Informatique et évaluation

L’évaluation du travail des élèves est un point fondamental de notre travail. Même si je pense qu’aucun collègue n’est très fan de cette activité, nous ne pouvons envisager l’enseignement sans ce paramètre. Comment pourrait-il en être autrement ?

Les élèves ont besoin des évaluations pour mesurer leur degré d’apprentissage et nous avons besoin de les évaluer pour vérifier la pertinence de notre pédagogie et bien sûr la réalité de leur travail. Les évaluations revêtent souvent la forme d’une interrogation donnant lieu à une note. C’est cette note qui va cristalliser l’attention  du plus grand nombre : d’abord des élèves eux-mêmes, puis de leurs familles et enfin de l’institution scolaire. N’est-ce pas le facteur prépondérant, même s’il en existe d’autres, qui va décider de l’avenir du jeune par exemple lors d’un conseil de classe ?

C’est pourquoi nous devons nous interroger sur la nature de l’évaluation de nos élèves sur support informatique. En effet, dans nos matières professionnelles, en comptabilité notamment, on peut interroger les élèves en leur donnant par exemple une série d’enregistrements à passer sur support informatique.

Cependant, avec le développement des PGI, on peut tout imaginer deux types d’interrogation.

Avec le premier type, on peut imaginer interroger les élèves sur des écritures différentes, donc chaque élève se connecte en même temps et enregistre des opérations différentes. L’avantage est qu’ils ne peuvent pas copier entre eux (sauf les modes opératoires). L’inconvénient est qu’avec ce type d’interrogation on s’expose aux remarques selon lesquelles le travail n’est pas le même pour chaque élève, certains prétendant avoir eu un sujet plus facile que d’autres…

Avec les évaluations de second type, on interroge tous les élèves sur le même sujet. D’un point de vue informatique cela signifie que l’on va créer autant de sociétés qu’on a d’élèves. Pour qu’ils puissent y enregistrer nos opérations. L’avantage est qu’on ne pourra pas nous accuser de partialité en revanche il faudra préparer les différentes sociétés (souvent la même sauvegarde avec un nom différent) et l’on s’exposera, comme pour tout examen, à de la recopie sauvage.

L’utilisation des interrogations du premier type est quand même intéressante puisqu’elle est l’un des rares moyens de faire « discrètement » des évaluations formatives en rapport avec le degré de compétences des différents élèves. En cas de contestation sur la partialité, on pourra « noyer le poisson » avec le barème ou encore expliquer la différence entre l’égalité et l’équité, ce qui permettra un bon débat citoyen.

Après tout, notre rôle est également de former à la citoyenneté !

2 réflexions sur « Informatique et évaluation »

  1. Pourquoi ne pas donner les même sujets pour chaque élèves ? C’est très performant votre système d’évaluation.

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