A partir du moment où deux ordinateurs ou plus sont connectés entre eux on parle de réseau. L’intérêt premier est de permettre le partage de ressources matérielles comme des imprimantes entre plusieurs utilisateurs installés sur des ordinateurs différents mais connectés entre eux. Le réseau peut permettre également la communication entre les utilisateurs, mais aussi le partage de ressources logicielles.
Il existe deux grandes familles de réseau : le réseau poste à poste que l’on appelle également peer-to-peer (égal à égal) et le réseau à serveur dédié.
Les réseaux peer-to-peer :
Les réseaux peer-to-peer ne sont pas aussi sulfureux que les médias le laissent entendre. Même s’ils désignent pour le commun des mortels un moyen prohibé de faire du téléchargement, il s’agit en fait des réseaux les plus répandus.
Par le passé (et malheureusement encore souvent aujourd’hui) les réseaux de type poste à poste étaient ceux que l’on rencontrait le plus fréquemment dans nos établissements. À cette époque, ils avaient essentiellement pour objectif de mutualiser les périphériques comme des imprimantes. Ces réseaux d’égal à égal se caractérisent par le fait que chaque ordinateur a un rôle similaire et que chacun des ordinateurs du réseau est libre de partager ses ressources (fichier, imprimante, etc.). Les réseaux peer-to-peer sont à l’image des réseaux que l’on rencontre chez soi à titre personnel. Leur plus gros avantage est leur simplicité puisqu’ils ne requièrent aucune compétence particulière pour les mettre en œuvre. De plus, leur coût d’installation est des plus réduit. En revanche, ils présentent l’inconvénient d’un manque certain de sécurité puisque chaque utilisateur est libre de partager ou non ses ressources. Enfin, comme le système n’est pas centralisé, sa maintenance est souvent compliquée. Par exemple, si je veux installer la dernière version du logiciel de comptabilité que j’utilise dans une classe, je dois passer sur tous les postes pour procéder à l’installation.
Les réseaux à serveur dédié : l’architecture client-serveur.
Avec ce type d’architecture, tous les ordinateurs n’ont pas le même rôle. Certains d’entre eux vont avoir un rôle bien spécifique comme par exemple d’identifier les autres ordinateurs, ou encore les autoriser à aller ou non sur Internet ou encore leur proposer des fichiers… Ces ordinateurs avec un rôle clairement établi par rapport aux autres s’appellent des serveurs.
En général, les serveurs vont fournir aux autres ordinateurs des services comme : une messagerie, un accès au Web, des applications, etc.
Les autres ordinateurs qui sont amenés à utiliser ses services s’appellent des clients. Littéralement, l’ordinateur client va émettre une requête auprès du serveur qui va lui « apporter sa commande ».
Les avantages de cette architecture sont nombreux, ils tiennent souvent au côté central du serveur. Le serveur pourra souvent gérer des bases de données communes à tous les utilisateurs : pratique pour l’identification des personnes qui vont sur le réseau. L’autre avantage est la sécurité puisque seul un administrateur peut décider ou non du partage des ressources sensibles.
Si l’on reprend l’exemple de l’installation du logiciel de comptabilité, on peut désormais avec cette configuration simplement mettre à jour le serveur qui se chargera des mises à jour des ordinateurs du réseau au fur et à mesure que ces derniers se connectent. On voit bien dès lors l’avantage que peut revêtir l’administration centralisée qui est la pierre angulaire de cette architecture. Mieux encore, dans certains cas l’application n’est même pas installée sur les postes clients, ainsi dans ce cas, la simple mise à jour du serveur suffit à faire évoluer et à mettre tous les postes à jour.
D’un point de vue pratique maintenant, on reconnaît facilement l’architecture client-serveur dans nos salles de cours quand les élèves sont invités à se connecter par le biais d’un Login suivi d’un mot de passe. C’est grâce à cette combinaison de deux mots que le serveur identifie à qui il a affaire. Si en revanche pour se connecter tous les élèves utilisent le même nom et même mot de passe (genre élève / élève) c’est que vous êtes dans un réseau qui n’est pas administré c’est-à-dire un réseau peer-to-peer.
Avec le temps nos établissements basculent tous peu à peu dans ce type d’architecture ne serait-ce que pour avoir Internet dont la distribution sur les différents ordinateurs de l’établissement est souvent confiée à un serveur SLIS.
SLIS est un système d »exploitation libre basé sur Debian – GNU/Linux.
Ce qui me permettra de vous parler dans un prochain billet des forces et des faiblesses des logiciels libres
Plus d’infos :
SLIS
Wikipedia
Comment ça marche