur un galant petit Français, pas d’amnésie provisoire, mais qu’Emile est bien mort. Simplement, son camarade signale l’avoir enterré de façon sommaire au pied d’un eucalyptus, où il saurait le retrouver si la famille se montrait désireuse de ramener le corps parmi les siens- ce qui avait été, semble-t-il, le désir du mourant et la raison de cet escamotage, pour éviter une inhumation collective ou la lente décomposition sur le champ de bataille. Mais il y a déjà plusieurs lignes que la vue de Mathide se brouille, et sur un clignement de paupières une ribambelle de larmes s’affale sur le papier. Ce n’est pas tant la confirmation de cette mort qu’elle a de toute façon apprise il y a douze ans maintenant, mais ce trait final qui clôt l’attente, cette porte qui se referme. »

Intérêt de l’extrait.

Plus que l’horreur des tranchées, Les Champs d’honneur dépeint le vide et la souffrance créés par la Grande Guerre. Les espoirs et la peine de Mathilde illustrent bien cet aspect de la guerre. En ce sens, cet extrait est à l’image de la totalité du récit Des Champs d’honneur .

De plus, certains éléments de cet extrait soulignent la deshumanisation des soldats et l’impuissance des familles. En effet, la mort d’Emile est présentée comme un fait anodin, une mort parmi tant d’autres, ce que nous pouvons voir à travers les expressions « simplement », « signale »,  » de façon sommaire », « pour éviter une inhumation collective et la lente décomposition sur le champ de bataille ». Les dix ans d’attente paraissent une durée incroyablement longue, les familles semblent impuissantes.

Enfin, comme le suggère l’utilisation du pronom impersonnel « on », les sentiments de Mathilde sont ceux que toutes les femmes de soldats ont pu ressentir en apprenant la mort de leur mari. Mathilde incarne donc toutes les veuves de la Grande Guerre, ce qui confère une portée universelle à cet extrait.


Un monument aux Morts : Vincennes Tania, 1L1

vendredi 20 mars 2009

Tout d’abord ce monument se situe dans un Parc clos, à proximité de la Mairie de Vincennes, ce qui peut donner un sens politique à cette statue, le parc est uniquement ouvert au public les jours fériés célébrant un Armistice. A cette occasion un discours est prononcé et les gens peuvent aller déposer des fleurs. La Statue elle-même représente une Femme, certainement une veuve , ou peut-être une allégorie de la Liberté . Comme bon nombre de monuments un petit texte est inscrit sur une dalle:  » morts pour la patrie ». Ce monument est d’une Grande simplicité et appartient au genre du Monument funéraire qui montre le deuil et la tristesse de la Guerre.


Monument aux morts de Lagny: le poilu de 14-18 décapité en 1940. Clothilde et Laurène, 1L1

samedi 14 mars 2009

Extrait du discours prononcé par M. docteur Paul Leveque, maire de Lagny pour l’inauguration du monument aux morts du cimetière, le 11 novembre 1954

 » Quand, le 8 Mai 1953, la nouvelle Municipalité reçut mission de présider aux destinées de notre Cité, la première réalisation qu’elle s’assigna fut l’érection d’un monument groupant au Cimetière de Lagny, dans un même symbole et à l’ombre de nos aînés, les noms de tous ceux qui, depuis 1914 jusqu’à nos jours, sont morts pour que vive la France.

Ceux de 14, il est vrai, avaient déjà leurs noms gravés sur le monument que nos anciens leur avaient consacré et qu’une main impie, autant que sacrilège, avait profané un soir de Juillet 1940.

Mais, si l’auteur de ce pieux souvenir avait autorisé certains d’entre nous à le réparer provisoirement, et si cette réparation avait pu être entreprise grâce à notre concitoyen Bouchon qui, au péril de sa propre sécurité, était allé rechercher dans la Marne et sous les yeux de l’occupant, la tête mutilée de notre cher Poilu, tête qu’il avait abritée chez lui, jusqu’à la Libération – alors que certains avaient refusé de s’en charger – , il nous était impossible de conserver plus longtemps à la postérité ce témoignage de notre reconnaissance – d’autant plus que les nécessités impératives, et sans cesse croissantes, de la circulation routière exigeaient, de nous, le déplacement de ces reliques dont la réparation nous était refusée au même titre que leur transfert sur un autre emplacement précédemment désigné.

Par ailleurs, le souvenir de nos morts de 1939 s’imposait à nos cœurs et réclamait que leurs noms fussent immortalisés sur la pierre sacrée, tout comme l’avaient été ceux de leurs ainés. »

 » Après la guerre, un comité se charge d’élever un monument aux enfants de Lagny morts pour la France, et lance une souscription publique.  Deux canons allemands de 77 sont placés près du monument inauguré le 6 novembre 1921 sur l’actuel carrefour de Verdun . Les canons relégués au cimetière, partent pour la fonte en 1940, et les troupes allemandes abattent le monument le 31 Juillet 1940. »


Le monument aux morts de Lagny sur Marne, Elodie 1L1

samedi 14 mars 2009

Le monument aux morts de Lagny sur Marne se situe proche de l’Eglise et de la Mairie. Il est constitué d’une statue très élevée qui désigne un poilu inconnu, sans visage précis. A ses pieds, plusieures croix de guerre.  C’est un monument funéraire pacifiste mais également patriotique car il s’agit d’un poilu « navré », il glorifie le sacrifice des morts qui ont défendu les intérets de leur pays.

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Cérémonie du 11 novembre 2008 à Chanteloup

mercredi 11 mars 2009

Cérémonie de commémoration de la guerre 14-18 à Chanteloup-en-Brie, culte républicain ?

Par Clotilde, 1èreL1

Chaque année les communes de France rendent hommage aux anciens combattants, en particulier à ceux qui sont issus de leur commune. Des réunions ont lieu autour d’un monument irrigué en leur honneur. Le nom des soldats de la ville où se situe le bâtiment sont inscrits dessus, afin que leurs mémoires soient conservées.

Monument aux morts de Chanteloup-en-Brie

Lors de la cérémonie, le maire est présent et fait un discours. Il peut y avoir des anciens combattants, mais de la seconde guerre mondiale à présent. Un drapeau français avec le nom de la commune écrit dessus est souvent tenu, ce qui est un geste nationaliste.

Par exemple, à la cérémonie du 11 novembre dernier à laquelle j’ai assisté, à Chanteloup-en-Brie, le maire ainsi que ses adjoints ont lu un discours. Un ancien soldat, (photo ci-dessus à droite) de la seconde guerre mondiale était présent et il y avait un porte drapeau. Des enfants ont été choisis afin de porter la gerbe de fleurs jusqu’au monument et l’y déposer. Suite au discours, une bande audio de la Marseillaise a été enclenchée, suivit d’une minute de silence.

Avant, il y avait aussi la lecture des noms, inscrits sur le monument, à voix haute.

On peut parler d’un culte républicain, car cela fait référence à une guerre qui a eu lieu au nom de la République Française. De plus, des éléments présents durant la cérémonie sont des allégories de cette République, comme le drapeau français ou l’écoute de la Marseillaise.

Chaque année, on rend hommage à des citoyens français qui ont accomplis leur devoir civique envers leur pays et donc envers leur République.

Mais ces cérémonies se font aussi suivant la devise de la République Française : «  Liberté, fraternité, égalité ». Ce culte est ouvert à toutes personnes désirant s’y rendre, ce n’est n’y privé, ni réservé à certaine unité, et chacun est libre d’aller y rendre un hommage. Comme nous pouvons le lire dans l’article d’Antoine Prost «  c’est d’abord un culte ouvert ; il ne se déroule pas dans un espace clos, fermé, mais sur des places publiques, en un lieu qui a un centre, un pôle, mais qui n’appartient à personne, puisqu’il est à tous ».

Puis, durant cette cérémonie, on ne fait pas de différences parmi les soldats morts, ils sont tous honorés en tant que héros, ayant combattu pour la France (jusqu’à la mort pour la plupart) et ce, peut importe leur condition. Ils sont tous vu comme une seule unité, comme il est dit par Antoine Prost «  La mort a frappé indifféremment républicains et conservateurs, libres penseurs et cléricaux ; la République cesse d’être un parti : c’est la France même, et il faut exprimer cette réconciliation pour les consolider ».

De plus, il n’y a pas de notion religieuse durant les cérémonie «  c’est ensuite un culte laïque, qui n’a ni dieu, ni prêtre. Ou plutôt le dieu, le prêtre et le croyant se confondent : au vrai, le citoyen s’y célèbre lui-même ». Ainsi, les principes républicains sont respectés durant les cérémonies.

« Ce culte est un hommage aux citoyens qui ont accompli sans réserve leur devoir civique. En conservant leur mémoire, le monument est déjà un haut lieu du civisme ; sur cette tombe, on ne divinise ni l’armée ni la patrie, et conserver les noms de tous les citoyens morts à la guerre, en faire l’appel individuel est une façon de marquer que la République n’est rien d’autre que les citoyens » Ce passage que l’on peut lire dans l’article d’Antoine Prost montre que ce culte permet de se rappeler que ce sont les citoyens qui font vivre la République, quels qu’ils soient.

« Les monuments aux morts sont ainsi devenus le lieu privilégié non d’une mémoire de la République, à l’instar des statues de celle-ci, mais d’un culte républicain, d’une religion civile ». C’est donc un hommage rendu par des citoyens, à d’autres citoyens, sortant du passé et qui se sont battus pour la République. C’est ce dévouement qui est ici désigné comme un acte héroïque «  ceux qui l’ont accompli jusqu’à la mort ne doivent jamais être oublié, et réciproquement, honorer les citoyens morts pour la cité est affirmer la grandeur du devoir civique » .

Source: Antoine Prost, « les monuments aux morts. Culte républicain ? Culte civique ? Culte patriotique » dans Les lieux de mémoire, sous la direction de Pierre Nora.


Travail sur les commémorations du 11 novembre 1918

mercredi 12 novembre 2008

Aux élèves de la 1ère L1 (lycée Van Dongen)

Pour le vendredi 28 novembre 2008 :
1)  Par groupe, vous devez récolter les éléments suivants :

  • Photo d’un ou de plusieurs monuments aux morts de Lagny ou des environs (de préférence photo numérique apportée sur une clef USB)
  • Discours de commémoration de l’armistice du 11 novembre de Lagny ou des environs : texte du discours (demandé à la mairie) ou notes prises par vos soins (soyez attentifs au vocabulaire employé, relevez les mots les plus importants : sacrifice, victoire, paix, Europe, patrie, mémoire…  Quelle idée essentielle est mise en avant ? )
  • Repérage à l’exposition sur la Grande Guerre à la mairie de Lagny (du 8 au 22 novembre) à l’occasion du 90ème anniversaire de l’armistice (plus d’infos : cliquez ici)

– Que nous apprend l’exposition sur Lagny pendant la Grande Guerre ?
– Sélectionnez quelques  documents qui pourraient être reproduits dans le livret sur Lagny pendant la Grande Guerre, à donner aux élèves d’Arras.

2) Apportez également les éléments que vous avez pu trouver sur votre histoire familiale.

Des archives vidéos sur les commémorations de la Grande Guerre (site de l’INA) :

Cliquez ici

[ina]http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=4a6dbc05ba4321227327739a7de0ac6f&noresize[/ina]


Un 11 novembre « du côté des victimes »

mardi 11 novembre 2008

Un 11 novembre « du côté des victimes »

, 9 novembre 2008

Aucun de ses prédécesseurs n’avait osé : cette année, ce n’est pas à Paris, devant le tombeau du soldat inconnu, que Nicolas Sarkozy présidera les cérémonies officielles du 11-Novembre. Une halte est certes prévue, au petit matin, sur les Champs-Elysées. Mais seulement pour fleurir la statue de Georges Clemenceau. Une fois l’hommage rendu au Père-la-Victoire, le cortège présidentiel quittera la capitale. Destination ? L’ossuaire de Douaumont, dans la Meuse, à quelques kilomètres de Verdun.

C’est là que sera respectée, à 11 heures du matin, la traditionnelle minute de silence célébrant l’arrêt des combats. Là qu’après avoir arpenté l’une des ailes du monument, où sont conservés les corps de 130 000 combattants français et allemands, le chef de l’Etat prononcera un discours devant les représentants d’une trentaine de pays. Mais sauf surprise de dernière minute, la chancelière allemande, Angela Merkel, ne viendra pas. « Son agenda est surchargé », indique l’Elysée, où l’on assure qu’il ne faut pas voir dans cette absence le symptôme de l’actuel refroidissement des relations franco-allemandes. La preuve ? « Elle est venue à Colombey-les-Deux-Eglises le mois dernier. »

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La mémoire en chantier

mardi 11 novembre 2008

La mémoire en chantier

: Article publié le 23.10.08

La Grande Guerre représente en France bien plus que de l’histoire. La construction de son souvenir, sélective et changeante, a suscité de multiples productions culturelles.

Le 11 novembre 1964, devant le monument aux morts du village, pendant la minute de silence, le père de Claude Duneton, ancien combattant de 14-18, s’indigne :  » Ah nom de Dieu ! Oui, elle était belle la guerre ! Ça l’a pris d’un coup : il faisait des gestes désordonnés, tout rouge ; j’ai cru qu’il pétait les plombs pour son anniversaire. «  Ainsi débute le roman de Duneton, Le Monument, paru en 2004 (Balland), qui raconte l’histoire des soldats de son village de Corrèze. L’œuvre fait partie de la dizaine de romans publiés cette année-là, chez de grands éditeurs, ayant pour toile de fond la Grande Guerre, souvent des histoires de poilus. La plupart des auteurs sont de la génération des petits-fils ou des arrière-petits-fils.

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