L’apparition des PGI dans nombre de référentiels des classes de bac ou encore des sections de techniciens supérieurs expliquent leur déploiement croissant dans nos établissements.
Le fait de pouvoir bénéficier de ce type d’outils rend possible l’expérimentation et la découverte de nouvelles pratiques pédagogiques.
C’est le cas dans certains lycées où plutôt que de faire travailler les élèves grâce à des manuels on préfère les « jeter dans le bain » de la création d’entreprise. Les professeurs créent une entreprise virtuelle dans laquelle les élèves pourront travailler tout au long de leur scolarité. Ces expériences de « classe entreprise » ont été menées d’abord au lycée Edmond Rostand de Saint-Ouen-l’Aumône puis, plus récemment au lycée Dumont d’Urville de Maurepas.
Le principe de ces « classes entreprises » est le suivant : on se sert du PGI pour créer une entreprise virtuelle qui va alimenter les élèves en travaux divers et variés, tant du point de vue comptable que du point de vue secrétariat. Les élèves répartis par groupes sont donc confrontés à des situations professionnelles transversales : création juridique de l’entreprise, arts appliqués pour la création de logo, et bien sûr gestion comptable, gestion commerciale et secrétariat.
Le PGI de par sa nature modulaire rend possible des travaux différents sur des modules différents : GRH, comptabilité, gestion commerciale… Ce qui est particulièrement intéressant c’est que l’on peut faire travailler la même classe ou des classes différentes simultanément ou successivement sur le même logiciel et sur des modules différents.
Mais l’utilisation du PGI peut se faire différemment et l’on peut très bien, plutôt que d’utiliser une même société pour plusieurs utilisateurs, créer une société unique pour chaque élève. Cette façon de proceder permettra de faire travailler tous les élèves sur un point précis et donc pourra servir à les évaluer (en CCF par exemple). L’avantage est que les modes opérationnels peuvent se travailler collectivement avec, par exemple, une démonstration du professeur et ensuite l’application par tous les élèves. L’apprentissage du logiciel est ainsi facilité, mais il n’y a pas de travail collaboratif mis en œuvre