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Ceux de 14 de Maurice Genevoix

mardi 10 mars 2009

De Marie (1ère L2 – Lycée Van Dongen)

L’auteur


Maurice Genevoix est né en 1890 à Decize dans la Nièvre. Après avoir passé son enfance aux confins de la Sologne, il entreprend des études universitaires à l’Ecole normale supérieure qui sont interrompues par la guerre de 14. Blessé en 1915, il est réformé. Dans les nombreux romans qu’il écrira plus tard, apparaissent les thèmes privilégiés de son œuvre : la chasse, le monde animal, la vie rurale. En 1925, il obtient le prix Goncourt avec Raboliot. Lauréat du Grand Prix national des Lettres, membre de l’Académie française depuis 1946, Maurice Genevoix a été le secrétaire perpétuel de l’Assemblée du quai Conti de 1958 à 1974. Maurice Genevoix est mort en septembre 1980.

Ceux de 14, ensemble de ses récits de guerre (5 livres), ont été publiés entre 1916 et 1923, puis dans un même recueil en 1949, aux éditions Flammarion.

« Notre guerre… Vous et moi, quelques hommes, une centaine que j’ai connus… Je ne sais que cela, les gestes que nous avons faits, notre souffrance et notre gaîté, les mots que nous disions, les visages que nous avions parmi les autres visages, et notre mort. »

Résumé

Le récit dure 8 mois. Il commence vers le 9-13 octobre 1914 pour se finir vers le 24-25 avril 1945 (dates vers lesquelles M. Genevoix se fait évacuer). L’action se déroule à Verdun et aux Eparges. Un soldat Français de 24 ans, le lieutenant Maurice Genevoix, mobilisé pendant la première guerre mondiale, raconte sa guerre, ses impressions. C’est la boue, le sang, la mort, le vacarme des obus, les heures inertes attendant l’assaut, l’incertitude des soldats, la poussière, la crasse, la pluie, la faim, la maladie, le manque de repos, l’angoisse. Au fur et à mesure que le lecteur avance dans sa lecture, il peut distinguer une progression dans les sentiments, les émotions du personnage. A un réel enthousiasme – il est vrai mêlé à la peur, mais avec tout de même un sentiment de fort patriotisme et surtout avec la certitude d’agir pour le bien de tous – on observe, peu à peu, que le découragement fait place. Et alors que les combats de campagne passent à la guerre des mines, que le soldat découvre l’hiver et la boue et que les assauts se font de plus en plus sanglants, c’est le sentiment général qui évolue. L’ennui, l’horreur et l’incertitude quant à l’avenir des combats, de la propre vie des soldats, deviennent prédominants. Cependant, le récit n’est pas dénué d’humour et il est ponctué de moments heureux, que l’auteur passe en compagnie de son fidèle ami Robert Porchon et de ses camarades du 106 (à qui le livre est destiné).

Commentaire

• Données à valeur historique

Le récit de M.Genevoix raconte les combats de la Marne, sur l’aile est – dans le secteur de Verdun (livre premier « Sous Verdun »), puis ceux des Eparges et de la Tranchée de Calonne, au sud de Verdun en 1914 et 1915. « Nuits de Guerre » (livre II) raconte la période du 5 au 19 octobre 1914. « La Boue » (livre III) relate les 70 journées du front d’automne et d’hiver (du 1er novembre 1914 aux premiers jours de janvier 1915) pendant lesquelles les soldats découvrent la guerre de position et l’ennui dans le froid. Enfin, « Les Eparges » (livre IV) raconte la période des premiers jours de janvier jusqu’au 25 avril 1915, le dernier jour au front de l’auteur.

Je n’ai honnêtement pas aimé ce livre. Et je suis sortie de ma lecture quelque peu nauséeuse, un goût de terre au fond du palais (je suppose que c’était un effet voulu par l’auteur). Ceux de 14 reste cela dit très émouvant et très vrai, on suit l’évolution des sentiments du personnage au fur et à mesure que la guerre s’embourbe, et une certaine proximité se crée entre le narrateur personnage et le lecteur. Mais sa lecture a été incroyablement pénible. J’ai eu besoin de très longues pauses par moment et n’ai pu enchaîner combats sur combats Je suppose que ce doit être la routine du soldat, la crasse, la peur, la mort. Finalement toujours la même chose. Et puis les termes très techniques (désignant par exemple les armes) m’ont plutôt embrouillée dans ma lecture. Toutefois (et beaucoup de sites Internet, livres, articles l’ont confirmé) ce livre reste le plus authentique des témoignages sur la grande guerre. Paul Guimard parle d’un « constat modeste, mesuré, terriblement précis », et ajoute « qu’aucun réquisitoire contre la guerre n’a atteint la puissance de ce récit ». C’est un témoignage authentique, l’auteur s’étant refusé le moindre écart à la réalité , « tout arrangement fabulateur, toute licence d’imagination » (d’ailleurs l’auteur s’est servi de notes prises pendant le combat pour la rédaction de ses livres et nous pouvons aussi remarquer que tous les hommes qu’il y côtoie sont désignés par leur propre nom).


Un long dimanche de fiançailles, Sébastien Japrisot

mardi 10 mars 2009

De Mélissa (1ère L2 – Lycée Van Dongen)

L’auteur

Sébastien Japrisot, scénariste, traducteur et romancier, de son vrai nom Jean-Baptiste Rossi, est né en 1931 à Marseille et mort en 2003. Issu d’une famille d’immigrés italiens,il fait des études chez les jésuites et publie son premier roman à dix-neuf ans, un ouvrage sulfureux évoquant une relation amoureuse entre un collégien et une religieuse (Les mal partis, 1966). Il écrit ensuite une dizaine de romans, dont la plupart sont adaptés avec succès au cinéma (Compartiments tueurs, L’Eté meurtrier, Un long dimanche de finaçailles…). Ce dernier roman, publié en 1991, reçoit le Prix interallié.

Résumé

C’est l’histoire de cinq soldats qui refusent de faire la guerre et qui veulent rentrer chez eux pour revoir leur famille et échapper à la dureté des combats. Ils se mutilent volontairement en espérant obtenir une permission, mais ils sont tous les cinq pris sur le fait, et condammés à mort. Mathilde, la petite amie de l’un d’entre eux, nommé Manech, est avertie de l’arrestation de son époux par Daniel Esperanza ,l’homme chargé de guider les condamnés sur le lieu des bombardements. Elle ne veut en aucun cas croire en la mort de son fiancé et enquête afin de pouvoir le retrouver. La fiancée de l’un des cinq comdamnés, Tina Lombardi, est guillotinée pour avoir tué un officier, qu’elle tenait responsable de la mort de celui qu’elle aimait. Après des années de recherches, Mathilde parvient à retrouver Manech, grâce à un homme qui lui a porté secours sur le champ de bataille. Mathilde retrouve enfin son fiancé sous un autre nom et amnésique. Il est le seul survivant des cinq.

Critique

Ce roman montre la dureté de la guerre pour ces soldats condamnés à mort pour avoir tenté de fuir. On se rend vite compte que ces soldats étaient opprimés, et qu’ils ne pouvaient pas échapper à la mort, d’une manière ou d’une autre, que ce soit sous les bombardements des soldats allemands, ou par la peine de mort qui leur était infligée par leur propre camp s’ils tentaient de fuir. On voit aussi que la guillotine était utilisée pour rendre la justice : cela montre à nouveau dans quelle société difficile et meurtrière les gens de cette période vivaient.

J’ai été touchée par le combat d’une femme pour retrouver son fiancé. Ce roman démontre que lorque l’on aime vraiment quelqu’un et lorsqu’on y tient, on fait tout son possible pour le retrouver. Je trouve également que ce roman est très intéressant car il raconte clairement la réalité de la guerre, précisement lorsqu’il s’agit de désertion : il montre que la guerre était réellement horrible,que la mort guettait à tout moment les soldats français, y compris dans leur propre camp.


L’équipage, Joseph Kessel

lundi 9 mars 2009

Fiche de lecture de Louise, 1ère L2 (lycée Van Dongen)

L’auteur

Joseph Kessel est né en Argentine en 1898 et a émigré en France avec ses parents dès son enfance. Il fut d’abord brancardier durant quelques mois en 1914, puis journaliste au service de politique étrangère du Journal des Débats en 1915. Il fit ensuite quelques apparitions dans le monde théâtral en 1916, mais à la fin de cette année là, décida de s’investir dans la guerre et il s’engagea volontaire dans l’aviation. Cette expérience l’inspira pour son roman L’équipage, publié en 1923. Par la suite, Joseph Kessel mena une carrière de grand reporter et de romancier, auteur de romans d’aventures exotiques comme Le Lion, Les Cavaliers, etc. Il entra dans la Résistance pendant l’Occupation, et on lui doit la chanson résistante « Le chant des partisans ». Il mourut en 1979.
Résumé
C’est le récit romancé de la première guerre mondiale (1914 – 1918). Ce livre parle de l’aviation pendant la première guerre mondiale, en mélangeant amour et camaraderie. En effet, le personnage principal, qui se nomme Herbillon, s’engage dans l’aviation car cela a toujours été un rêve pour lui. Mais pour cela, il doit quitter sa compagne auquel il tient beaucoup. Arrivé au camp d’aviation, Herbillon se fait de nombreux amis qui sont aussi ses équipiers. Il se lie particulièrement d’amitié avec un dénommé Maury, et découvre qu’ils aiment la même femme, Denise. Ce lien va encore plus les rapprocher alors qu’il devrait les éloigner. L’équipage est un ensemble de personnalités toutes différentes les unes des autres, qui se complètent à merveille. Un seul point commun entre toutes ces personnes : aucune n’a peur de mourir.
Critique :
Dans ce roman, la guerre est en arrière-plan.  Nous ne ressentons pas la misère ou la déchéance des hommes, on parle davantage de la complexité de la vie amoureuse, de la fraternité, etc. Ce livre est baigné d’une ambiance de complicité et de courage. L’auteur a une vision assez optimiste de la guerre : chaque personnage paraît heureux, les seules souffrances sont liées à la vie intime : « Denise ne voulait donc pas comprendre qu’une honte atroce, pareille à celle d’un inceste brusquement révélé, qu’un sentiment unique fait de respect et de pitié, de fraternité d’armes, se trouvait à jamais souillé, corrompu ». L’auteur a conscience que cette vision paisible d’une guerre souvent dépeinte comme atroce peut paraître étonnante : « On attendait de lui des récits, arrangés à la manière des livres et comme son imagination s’en forgeait elle-même avant qu’il partît pour le front. Il s’irritait obscurément de céder à cet espoir de merveilleux qui agitait ses auditeurs et de fausser, malgré lui, la peinture de sa vie d’escadrille. L’aurait-on cru d’ailleurs s’il l’avait retracée fidèlement, avec sa paresse et ses vols pour la plupart paisibles? Le pathétique grossier des journaux avait trop nourri les imaginations pour qu’elles pussent accepter si étonnante simplicité ».
Ce livre m’a plu, parce que je trouve son propos honnête : il met en évidence le fait qu’il y a eu de la fraternité au moment de la guerre, et non pas forcément que de la haine, des combats et des morts. Il faut dire que le point de vue de l’aviateur ne peut pas être celui du poilu dans les tranchées. Je cite un passage qui me semble intéressant pour expliquer le titre du livre, page 93 : « Alors ils surent ce que les camarades entendaient par équipage. Ils n’étaient pas simplement deux hommes accomplissant les mêmes missions, soumis aux mêmes dangers et recueillant les mêmes récompenses. Ils étaient une entité morale, une cellule à deux cœurs, deux instincts que gouvernait un rythme pareil. La cohésion ne cessait point hors des carlingues. Elle se prolongeait en subtiles antennes, par la vertu d’une accoutumance indélébile à se mieux observer et se mieux connaître. Ils n’avaient fait que s’aimer ; ils se complétèrent ».


Orages d’aciers d’Ernest Jünger

dimanche 8 mars 2009

Fiche de lecture d’Alice, 1ère L2 (lycée Van Dongen)

L’auteur

Ernst Jünger (1895-1998) s’engagea à 19 ans dans la Première guerre mondiale. Blessé quatre fois, devenu officier, il reçut la Croix pour le Mérite, la plus haute récompense militaire allemande. Orages d’acier est un récit autobiographique paru en 1920 : Jünger a éxécuté un travail de réécriture à partir de ses carnets de guerre. Jünger deviendra ensuite un journaliste et un intellectuel nationaliste, mais il s’opposera au nazisme.

Résumé

Ce livre raconte le quotidien d’un soldat allemand pendant quatre ans, son parcours, son évolution personnelle. Tout au long du livre, on découvre les combats et l’attente dans les tranchées, rythmée par les déplacements du front. Au début, Ernst Jünger est un « bleu », un aspirant naif qui voit la guerre comme une sorte d’aventure excitante. Plus le roman avance, plus il « grandit », il monte en grade et découvre la souffrance et l’horreur. Mais il ne cache pas non plus sa fascination pour la guerre, et montre que l’héroïsme reste possible – par exemple, à la fin, lors de la débâcle allemande, grièvement blessé au poumon, il est sauvé par ses camarades qui se sacrifient pour lui.

Commentaire

L’ouvrage nous apprend comment vivaient les combattants de la Grande Guerre, ce qui se passait au front , dans les tranchées, les mutations des soldats , mais également la perception de Jünger sur cette guerre , comment il l’a vécue personnellement , ses expériences , son parcours individuel . . . Je dirais donc que ce livre montre l’histoire des soldats de la Grande Guerre en général , et également l’histoire personnelle d’un soldat. Ce livre ne dénonce pas la guerre, il la raconte assez froidement, d’un point de vue souvent distancié et lucide. André Gide pensait que c’était « le plus beau livre de guerre, d’une bonne foi, d’une honnêteté, d’une véracité parfaites ». 

Mon avis : Je voudrais en conseiller la lecture aux autres, afin de montrer la vie des soldats pendant ce conflit , qui me paraît très dure.  De plus le livre est facile à lire. J’ai trouvé le livre assez intéressant du point de vue humain.  Mais je trouve que les descriptions de batailles sont trop longues, répétitives, et parfois ennuyeuses, même si ce rythme reflète la monotonie de la vie du combattant.

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Derniers ateliers de diction à voix haute (Lagny)

dimanche 8 mars 2009

Voici les horaires pour la dernière série d’ateliers à voix haute prévus pour jeudi et vendredi de cette semaine :

– Jeudi 12 mars :
8h15-10h groupe 1
10h15-12h groupe 2

– Vendredi 13/03 :
8h15-10h groupe 3
10h15-11h05 groupe 1
11h10-12h05 groupe 2
12h10-13h groupe 3

Rappel de la composition des groupesCliquez ici

Voici les textes choisis par André LONCIN – cliquez ici


« Les Champs d’Honneur », Jean Rouaud.

jeudi 5 mars 2009

Fiche de lecture de Marine, 1ère L1 (lycée Van Dongen)

Jean Rouaud naît à Campbon (Loire-Atlantique) en 1952. Il possède une maîtrise de lettres, et rédigera plusieurs articles pour des unes de journaux.

Il reçoit le prix Goncourt en 1990 pour son roman « Les Champs d’Honneur ».

Jean Rouaud semble avoir écrit « Les Champs d’Honneur » afin qu’il fasse office d’exutoire. En effet, ce roman inspecte un à un ses proches disparus au vingtième siècle, en Loire-Inférieure. Nous partons de son grand père (Alphonse), assez retiré, pour aller de manière habile vers sa grand mère, en passant par une description touchante et criante de vérité du crachin breton, ainsi que de la 2 chevaux bringuebalante et perméable du grand-père. Il nous parlera aussi de son père, de sa grande tante Marie, et de ses grands oncles, morts pendant la guerre en 1916.

Ces minces pages réservés à ses cousins (p.153 à 171) sont d’ailleurs les seules ayant un rapport concret avec la guerre. Il nous y décrit l’horreur des gazs et du fait d’être blessé.

Ce livre est un assemblage de petites biographies, où se mixent astucieusement anecdotes et sentiments, tous ces souvenirs et ces histoires de familles se mêlant dans le désordre, comme des pensées écrites spontanément sur un papier. L’écriture simple de Jean Rouaud est très nettement portée sur la description, de manière très juste et touchante.


Clavel soldat de Léon Werth

vendredi 13 février 2009

Lecture de Clavel Soldat

Par Madeleine, 1ère L1 (lycée Van Dongen)

ce livre est un témoignage, raconté par Clavel, soldat de la première guerre mondiale. Son récit débute quasiment au début de la guerre, il raconte ce qu’il y vit : des jours entiers sans dormir, ou si peu, les pieds dans la boue. Dans les tranchées, ou dans les villages, le lecteur suit Clavel, et ses impressions, son récit : comme tout témoignage de la guerre 14-18, il est atrocement réaliste, le lecteur est confronté à cette dure réalité qu’est la guerre, entre les hommes qui sont morts depuis un mois ou plus et que l’on a pas pu enterrer, ou ceux blessés par les obus, et qui ne seront soignés que très tard…ou pas .

Ce que j’apprécie dans ce livre, outre certain passages difficiles, c’est que Clavel ne raconte pas la guerre avec haine, jamais aucune haine dans ses yeux lorsqu’il est face à un allemand . Clavel fait la guerre, parce qu’il est obligé.

Un très beau témoignage de guerre. A lire

madeleine BARTNIG


L’équipage de Joseph Kessel

jeudi 12 février 2009

Par Laurène, 1ère L1 (lycée Van Dongen)

Brèves sur l’auteur :

Joseph Kessel est née le 10 février 1898 en Argentine.

Il fit des études littéraires en France, et s’engagea volontairement dans un régiment d’aviation en 1916 (d’où il tira par la suite l’inspiration pour son roman « L’équipage »).

Après être devenu correspondant de guerre(en 1940)puis résistant français, il reprit l’écriture de ses livres jusqu’à sa mort. L’Equipage parut le 04 février 1977, il repose sur des expériences personnelles de l’auteur et en ce sens, il me semble qu’il s’agit d’une réalité romancé.

Résumé :

L’histoire se déroule durant la première guerre mondiale, Jean Herbillon est un jeune homme enthousiaste qui vient de terminer sa formation d’observateur aérien et qui s’apprête à rejoindre son escadrille au front. Il laisse derrière lui ses parents, sa compagne, son frère, ses amis et part pour l’inconnu en quête de gloire et d’une certaine reconnaissance. Ce héros plein de rêves et de fierté ne se doute pas encore de la triste réalité qui l’attend. En effet, honoré de défendre son pays et grisé à l’idée de se battre Jean n’a pas encore conscience des ravages de la guerre, il ne réalise pas au moment où il part que, comme beaucoup de ses camarades, il pourrait y laisser sa vie.

Ce roman est le récit de belles amitiés viriles, d’une histoire d’amour complexe (entre le héros et une fille rencontrée un soir) et d’une guerre ravageuse.

Ecrit en 1923,(soit peu de temps après la fin de la première guerre mondiale) « L’équipage » relate du parcours d’un soldat quelque peu orgueilleux que la guerre va profondément transformer. Ce ne sont pas vraiment les combats qui sont détaillés dans ce livre, mais plutôt les observations et les émotions d’un groupe de personnes qui partage un quotidien difficile, terrifiant.

Dans ce roman, on nous rappelle que partir à la guerre à cette époque était source de fierté et d’honneur pour un grand nombre d’hommes(les jeunes notamment). Et puis on découvre par l’intermédiaire de personnages variés, toutes sortes d’états d’esprit et de sentiments tels que: le courage, la méfiance, la terreur, le dégout, la tristesse, la pitié ou encore l’amour. L’auteur propose ainsi une vison de la guerre moins vive que celle des tranchées mais différente et cependant tout aussi émouvante.

Je conseille « l’Equipage » à tous ceux qui aiment lire car il m’a beaucoup plus (malgré la personnalité du héros, à laquelle j’ai eu des difficultés à m’habituer au début) et qu’il m’a semblé très bien écrit. Egalement parce que c’est un récit poignant qui permet un autre regard sur la guerre tout en demeurant triste et réaliste.

Sources utilisées :
www.edistat.com.list.php?AUTEUR=Joseph+Kessel( date de parution de L’équipage)
www.académie-française.fr (biographie de Joseph Kessel)
Dictionnaire Hachette 2008(vérification de la bio)



La chambre des Officiers, Marc Dugain

jeudi 12 février 2009

Par Jessica, 1ère L1 (lycée Van Dongen)

La chambre des Officiers, Marc Dugain

Lieux : PARIS ( VAL-DE-GRÂCE)

Epoque: Guerre 1914-1918 .

Début de l’histoire = Début de la guerre

Durée de l’histoire= Jusqu’à la fin de la guerre

Personnages: Adrien _ Ingénieur des arts; vit en dordogne ( en province ) ; Son père est mort mais il lui reste sa mère et ses deux soeurs. Son meilleur amis s’apellent Bonnard et son amour d’un Soir : Clémence , elle va jouer une rôle important dans le moral du personnage principal : Adrien.

Clémence_Adrien rencontre Clémence à la Gare de l’Est avant d’aller au front . Il lui propose de passer une nuit avec lui et elle accepte malgrè le fait Qu’elle vient de laisser s’en aller son fiancé futur en Guerre.

Henri de Pananster_ Breton,Catholique,Capitaine,sculte,calme,riche et noble. Il a perdu la moitié de son menton à cause d’un obus . Il a l’œil crevé , l’orbite défoncé par le fer d’un cheval. Il aurait pu y rester si il n’y avait pas de la boue pour arrêter l’hémorragie.

Weil_Juif,Aviateur,Visage Brûlé, Jovial et plaisante Beaucoup.Il a perdu un oeil au cours de la bataille.

Marguerite_Fille de grand bourgeois , mal aimée par sa famille, Infirmière à l’avant, blessée au visage lors d’une attaque : Sourde et défiguré. C’est elle la pire des trois puisque c’est une femme qui ne pourra plus être aimé des hommes et qui donc n’a plus d’avenir .

Résumé:

Adrien voit sa vie changer lorsqu’on lui apprend qu’il doit défendre sa patrie dans la guerre. Du haut de ses 22 ans , le petit Provincial s’engage dans les rangs des français . Mais à peine va t-il commencer que la guerre est déjà finie pour lui . La guerre il la passera dans un Hôpital de Paris , le VAL-DE-GRÂCE , où se trouve toutes les Gueules cassées ( Les victimes de guerres). Ce livre ne nous parle pas de la guerre en elle-même et de ses bataille dans les tranchés mais il nous parle de l’horreur de la guerre dans le mental des Soldats. L’après guerre est le plus dur ; le regard des gens surtout mais aussi , pour certain, le rejet des gens qu’on aime …

Le passage m’ayant donner envie de réagir c’est quand l’ancien patron d’Adrien ne l’a pas engagé car il était défiguré. Il pense qu’avec son visage il ne pourra plus vendre. Cela me met hors de moi puisque pendant tout le long de son séjour au val-de-grâce il n’a pensé qu’aux regards des autres lorsqu’il sortira. Et quand enfin il prend confiance en lui on le rejette.

Je vous conseille ce livre car il est très émouvant et très bien écrit. Il est vu à travers de vrais soldats et a même reçu le Prix des libraires

JESSICA K.

Travail personnel, qui donne envie de lire le livre. C’est cependant bien incomplet sur l’auteur (a-t-il vécu la guerre ?), la date de parution, et sur le contexte historique.


Café littéraire à Lagny

vendredi 6 février 2009

Aux élèves des 1ères L1 et L2

Samedi 14 février de 9h à 12h, un café littéraire est organisé.

Maison des lycéens

Apportez votre roman.

Pour le préparer, analysez la façon dont l’auteur traite les points suivants :

– Description des combats, de la violence.
– Présence de la mort dans le roman ?

– Description de l’attente

– Les relations entre poilus.
– Description des poilus, de leur courage, de leurs souffrances : des héros ?
– Perception/présence de l’ennemi
– Les liens familiaux
– La perception de l’arrière par les poilus.
– La description des difficultés de l’arrière
– Le message/jugement délivré par le roman sur la guerre.

On vous proposera de lire des extraits en lien avec ces thèmes. Essayez d’ici samedi de les repérer !

Télécharger les documents qui seront distribués samedi :

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