Par Tania, 1L1

A première vue personne ne se douterait que derrière les murs d’un simple Musée se cacheraient les vestiges de huit longues journées, vécues par des soldats de la Première Guerre Mondiale. Je ne vais pas décrire instant par instant ce que j’ai vécu et ressenti mais je vais tout simplement décrire deux instants très marquants de cette visite. Au bout de vingt minutes de marche, et de description et de vision d’images sur un retro-projecteur , nous nous sommes avancés plus loin dans ces cavernes sombres pour arriver face à un autre rétro-projecteur qui nous montrait une chose à laquelle les soldats tenaient beaucoup: l’écriture de cartes pour leurs familles. C’est précisément cet instant qui m’a ému, voir l’image d’un homme qui écrit et entendre ces mots si touchant pour sa femme… Sa pensée pour son enfant qu’il croit pouvoir revoir après la Guerre, ce temps qu’il veut rattraper.. Entendre ensuite que ce soldat est mort pendant la Guerre m’a particulièrement touché. Après ce moment très silencieux ou je pense chacun d’entre nous à été touché, nous nous sommes encore plus enfoncés dans ces carrières jusqu’au bout, là ou l’assaut pour attaquer les Allemands à été lançé en 1917. On a vu la petite sortie par laquelle les soldats Néozélandais et Britanniques ses sont lançés à la mort sans pouvoir en revenir. Le commentaire que l’on entendait grâce aux casques était particulièrement émouvant, on a pu comprendre et ressentir la peur de ces soldats qui minute après minute se rapprochaient d’une mort presque certaine .

Publié le vendredi 27 mars 2009 dans Après l'échange, récits et réactions | Aucun commentaire »

Sur radio PFM, une émission traitant de notre échange entre Arras et Lagny autour de la Grande Guerre :

http://www.radiopfm.com/spip.php?article1776

avec Clotilde, Julie, Natacha et Louise

Publié le jeudi 26 mars 2009 dans Actualités | Aucun commentaire »

Les Champs d’honneur.

Les Champs d’honneur de Jean Rouaud traite de la Grande Guerre d’une façon tout à fait singulière. Il s’agit d’une biographie de la famille de l’auteur. Celui-ci fait le récit de son histoire familiale et le portrait des membres de sa famille. La mort de son père, de sa grande-tante et de son grand-père maternel ravive le souvenir de la disparition de deux frères de la famille, Emile et Joseph ( les grands-oncles de l’auteur), victimes de la Grande Guerre en 1916. L’existence de ces deux frères sacrifiés et l’impact énorme de la Grande Guerre sur la famille de l’auteur ne nous sont dévoilés qu’à la fin du récit. Cela renforce toute son intensité.

L’extrait.

« La lettre de Commercy mit dix ans à arriver jusqu’à nous. Elle marqua pour Mathilde la fin de sa jeunesse, ce moment d’abdication où, si l’on s’autorise encore à rêver, c’est en s’interdisant désormais d’imaginer que la rêverie débouche un jour sur le réel. Dès la formule de condoléances, on comprend que rien de ce qu’on espère vraiment n’arrive jamais, qu’il n’y a pas de miracle, pas d’histoire de Polonaise aux grands yeux mettant le grappin sur un galant petit Français, pas d’amnésie provisoire, mais qu’Emile est bien mort. Simplement, son camarade signale l’avoir enterré de façon sommaire au pied d’un eucalyptus, où il saurait le retrouver si la famille se montrait désireuse de ramener le corps parmi les siens- ce qui avait été, semble-t-il, le désir du mourant et la raison de cet escamotage, pour éviter une inhumation collective ou la lente décomposition sur le champ de bataille. Mais il y a déjà plusieurs lignes que la vue de Mathide se brouille, et sur un clignement de paupières une ribambelle de larmes s’affale sur le papier. Ce n’est pas tant la confirmation de cette mort qu’elle a de toute façon apprise il y a douze ans maintenant, mais ce trait final qui clôt l’attente, cette porte qui se referme. »

Intérêt de l’extrait.

Plus que l’horreur des tranchées, Les Champs d’honneur dépeint le vide et la souffrance créés par la Grande Guerre. Les espoirs et la peine de Mathilde illustrent bien cet aspect de la guerre. En ce sens, cet extrait est à l’image de la totalité du récit Des Champs d’honneur .

De plus, certains éléments de cet extrait soulignent la deshumanisation des soldats et l’impuissance des familles. En effet, la mort d’Emile est présentée comme un fait anodin, une mort parmi tant d’autres, ce que nous pouvons voir à travers les expressions « simplement », « signale »,  » de façon sommaire », « pour éviter une inhumation collective et la lente décomposition sur le champ de bataille ». Les dix ans d’attente paraissent une durée incroyablement longue, les familles semblent impuissantes.

Enfin, comme le suggère l’utilisation du pronom impersonnel « on », les sentiments de Mathilde sont ceux que toutes les femmes de soldats ont pu ressentir en apprenant la mort de leur mari. Mathilde incarne donc toutes les veuves de la Grande Guerre, ce qui confère une portée universelle à cet extrait.

Commentaires fermés sur Extrait de L’Eté 14, Les Thibault, Roger Martin du Gard

Par Julie, 1ère L2

Dans la saga des Thibault, Roger Martin du Gard s’intéresse à la manière dont l’histoire influence les destinées individuelles. Dans le volume intitulé l’Eté 14, on assiste à l’approche de la guerre : sont évoqués en arrière-plan les événements politiques, mais aussi les mentalités de l’avant guerre, à travers deux frères, Jacques et Antoine, qui n’ont pas du tout le même regard sur la situation. Jacques, le socialiste révolutionnaire, s’attend à ce qu’une guerre éclate ; Antoine, le brillant médecin, ne pense pas que la guerre soit possible car selon lui les dirigeants font tout pour maintenir la paix, et ce qui l’interesse avant tout c’est de pouvoir exercer son métier sans que rien ne le gêne. J’ai choisi cet extrait car il montre bien cette opposition : le premier incarne la révolte, le second la prudence, le sens du devoir et le respcet de l’ordre établi. La deuxième raison pour laquelle j’ai choisi cet extrait est qu’il nous montre qu’une guerre peut arriver à n’importe quel moment, sans que l’on s’en rende vraiment compte.

         « Tu crois vraiment qu’une guerre couve dans les Balkans ? »

Jacques regardait fixement son frère :

       «  Est-ce possible qu’à Paris vous n’ayez  pas encore la moindre notion de ce qui se passe depsuis trois semaines ? Tous ces présages qui s’accumulent ! Il ne s’agit plus d’une petite guerre  dans les Balkans : C’est toute l’Europe, cette fois, qui va droit à une guerre ! Et vous continuez à vivre, sans vous douter de rien ? »

       – « Tzs tzs », fit Antoine, sceptique.

Pourquoi pensa-t-il soudain au gendarme qui était venu, un matin, de cet hiver à l’heure où il allait partir pour l’hôpital, changer l’ordre de mobilisation de son livret ? Il se souvint qu’il n’avait même pas eu la curiosité de regarder quelle était sa nouvelle affectation Après le départ du gendarme, il avait jeté le livret dans quelque tiroir – Il ne savait même plus où…

-«  Tu n’as pas l’air de comprendre, Antione… Nous sommes arrivés au moment où, si tous font comme toi, si tous laissent les choses aller, la catastrophe est inévitable… Déjà, à l’heure actuelle, il suffirait, pour la déclencher, d’un rien, d’un stupide coup de feu sur la frontière austro-serbe… »

Antoine ne disait rien. Il venait de recevoir un léger choc. Une bouffée de chaleur lui enflamma le visage. Ces paroles touchaient brusquement en lui comme un point secret que, jusqu’alors, aucune sensibilité particulière ne lui avait permis de localiser. Lui aussi, comme tant d’autres en cet été de 1914, se sentait vaguement à la merci d’une fébrilité collective, contagieuse – d’ordre cosmique, peut-être ? – qui circulait dans l’air. Et, pendant quelques secondes, il subit, sans pouvoir s’en défendre, l’angoisse d’un pressentiment. Il surmonta presque aussitôt cet absurde malaise, et, réagissant à l’extrême, comme toujours, il prit plaisir à contredire son frère – mais sur un ton conciliant :

       «  Naturellement, là dessus, je suis moins renseigné que toi… Tout de même, reconnais avec moi que, dans une civilisation comme celle de l’Europe occidentale, l’éventualité d’un conflit général est à peu près impossible à imaginer ! Avant d’en arriver là, il faudrait, en tout cas de tels revirements d’opinion !… Cela demanderait du temps, des mois, des années peut être… pendant lesquels d’autres problèmes surgiraient, qui enlèveraient à ceux d’aujourd’hui leur virulence… »

Il sourit tout à fait rasséréné par son propre raisonnement.

 

 

Publié le lundi 23 mars 2009 dans Anthologie | Commentaires fermés sur Extrait de L’Eté 14, Les Thibault, Roger Martin du Gard

Par Cynthia, 1ère L2

Verdun est un extrait du cycle romanesque Les hommes de bonne volonté, écrit par Jules Romains. Cet épisode raconte la vie de plusieurs soldats partis au front, durant la première guerre mondiale. L’extrait est une partie d’un dialogue entre Jallez et Jerphanion. Ce dernier est un soldat en permission. Ils sont assis à une terrasse et le soldat raconte à son amie ce qu’il vit chaque jour dans les tranchées de Verdun, avec beaucoup d’émotion et d’amertume. J’ai choisi ce passage car le personnage prend du recul, il démystifie cette bataille historique. Loin d’être épique, le quotidien du poilu s’avère minable, dérisoire.

Qu’est-ce qui m’a le plus démoralisé durant cette période ? Oh ! même pas les trois jours de famine. Je crois bien que c’est l’état dans lequel était ce secteur qu’on nous donnait à garder, l’aspect lamentable de ces trous qu’on osait appeler nos tranchées… oui la pauvreté de tout cela, l’absence d’organisation, de prévision ; et le travail que nous avons dû faire pour creuser hâtivement, sous les sifflements d’obus des deuxièmes, des troisièmes lignes, que ces feignants de la Région Fortifiée avaient eu six mois, un an, pour préparer, sans même s’exposer aux marmites ; un travail qui s’ajoutait à l’épuisement de la faction, des alertes, des corvées… D’abord c’est incroyable comme on peut s’attacher, accorder du prix à ce qu’il y a d’organisé, d’humain dans un secteur ; surtout bien entendu quand on le pratique pendant longtemps, et que chaque fois qu’on y remonte on retrouve des habitudes, des petites manies qu’on y a laissées. Mais même s’il est nouveau pour vous, les habitudes, les petites manies du prédécesseur ont fait le lit des vôtres. Le lieu est habitable, même s’il y pleut des obus. Ce ravin d’Haudromont était scandaleusement inhabitable… Il y a encore ceci, qu’en arrivant là-haut, je m’attendais, comme disent les journalistes, à “entrer dans le fournaise de Verdun”. Tu comprends ? Obus de tous les cotés, bataille dans les bois, avances, reculs ; attaques, contre-attaques ; une avalanche de périls massifs… donc, certainement quelque chose de plus terrible que ce que nous avons trouvé… des rafales d’émotions plus répétées et plus violentes…

Publié le lundi 23 mars 2009 dans Anthologie | Aucun commentaire »

BLOT Désiré Valentin …

Désiré Valentin était mon arrière grand-père. Fils de Désiré Clément et de Vateler Marie, il est né le 2 février 1889 à Nanteuil les Meaux, en Seine et Marne.

Il a participé a la Grande guerre du 03/08/14 au 16/07/19.

Je ne sais rien de plus. Je n’ai trouvé comme seule trace de lui, que son carnet militaire qui n’a apparemment pas été complété.

Je n’ai pas pu interroger les membres de sa famille car son fils est décédé. C’est donc ma grand-mère qui a récupéré le carnet militaire, mais elle ne sait rien de la vie de son beau-père.

Grâce a ce carnet j’ai pu savoir en quelques lignes qui était mon arrière grand-père ainsi que mon arrière-arrière grand-père.

Publié le vendredi 20 mars 2009 dans Mémoires familiales | Aucun commentaire »

Tout d’abord ce monument se situe dans un Parc clos, à proximité de la Mairie de Vincennes, ce qui peut donner un sens politique à cette statue, le parc est uniquement ouvert au public les jours fériés célébrant un Armistice. A cette occasion un discours est prononcé et les gens peuvent aller déposer des fleurs. La Statue elle-même représente une Femme, certainement une veuve , ou peut-être une allégorie de la Liberté . Comme bon nombre de monuments un petit texte est inscrit sur une dalle:  » morts pour la patrie ». Ce monument est d’une Grande simplicité et appartient au genre du Monument funéraire qui montre le deuil et la tristesse de la Guerre.

Publié le vendredi 20 mars 2009 dans La Grande Guerre entre histoire et mémoire | Aucun commentaire »

Par Justine, 1ère L2 (lycée Van Dongen

Cet extrait est tiré du roman Dans la guerre d’Alice Ferney publié en 2003, qui raconte le quotidien de deux époux séparés par la guerre, Jules et Félicité. Le dernier chapitre, intitulé « Armistice »,  décrit ce jour du 11 novembre 1918, qui est censé être un jour heureux et mémorable, mais qui fut surtout le début d’une longue période de deuil. L’extrait montre aussi que cette guerre ne servira pas forcément de leçon, qu’elle finira par être oubliée, et que les hommes se rendront à nouveau coupables des mêmes horreurs.

« Le mot « armistice » est le plus beau du monde, pensait Félicité. Mais une ombre étreignait son cœur généreux : comment partager la joie des autres quand ce jour de paix ne ramènera aucun soldat dans votre maison ? Jules était mort. Petit-Louis était mort. Il ne fallait pas l’oublier. Est-ce que les enfants n’allaient pas justement se mettre à réclamer leur père ? Cette possibilité l’inquiétait. Pauvre petits ! Elle n’attendait personne. On prévenait déjà que la démobilisation serait lente, qu’il faudrait être patient, que beaucoup de soldats étaient blessés… Félicité se désolait qu’aucune de ces exhortations ne la concernât. Patiente ! A la place des chanceuses, comme elle l’aurait été, croyait-elle. Les cloches sonnaient. On criait partout. Ils criaient parce que c’était fini comme ils avaient crié parce que ça commençait, remarquait Félicité. Il fallait de la bonté pour se réjouir avec la foule. Elle l’écrivait à Brêle qui, en Espagne, commençait à revivre. Son cœur là-bas recollait ses fragments, nourrissant une fringale de beauté avec le visage de Félicité. Quel prénom elle avait là ! pensait-il, plongé dans la belle eau de l’amour naissant. La vie et la mort se nouaient en une embrassade funeste au creux de lui-même. Une ouverture lumineuse s’était faite dans le sombre de la guerre, mais la mémoire ne s’effaçait pas devant l’avenir. Nous serons toujours des êtres d’après cette barbarie, écrivait Brêle, et vous verrez, bientôt on ne saura même plus pourquoi l’on s’est battus. D’ailleurs ça fait bien longtemps que personne ne le sait plus. On découvrira que tout ça n’a servi à rien. »

Publié le dimanche 15 mars 2009 dans Anthologie | Aucun commentaire »

Par Emilie, 1ère L2 (lycée Van Dongen)

La main coupée de Blaise Cendrars est un roman autobiographique. Ce titre fait référence à la mutilation que l’auteur dut subir après avoir été blessé au cours de la première guerre mondiale. Nous suivons l’avancée du conflit à travers les différents portraits et hommages que fait Blaise Cendrars de ses propres camarades, pour la plupart tués au combat.

L’extrait choisi fait partie du portrait de Garnéro, qui survivra par miracle : Blaise Cendrars, qui le croyait mort, ne le retrouve que dix ans plus tard ! Le récit que fait Garnero de sa « résurrection » est haletant, terrifiant : nous éprouvons les sentiments d’un homme enterré vivant par ses propres amis ! 

 » Est ce que je suis vraiment mort, caporal ? je l’ai cru quand vous m’avez flanqué des pelletées de terre sur la figure et que je vous ai entendus vous éloigner. Oui, j’étais bien mort ou tout au moins en train de crever pour de bon, lentement, sûrement, et je tournais de l’oeil quand une douleur fulgurante m’a fait revenir à moi. C’était ce bon dieu d’obus qui m’a emporté la jambe et qui m’avait déterré et envoyer dinguer à 100 mètres. Alors, je me suis mis à gueuler. Oh, veine ! ma voix sortait et l’on est venu le ramasser. Mais si vous, salauds, n’étiez pas venus me changer de place, jamais le deuxième obus ne m’aurait trouvé justement là pour me prendre la jambe et me rendre la voix, et j’aime mieux parler que courir. « 

(extrait trop court ! Prenez aussi ce qui précède, c’est passionnant!)

Publié le dimanche 15 mars 2009 dans Anthologie | Aucun commentaire »

Dounia, 1L2, Lagny

Johnny s’en va en guerre de Trumbo DALTON

Ce roman est plutôt dur et triste (âmes sensibles s’abstenir!) : le héros, Joe, blessé à la guerre, se retrouve du jour au lendemain amputé des bras et des jambes, sourd et aveugle. Coupé du monde, il se souvient de son passé par flash back. Il essaie malgré tout de reprendre goût à la vie, et espère qu’il sera accepté tel qu’il est. Ce roman publié en 1939 n’évoque guère les champs de bataille, la plus grande partie de l’histoire se déroulant dans l’hôpital où Joe est soigné. mais il traite des conséquences atroces de la guerre – des dégâts physiques et psychologiques, des vies détruites… Dans ce passage qui est une ode à la vie, l’auteur, par la voix de Joe, délivre un message pacifiste explicite.

Il n’y a rien de noble dans le fait de mourir. Même pas si vous mourez l’honneur. Même pas si vous mourez en héros, si vous êtes le plus grand héros que la terre ait porté. Même pas si vous êtes célèbre au point de rendre votre nom inoubliable et qui donc atteint pareille célébrité ? La chose qui a le plus d’importance c’est votre vie mes petit gars. Mort vous n’êtes bons à rien, sinon a servir de sujet aux discours. Ne les laissez plus vous duper. Ne leur prêtez pas d’attention quand ils vous taperont sur l’épaule en disant venez nous allons nous battre pour la liberté ou quel que soit le mot qu’ils emploieront car il y a toujours un mot. Dites tout simplement désolé monsieur je n’ai pas le temps de mourir je suis trop occupé et puis tournez les talons et courez comme le diable. S’ils vous traitent de lâche, n’y prêtez pas attention car votre rôle consiste à vivre et non à mourir. S’ils vous parlent de mourir pour des principes qui sont supérieur à la vie, répondez non monsieur vous êtes un menteur. Rien n’est supérieur à la vie. Qu’y a t-il de noble à être enseveli dans la terre et à se décomposer? Qu’y a-t-il de noble à être aveugle et sourd et muet? Qu’y a-t-il de noble à être mort? Quand on est mort monsieur tout est terminé. C’est la fin. On est moins qu’un chien moins qu’un rat moins qu’une abeille ou une fourmi moins qu’un vermisseau qui rampe sur un tas de fumier. On est mort monsieur et on est mort pour rien. On est mort monsieur. Mort.

Publié le dimanche 15 mars 2009 dans Anthologie | Aucun commentaire »